Moi je pense que le seul et unique critère valable, pour la savoir (et d´ailleurs déjà évoqué dans le bouquin mais rejeté à cause de l´éthique), c´est la reproduction : le seul et unique critère de classement des espèces en taxinomie... De plus cela permet une certaine ouverture, car en lisant le débat, je n´ai pas cessé de penser aux covenants, si leurs arguments s´appliquait à eux. Et si la conclusion finale peut sembler d´une logique implacable, elle est totalement ratée car cela voudrais dire que n´importe quel covenant est un homme. Le seul critère, c´est la reproduction, et un passage du bouquin suggère que sans la tête, les jambes et les bras, on ne distingue pas une femelle humaine d´une femelle tropi. D´ou ma conclusion : ce sont des hommes, en retard dans l´évolution.
Sinon ce qui me fait marrer, dans la conclusion du bouquin, c´est son extreme ambiguité : en fait, ils finissent par admettre qu´il s´agit d´hommes, mais ils relaxent le personnage principal... Bien sur la rétroactivité impossible du jugement n´est qu´un prétexte, car le héros, il a la sympathie du lecteur !! Le lecteur ne veut pas qu´il soit pendu ! Donc le lecteur de base pense foncièrement que les tropis ne sont pas des hommes, car pour lui le héros ne mérite pa sla pendaison, et le lecteur serait pourtant paradoxalement enclin à dire comme l´auteur "ce sont des hommes" !
Si Vercors n´avait pas cette sympathie pour le héros, cette non-culpabilisation à l´esprit, il l´aurait simplement pendu. Mais je me demande pourquoi il ne le fait pas, je ne vois pas l´avantage à foncièrement penser une chose (tropis ne sont pas des hommes) et à explicitement marquer le contraire dans son bouquin.