Chapitre 24
« Hier soir, aux alentours de 23 heures, l’homme le plus heureux du monde était certainement Adrien Prévot, après la victoire de son équipe en Ligue des Champions, il à déclarer que ce titre était dédié à son père, décédé il y a quelques années. Un grand hommage, fait par un grand homme, et aussi un très grand entraineur, partit de rien, il à remporté hier soir son premier titre de champion d’Europe avec le Barça, qui étaient au fond du trou l’an dernier, un grand bravo au coach Français, et nous lui souhaitons…debout..debout..debout.. »
- Debout Adrien c’est l’heure !
- Quoi ? Putin mais j’suis ou la ?
En fait, tout ceci n’était qu’un vulgaire rêve, hier soir je n’avais effectivement pas remporté la Champion’s League, j’avais seulement noyé ma détresse avec quelques verre de Whisky, un peu trop sûrement, et c’est mon adjoint qui m’a hébergé, sur le canapé…
Depuis le départ de mon père, je ne suis plus le même homme, je me rappel qu’on peut partir à n’importe quel moment. Je voudrais alors profiter de ma vie, profiter de chacun des moments que l’on me propose, mais je ne peux pas, en tout cas pas pour le moment. Je suis encore trop atteint, mon père était la personne qui comptait le plus pour moi, lui et ses bons conseils, son soutien moral sans faille…
Une fois l’entraînement terminé, je prends le bus, puisque mon collègue m’avait amené, ma voiture n’était pas sur le parking, logiquement, j’attend donc une demi heure que le bus arrive, de toute façon ça me fera du bien, de me retrouver un peu seul, pas envie de parler… Mais ma langue va vite se délier, lorsque j’aperçois une jolie jeune femme tout au fond du bus, mon instinct de chasseur de femme reprend le dessus. Je l’aborde tel un gentleman, nous faisons connaissance, mais quelques minutes plus tard, elle doit descendre… Qu’est-ce que je fais, je la suis comme un pervers ou je reste sagement sur mon siège ? Je n’ai pas le temps de réfléchir... je reste sur mon siège… la porte se referme… « Chauffeur ! Chauffeur ! excusez moi c’est là que je descend, vous pouvez ouvrir la porte s’il vous plait ? »
La porte s’ouvre et je rattrape cette femme mystérieuse, même si elle va sûrement penser que je suis un vicieux ou quelques chose dans ce genre, mais je dois la voir, c’est peut-être elle la clé pour me sortir de ma souffrance. Alors je recommence à lui parler, même si je sens qu’elle est tendu, entre la timidité et la méfiance… Nous parlons une bonne demi heure et je la fais rire à quelques reprises, elle est douce, intelligente et drôle, à première vue, une longue crinière blonde, des jambes interminables, et un visage plus qu’agréable. Nous nous quittons par une petite bise sur la joue qui me laisse entrevoir une possible nouvelle rencontre…
Nous revenons au football, et ce match face à Penafiel qui prétend à la montée cette saison, comme la moitié des clubs, cette semaine étant un peu spéciale je m’attend à une baisse de régime des joueurs, alors j’offre une prime de 200 € par tête en cas de victoire, de quoi motivé un joueur qui touche le RMI. Ma doublette Marcao – Bouguerra, qui fait des merveilles jusque là sera de nouveau aligné, mais Cassio prend la place de Dimitrijevic, un peu fatigué après ses excellentes première prestations.
Le match commence, et dès l’engagement Bouguerra envoi un missile de 45 mètres qui se termine sur la barre, de quoi enivrés les 2700 socios présent ce soir. La meilleure affluence à domicile depuis que je suis au club. Nous sommes clairement dominateur dans cette première mi-temps, Penafiel n’est pas bien en place défensivement et Bouguerra en profite un peu avant la demi heure de jeu, après une série de dribble, Simon Feindouno envoi un centre millimétré pour mon buteur qui du bout du pied pousse le ballon au fond. A la mi-temps nous sommes donc devant, mais ce petit avantage n’est pas suffisant, nous devons nous mettre en sécurité, et dès la reprise c’est Marcao qui s’en charge, cette fois c’est Vitor qui est le passeur décisif, Marcao frappera le cuire entre les jambes de l’emblématique Carlos Germano, ancien international Brésilien. Alors qu’il reste seulement 5 petites minutes, je procède à mes trois changements d’un coup, Carlitos, Dimitrijevic et Ceccon entre tous en même temps. Et je vais payer ce remaniement massif, puisque deux minutes plus tard, Danilo expédie un ballon dans la lucarne de Miguel, titularisé à la place de Botelho, bléssé. Dans les arrets de jeu, Vitor perd un ballon pourtant facile à négocier, Danilo envoi sur le coté pour Luis Dias, qui repique au centre, frappe et trouve les gants de Miguel, mais cet abruti relâche le ballon qui termine sa course dans les filets…
Score Final : Maia 2-2 Penafiel
Détails du match :
http://img233.imageshack.us/my.php?image=maiapenafielzp6.jpg
Nous sommes extrêmement déçu, alors que nous avions le match en main, nous sommes rejoins dans les dernières minutes, comme quoi les travers de la saison dernière sont encore là, ce qui veut dire que la presse va certainement nous tailler un costar sur mesure, de mon coté je ne ferais aucune déclaration, ce match nul que je considère comme une défaite me fait enrager, et les journalistes, avec leur petit sourire narquois pourraient me donner envie de reprendre des cours de boxe, ou d’imiter le grand Zidane…