~~> Interview Guillaume Warmuz
Après la signature de son contrat d´un an à l´AS Monaco FC, Guillaume Warmuz nous a accordé sa première interview. Rencontre avec le futur gardien numéro 2 rouge et blanc...
< Guillaume bienvenue à l’AS Monaco FC.>
Vous venez de signer un contrat d’un an avec l’AS Monaco Football Club, quelle est votre réaction ?
Je suis vraiment très heureux de signer à l’AS Monaco FC. Je suis également ravi que les dirigeants et Didier Deschamps aient pensé à moi afin de compléter l’effectif monégasque. C’est un grand plaisir que de rejoindre l’AS Monaco FC. Je viens d’abord parce que je suis un compétiteur et pour être compétitif. J’espère apporter au groupe ma pierre à l’édifice. Je suis à la disposition du groupe et de l’entraîneur.
Vous redémarrez une aventure française, qu’attendez-vous d’elle?
Tout d’abord, l‘idée principale c’est de compléter l’effectif monégasque sachant que Flavio Roma est le gardien titulaire de l’ASM. Comme à chaque début de saison, les clubs ont des objectifs, et en ce qui concerne l’AS Monaco, elle est très ambitieuse. De part mon expérience footballistique, j’espère apporter mon savoir façonné au plus haut niveau.
Quels mots le coach monégasque a-t-il choisi pour vous convaincre ?
Cela s’est fait très naturellement. Alors que le Dortmund me proposait de prolonger mon contrat en tant que gardien suppléant, Didier Deschamps m’a demandé si cette situation m’intéressait à l’AS Monaco. Ma décision a été rapide et claire ce qui me permet de rentrer dans le championnat français et d’apporter mon expérience à l’équipe.
Était-ce un élément important le fait de connaître Didier Deschamps ?
Oui, nous avons joué ensemble. J’ai commencé ma carrière au côté de Didier à Marseille en 1988, à l’époque en tant que suppléant de Gaétan Huard…Ce rapport privilégié a sans doute contribué à ma venue en Principauté. Didier connaissait mes envies de constante réussite ainsi que mon état d’esprit. La situation est très limpide, j’intègre un groupe de gardiens de but emmené par Jean Luc Ettori dont le n°1 est Flavio Roma. Je viens donc compléter le groupe en apportant mon expérience. Le jour où l’entraîneur décidera de faire appel à moi, il s’agira de répondre présent.
Parlez-nous de votre relation avec Didier ? Comment était-il à l’époque ?
On s’est connu à l’Olympique de Marseille. A l’époque j’avais 18 ans, lui 20. Il arrivait de Nantes et moi de l’I.N.F. Vichy. La carrière de Didier prenait déjà son envol à l’OM. Il a su s’imposer rapidement et puis après on connaît la suite…Didier dégage toujours cette image de bonheur et de perfectionnisme en tant que joueur et entraîneur. J’espère qu’on ira le plus haut possible.
Quels sont les moments les forts de votre carrière ?
Tout d’abord, le titre de champion de France avec Lens en 1998. A l’heure actuelle, c’est le seul titre en cent ans d’existence que le Racing ait remporté avec la Coupe de la Ligue en 99. Et lorsque j’étais encore à Lens, pour la première dans l’histoire du football français, une équipe française battait Arsenal en Champions League à Wembley. Ce match restera exceptionnel. Et ce jour-là, je pense avoir effectué un de mes matchs les plus complets.
Selon vous, quelle est la différence entre le championnat allemand et le championnat français ?
La différence fondamentale se situe dans l’engagement offensif. En France, beaucoup d’équipes jouent de manière attentiste. Alors qu’en Allemagne, les équipes ( y compris les moins fortes) sont davantage portées vers l’attaque. Les équipes allemandes sont bien organisées et souvent les actions se finissent avec quatre ou cinq joueurs devant le but du fait de leur pressing. C’est aussi pour cela que l’Allemagne est le pays d’Europe ou l’on marque le plus de buts.
Comment voyez-vous le championnat français ?
C’est une compétition où il est difficile d’évoluer car les schémas sont très stricts et rigides. D’ailleurs cela répond souvent à la priorité des entraîneurs français qui souhaitent mettre place leurs équipes … ce qui les rend difficile à manœuvrer.
Avez-vous suivi les résultats de Monaco ?
Oui. Il est difficile après une saison exceptionnelle de faire mieux. De plus, le club a dû pallier à des départs majeurs. Ce qui ne veut pas dire que les joueurs arrivés sont d’un calibre inférieur. Le renforcement de la cohésion du groupe est un important facteur de réussite. Cela se joue souvent à des choses très fines et c’est peut-être pour cela que cette année, l’équipe a connu des difficultés.
Mais en terminant troisième, synonyme du tour préliminaire de la Ligue des Champions, c’est loin d’être une saison ratée.
Un mot sur Flavio ?
Je souhaite à Flavio de continuer à faire grandir l’AS Monaco en même temps qu’il grandit avec elle. Il vient d’être logiquement appelé en sélection italienne. Qu’il continue simplement à être au top.