Des saladiers
Des boules
Une main, soit disant "innocente", mais qui est aussi innocente que tout ceux qui ont un jour , de près ou de loin, touché à la réussite.
Ca tiens à peu de chose , le destin d´une équipe de foot.
Les trois éléments sont réunis.
Place au destin, qui fait une entrée triomphale. Dans mon esprit tortueux, le destin fait une entrée fracassante dans la catégorie trucs ridicules inventés ar l´homme pour donner un peu de sens à sa vie, faire genre il contrôle et il sait de quoi il parle, comme les religions, le secret de fabrication du coca cola, et la théorie du complot, On nous observe, on vous cache tout, on ne vous dis rien, on nous ment, on nous spolie.
Plus qu´à attendre.
Attendre que cette putain de main tire la boule de plastique bleu qu´un ingénieur a mis plusieur jour à imaginer, en échange d´un salire gras.
Pas eu longtemps à attendre, je suis tiré le premier.
En ma qualité de champion d´un pays mineur du football Européen, j´ai le privilège de ne jouer que le dernier tour de la phase préliminaire. Sympa.
J´affronterai donc avec un enthousiasme feint le vainqueur du match entre le Macabi Haifa et Djugarden.
Faites que ce soit le club Israelien qui gagne , si´il vous plaît ! Ras le cul du nord moi. Et am petite femme qui porte mon mini-moi elle a besoin de soleil et de repos , un petit séjour sur une plage lui serait bénéfique. C´est pas que les plages Finlandaise soit désagréable, si tant est qu´on aime les galets, ou le sable froid, et la mer froide aussi.
Dans deux semaine je joue mon premier match européen.
Avant , deux formalités.
RoPs , qui a fini 4° la saison passé.
Mes gars semblent motivés par le futur challenge Européen. Pour la plupart ils y ont déjà goûté, puisque le palmarès de ce jeune club se compose de deux titre, dont un sous mes ordres, et de 3 troisième places, qualificative pour le tour préliminaire. Donc , il n´y a que moi qui n´ai jamais tâter des joutes Européenne. Qu´a cela ne tienne, le petit monde du football va connaître un de ses membres , et pas le moins pressé d´arriver en haut du panthéon des plus grand entraîneur de ce monde.
Discours simple et précis. Marchez leurs dessus.
Après avoir perdu quatre ballons, sans doute partis abîmer quelques voitures qui traînait innocemment ça et là, mes joueurs prirent une décision commune dont je ne me pouvais que me féliciter , à savoir : CADRER leurs frappes. Bien leurs en a pris puisque Mika Murcy viens placer le cuir dans la lucarne gauche d´une superbe frappe extérieur du gauche . 1-0 à la 28°. Joie mesuré dans le publique. La rançon de la gloire. Habitué un publique aux victoires, et ils devient difficile. Pourtant , il est beau le but. Enfin bref, je suppose qu´au NouCamp, à Gerland ou à Stampford Bridge ils doivent avoir le même soucis. La suite de la mi temps ressemblait plus à une partie de PES qu´à un match de football. Passe à dix, enchaînement de gestes techniques impressionnants, je savais même pas qu´ils savaient les faire, frappe des 40 mètres qui flirtent avec le poteau, l´équerre ou la transversale du pauvre gardien de KoPs, qui à au moins le mérite de sauver la mise plus d´une fois à son équipe, sombrant tel le Titanic au fur et à mesure que les minutes s´égrainent. C´est donc au grand soulagement des adversaires d´un soir, et au grand dam de nos supporters qui s´étaient lancé dans des "Olé, Olé" à en faire pâlir les corridas espagnoles, que l´arbitre à sifflé la fin de la première mitant, déjugeant sa décision de mettre deux minutes de temps en plus, à cause d´un bête tacle de Corpache sur un joueur de KoPs, lui tordant la cheville et le rendant indisponible pour un temps indéterminé. Le Quatrième arbitre, qui n´a de joie dans le matchs qu´au moment ou il peut brandir son beau tableau digitale, est passé pour un con, et a refusé de sortir du terrain, boudant sur sa chaise.
Dans les vestiaires, une seule et unique phrase m´est venu à l´esprit : " Eh les gars , si vous la mettiez dedans ? Juste une autre fois, pour voir ? " Je sais pas si ils ont saisis le sarcasme. Non pas que je ne sois pas content de leur maitrise technique, non c´est pas ca, mais j´aimerai bien me mettre à l´abris avec un joli deux rouge sur le tableau de score. Ca ca me ferai vraiment plaisir.
Une fois n´est pas coutume, c´est Liljeqvist qui prit les choses en main, enfin, en pied, puisqu´après avoir rendu fou trois défenseurs , il décoche une frappe à 30 mêtre que le gardien n´a pas le temps de voir partir qu´elle frappe le montant , mais Kim ayant suivit, il peut tranquillement poussé le ballon spéciale World cup à al trajectoire très étrange au fond. Le gardien à dû prendre peur, puisqu´il est resté tétanisé pendant au moins cinq seconde, bref 3 de trop pour empêcher mon buteur prolifique ( déjà 12 but en 8 matchs ) d´augmenter son compteur personnel. Je fais passer le message, par l´intermédiaire d´Aline, à qui je demande de bien vouloir se décoller la bouche de Sven, que les joueurs doivent jouer comme à l´entraînement , et se faiore plaisir. J´en profite pour lancer trois jeunes , préférant économiser Corpache, Murcy et Liljeqvist pour le match de la semaine prochaine. Visiblement, mon message , traduit par Aline, dont la voix toute douce à pris pour l´occasion la mélodie beaucoup moins harmonieuse d´une marchande de poisson a qui les cordes vocales jouent des tours douteux, ne plaît pas des masses à l´entraîneur de KoPs, puisqu´il me lance un regard noir, pendant l´arrêt de jeu qui à lieu quand , voulant faire rentrer mes joueurs, l´arbitre centrale a dû aller voir le quatrième, qui boudait toujours sur sa chaise, pour qu´il puisse faire mumuse avec son tableau. 20 minutes de pur bonheur footbalistique plus tard, la première place acquise et la lanterne rouge décernée à KoPs, pour cause de points nul et de goal-average déficitaire, l´arbitre renvoie tout le monde à la douche. Félicitation, bien joué, question journalistiques anodines , tout le tralala habituel.
Deuxième formalité, un match de coupe de Finlande, contre une équipe dont je n´arrive ni à lire, ni a prononcer le nom, mais qui joue en 4° division. Par soucis d´économie, j´envoie mon équipe réserve. Sauf que à al mi temps, j´envoie au charbon Viale, Linderof et Murcy. Parce que me faire mener 1-0 à al mi temps, j´aime pas trop. Murcy remet les chose à leur place à la 48° , sur un coup franc qui trompe le goal. Viale y va de son triplé, histoire de montrer au 82 spectateurs présent qu´en France, malgré la rumeur persistante, on sait mettre des buts. Arc bouté en défense, l´équipe adverse n´a pas posé pied de notre coté du terrain pendant 90 minutes. J´ai même cru surprendre mon gardien en train de compter les brins d´herbe.
Prochain match, peut être celui qui compte le plus dans ma carrière. Il me faut à tout prix le prendre de la meilleur des façons ...