L´INVASION DES PARASITES :globes:
C h a p i t r e I I I 
--> Le début de la résistance (2ème partie)
Marina était siderée, à tel point qu´elle s´éloigna de la porte, définitivement resignée à ne pas sortir de chez elle. Son fils, réveillé par son cri, commença à pleurer. Elle courut à son lit pour le calmer, puis le saisit dans ses bras pour le serrer amoureusement. Son mari arriva dans la pièce.
- Chérie, il y a...
- Chut, lui chuchota Marina, il s´est rendormi.
Elle posa son fils dans son lit, et referma la porte derrière elle.
- Il y a un corps ! reprit son mari, en prenant soin de ne pas trop hausser la voix.
- Je l´ai vu, dit-elle dans un soupir, je crois qu´il s´agit du facteur.
- Je vais voir.
Hector, son mari, courut jusqu´à la porte, il l´entrebailla légèrement et passa la tête à travers. Le cadavre avait disparu, mais le sang était toujours là. Il referma la porte.
- Le corps a disparu !
- Quoi ? demanda Marina en se précipitant à la porte. Elle l´ouvrit à son tour, et obtint le même constat que son époux, le corps n´était plus là.
- Peut être que la police ou une ambulance l´a déplacé.
- Possible, mais dans ce cas on aurait entendu la traditionelle sirène...
- Quelle est ton explication alors, le corps s´est levé et est parti ? demanda ironiquement Marina.
- Et bien...
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Ted et Rob étaient revenus à vive allure et avaient reçu l´ordre de patrouiller dans la ville avec le Caporal et l´Adjudant. Ils se trouvaient au râtelier d´armes en compagnie de Karim et du Sergent McTan.
Lorsqu´ils ressortirent, bien équipés, ils virent l´Adjudant qui les attendaient, 2 pistolets à la main.
- Vous prendrez le Warthog équipé d´une mitrailleuse, ordonna-t-il, pendant que le Sergent, Rob et moi prendrons le Warthog équipé du Gauss.
- Permission de monter à la tourelle ? demanda Robbie.
- Refusée, tu conduis très bien, tu conduiras donc, JE monterais à la tourelle, le Sergent te couvrira depuis son siège passager.
- A vos ordres.
Ted grimpa à la tourelle, tandis que Karim se mettait au volant, le Caporal Jim se posa sur le siège et sortit son fusil d´assaut.
- On y va, on se retrouve dans 1 heure à l´entrée des baraquements.
- A vos ordres ! répondirent Ted, Karim et Jim.
Karim fonça et se dirigea à vive allure vers le centre ville. Il regardait attentivement les trottoirs. Du sang, mais pas le moindre corps.
- Ah ! Voilà un cadavre ! s´écria-t-il finalement.
Il s´arrêta et descendit de son siège pour aller examiner le corps. Il faillit défaillir en voyant l´état de la victime.
Elle paraissait recouverte d´une masse jaunâtre et assez visqueuse lorsque Jim la toucha du bout du pied. Le cou était affreusement tordu, et le visage de l´homme barré à la fois par l´horreur et la souffrance. Il subsistait quelques cheveux sur son crâne, ses dents avaient disparu et ses yeux semblaient gonflés d´eau. Il détacha son regard du visage, trop horrible, et regarda le reste du corps, ses mains n´étaient plus là, on voyait des sortes de fouet à la place, sa poitrine était ouverte et une sorte de bulbe colmatait le trou. Il restait d´infimes parties de ses vêtements qui gardaient leurs couleurs d´uniforme de facteur. Ses jambes semblaient gonflées et trop musclées, comme une grenouille.
- C´est, enfin, c´était le facteur. affirma Karim.
- Eh ben putain, il a changé ! s´exclama Ted, subjugué par l´horreur de ce cadavre.
- C´est quoi ça ? s´exclama Jim en saisissant une douille à proximité.
Le corps était percé de 3 impacts de balles près de l´endroit où le ´bulbe´ se trouvait. Du sang verdâtre en coulait.
- Il saigne toujours, ça veut dire que ce... truc est mort il y a peu de temps. dit Karim.
- C´est pas un humain ça, c´est pas possible ! marmonna Ted.
- Quoi que ce soit, c´est mort. Et je pense que c´est mieux. souffla Jim. D´un coup de pied, il écrasa le bulbe qui éclata.
- Qui a tué ce truc ? Ce sont des douilles de magnum.
Une porte fermée à la va-vite se trouvait à côté du corps. Ted frappa la porte pour l´enfoncer.
- Elle est soudée, dit-il, attendez, éloignez vous de là !
Il monta à la mitrailleuse et ouvrit le feu sur la porte qui finit par s´émietter. Karim et Jim foncèrent à l´intérieur. Jim vit un interrupteur et l´activa. Un homme les attendait, un magnum à la main.
- Qu´est ce que vous faites ici ? cria-t-il, vous ne voyez pas qu´on est envahis ?
- C´est vous qui avez tué le facteur ? demanda Jim.
- Le facteur, ah ! Ce n´était plus qu´un monstre avec le corps de ce cher facteur ! Il n´était pas plus humain que cette chaise. Quand je l´ai vu errer dans la rue à la recherche de je ne sais quoi, j´ai essayé de communiquer, et voilà le résultat !
Il montra son bras gauche, auparavant caché par l´ombre de la pièce. Il était brisé, un bout d´os sortant au niveau de l´avant-bras.
- Il m´a mordu, puis m´a frappé au bras. J´ai du utiliser mon arme, maintenant c´est une lutte pour la survie !
- Venez avec nous monsieur, nous allons vous soigner ! lui dit Ted.
- Jamais ! Je ne ressortirais pas d´ici. Quoique maintenant que vous avez détruit la porte, je devrais me barrer.
- Vite, si ces choses sont hostiles, il vaut mieux que nous puissions nous défendre !
- Vous êtes armés ?
- Oui, nous avons même un Warthog dehors, c´est avec la mitrailleuse que j´ai ouvert la porte.
- Vous avez gagné, je vous suis.
- Attendez, dit Karim, je vais poser une attelle de fortune sur votre bras, attention, ça va faire mal.
Karim appuya sur l´os pour le faire rentrer, puis injecta de la mousse biochimique sur l´entaille. Il posa un pansement fait d´un drap trouvé sur un lit dans la pièce et plaça une petite planche de plastique sous le bras pour le maintenir immobile. Il attacha le reste du drap pour soutenir le tout.
- Ca devrait suffire jusqu´à ce que nous atteignions l´infirmerie du baraquement.
- J´espère.
- Vite, au Warthog ! s´exclama Jim.
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Robbie tourna sur la droite pour rejoindre l´autre côté de l´immeuble qu´il longeait. Il tourna si vite qu´il ne vit pas un passant sauter vers le capot, avant de se déchirer en deux, brisé par le choc avec le Warthog. Le pare-brise s´emplit d´un liquide verdâtre.
- Je vois plus rien ! cria-t-il.
- Attention, on fonce dans le mur ! hurla McTan.
C´était trop tard, le Warthog s´écrasa sur le mur à grande vitesse, explosant le capot et broyant l´avant de la voiture. Un petit incendie se déclencha.
- Sortez ! Ca va exploser ! hurla l´adjudant.
Il plongea à terre, regardant le canon Gauss se détacher de son socle pour aller écraser les sièges avant. Robbie avait plongé juste avant le choc et était effondré sur le sol. Quant à McTan, il avait disparu après le choc. La fumée empêchait toute vision, mais l´Adjudant parvint au bout de 2 minutes à la dissiper.
La voiture avait explosé et n´était plus qu´une épave calcinée. Robbie était toujours au sol et semblait évanoui, il respirait faiblement. McTan était sur le mur, le bras ensanglanté et le nez ecrasé.
- Merde !
Il vit alors quelque chose tomber du pare-brise explosé. C´était un corps, enfin un bout, il n y avait que le bas du ventre et les jambes, calcinés à outrance. Après un bref regard panoramique, il trouva le reste. La tête déformée et barrée de douleur, les mains tentaculaires et le corps dechiqueté au niveau du ventre. Un bulbe emplissait un trou béant dans la poitrine.
Robbie se releva péniblement, il ouvrit les yeux et vit tout de suite le morceau calciné des jambes de l´homme qu´il avait percuté avant de finir sa course dans le mur. Il boita jusqu´à l´endroit où était l´Adjudant et vit le reste du corps.
- Regardez ça Robbie, on dirait que son corps a muté.
- Une arme bactériologique ?
- Non, aucune ne peut pourrir un corps à ce point là. C´est une sorte de virus.
- Un virus qui fait ça ? Oulah, pourvu que ce ne soir pas contagieux !
L´Adjudant ne répondit pas, il partait voir si McTan était vivant. Il tenta de le relever, puis le gifla avec force. Rien à faire, il était mort.
- Putain, on avait vraiment pas besoin de ça.
- Qu´est ce qu´on fait chef ?
- Va chercher Jim et les autres. Je retourne à la caserne faire mon rapport sur ce ´virus´.
- A vos ordres !
Robbie partit chercher son arme qu´il avait laissé à l´arrière du Warthog. Il la soupesa, puis tira, elle n´était pas enrayée. Il pratiqua le même test avec l´arme de McTan et partit, bien armé.
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