Chapitre 4
Alors que j’essuis refus sur refus, mon père me propose de le rejoindre dans son entreprise de métallurgie, ou l’on recherche quelques nouvelles têtes, mais honnêtement la métallurgie c’est pas ce qui me fait rever depuis ma plus tendre enfance.. Bon c’est sur que si rien ne s’offre a moi, je n’aurais pas le choix, n’ayant aucun diplôme a part celui d’entraîneur…
Après une petite semaine d’hésitation, je met le bleu de chauffe, les gants et le casque et me voilà dans la plus grande entreprise de métallurgie de France, et pourtant je n’en suis pas fier, moi qui rêvait de strass et de paillette, sous le feux des projecteur, je me voyais déjà en Ligue des Champions avec le grand Barcelone ou même un modeste club…
Je ne perds pas espoir pour autant, tout les soirs, en rentrant de mon travail « passionnant » je regarde s’il y a du nouveau.. puis je le fais toutes les semaines.. puis 2 fois par mois jusqu’à me désintéresser, de toute façon on ne me laisse pas ma chance, alors pourquoi persévérer, même si je suis très ambitieux, il faut me laisser ma chance et ça on ne le fait pas, je suis déçu , triste même, mais c’est la vie il faut tourner la page, chose que j’ai toujours eu du mal a faire, comme lorsque Pauline m’avait quitté il y a 3 ans, après 2 belles années de vie commune elle me quittait pour un autre homme, resultat ? Dépression pendant 6 mois, chaque jour je regardais les photos de notre album et je versais quelques larmes… Mais cette fois je ne craquerais pas, je tourne la page, c’est définitif.
~ ~ ~ ~ ~ Quelques semaines plus tard ~ ~ ~ ~ ~
En rentrant du boulot, comme d’hab’ je me met un peu sur MSN pour parler avec quelques amis, et tout a fait par hasard, je clique sur ma boite e-mail Club-Internet qui affichait 8 nouveaux messages…
Pub.. pub.. pub.. ah un mail de Rémi qui date de 3 semaines.. puis encore de la pub et un mail en Portugais.. par pure curiosité je l’ouvre, je fais appel à Reverso pour me traduire ce qu’il y a d’écrit, et la, la sueur s’empare de mon corps, mes poils s’hérissent, tout mes muscles sont en alerte… On me propose un poste dans un club Portugais… Je fais de suite mes valises et démissionne de mon travail de métallurgiste, finalement c’est bon de ne pas toujours tourner la page…