La Ninja se redressa dans une roulade arrière et adopta sa vivace position de combat. Des pas aériens, lestes, le poids d’une plume. Shiba s’occupa d’un Dordos à lui seul tandis que Yahouran et Hideyori se concentrèrent sur le deuxième. Pour intimider leurs adversaires, les démons plantèrent leur arme dans le pavé et firent gicler les pierres en éclats. Les guerriers dévièrent les lancés de roche, sauf Shiba qui se permit d’en recevoir sans éprouver la moindre douleur. En réponse à cela, Yahouran s’approcha de son ennemi et le nargua dans des gestes provocateurs. Réagissant, le monstre fit un tour sur lui-même et déclencha une attaque dévastatrice qui propulsa une onde de choc bleutée vers les aventuriers. L’adolescente bondit latéralement sur le côté et la puissance rasa ses cheveux qui flottèrent jusqu’au sol. Hideyori s’abaissa à son tour pour esquiver l’offensive et rabattit sa lance au niveau du torse de son adversaire, taillant une profonde ouverture qui envoya de la peau valser dans les airs. Les deux alliés devaient œuvrer de cette manière, Yahouran se chargeait de distraire et son compagnon, à la force plus grande, portait les coups. Le Dordos s’énerva suite à la découpe de son buste et balaya son périmètre de sa grande épée semblable à une foreuse détruisant n’importe quel obstacle. La Ninja et l’ancien samouraï sentirent un courant d’air leur filer sur le visage. Mais le démon ne s’arrêta pas là et enchaîna avec un tranchage vertical pulvérisant la terre. Hideyori mit alors son arme par-dessus et le bloqua, l’empêchant ainsi de relever son moyen de défense et de destruction.
- Vas-y ! cria-t-il à Yahouran en tentant de contenir la pression que la foreuse lui impliquait.
Et celle-ci grimpa alors sur les épaules du Dordos, ôta son casque et lui fit connaître les joies du sabre dans le crâne. Il s’effondra lourdement sur le tapis de sang qu’il venait d’engendrer et son corps se désintégra à la seconde qui suivit comme tout Genma qui périssait.
De son côté, Shiba combattait lentement mais chaque coup valait le droit d’être admiré car l’énergie et le cœur qui y étaient mis semblaient critiques même pour le Dordos. Ils se ruaient d’assauts chacun leur tour, et se retrouvèrent bientôt lame contre lame, s’exerçant à la loi du plus fort. Faiblissant, le genma activa sa foreuse et éjecta ainsi stratégiquement l’épée de Shiba. Désarmé, le mi-homme mi-démon administra à sa victime un coup de pied pour l’éloigner et alla récupérer son ustensile d’attaque. Trop éloignés l’un de l’autre, trop paresseux pour aller tuer ce sous fifre du Mal, Shiba démembra son épée et l’enroula autour de la gorge du Dordos à distance. Puis il tira brutalement et la tête se sépara du corps avant de disparaître.
Kratos lui, avait assommé Sekai, car trop excité par la voix surnaturelle de Gargant. Il s’en prit alors au bretteur qui invoqua la puissance de son cheval :
- Cerbère, ces pions me chauffent, refroidis-les !
Le cheval hennit, ses yeux ainsi que sa queue et sa crinière devinrent bleus indigo, soulevés par une puissance magique et glaciale. Sa respiration se fit fraîche et il se dressa royalement sur ses deux pattes avec le malin Gargant sur son échine. Kratos déploya ses ailes mais l’animal lui envoya un souffle polaire qui gela immédiatement ses plumes. Alors, Cerbère galopa tout autour du groupe en laissant derrière lui une traînée de fumée céruléenne (bleue foncée) , marquant une arène, un sceau de la mort alimenté par une énergie afflictive. Un voile éphémère les enveloppa, et dénués de toute issue, ils ne purent que subir le froid horrible de ce nouveau lieu de combat, mis en mouvement par des rafales furieuses et hivernales. C’était une puissance magique phénoménale, Gargant la maîtrisait parfaitement. Les guerriers se placèrent côte à côte et le cavalier les défiait par des expressions hautaines :
- Abandonne, fit-il à Hideyori, tu n’as aucune chance.
Aussitôt, le sol trembla, et des pics de glaces miroitants en surgirent. Ils s’obligèrent à mouvoir et à se contorsionner dans des roulades ou positions évitant ces charges. Tous furent séparés, et dans le reflet de ces glaçons agrandis, ils croyaient se voir mais ne voyaient en fait que le chatoiement d’autres images en opalescence. Kratos et Shiba brisaient tous les obstacles sur leur passage, Yahouran elle, s’y faufilait, visant à se regrouper. Mais contrairement à ses alliés, Hideyori marchait à la recherche de son ennemi, uniquement…ce qui avait été anticipé par Gargant, qui lui fraya un chemin en éclatant par la force de la pensée la glace obstruant le chemin qui les raccordaient. Ils se firent face :
- Montre-moi de quoi tu es capable, lança le plus grand bretteur de tous les démons.
Le jeune combattant se saisit de Kûden et le démon esquissa un sourire. Irrité, le Toyotomi s’élança en tournoyant son arme, mais écopa aussitôt d’une attaque magique lancée par Cerbère. Une sorte de sphère indescriptible à la couleur marine qui tapa contre le fer de Kûden, repoussant son maître au tapis. Ce dernier s’énerva et amassa les nuées de la colère qui somnolaient dans ses souvenirs les plus nocifs. La puissance noire se mêla au corps de Hideyori qui sentit le pouvoir exhumer, la force de son arme sacrée. Il grognait, une mince foudre gravitait autour de lui, et prêt exécuter un sort qui lui était inconnu, Kratos vint l’interrompre en le bousculant à terre et le réprima :
- Imbécile, il ne fait qu’amplifier ta haine pour voir la puissance de Kûden grandir et te consumer. Ainsi tu meurs et il s’empare de l’arme ! Reprends-toi un peu !
- C’est ça, le pouvoir Hideyori…je ne le fais pas pour moi, je t’invite juste à te rendre compte de ce que tu détiens. Si seulement tu venais à mes côtés, je t’enseignerai comment maîtriser cela et, après avoir utilisé ta lance, je te la rendrai car tu restes son seul maître. Je te l’ai déjà dit, le respect fait partie de mes plus importantes valeurs, je ne considère pas les humains comme faibles, ils le sont tout autant que nous, mais ce sont deux races opposées par la dure réalité qui nous entoure.
- Encore faudrait-il que le respect fasse également partie de mes valeurs, rétorqua Hideyori, épuisé par le vampirisme de Kûden.
- Avec le temps, tu sauras te corriger. Tout réside dans ta volonté, mais le chemin que tu empruntes est une mort certaine. reprit Gargant, qui compatissait étrangement avec son adversaire.
- Assez ! hurla Shiba qui brandit son épée en mimant une attaque.
- Mais il faudrait que tes camarades puissent se contenir, c’est à ton détriment, et je risquerais vraiment de m’énerver !
Sur cette phrase, le Genma explosa spirituellement tous les pics givrés, dont les éclats s’éparpillèrent dans toutes les directions, y compris vers les humains. Kratos invoqua Arashi, l’orbe de Shippû, et engendra un bouclier flatulent qui dévia les morceaux glacés. Le champ de bataille redevint limpide et Cerbère envoya une bourrasque hivernale sous forme de disques lumineux et tranchants. Première visée, Yahouran bondit sur l‘un d’eux et le trancha au passage dans un jaillissement de lumière, puis roula en avant et courut vers sa proie. Le cheval s’hérissa et, de ses yeux, propulsa un rayon magique sur la jeune fille qui retint ce sort oppressant de sa lame frissonnée. Chacun voulurent l’aider mais Cerbère se dressa sur ses deux pattes arrières et envoya de multiples rangées d’anneaux magiques liés entre eux sur les aventuriers. Ces maillons partaient des sabots antérieurs du cheval jusqu’à leurs armes qui furent subtilisées et ainsi, formaient une chaîne entre l’animal et chaque combattant, ce qui permit à Gargant de les maintenir sous son joug.
- Priver l’adversaire de son instrument de combat n’a jamais fait partie des principes d’un être honorable, certifia Hideyori, rieur.
- Tu oserais parler de principes ? T’es-tu regardé, as-tu eu une quelconque forme respect envers moi ? Eh bien non, tu luttes actuellement dans ces conditions puisque tu n’as pas su garder ton titre et appliqué tes vertus. Il n’y a plus de contraintes dans les règles de l’art à présent, et tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même, car tu es et resteras le seul fautif dans toute ton histoire.
Cerbère claqua alors des sabots et givra le sol autour de lui, la progression de la gelée se faisant lentement vers les condamnés qui ne pouvaient que subir. Le frimas gagna leurs jambes et remonta inévitablement vers leur torse, les réduisant au suffixe de statues décoratives pour ce lieu que l’on surnommait : L’Orifice du Mal.
Quand soudain…
- YAAH !
Un homme, surgissant de nulle part, entailla le cheval criant qui saignait d’un liquide bleu échauffé. Et juste après avoir blessé la monture qui avait dû cesser son attaque, il recula vers les guerriers qui récupérèrent leurs moyens :
- Déguerpissez, vous ne pouvez haïr cet homme sans le craindre, il va vous anéantir si vous restez ici !
- Je ne reçois d’ordre de personne, clama Shiba. Qui êtes vous ?
- L’on m‘appelle Kyusaburo, du clan Yagyu. Frère aîné de Jubei Akane si ce nom vous parle. Que faites-vous dans un endroit pareil ?
Il disait cela en étant attentif face à Gargant. Il se caractérisait par une longue chevelure noire, commune et ligotée en une queue relevée, deux mèches frontales lui tombant jusqu‘au cou. De longs sourcils parcouraient son visage satin affichant expérience et circonspection. Ses joues se creusaient comme un enfant en manque de nourriture. Il revêtait une armure Yagyu, fine et légère, mais protégée par une matière certaine, assez pour limiter les dégâts. Un tissu rare, à tel point que seul son clan pouvait en confectionner.
- Ta sœur nous a envoyé ici, pour que nous puissions nous emparer du deuxième cheval de l’Escadrille Noire. Mais je ne savais pas que la tâche serait aussi ardue, déclara Kratos.
- Elle est donc toujours en vie … ? s‘exclama-t-il. Je pense qu’elle vous a surestimé, vous n’êtes pas encore mûrs pour ce genre de choses. Partez, on se recroisera à coup sûr, nous aurons alors le temps de converger dans de meilleures conditions. Je suis venu avec deux chevaux, ils vous attendent plus loin.
Et le groupe profita de cette opportunité pour fuir sans omettre de remercier leur sauveur. Il se retrouva seul face au duo malveillant.
- Ainsi les Yagyu courent toujours…s’étonna Gargant, outrecuidant. Qu’importe, ce n’est plus le cas de Sekishusaï à présent…
- Ne prononce pas son nom, fit Kyusaburo en posant sa main sur le manche de son sabre.
- Hmpf, toujours contraints à passer inaperçus, vous ne changerez jamais. Je salue l’effort que tu as fait pour venir jusqu’à moi !
- Quand les vents m’ont apporté la rumeur d’un groupe de guerriers capables de tuer les Genma sans grands inconvénients, j’ai directement chevauché jusqu’ici pour voir de qui il s’agissait. Et j’ai bien l’impression que notre prophétie se réalise, Gargant. Cinq Élus…Pour cinq Temples.
- Dois-je te rappeler que la nôtre aussi est en court de procédure, bientôt nous assisterons à la renaissance de Nobunaga, et ce jour là il sera trop tard. On dirait que les vents nous ont apportés les mêmes informations à propos de ces voyageurs, les rumeurs les plus folles courent à travers tout le Japon en ce moment, pas vrai ?
- Quelqu’un t’en as sûrement averti…
- Mais qui ? ricana le démon.
- Je n’en sais rien, et je ne veux pas savoir. Il y a beaucoup de traîtres parmi les humains, et j’en suis déjà trop écoeuré. Abrégeons, ici sonne l’heure de notre duel, je n’ai pas de temps à perdre.
- Hmpf, vous êtes ceux que je déteste le plus…
Et dans un scintillement de fourreau, le combat débuta.
- Dépêchons-nous ! dit Hideyori en courant, tenant son cheval qui portait le baume d’Ako.
Ils fuyaient du mieux que possible dans ces plaines chaotiques, voyant les montagnes, les si belles montagnes, se rapprocher d’eux lentement. Regrettant une probable apparition de fourbes créatures, ils s’échappaient tels des lièvres en proie à leur ravisseur. C’est alors que quelques pas plus loin, ils repérèrent les deux chevaux de Kyusaburo patientant dans la plus grande accalmie. Mais c’est également à ce moment qu’apparurent de biens étranges individus en lévitation dans l’air. A la suite de chaque éclair touchant le sol, ils se dévoilaient chacun leur tour en ligne et flottaient face au groupe qui se ralentit. Petits, recouverts par une robe abîmée de couleur grenat, ils portaient un collier en boules dans leurs mains et n’avaient pas de jambes, mais seulement des flammes sanguinolentes brandillant par-dessus la terre. Il s’agissait là de mages aux pouvoirs maléfiques qui encerclèrent les guerriers.
- Ils ne m’ont pas l’air amicaux, signala Shiba qui les regardait avec amusement.
- On dégaine ! acheva Kratos qui faisait trois fois leur taille.
Alors, ils sortirent leurs armes et les Genma lancèrent leurs colliers qui s’agrandirent et se dématérialisèrent en des flammes d’une inanité parfaite, qui ne brûlaient pas. Chaque carcan magique prenait forme autour d’un des combattants et le suivait s’il bougeait.
- Ces machins ne nous quittent pas ! proféra Yahouran qui reculait sans cesse.
Puis, les cercles se rétractèrent prestement, enlaçant Kratos qui n’avait pas su esquiver l’attaque. Hideyori s’était plaqué au sol juste à temps, son amie elle avait sauté et Shiba de son côté avait planté son épée à terre et s’était dressé dessus les bras croisés, tel un équilibriste endormi. L’Ange, pourvu d’une force colossale, pouvait forcer de son visage hagard sur son lacis, rien ne le délesterait de cet entrelacs qui lui aspirait allègrement sa vitalité. Il devenait de plus en plus faible et quand le sort se rompit, il fléchit du genou en dévisageant ses agresseurs. Hideyori courut chercher l’un des chevaux et galopa vers un des mages pour le pourfendre sans lui laisser la moindre chance, puis il fit demi-tour vers Yahouran, chevauchant comme un samouraï pouvait adroitement chevaucher. Il tendit la main à son acolyte féminine et dans son élan, la jeta dans les airs pour qu’elle puisse atteindre deux autres Genma volants, et dans un mouvement invisible les diviser en deux parties distinctes qui s’échouèrent comme des feuilles d’automne. Shiba attrapait quant à lui ses cibles avec sa lame démembrée et les ramenait vers lui pour déboîter des nuques sans aucune pitié. Hideyori entama une nouvelle incursion dans les entrailles de ces mages insolents. Il se mit debout sur le destrier, accéléra et fit jaillir le sang qui s’étala sur son armure. Mais leurs attaques de cercles continuaient d’affluer et d’atténuer l’ardeur des compagnons. Kratos se releva et lança puissamment Shippû qui tournoya en expulsant de la chair à démon, bien que parfois, les mages se volatilisaient pour éviter les lames que l’ont leur infligeaient. Alors, leur nombre étant trop éminent, les aventuriers gagnèrent les chevaux et partirent, poursuivis par des hordes de mages résolus et intrépides…
J´ai finis de (re) lire les 3 premiers posts, la partie d´avant quoi.
Bah en ayant relu ça je sais pas mais le fait - déjà - que ça soit séparé en partie bien définie allège la lecture et la rend meilleure et plus appréciable.
Ensuite la qualité est irréprochable, c´est très appréciable de voir un vocabulaire varié et surtout TRES minutieux. Mais bon ça, c´est l´ancienne partie. Je lirais le reste demain, avec la fin de la new partie, mais good job Snake ![]()
snake, pour ce beau cadeau de Noël. Pour le reste, Sima a tout dit, c´est vraiment du beau travail.
et pile à l´heure
Bon j´ai finis de lire la dernière partie, je réitère le post d´hier.
Sincèrement bravo.
De retour sur mon ordi et je tombe sur la suite de la fic
Bon. Je n´ai jamais été très douée en compliments, mais je commence par te féliciter de cette partie qui est très intéressante.
Super, comme d´habitude ^^
Merci pour ces compliments.
Et euh hum...j´devais poster la dernière partie le 25 mais j´ai pas trop prévu l´engouement que la PS3 a eu sur moi veuillez m´excuser.
J´écris actuellement et vais consacrer cette nuit à la dernière partie. ![]()
Tu voulais me faire dormir deux heures plus tard pour avoir la suite de la fic, espèce de Draculatum va
Bon chapitre; bonne transition vers ce qu´on va devoir faire... Et surtout établir.
Tain comme tu le savais après avoir posté ça le site a buggé à mort (Too many connections à 6 h du mat mon cul ouais >< ´ ), pouvais plus rien faire...
A croire que JV.com ne peut supporter la qualité de mes textes.

Il n´y a pas de raison, que JV.com ne supporte pas tes textes, car ils sont exellent et plus encore, mais je ne peut pas t´ecrire ce que je resent, car mon français n´est pas assez bon pour ça, mais sache que je suis épatée de ton talent
Yeah j´ai vu ton message après Snake^^
Sinon ne t´inquiètes pas Ecila, il n´y a pas toujours besoin de mots pour comprendre un sentiment ou une pensée^^ ![]()
j´ai mal a la tete y a trop d´écriture ![]()
T´avais qu´à t´y prendre plus tôt *rabat-joie* ![]()
snake
tu as un talent fou tu devrais travailler chez capcom ou autre encore bravo
oui, il y a des bons ecrivains sur ce forum
Qui va mettre la suite et quand ![]()
Si on le savait
Snaku? Faudrait d´ailleurs que je lui parle, en fait c´est sur un sujet important par rapport à l´écriture d´ailleurs :/
ecila53 Posté le 07 janvier 2008 à 19:08:17 oui, il y a des bons ecrivains sur ce forum
merci ![]()
snake fait du bon boulot ![]()
salut sima
Salut Fredo ![]()
C´est moi qui vais poster la suite, et je vais le faire vite car la reprise fait du Temps une denrée rare, cette semaine est un exemple. -_-
Et merci fredo, m´enfin bon travailler chez Capcom...
Mon "talent" n´a rien d´extroardinaire comparé à beaucoup d´autres. Fin je pourrais m´éterniser là-dessus mais bon, un autre jour p´têt. ![]()
C´est encore toi snake, pour la suite? Les autres se la coulent douce ces temps ![]()