Bonne lecture les choupinou
Chapitre 17 : Mornanra
Après plusieurs heures de chevauchée, au couché, Link aperçu un monticule de pierre noire briser la perfection du désert. Il était ornée d’un étendard rouge sang en mauvais état.
-Mornanra en vue! Cria Jane.
-La grande Mornanra, c’est ça? Une vulgaire tas de cailloux? S’étonna Skrilf.
-Vous serez surpris, si on arrive à la rejoindre avant qu’ils nous empalent.
-Ils? C’est…
Un carreau géant fonçait vers le Lizalfos, l’empêchant de terminer sa phrase. Sa monture, prise de panique, évita de justesse le meurtrier projectile. Elle se cabra et envoya le reptile sur le sable.
-Ils ne savent pas que la guerre est terminée, vous devrez les excuser, expliqua Jane en mettant Skrilf en selle sur son propre cheval.
Un autre carreau vint se planter dans le sol entre les chevaux, les incitants à prendre de la vitesse.
Ils évitèrent ainsi quelques flèches géantes et parvinrent à atteindre l’ombre de la butte. Au pied de celle-ci, une porte grillagée grossièrement taillée laissa échapper un grand homme à la peau foncée.
-Je suis sincèrement désolé pour cet accueil, Jane, dit l’homme en pointant des meurtrières taillées dans la roche, les artilleurs n’ont pas voulu entendre raison. Tu sais, avec tous ces chiens d’Yrnikaux qui rôdent dans le coin…
Skrilf étouffa un petit rire.
-Mohas, mon ami, je viens porter une bonne nouvelle : La presque totalité de ces bêtes sont mortes il y a moins de deux jours, nous avons vaincu l’ennemi.
-Mais…par quel miracle?!
-Ceux-ci, déclara la jeune combattante en abattant ses bras sur les épaules de ses compagnons.
-En fait, corrigea Link, je n’y suis pas vraiment pour quelque chose, j’ai seulement donné l’avantage à celui qui a décimé l’armée adverse.
-Effectivement, ne soyez pas surpris de voir un homme-tigre dans les parages, c’est lui le héros, renchérit le reptile.
-Je…je ne cr-crois pas que quelque chose pourrait me surprendre plus qu’un lézard géant qui parle…
-Vous nous aviez bien tiré des flèches géantes, et ça semblait tout à fait normal! S’indigna Skrilf. C’est parce qu’elles ne parlent pas que vous nous bombardez sans pitié?
Le Lizalfos s’éloigna un peu.
-J’espère ne pas l’avoir trop vexé, s’excusa Mohas, il voyage vraiment avec vous?
-Il ne faut pas lui en vouloir, affirma Link d’un ton amusé, il est un peu orgueilleux et têtu.
-Soit, suivez moi, je vais aviser la ville de votre visite.
-Ça ne sera pas trop dur, dit Skrilf en boudant, vu la taille de ce tas de pierre…
Une fois la porte passée, le Lizalfos ravala ses paroles désobligeante, le spectacle était éblouissant : Au centre, un profond puit plongeait dans les profondeur de la terre. Une rampe en colimaçon descendait dans la cité en faisant le tour du trou béant. Sur le côté du trou se trouvait une muraille de cristal transparent, avisant les chutes. De l’autre côté, des portes donnaient sur les maisons des habitants.
-La place publique se trouve au fond, les informa Mohas, c’est là-bas que l’on s’entraîne au combat, qu’on marchande et qu’on construit les meilleurs balistes du monde connu.
Après quelques minutes de marche, le petit groupe arriva à la place publique. Mohas informa un villageois a propos des dernières nouvelles, et ce dernier partit avec hâte aviser les dirigeants de Mornanra. Tout comme Fhevyut, cette cité était une ville marchande, mais à la différence de la ville qu’ils venaient de quitter, celle-ci était bien protégée et ses guerriers, bien entraînés. Des rivières souterraines alimentaient la population. Les villageois cultivait la terre meuble près de la rivière pour pouvoir se nourrir de certaines plantes d’ombre. Mais le gros de leur nourriture provenait des échanges commerciaux, les herbes étant plus utilisée pour la médecine.
Mohas était un jeune homme athlétique, au cheveux noirs courts et aux yeux de charbon. Son habillement, ainsi que celui de tout les autres villageois, était composé d’une tunique et d’un pantalon de lin, probablement importés d’autres pays. Il semblait être un ami proche de Jane, malgré bas rang social. Mohas promena les compagnons dans toute la ville. Dans les ateliers, au marché, sur les terrains d’entraînement, dans les mines et il insista même pour qu’ils essayent le nouveau monte-charge. Quand il proposa de goûter aux spécialités du peuple, Link n’osa pas refuser, contrairement à Skrilf qui boudait toujours et Jane, qui avait prétendu être trop fatiguée pour manger. On leur avait chacun assigné un chambre, puis le jeune Mornanrois emmena le Héros du Temps vers une aire de la place publique où étaient disposées maintes tables de bois.
Des plats étranges défilèrent sous les yeux abasourdis de Link. Il y avait plusieurs substances visqueuses dans des bols, des créatures marines servies sur un lit d’herbes, de curieux mets feuilletés. Les odeurs qui se mélangeaient entres elles étaient un véritable cauchemar olfactif, mais les citoyens ne semblaient pas en être incommodés. Après une louché de gélatine bleue, deux bouchées de seiche et la simple arôme d’une brochette d’estomac Yrnikaux, Link s’excusa et fonça à la chambre de Skrilf, où il vomit en grande quantité.
-Alors, j’ai bien fait de refuser ou je dois regretter mon orgueil? Se moqua le lézard.
-Je ne sais pas ce que les Lizalfos apprécient, tu pourrais aller voir par toi même.
Les deux amis se mirent à rire ensembles, content d’avoir un peu de paix dans leur vie remplie d’action. Jane entra sans frapper et s’excusa en riant de ne pas les avoir averti au sujet de la nourriture infecte. Elle les informa qu’ils repartiraient dès le lendemain et qu’ils feraient une dernière escale, puis elle quitta la chambre, les laissant seuls.
***
-C’est tout poisseux, et en plus une pomme a pourri à l’intérieur d’une poche!
-Prend-le bien, c’est toi qui va avoir la tête à l’extérieur, la mienne est probablement à prix.
Kef se remémorait la dernière fois qu’il avait enfilé le manteau pour arnaquer les commerçants d’Hyrule.
-On pourrait au moins le laver. Le rincer ne prendra que quelques secondes.
-D’accord, fais-le vite, par contre.
Le pardessus avait dériver dans les douves, ce qui avait rendu son obtention plus facile. Kef s’apprêtait à refaire le même coup qu’avec Huorj, mais ce serait lui qui serait en dessous cette fois. Il ne devait pas laisser la nostalgie dominer sur son désire de se faire de l’argent. De plus, il permettrait à tout Hyrule de ne pas plier sous l’épée du sosie maléfique de Iorek. Une telle créature avait déjà été au service du Seigneur du Malin, Ganondorf, et il avait fait beaucoup de dégâts.
-Il est propre maintenant.
-Nous allons pouvoir nous entraîner, à présent.
Après quelques heures de pratique, Tiko pouvait se pencher pour prendre l’élixir sans danger, sachant que Kef lui retenait fermement les chevilles. Les kokiri avait acquis un parfait équilibre, et de plus, ils pouvaient courir aisément et dégainer leurs arbalètes rapidement, bien cachées sous le manteau. Les amis s’avancèrent sur le pont-levis.
-Halte, cria un garde depuis les remparts, identifiez-vous!
-Je suis un commerçant ambulant venant vendre mes potions, un grand mal est…
-Ça va, ça va. Êtes-vous armé?
-Bien sûr, je suis un nomade solitaire, je dois me défendre.
-Quelles sont ces armes?
-Deux arbalètes, brave soldat.
-Montrez-les.
Tiko sortit les arbalètes avec précaution, de manière à ne pas montrer Kef.
-Les voici, proclama le nain en les tenant à bout de bras.
-D’accord, on vous laisse passer.
-Merci, mon brave.
Le garde se retourna vers ses camarades.
-Surveillez-le, vous trois. Le port d’arme est permis, mais je me méfie. Postez-vous à divers endroit sur les murailles, de manière à pouvoir lui décocher une flèche dans la jambe s’il fait quelque chose de suspect. Je n’aime pas les étrangers…
-Élixir contre le Démon Noir, vous ne serez à l’abris de ce fléau que si vous achetez ma potion! Pas cher, seulement trente rubis la bouteille! Le mal est à nos portes, assurez votre survie! Votre vie vaut bien trente rubis!
Leur marché allait bon train quand un homme les attira près des établissements.
-Vous dites qu’il y aurait un « Démon Noir » qui nous tuerait tous, j’aimerais avoir plus de renseignements sur ce…ce mal.
-Eh bien, commença Tiko sur un ton de confidence, depuis les pays lointain d’où je viens, au Sud, une être vêtu de noir aux yeux rouges, celui que j’ai baptisé le Démon Noir, n… me suis. Son épée à frappé plusieurs innocents, et avec le temps, j’ai su concocter un antidote, et quelqu’un l’ayant déjà avalé, au moins jusqu’à cinq ans auparavant, bénéficie de cette immunité. C’est trente rubis, pour votre information, conclut-il avec un sourire.
-Je veux bien vous en prendre cinq bouteilles, j’ai une grande famille.
Le jeune kokiri encaissa joyeusement l’argent et fit demi-tour, mais quand les pieds de Kef s’apprêtèrent à partir, une paire de mains les tira en arrière.