Chapitre XII : 2 matchs d’affilés
12 Septembre
Ce matin, évidemment je me réveil heureux, une victoire 3-0 devant mes supporters, c’est presque magique, je suis allé chercher mon journal chez Marcelo qui m’a féliciter pendant 5 bonnes grosses minutes, il en a profiter pour m’offrir un stylo plume « watterman », comme si j’avais pas assez de thunes pour m’en acheter un moi-même. Dans la rue tout le monde me salut, me souris, je les sens venir eux, quand on gagne c’est des grand sourire mais quand on se retrouve dans une période délicate, c’est des coups de poignard dans le dos…
Ce soir j’ai un rendez-vous avec Rachel, on va au cinéma et après sûrement au restaurant si tout se passe bien. Ca fait un moment que je ne suis pas sorti avec une femme, c’est sur qu’Adriana c’était pas trop le genre de faire des sorties, la derniere fois qu’on est sorti tout les deux c’était il y a environ 4 ans je crois, a cette époque elle était encore bien mentalement, mais quelques mois plus tard sa mère est morte et elle n’a plus jamais été comme avant.
Il est 16h, je me prépare a recevoir Rachel, j’enfile ma chemise blanche, un peu de parfum dans le cou, je suis prêt. Ça sonne a ma porte, j’ouvre et évidemment c’est Rachel. Elle me fait apprécier son grand sourire, m’embrasse sur les deux joues, très très près de la bouche… Je lui dis que je la trouve superbe, elle me retourne le compliment, je rougis. Nous sortons donc en direction du cinéma, elle prend place dans ma voiture coté passager, elle s’attache et me demande de mettre de la musique. « Tu aimes quoi comme style ? », et la, magnifique, elle me répond.. « un peu de RnB fera très bien l’affaire ». A croire que cette femme est mon clone féminin.
Nous sommes au pied du cinéma, nous prenons un ticket chacun pour « Les colonnes de feu » un film d’action qui mélange amour et humour. Nous prenons aussi un gros paquet de pop-corn, et un Coca chacun, elle prend un Light, ça me fait rire. La séance démarre et nous sommes déjà en plein dans le film, nous mangeons chacun notre tour du pop-corn, parfois nos mains se touchent légèrement et ça me fait frissonner.
Un peu plus d’une heure et demi plus tard nous sommes dans la voiture pour rejoindre le restaurant préféré de Rachel, on prend place dans un coin « non fumeur » puisqu’elle ne fume pas et moi non plus. On parle, on mange, on rit, vraiment nous passons une bonne soirée, et quand nous rentrons, Rachel sort le grand jeu, mais ça… je le garde pour moi…
14 Septembre
Après m’être réveillé aux cotés de Rachel pendant 2 jours d’affilés, elle est rentré chez elle, mais nous nous appelons une dizaine de fois par jour, et elle passera régulièrement a la maison. Je suis de nouveau dans l’univers du foot, l’équipe s’entraîne sérieusement, pas de relâchement même après une victoire si large que 3-0, on est loin de notre niveau maximum.
Les joueurs font des exercices tactiques, et tout a coup j’entend crier, un crie de douleur intense. Molinero, mon jeune latéral droit se tord de douleur, il a tenter de dégager le ballon mais son pied s’est complètement planté dans le sol et il souffre énormément. Perea et l’un de mes préparateurs l’amènent jusqu´à l’infirmerie. Mon kiné est catégorique. Pas de football pendant 2 semaine et une semaine supplémentaire pour bien récupérer. Donc j’ai pas de remplaçant a droite de ma défense pendant 3 semaines, Velasco à intérêt d’assurer.
16 Septembre
Aujourd’hui c’est le jour du tirage du 3ème tour de la coupe du roi, j’espere qu’on va pas tirer un gros club pour notre premier tour, ça serait bien qu’on puisse aller assez loin sans grande difficulté. Je suis devant ma télé et je vois Real Madrid qui sort… je prie pour que mon équipe ne sorte pas… ouf, c’est bon. Un peu plus tard, Atletico Madrid est tiré au sort, en équipe qui jouera a l’exterieur face à Ciudad de Murcia. Bon ça va on a les moyens d’aller gagner, même si j’aurais préféré un match a domicile, c’est pas si mal.
17 Septembre
Nous partons dès ce soir à La Corogne, pour préparer la rencontre demain dans les meilleurs condition, je préfère qu’on arrive un jour avant le match pour ne pas être fatigué du voyage. L’hotel ou nous sommes loger est parfait, pas trop de monde, des espaces vert, la nature, tout pour être dans les meilleurs condition. Nous nous entraînons très légèrement, histoire de pas perdre la forme, des petits concours de jongles, des dribbles, des frappes et un peu de tactiques feront l’affaire.
18 Septembre
8.00 – Nous sommes dimanche et le réveil est assez dur, je descend dans le restaurant de l’hotel, et je prend le déjeuner avec les joueurs qui sont déjà levé. Les bookmakers nous désignent perdant, c’est dans le journal que j’apprend ça, mais honnêtement ça ne me fait ni chaud ni froid. Après mon déjeuner je vais me promener un peu, Perea m’accompagne, on va pouvoir discuter un peu du match, ce joueur est tout simplement formidable, toujours a l’écoute, fidèle a ses joueurs, un vrai bonheur. Je reçois un sms de Rachel qui me souhaite bonne chance comme à chacun de mes matchs.
11.30 – Nous mangeons au restaurant de l’hôtel avec les joueurs, les préparateurs, les kinés et même notre président qui a fait le déplacement. Je mange à la table des « cadres » de l’équipe, les joueurs sont rassemblés a une table préparé pour eux. Le président me parle du match de ce soir, en me disant qu’un match nul le satisferait, je lui dit que j’essayerais de faire le maximum, et j’estime qu’on a notre chance dans ce match, prendre 1 point serait bien car nous sommes à l’exterieur, mais en géneral, que je me déplace ou que je recoive, mon but est de l’emporter.
16.00 – Nous sommes arrivé au Riazor, le match est dans 3 heures, les joueurs sont sur le terrain pour se mettre dans l’ambiance, même si les supporters ne sont pas la, c’est souvent important d’aller sur le terrain avant un match, on juge de l’état de la pelouse, on se met bien en tête la largeur et la longueur du terrain. Une heure plus tard, ça commence a bouger dans la ville, on sent que ce soir, c’est soir de match, et c’est vers 18 heures que les premiers supporters entrent dans le stade, une heure avant le match.
18.30 – Les joueurs sont a l’échauffement, un journaliste m’interpelle, je vais répondre a ses quelques questions.
Journaliste : « Giovanni, vous avez pour le moment 4 points, et ce soir c’est votre premier gros test face à La Corogne, vous avez quoi comme objectif pour ce match ? »
G. Tardelli : « Oui c’est le premier vrai gros match, même si Bilbao m’a fait une très bonne impression, ce soir j’éspère ramener quelque chose à Madrid, un point serait bien, mais je ne viens pas ici pour jouer le match nul, on va jouer notre chance a fond, et je pense que nous avons les moyens de l’emporter. »
A ce moment j’entend mon préparateur qui m’appel, je met donc un terme a l’interview, le match ne va pas tarder a commencer et je me rend dans le vestiaire avec tout mes joueurs pour faire le point avant le match.
« Bon les mecs ce soir va falloir…. »