power et halo
en gros le camp n´est pas prêt de retomber dans les profondeurs du forum... bonne nouvelle 
bon voilà la fin de mon hors-mission (d´ailleurs je l´avais nommée Intégration/infiltration pour le délire ^^)
Fones mena la petite troupe au centre de la clairière faiblement éclairé et s’agenouilla au pied d’un arbre. Il appela Nato Rifs par l’intermédiaire de son AEM et lui demanda d’ouvrir la trappe et de faire monter l’ascenseur. Soudain, le sol se déroba sous les pieds de Vladimir, qui cria un bref instant mais un bruit mat le coupa presque aussitôt. Inquiet, un de ses coéquipiers se pencha au-dessus du trou et reçut la tête de son ami en plein menton… Il se releva au bout d’une dizaine de secondes mais Vladimir, lui, resta à terre.
« Que… Que s’est-il passé ? » demanda Iorek, se massant la mâchoire.
- Je crois que Monsieur Swarovska est tombé par chance sur l’ascenseur et que, par malchance cette fois, vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment. Il va bien ?
- Sans aucun doute. Une fois il a été percuté de plein fouet par un scooter des neiges, et cet imbécile heureux a récupéré en une semaine. »
Et en effet Vladimir se releva au moment et donna une incroyable droite dans les côtes d’Alfonso qui se tordait de rire depuis le début de la scène. « Bordel, qu’est-ce qui te prend ?
- Je t’ai déjà expliqué que je suis très susceptible !
- C’est pas une raison » murmura le pilote, le souffle coupé et grimaçant de douleur.
Stanislas frappa dans ses mains, ce qui eut pour effet d’apaiser les deux hommes. « Si ça ne vous dérange pas, j’aimerais bien qu’on se dépêche un petit peu, j’aimerais parler au responsable de l’abri le plus vite possible. » Alfonso se releva sans un mot et tous prirent place sur la plate-forme de l’ascenseur et Fones la fit descendre. Pendant qu’ils plongeaient sous terre, le pilote se rapprocha de Swarovska et lui glissa à l’oreille : « Les femmes de mon pays frappent plus fort que toi. » mais cette phrase n’obtint pas l’effet voulu et Vladimir lui rit au nez. « Alors je connais les raisons de ton départ, petit pervers ! »
Galien regardait son interlocuteur avec un air désapprobateur. « Si je vous comprends bien, vous êtes de simples marchands, amis de la pire crapule que je connaisse et armés jusqu’aux dents et avec une bonne expérience du combat… bien sûr… vous voulez vraiment me faire croire ça ?! ! » Galien finit sa phrase en criant presque et s’était levé sans même le vouloir. « Calmez-vous, je vais tout vous expliquer » répondit posément Stanislas. « Apparemment Monsieur Rifs à déjà commencé à vous poser des problèmes. Rassurez-vous, il y a un moment que je ne pense plus à m’enrichir mais uniquement à ma survie et à celle de mes hommes. Nato pense juste à l’après-guerre et, croyez moi, d’ici peu de temps vous serez content de l’avoir à vos côtés. Quant à nous, nous ne sommes peut-être pas d’honnêtes marchands aux yeux de tous ces gros bureaucrates de New York mais je jure que nous ne vous gêneront en rien dans la gestion de cet abri… Cette fois, nous sommes les victimes et avons besoin d’aide.
- Je vois, de toute façon je ne peux refuser l’accès à l’abri à quelqu’un en raison de ce passé… nous avons tous commencé une nouvelle vie, n’est-ce pas ?
- Si c’était le seul prix à payer, je redeviendrais bien un criminel pour que ces saloperies n’aient jamais foutu un pied sur Terre, grommela Alfonso.
- Bien entendu… Et au sujet des armes ?
- Je ne pense pas que vous ayez des casiers à matériel où les ranger, alors je propose qu’on les garde avec nous…
- Au début je réquisitionnais les armes… mais c’est vrai que déjà quelques problèmes d’organisation se posent… d’ailleurs ce « Rifs » les a toutes volées puis réparties entre ses hommes et a « redonné » le reste au plus offrant… Mais je me demandais plutôt de quel genre d’armes vous disposez.
- Et bien disons qu’on les a un peu... customisées quoi. Mais ne vous inquiétez pas, on utilise les mêmes calibres pour les munitions que les standards de l’armée pour simplifier l’approvisionnement. Pour les armes nous avons chacun les nôtres sur nous-mêmes, mais pour l’instant aucune munition : notre jet s’est écrasé tout près d’ici, nous pourrons peut-être aller y faire un tour.
- Ça tombe à pic : on organise une mission en ce moment même pour récupérer nourriture, matériels médical et militaire, bref, tout le nécessaire de survie.
- C’est prévu pour quand ?
- Cet après-midi. D’ici là, vous pouvez faire un tour ou vous reposer un peu, au choix. Vous pouvez disposer, au plaisir de vous revoir…
- Vous de même.
Au sortir du bureau, les hommes repartirent vers la place de l’élévateur principal. Stanislas donna à chacun la permission d’aller où bon leur semblait, et ils se séparèrent… pour se retrouver tous au bar de Nato Rifs, Alfonso et Jey pour les filles, les autres pour l’alcool… Au comptoir ils aperçurent un homme d’âge moyenâgeux qui déprimait devant un amas de verres vides. Une des principales qualités chez quelqu’un étant, selon les Russes, de ne pas être regardant sur la qualité mais la quantité de l’alcool, ce ne pouvait être qu’un brave type. Vladimir fut le premier à s’assoir à côté de lui. « Alors, on déprime ? Comment tu peux avec autant d’alcool ? »
- C’est même plus de l’alcool coupé avec un peu d’eau, c’est de l’eau coupée avec un peu de vinaigre, et ça en a le goût…
Très vite le dialogue s’installa mais il fallut un long moment pour détourner le sujet de conversation de l’alcool (en fait, aucun des deux ne voulait arrêter d’en parler mais ils n’eurent pas le choix lorsqu’ils eurent épuisé le sujet) et apprendre que Nikolaï Petrovskiy - car c’était son nom – venait d’Ukraine et tout de suite tout le monde passa en Russe… C’était un fait, Nikolaï s’ennuyait, alors Iorek lui proposa de venir avec eux pour la mission, ensuite… ils verraient bien ! La perspective d’un peu d’action – à moins que ce ne soit la claustrophobie – rendit le jeune Petrovskiy joyeux et vivant, il se redressa et se mit à sourire. Ce n’est qu’une dizaine de girafes de gnôle – soit trois minutes – plus tard que Iorek et Vladimir pensèrent à en parler à Stanislas, mais celui-ci était justement en train de lui faire la même proposition. La décision était donc prise, cette mission, ils la feraient ensemble…