VOilà la première partie de mon récit ! Bravo pour le scénar´, il reprend bien les idées de l´1nternaute
///Mikhail database///
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24 octobre 2955, Camp de la liberté, Suisse. Salle de conférence, section B.
« -Tu sais ce que ça veut dire, Julius ? »
Le discours d’Ivan touchait juste à sa fin, et toute la salle était alors envahie par les bruits des multiples conversations, ci et là.
« Je ne veux pas me battre, Mikhail ! Nous sommes des scientifiques, ouvre les yeux !
-Je sais très bien, répondis-je, mais rien ne nous empêche de participer à une opération. Ne serait-ce que de la recherche !
-Enfin ce que je veux dire, c’est qu’il y a des gens mieux placés que nous pour ce genre de travail ! »
Je regardai aux alentours. Certains homme body buildés avaient le regard flamboyant de l’action qui s’annonçait, d’autres aux regards de braises exhibaient des têtes dures. Oui, nous ne sommes que deux scientifiques, enfermés depuis toujours dans un observatoire, parfois collés dans une navette. Mais nous sommes là, et nous devons une fière chandelle au destin pour nous y avoir conduit sain et sauf. Et je ne pouvais accepter de me prélasser alors que d’autres se battent ou s’activent pour notre survie et notre quotidien.
Depuis qu’il est ici, Julius est obnubilé par la fameuse « section C ». Il voudrait tant y être en tant que scientifique émérite. Moi aussi, mais je sais me contenter de ce que j’ai.
« Nous n’avons peut être pas les muscles, dis-je finalement, mais nous avons l’esprit ! Moi en tout cas, j’y vais, que tu me suive ou pas !
-Commence pas le chantage avec moi ! Bien sûr que je viens ! »
Nous partîmes tout deux de la salle, souriant, heureux et fier de participer à la vie du Camp. Restait maintenant à savoir où nos talents seraient le mieux exploités.
24 octobre 2955, trois quart d’heure plus tard :
Je tournais en rond dans ma salle de repos, essayant de penser à quelque chose d’utile à faire pour plus tard. En m’allongeant sur le lit de camp, je sentis la froideur de mon pistolet. Il n’avait pas bougé de ma chambre depuis mon arrivée, et je le contemplais avec un sentiment de sécurité. Noir et métallique, il ressemble peu aux armes habituelles de l’armée régulière. Je pense qu’il provient d’une des caches que mon père exploitait pendant la dernière guerre Civile, sur Terre. J’avais vu peu d’armement dans le camp, mais je savais qu’une armurerie était là, dans la section A.
Pas mal de monde avait ramené des armes avec eux, mais elles ont toutes été détectées et confisquées. Pas mon arme. Ce fut si étrange que j’avais décidé de ne pas la déclarer, pour le moment. L’heure tournait. Avant, de partir, je glissai mon arme dans mon dos, au niveau de la ceinture.
Le chemin était court entre ma section et la salle de conférence. Etant dans les premiers arrivés, j’avais bénéficié des premiers logements. Ils étaient sobre mais bon, à la guerre comme à la guerre. L’habitude de la maison familiale à la frontière de la Sibérie m’avait déjà forgé à ce côté rudimentaire. Je retrouvai Julius dans un couloir :
« Alors ? Tu sais quoi faire ?
-Non, toujours pas, répondis-je. Mais j’ai repensé à une paire de camion que j’avais vu abandonné sur une route, à quelques kilomètre à l’Est. Je pense qu’ils contiennent de la marchandise.
-Tu es sûr de toi ?
-Non, je les ai juste aperçu depuis l’avion. En tout cas, ils étaient en bon état. Ce serait déjà ça de pris !
-Sûr… »
Nous arrivâmes à la salle de conférence. Des gardes étaient disposés autour du bureau des inscription, et un membre du personnel prenait les candidatures. Un des gardes aperçu la bosse que devait former la crosse de mon arme dans mon dos, et me pria gentiment de me suivre. Arrivé dans le couloir, il me prit l’arme et m’ordonna d’avancer. Julius, étonné, me suivit, disant être mon ami. Je maudissait l’instant où j’avais pris la décision de garder cette arme quand nous arrivions au bureau de Galien. Des lettres noires sur une plaque transparente indiquait son nom sur la porte. Le garde l’ouvrit, me poussa à l’intérieur avec Julius, et s’adressa à son supérieur :
« Monsieur, je viens de trouver cet homme en possession d’une arme !
-Impossible, Kile ! Nos détecteurs l’aurait repéré !
-Voyez par vous même monsieur. »
Il déposa l’arme sur le bureau de polymères expansé gris. Galien s’en saisit. Il congédia le garde, et nous invita à s’asseoir. Puis après avoir encore une fois regardé l’arme il m’adressa la parole :
« Très intéressant ! Où avez vous eu cette arme ?
-En Russie, avant de partir pour le refuge. Mon… C’est mon père qui me l’a donné. »
A l’évocation de mes parents, restés seuls barricadés dans leur maison, j’eus un haut-le-cœur. Même si c’était impossible, je voulais plus que tout au monde retourner les chercher.
« C’est un très vieux modèle, vous savez ! Gelian continuait son discours. Il est passé outre le démantèlement général qu’il y a eu sur Terre il y a 14 ans, pour recentrer l’armement vers les quelques modèles que l’on trouve à l’heure actuel. Or ces derniers sont « détectables ». Votre arme, de par son âge, a passé les contrôles. Bravo, vous avez révélé une lourde faille dans notre système ! »
Il se leva et me tendit la main, un grand sourire sur le visage. Surpris, j’hésitai un instant avant de lui rendre son salut :
« Je peux la garder ? Demandais-je timidement. Elle est d’une grande valeur sentimentale pour moi.
-J’imagines que vous alliez vous porter volontaire ? Demanda Galian
-Euh oui, bien sûr !
-Alors vous pouvez la garder ! L’armement fait défaut, vous en aurez besoin.
-Merci Monsieur. »
Julius prit enfin la parole :
« Mon ami, en arrivant, a repéré deux camions de marchandises abandonnés en bon état. Nous allions nous proposer de les récupérer.
-Excellente idée, dit Galian. Comme c’est vous qui savez où ces camions se trouvent, vous dirigerez l’équipe. Dans quel région est-il ?
-A quelques kilomètres à l’Est. Dis-je
-Il y a peu de patrouille Covenantes qui passent dans ce coin, je pense que vous serez assez de deux pour effectuer cette tâche, non ?
-Oui, si vous me fournissez de quoi me défendre ! Renchérit Julius.
-Cela va de soi ! Kile va vous conduire à l’armurerie et vous équiperas. Vous partirez quand bon vous semblera. Bonne chance messieurs.
-Merci, Monsieur. J’espère que nous nous reverrons bientôt. Répondis-je finalement avant de partir. »
Le dénommé Kile nous conduisit à l’armurerie. Dans la section A, tout s’agitait. Des hommes du Personnel donnait des combinaisons sommaires aux « soldats » qui partaient en reconnaissance. D’autres distribuaient quelques pistolets ou SMG. On pouvait rapidement remarquer que le matériel faisait défaut. En cas de siège, il serait difficile de tenir très longtemps. On donna à Julius un pistolet M6C, et à nous deux un vêtement blanc pour se protéger du froid. Pas plus équipé, nous primes quelques munitions, et j’accrochai mon unité portable à ma ceinture. Elle nous serait utile pour nous repérer, et communiquer avec la base. Très peu équipé, sans véhicule, nous sortîmes de la base, en direction de l’Est.
L’entrée camouflée se refermait et un paysage blanc bordé d’un grand soleil matinal s’étendit devant nous. Le froid me rappelait mon pays natal, et c’est dans une grande fierté de me sentir utile à quelque chose que nous entamions notre marche avec Julius vers les deux véhicules abandonnés.
« -Holodnaya russkaya èina vsegda nas kachaet, tovaritch !
-Je sais pas ce que t’as dit mais ce doit être fort ! »
Et c’est dans les éclat de rire que nous nous mîmes en route.
A SUIVRE