moi je dis ...
Tout juste assez conscient,
Pour pouvoir souffrir.
Tout juste assez vivant,
Pour désirer mourir…
Je ne sais qui je suis, dans ce monde invisible,
Un robot ? Un animal ?
Je sens mon corps bardé de serpents terribles,
Aux crochets de métal !
De mon dos, de mes yeux aveugles, de mon cœur sanglant,
Jaillir, transpercer, sans répit sans pitié !
Je ne sais ni haïr, ni avoir peur ni pleurer,
Je ne peux que souffrir et user de ce pouvoir terrifiant…
Je ne sens en moi que métal,
Qu´ai-je donc de vivant ?
Si j´en avais, si je pleurais mon mal,
Mes larmes seraient d´un acier brillant.
Tout juste assez conscient,
Pour pouvoir souffrir.
Tout juste assez vivant,
Pour désirer mourir…
Il faisait si noir, quand tu es arrivé,
Petit frère, à qui j´ai permis de naître.
Tu es ce que je n´ai jamais été,
Tu es ce que j´aurais dû être !
« Tues-le, tues-le, tues-le !
Criait le fantôme de mon maître.
Ton petit frère, qui grâce à toi a pu naître,
Tues-le, tues-le, tues-le ! »
Mais toi, petit frère, peux-tu voir mon corps ?
Peux-tu entendre mon hurlement bestial ?
Tu m´as murmuré, avançant vers la mort :
« Je suis venu te libérer de ton mal… »
« Tues-le, tues-le, tues-le !
Criait le fantôme de mon maître.
Ton petit frère, qui grâce à toi a pu naître,
Tues-le, tues-le, tues-le ! »
Je t´ai attaqué, petit frère, c´était mes ordres.
A tâtons, j´étais aveuglé,
Tourner sur moi-même, et gémir et me tordre
Sauvagement, en monstre blessé.
« Tues-le, tues-le, tues-le !
Criait le fantôme de mon maître.
Ton petit frère, qui grâce à toi a pu naître,
Tues-le, tues-le, tues-le ! »
Tu m´as détruit, avec force et compassion
Et tu as, enfin, extirpé la douleur…
Tu m´as détruit, c´était ta mission.
Ainsi tu as mis fin à mon malheur…
Et je voudrais, puisque je sombre dans la nuit,
Te remercier, te remercier infiniment.
Avec force et compassion, tu m´as détruit,
Mon dernier soupir fut de soulagement…
Comment ca j´ai déjà mis sur le topic des poèmes? ....même pas vrai d´abord