Fournier : «Pas de regrets»
L´entraîneur du Paris SG, Laurent Fournier, dont l´avenir à la tête du club parisien s´est assombri après la sortie tapageuse de son président Pierre Blayau, assure ne pas avoir «envie de jeter l´éponge», estimant qu´il avait «fait» ce qu´il «avai(t) à faire».
- Comment abordez-vous cette rencontre à Ajaccio, qui a tout d´un match couperet, après les propos de votre président, qui a déclaré se poser la question d´un éventuel changement d´entraîneur?
«Un match couperet pour moi? C´est l´avenir qui le dira. Ce n´est pas le match de la peur, c´est une rencontre à gagner pour que Paris ait 33 points et puisse partir en vacances sereinement avec le travail accompli. Mais, à mes yeux, un nul à Ajaccio serait déjà un bon résultat. Je pense que pour mon président aussi. Jouer là-bas n´est jamais facile, surtout quand on sait qu´aujourd´hui, ils ont six points de retard sur le premier non-relégable. Ça va être un match très difficile».
- Vous comprenez la position de M. Blayau?
«Il y a des gens qui apprécient mon travail, d´autres non. Je crois qu´on ne peut pas faire l´unanimité partout. J´ai fait ce que j´avais à faire. Certains pensent peut-être que je me suis trompé mais j´ai la conscience tranquille et je n´ai pas de regrets. J´avance avec mes idées: elles sont bonnes ou mauvaises mais, au moins, ce sont les miennes. Mais mon cas n´est pas un problème. J´ai toujours dit +on+, et je continue à dire +on+. L´important, c´est le club et je ne pense pas que le PSG aujourd´hui soit dans la panade. L´équipe marche bien, elle est quatrième, à deux points de la deuxième place. On avait tablé sur 66-70 points pour décrocher la Ligue des champions. Si on gagne à Ajaccio, avec 33 points à la trêve, on sera dans les temps, même si on peut être déçu sur des défaites contre Nice ou Lens à la maison. Le soutien des joueurs m´a fait plaisir. J´apprécie le discours de Lionel (Letizi, ndlr) par exemple, c´est gentil de sa part, mais le principal, c´est l´équipe».
- Pensez-vous toujours entraîner le Paris SG en 2006 ?
«Jusqu´à présent, il n´y a rien de fixé. Pour moi, je suis encore l´entraîneur du PSG jusqu´à la fin de la saison. Malgré tout ce qui s´est dit et tout ce qui peut se dire. J´essaie de faire mon boulot le plus correctement possible. Mon but est de préparer l´équipe pour jouer à Ajaccio et à Toulouse en Coupe de la Ligue, pour remporter ces deux matches. En football, il n´y a que les résultats qui comptent. J´ai rendez-vous avec M. Blayau après le match de Toulouse pour faire le point et voir comment entamer l´année 2006. De toute façon, c´est mon président, j´accepte ce qu´il dit. Il est le patron et j´ai le respect des valeurs hiérarchiques. Je n´en veux à personne. Mais je n´ai pas envie de jeter l´éponge !»