Voilà pour le G3 les amis 
Tout chamboulé et étonné par une rencontre aussi directe avec des membres aussi importants, et qui, de plus, lui donne le grade de Major aussi... bizarrement le rendait inquiet. Les membres du conseil avaient était assez expéditifs et la rencontre avait était très rapide.
Le Major Hammer pouvait maintenant recruter l´équipe qu´il désirait, il avait carte blanche et cela lui convenait plutôt bien mais lui paraissait toujours autant étrange. Bref, il ne faut pas discuter les ordres venant des supérieurs, il verrait bien par la suite ce qu´il en donnerai. Le combattant prêt à aller sur le terrain et à faire manger la poussière aux covenants et à leurs "sales petites gueules de déchets" comme ils les nommaient si bien, avait déjà une excellente idée de ceux qu´il allait recruter dans son équipe, ses deux meilleurs amis de toujours, le sergent Jack Foster, sergent dans les TCAO âgé de 27 ans et donc jeune et vif, de plus, ça va toujours mieux quand on connaît ses coéquipiers, puis Bryan Hengeur du même âge que le sergent Foster et spécialiste en pyrotechnie, et donc, dans tous les explosifs. Il verrait par la suite pour des membres en plus, mais pour l´instant, ç´était déjà ça.
Il a toujours était très "humanitaire et fraternel" envers ses camarades de troupe, donc son esprit d´équipe est merveilleux et très soutenu. Depuis l´âge de 14 ans, il s´entraîne ardûment avec des armes, il pratiquait la discipline du tir en club avec des fusils et des pistolets qui tiraient des cartouches de plombs pendant quelques années. Cela lui a permis par la suite de savoir tiré avec une précision extrême, ce qui lui a valu bien évidemment, de devenir tireur d´élite. Son enfance a était bercée par deux parents très attentionnés envers leur fils, donc il n´a pas eu de problème de ce côté là. La mort de son père quelques années après son engagement l´a profondément traumatisé, car, de plus, elle reste inexpliquée. Sa mère a elle aussi était profondément touchée et chagrinée par cette évènement. Depuis tout jeune, son rêve le plus profond était d´intégré les Troupes de Combat Aéroportées Orbitales, plus connues sous le nom des TCAO, il était toujours impressionné par leur moment de gloire à la télévision, leur courage, et leur hargne au combat. Bien que l´on parle très peu de ce groupe qui est malgré tout secret aux yeux de tous. Il est rentré dans les marines, et grâce à un parcours brillant et sans fautes, pendant 5 longues années, il a accompli son vœu le plus cher, intégré les TCAO... Il est très vite monté en grade de par son efficacité au combat et son nombre minime de pertes humaines en opération. Il ramène toujours ses hommes sains et saufs, sans égratignures et il dirige avec énergie et volonté les équipes qui sont sous son commandement.
Il repartit dans les couloirs sombres à six pieds sous terre, sous la mégalopole de Sidney, la profondeur rendait l’endroit humide et exigu, ce qui ne faisait qu’augmenter le stress du TCAO, qui, en temps normal, était totalement calme et gardait son sang froid. La rapidité de son montage de grades était impressionnante, mais bon, il n’allait pas s’en plaindre… La sécurité était vraiment omniprésente dans cet endroit, avec des caméras de surveillances blindées un peu partout (quasiment à chaque angle de couloir), la température quant à elle était également insupportable, il avait hâte de sortir de ce trou. John marchait à grands pas dans les couloirs et ses grosses bottes résonnaient fortement, on aurait cru que le sol sonnait creux… Il s’empressa d’atteindre l’énorme ascenseur, il avait vraiment hâte de s’en aller. Cependant, une voix l’interrompit juste avant qu’il ne l’atteigne :
- Major ! Major !! Attendez, s’il vous plaît annonça une voix empressée mêlée de stress et de peur.
- Oui ? Qu’y-a-t’il ? Déclara le Major Hammer en serrant les dents.
- Je… J’ai… une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
L’inquiétude qui était présente dans cette voix le rendait mal à l’aise mais il n’en laissait rien paraître. Quelle pouvait être cette nouvelle si mauvaise d’après cet homme, qui était petit mais malgré tout bien costaud et qui portait un BR-55 dans son dos ainsi qu’un couteau classique de combat à sa jambe droite.
- Monsieur, votre femme est décédée. Toutes mes condoléances et mon respect le plus sincère.
Le Major Hammer ne sus comment canaliser sa peine, tout d’un coup un vide se créa dans sa tête. Le conseil précipité, sa montée en grade fulgurante, sa nouvelle mission et la joie de former une équipe comme bon lui semble. Tout disparut. Il ne pensait plus qu’a une seule chose : La mort de sa femme. Il se força de garder son sang froid et demanda :
- Soldat, d’où tenez-vous cette information ?
- Une personne gradée m’a demandé de vous trouver au plus vite pour vous transmettre cette information, major. Répondit le marine en baissant légèrement les yeux.
- C’est tout ce qu’il vous a communiqué ?
- Oui.
- Bien, vous pouvez disposez à présent.
Le soldat se retourna et s’en alla dans le long corridor surveillé de prés par des gardes MP et des caméras. John pris l’ascenseur, il monta à l’intérieur et appuya sur un bouton marqué d’une flèche montante. A peine avait-il appuyé sur le bouton que un autre marine, un peu plus costaud que le précédent, couru vers l’ascenseur, Hammer stoppa l’ascenseur de justesse et les portes se ré ouvrèrent en un instant. Le soldat qui venait lui parler était en fait le caporal Hengeur, il le regarda sortir de l’ascenseur et s’avancer vers lui, Hammer compris de quoi voulait-il lui parler.
- Que veux-tu Bryan ?
- John, on pourrait peut-être faire un tour en surface avant la mission. Comme ça on pourra aussi trouver des nouveaux membres, qu’en dis-tu ?
- Je veux bien. Répondit le Major après une longue minute de réflexion.
Ils allèrent vers l’ascenseur et John appuya sur le bouton de mise a marche de l’ascenseur, les portes devant eux se refermèrent et l’engin se mis en mouvement. Les quelques lumière environnante suffisait a éclairé le visage crispé du major Hammer, lui qui voulait partir prendre l’air, il semble que tout d’un coup ses entrailles remuait en lui, comme si elles étaient sur le point d’exploser. Et la présence de Bryan n’arrangeait pas les choses, si il savait que sa femme était décédée il allait sans doute lui en parler.
Sidney, capitale d’un pays que l’on appelait autrefois l’Australie. Maintenant, cette notion de pays est totalement dérisoire à la vue de la taille des planètes, un pays ne représente rien. Mais Sidney reste quand même la plus grande ville de la Terre. Des bâtiments inimaginables à la taille voulant défier toutes les lois naturelles. Une population très active, qui n’en arrêtait pas d’aller et venir au quatre coin de cette Mégalopole.
« Un joyeux foutoirs » pensait le sergent, « si ces mochetés venait à y faire péter une bombe, tu verrais le travail ».
Le sergent était un homme de la trentaine, en pleine force de l’âge, cheveux bruns et courts, traits marqués, plutôt grands et de carrure normal pour un TCAO. Le Helljumper portait d’ailleurs un tatouage à son bras gauche, le tatouage que tout bon Helljumper se devait d’honorer. Jack était plutôt pensif, il était assis dans la navette qui se rapprochait de la mégalopole, son regard se perdait dans le siège vide en face de lui. C’était le siège du Lieutenant Farmer, il venait juste de mourir, durant la bataille. La poignée de soldats revenait des enfers, mais apparemment, ils préféraient être en plein cœur de l’action que devant des gradés véreux, avides de sang et de têtes tranchés. Tous les soldats portaient les marques du combat, des plaies superficielles au visage avec du sang séché signe de la dureté de leur combat.
La navette atterri sur le sol, les portes s’ouvrèrent lentement, chaque TCAO soupira puis se résigna à sortir. Chacun se regroupa en forme de demi cercle devant la porte, un descendit au milieu, c’était le Major.
-Soldats, vous avez quartier libre, reposez-vous, faites ce que vous voulez, je vais faire mon rapport, annonça-t-il d’un ton plutôt résigné ;
-Major, quand est-ce que l’on reprendra du service, demanda l’un des soldats apparemment impatient de retourner au combat ;
-Je n’en sais rien, je ne sais même pas si la 51ème division existeras toujours, ces gradés voulaient cette foutue structure, les Covenants aussi, grâce à nous, personne ne l’a eu, expliqua le Major en essayant de détendre l’atmosphère, ce qui réussit à la vue des sourires sur les visage des tristes soldats, je pense que c’est un adieux que nous nous faisons, soldats, gardes à vous !! ! Aboya-t-il pour une dernière fois à ces quelques hommes de la 51ème. L’ordre fut respecté, puis quand il termina par un simple « rompez » qui voulait tout dire, chaque soldats resta un instant planté là, puis parti plus loin, voulant tourner la page.
Le sergent marchait lentement, son fusil à pompe dans la main droite, posé sur son épaule, son MA5C dans le dos et deux M6D aux jambes. Peu avant, il avait reçu un message, deux de ses amis d’enfance était là, à Sidney, il voulait les retrouver, mais au milieu de toute cette foule, c’était quasiment une tache impossible. C’est pour cela qu’il se dirigeait vers un ascenseur qui le mènerait au QG du CSNU. Là peut-être qu’il pourrait lui dire si deux soldats se trouvait dans les parages, peut être même où exactement. Il rentra dans un bâtiment tout simple, rentra et se dirigea vers un ascenseur. Il sorti une carte qu’il passa à l’endroit prévu à cette effet, mais une lumière rouge s’alluma lui interdisant de passer, soit sa carte était fausse, soit l’ascenseur était utilisé. Il repassa sa carte une seconde fois mais rien ne changea. Il décida d’attendre un peu, pour savoir si l’ascenseur était pris. Quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit les personnes qui utilisé le dit ascenseur au moment où les portes s’ouvraient. John Hammer et Bryan Hengeur, ses deux amis, en tenue impeccable, le Sergent Foster dépareillait à coté, lui en armure abîmés, le visage recouvert de plaie, mais il n’en faisait pas cas, trouver ses amis aussi facilement, les deux en même temps, venait de lui donner le sourire.
-Et ben, j’pensais pas vous trouver aussi vite bande de charognard, ça va bien les vieux ?
Il n’eu pour réponse que des sourires, rires et accolades. Une bonne dizaine d’année que ces trois soldats n’avaient pas été rassemblé tout les trois, ce moment se devait de perdurer, ne jamais s’arrêter, il avait vraiment envie de retourner au front avec ces deux là.
-Alors, qu’est-ce que vous foutez là ? Vous n’êtes pas en train de botter l’cul à des faces de poulpes ? Vous préférez rester planquer sous tout ce béton alors que ces bestioles n’attendent que des coups de feux ?
Sa bonne humeur et sa joie de vivre servaient à remonter le moral de bon nombre de troupes lorsqu’il n’était pas aux beaux fixes, mais ce n’était pas ces seuls talents. Il savait se battre, comme un gladiateur et il aimait ça, c’était le trio infernal, rien ne peut les arrêter, John qui couvre les arrière de Jack au beau milieu des explosions provoqué par Bryan. On ne trouvait pas mieux sur le marché.