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"Tout sauf un leader !
Car les Lakers ne sont qu’une équipe de milieu de tableau, et si Kobe est un bon marqueur, il n’est… qu’un bon marqueur ! Il ne sera jamais l’équivalent d’un Jordan ou même d’un James, capable par leur charisme de porter une équipe à eux seuls et de transcender leurs partenaires jusqu’au titre suprême. Kobe a d’ailleurs refusé d’endosser ce rôle quand il a été drafté à Charlotte, pour être immédiatement transféré aux Lakers. Les vrais champions font les grandes équipes, pas l’inverse. En choisissant Cleveland, une équipe qui n’a pas joué les Play-offs depuis près de dix ans, James se pose en héritier direct dans le testament de Jordan. Le numéro 23 des Bulls avait mis 7 ans à hisser son équipe sur le toit du monde, une franchise qui n’avait jamais rien gagné avant son arrivée. Il ne l’a quittée qu’après en avoir fait la meilleure équipe de tous les temps, ou presque !
Aux Etats-Unis, un vrai champion, c’est ça… Et non pas un garçon capable d’inscrire 81 points contre une équipe de bas de tableau ! A force de prendre 50 tirs par match, il fallait bien qu’un soir de réussite, Kobe fasse «péter» les compteurs. Car à part tirer, Bryant est un joueur assez limité qui n’a, par exemple, jamais réalisé de triple double de sa carrière. On ne peut pas non plus dire qu’il ait bonifié le jeu de ses partenaires. Il suffit pour s’en convaincre de demander leur avis aux intéressés que sont Gary Payton, Shaquille O’Neal ou Karl Malone. Du temps d’O’Neal, il n’était d’ailleurs qu’un fidèle lieutenant, un statut qu’il ne supportait pas ! Et malgré cela, il était encore loin du niveau d’un Scottie Pippen, capable d’emmener les Bulls dans un septième match en demi-finales de conférence sans Jordan (en 94 contre les Knicks).
Kobe a sans doute grandi trop vite en sautant la case universitaire et en devenant le plus jeune joueur à fouler les parquets NBA à seulement 17 ans. Il a oublié que le basket était un sport collectif et pas seulement une performance physique. Car le numéro 8 des Lakers est incontestablement doué, son physique hors-norme lui permet de prendre plus de 40 tirs par match, dont les deux tiers à plus de six mètres de distance, ce qui demande une puissance physique qui est loin d’être le lot de tous les joueurs NBA ! Mais il n’aura jamais l’intelligence de jeu d’un James ou la vision d’un Nash. Il restera un diamant brut tant qu’il n’étoffera pas son jeu, basé uniquement sur l’attaque individuelle. A seulement 21 ans, LeBron James est déjà infiniment plus complet que lui et n’en est qu’un meilleur joueur pour son équipe !
Nul doute que Kobe a pris conscience d’une partie de ses lacunes en acceptant le retour de Phil Jackson à l’intersaison. Celui qu’on adore détester en raison notamment de son attitude prétentieuse et méprisante comprend que son manque de reconnaissance vient aussi de son absence totale d’altruisme. Après avoir accepté de faire partie de la prochaine Dream Team, il se montre enfin respectueux de ses aînés. A l’issue du match contre les Raptors, Bryant a ainsi expliqué sur le site officiel des Lakers : «Le simple fait que Magic Johnson m’ait appelé pour me féliciter et me dire à quel point il avait aimé ce match a infiniment plus de saveur que les 81 points que je viens de marquer !» . Kobe poursuit donc sa mutation, sportive et médiatique. Mais le chemin à parcourir pour devenir l’égal d’un Garnett, d’un Nowitzki, d’un Duncan ou d’un James, est encore long ! "
severe pour kobe et un peu enthousiaste pour lebron mais y a qd meme du vrai je crois.