oups, j´ai oublié ça:
Chapitre 2 : Enlèvements
-Un bouclier? Quel modèle?
-Là, le bleu, avec la Triforce dessus, expliqua Kef.
-Ah oui, le même que le Héro du Temps, ils faisaient fureur il y a 2 ans.
-Combien coûte-t-il?
-260 rupees, les prix ont monté, fit le marchand, l’air désolé.
-Glup, c’est parfait.
Il paya le marchand, puis se dirigea vers la sortie. Comme Huorj posait le pied sur le pont-levis, ce dernier se brisa sous lui, le projetant dans l’eau glacée. Les planche vermoulues n’avait pu supporter le poids d’un Goron, d’un Kokiri et d’un manteau bourré de chose volées.
-À l’aide Kef! Je ne sais pas nager!
Le Kokiri n’était pas expert en natation non plus, mais il arrivait à se tenir hors de l’eau, contrairement au Goron. Les badauds s’étaient approché, alertés par le bruit. Le Goron s’extirpa de l’eau à l’aide du bouclier, on équilibre sur ce dernier. Le manteau, quand à lui, dérivait en laissant échapper le butin des deux fraudeurs : Six pommes, deux miches de pain, des portes-monnaie et une petite dague.
-Ce sont les voleurs qui nous ont détroussés, déclara le marchand de pommes, attrapons les!
Kef réfléchît rapidement. Huorj n’avait plus que les narines hors de l’eau, leur récolte était perdu et les avait démasqués, la nuit tombait et une horde de commerçant furieux risquait de les pendre s’il n’agissait pas maintenant. Soudain, un hennissement retentit, réduisant au silence la foule furieuse. Un étalon blanc fit son apparition, une main saisit Huorj et Kef, les mît en selle et partit en trombe. Huorj était inconscient. Quant à Kef, il contemplait le reflet de la lune sur le bouclier qui s’éloignait, puis tomba dans un sommeil comateux.
***
Iorek s’était figé, son véritable nom résonna douloureusement dans sa tête. La princesse Ruto se tenait dans l’embrasure de la porte formée par la séparation des eaux.
-Link! Les grenouilles m’ont avertie de ta présence. Je suis si heureuse que tu sois là, j’ai besoin de ton…
Il se trouvait déjà sur le dos d’Epona, près à quitter la place à toute allure.
-Link! Ne pars pas!
Iorek s’arrêta, mais ne se retourna pas.
-Link, je t’en supplie, aide moi.
Elle avait les larmes au yeux. Le jeune homme se retourna, un sourire en coin estampé sur son visage. Il ne pouvait lui résister. Il lui demanda de l’appeler Iorek et d’oublier le nom de « Link », puis pourquoi elle avait besoin de son aide. La Zora le fit entrer dans le Domaine, puis l’emmena dans la salle du trône. Le roi était absent, laissant la porte menant à la Fontaine ouverte.
-Lin… je veux dire Iorek, je vois que tu as changé, beaucoup changé. Tes vêtements sont en lambeaux, les semelles de tes bottes ne tiennent qu’a quelques coutures, tes mains sont dans un de ces états. Et… Oh! Tes yeux! Ils sont rouges? Comment à tu fais?
-J’ai profité de l’absence du vieillard qui loge dans le laboratoire près du lac Hylia pour…
-Le vieux Eltrof! Oui, justement, il a disparu depuis un moment. Si je t’ai emmené ici, c’est pour te confier une mission. Il y a deux jours, je me suis fait mordre par une drôle de créature dans le lac. Elle semblait inoffensive, c’était un petit poisson banal, mais plus tard, j’ai ressentis des symptômes étranges. Démangeaisons au niveau du mollet (la où se trouve la morsure), brûlures, et depuis hier, une fièvre qui s’accroît de minutes en minutes. Va enquêter sur la disparition d’Eltrof, lui seul connaît l’antidote. Va au marché, le vendeur va t’installer un nouvel équipement.
-Repose toi, je vais te sauver, je te le promet.
Il descendit au marché. En le voyant, le marchand demanda à son client d’attendre un peu et s’adressa à Iorek :
-Link! Content de te revoir. Si tu veux bien me suivre dans l’arrière boutique…
-Appelez moi Iorek.
-Parfait, Iorek. Donc, sur ordre de la princesse, tu retire ces vilaines bottes et tu prend celles-ci. Aussi, tu as une paire de gants, comme les anciens.
Il enfila les gants de cuir, ressemblant plus à des brassards.
-Puis tu as une nouvelle tunique.
Iorek enfila sa nouvelle tunique, noir elle aussi. Ensuite, le commerçant lui mit sa ceinture.
-Il doit y avoir erreur, vous m’avez donné une ceinture pourvue d’un fourreau. Il m’est totalement inutile.
-Oui tu as raison, il est inutile si tu n’as pas d’épée. Or, tu as une épée.
Il lui tendis la poignée d’une lame droite, dont le tranchant avait été taillé en dents recourbées vers la gardes, ciselée de petits saphirs bleus.
-Elle s’appelle Murdep, dit-il fièrement, ça veut dire « Lame des Eaux ».
-M-merci, mais je ne peux l’accepter.
-Je ne te demande pas de l’accepter, je t’oblige à la porter.
-Mais…
-Arrête de protester!!! Tu va sauver la princesse, sinon notre peuple ne te le pardonnera jamais! Pars vers le laboratoires et enquête sur la disparition d’Eltrof, puis trouve-le, et sauve la princesse, je t’en supplie, au nom de tout le peuple Zora.
Il avait eu une soudaine monté de colère, puis il avait plutôt l’air désespéré. Iorek salua le marchand, puis se dirigea vers le lac.
Dans le laboratoire, Iorek ne trouva rien de particulier, sinon qu’il y avait des traces de lutte. Eltrof ne s’était pas laissé faire, mais n’avait pas réussi à résister. La personne ou la chose qui l’avait enlevé était partie à cheval, les traces n’étaient pas très fraîches, mais elles étaient nettes.