Étymologie
« Berserk » pourrait signifier « peau d’ours »(de l’anglais « bear sark » : « poitrail d’ours »), mais l’interprétation la plus probable serait plutôt « sans protections » (du norvégien « bara särk »).
Données historiques
On sait très peu de choses des berserkir, et notamment si on naissait berserk (si certaines psychopathies étaient recherchées et exploitées) ou si on le devenait à force de drogues (dont le butoten, décoction d’amanite tue-mouches dans de l’hydromel) et/ou d’entraînement (la deuxième possibilité restant la plus probable...).
On sait seulement qu’ils étaient censés se battre sous l’emprise de la fureur d’Odin, ce qui devait leur conférer une quasi-invincibilité en combat au corps à corps. En pratique, leur folie les rendait insensibles aux blessures et à la peur. On peut également présumer que la charge de fous en première ligne était une tactique permettant de terroriser l’adversaire pendant les raids.
En revanche, on peut être sûr que ces guerriers étaient entourés d’un grand prestige, d’un bout à l’autre du monde scandinave. Pour les Nordiques, vaincre un berserk en combat singulier était un exploit digne des plus grands héros, comme on peut le lire dans les sagas islandaises. Voici ce que l’on peut lire dans l’Ynglinga Saga à leur sujet : « Ses hommes à lui [ceux d´Odin] allaient de l’avant sans armure, enragés comme des chiens ou des loups, mordant leur bouclier, forts comme des ours ou des taureaux, et tuant les gens en un coup, mais eux, ni fer ni feu ne les navraient. Ils étaient appelés berserkir. »
D’un point de vue historique, les Romains connaissaient déjà ces guerriers (et guerrières !) qui les attaquaient sauvagement en pleine nuit, pendant les guerres contre les Germains. Mais ce sont les récits des invasions vikings et des guerres scandinaves qui nous apportent le plus d’informations sur les berserkir.
Certains textes parlent d’un roi danois, ancien berserk, qui tua son fils dans un accès de fureur pendant un jeu de balle.
Interprétation
La folie furieuse des berserkir s’explique par la consommation d’un mélange d’hydromel et de champignons hallucinogènes. Cette décoction les plongeait dans un état de rage quasiment incontrôlable et leur enlevait toute sensation de douleur et de peur ; quand ils étaient sous l’emprise de ce produit, seul le goût du sang pouvait les apaiser. À tel point que, si on laissait attendre trop longtemps une horde de berserkir prêts à charger, au bout d’un moment ils ne pouvaient plus se contenir et finissaient par s’entretuer. Un lien avec l´aristie, exploit d´un guerrier grec en transe, est discernable. Ils auraient aussi donné naissance au mythe des loups-garous. On peut le voir dans différents rapports de soldats romains qui ont eu à affronter ces redoutables guerriers et qui ont cru avoir des hommes-loups en face d´eux. Surtout dans le rapport d’un soldat romain parti avec une légion (1 500 hommes) affronter un village avec 90 guerriers norrois (dont une vingtaine de berserkir). Du côté romain, il n’y eut qu’une quinzaine de survivants (qui furent ensuite attaqué par une horde de loups, et de vrais loups cette fois).
Source : Wikipedia
(desolé si tu parlais pas de ca
)