12 tasses de café.
12 !
Ce décompte je l´ai fait en me levant ce matin.
Et elle est là, malgré une dose de caféine qui tiendrait éveillée un commando de légionnaires sanguinaires, en train de dormir paisiblement, mais inconfortablement sur ses travaux de la nuit. Elle a passé sa nuit à préparer ma défense. Une douche rapide et c´est le départ pour le stade ou l´on prend le bus pour aller vers la capitale. Auparavant , je tiens à coucher ma petite chacha. Les feuilles qui lui ont servis d´oreillers sont calligraphiées sur sa joue.
15h23. Nous rentrons dans Helsinki.
Je vais achever ma séance tactique. Bus ultra moderne payé par notre président pour le titre. Putain, si je gagne une coupe d´Europe, il paye un stade ? Une ville ? Oui c´est ca , ce vieux fou serait capable d´acheter 100 000 hectares à la sortie de Turku, et d´y faire construire une maison par joueur, avec un pur centre d´entraînement. Je le sais. J´ai vu la maquette dans son bureau. Complètement fondu le vieux. Adorable, mais je pense que la nuit de 6 mois à eu raison petit à petit de son cerveau. Enfin. Tactique : ultra offensive. Agressivité : maximum. Tacles : à la Llacer ( là, ya que Aline, Julien Viale , Murcy et moi qui ayons souris ... ). Simple, concis et direct. Voilà ce que je m´acharne à faire comprendre à mes joueur depuis 20 minutes. Ils ont les boules d´être sur médiatisé ? Très bien, qu´ils profitent de cette saison difficile pour atomiser leurs adversaires. Ne rien leurs laisser. Rien. Débuter la coupe d´Europe, le titre déjà en poche. Être irréprochable à tout points de vue. Le premier qui discute avec l´arbitre , le banc au prochain match. Une faute violente gratuite et volontaire, une amende de 6 semaines. Ca va rager au pays des caribous, c´est moi qui vous le dis.
Accueil que je qualifierai de mitigé à Helsinki. Des poussins encore dans l´œuf s´écrasent sur le bus. des cannettes aussi. Gâcher de la bière. Quel pays de sauvages. J´ai même cru voir un saumon s´envoler de la foule, mais loupé sa cible et atterire a quelque mètre de sa piste de décollage. C´est lourd un saumon. Le mec qui l´a lancé à sûrement dû se froisser un muscle, en le lançant bras tendu. Bref , un accueil étonnant. Originale aussi. Les rares banderoles en français me font rire. " Retourne de la ou est ce que tu viendre" Touchant. En même temps , je ne pense pas être capable d´en écrire la moitié en Suomi. Donc grosse déconnade quand le bus entre dans le parking du stade. Sortie des joueurs sous les crachats. Ils ont suivis mes conseils et ont enfilé des k-way. Sauf Karnio le rebelle, qui ne m’a pas écouté. Les crachat, après avoir été stoppé net par les Kway, se sont donc légitimement retourné vers lui. Je lui donne aussi naturellement le droit à une douche. Tout le monde se fout de sa gueule et il part sous la douche énervé en maugréant des insultes finlandaises.
Entrée sur le terrain. Joie et f^te dans les tribunes. Tifo spectaculaire représentant une seringue à l’air antipathique en train de déversé un liquide verdâtre dans le logo du FC Inter. Bon on va faire abstraction. Rien à carrer de leurs conneries. Six mots adressé à Julien.
Début du match.
Mi temps.
Vestiaire.
Rien.
Quand je dis rien c’est rien . Le gros rien, vide néant.
Une partie de baby foot orchestré par des gamins.
Pas un coup de sifflet de l’arbitre pour une fautes. Ca pour être irréprochables, ils le sont.
C’est donc avec envie ( hum ) que je retourne sur le terrain.
Miracle.
Une occasion.
Une seule.
Sur une énième perte de balle, Viale récupère au milieu du terrain, dribble quatre défenseur du Tempere United, avant de tromper le gardien d’une feinte « Ronaldinesque » et de pousser le ballon dans le but vide. Manifestation de joie débordante dans le public. La même coté Julien Viale, qui se contente de reprendre le ballon et de le poser sur le point d’engagement. C’est étrange un stade aussi silencieux qu’un Fjord un soir d’hiver, enfin pendant Le soir d’hiver quoi. Il fait nuit tout le temps aussi, dans ce pays à la con.
C’est donc sur cette victoire 1 à 0 que l’arbitre siffle la fin de la rencontre, pour le plus grand soulagement des 24 000 spectateurs. Digne d’un Lyon Bordeaux, mais en plus soporifique encore. C’est dire le niveau.