Le commandant maintenant lieutenant-colonel avança fièrement, le torse bombé, le blaster sur l'épaule, suivit du lieutenant qui n'avait pas eu le privilège de gagner de grade.
Celui-ci s'exclama:
-Mon colonel! N'aurions nous pas dû avertir le commandant suprême de la construction de la base cidérale 137-B?
-Contente-toi de la boucler et de faire ce que l'on t'a ordonné.
-.....oui colonel.
-Parfait maintenant cours avertir la base 532 que le Commandant suprême souhaite que l'on deserte la zone avant l'arrivée du catalyseur de Force AX-2-7.
-A vos ordres.
Le lieutenant grandement déçu redressa son arme lourde qu'il avait placé sur son dos et puis se mit à courir tout en tenant d'une main son lance-roquettes.
Le lieutenant-colonel s'avança doucement vers l'intercepteur STR
qui avait l'apparence d'un cargo public mais qui était bien plus redoutable qu'il en avait l'air.
Il passa à l'arrière des réacteurs et sentait encore l'air chaud qui sortait de ceux-ci après un vol de dix-huits heures.
Il aspira et expira à plein poumons, puis il usa de sa commande de distance pour activer l'ouverture des portes du vaisseau.
Celle-ci s'ouvrirent avec un léger crissement vers le bas.
Il monta les marches tranquillement en sifflant.
Il s'immobilisa un instant en pensant que des intrus avaient pu s'introduire à l'interieur du vaisseau.
Il active le viseur de son arme et la mit en joue sur son épaule, puis il chassa cet idée de son esprit et désactiva le viseur de son arme.
Il pénétra dans le cockpit et s'empara de projecteur holographique en forme de boitier carré et l'activa.
Il composa un code sur le clavier de celui-ci et se redressa.
Une ombre bleue grésilla puis apparue au dessus du visionneur de l'appareil.
Un visage apparue nettement et fit déglutir le lieutenant colonel qui réussit tout de meme à parler:
-Mon impératrice, dit-il.
-Colonel, répondit le visage qui était parcouru d'ondulation faute d'une mauvaise reception sur la planète-ruine.
Quelles sont les nouvelles?
-Le commandant suprême Slein vous fait savoir qu'il aura éliminé tous les survivant de la lignée des jedi dans les 48 prochaines heures.
-Parfait. lui dit-elle.
-Mais....
-Oui colonel?
Le lieutenant-colonel déglutit de plus belle en regardant le terrifiant visage d'un simple femme.
Mais dans les traits calmes de cette femme d'une vingtaine d'années, il voyait le visage d'un etre terrifiant et sans pitié
qui lui arracherait les yeux dans la foulée s'il disait une chose de travers.
Il redressa lentement sa tete qui était tombée contre sa poitrine et regarda cette femme du coin de l'oeil.
-Mon impératrice Mareva,....
-Oui?
Il percevait d'avantage d'impatience dans ce visage à chaque seconde où il laissait d'un blanc.
Il se donna un petit coup à lui-meme et se convaincu qu'il s'agissait ni plus ni moins que d'une femme, d'un etre faible et inférieure, ce qu'elle n'était absolument pas.
Plus il patientait lui aussi, plus cela le faisait frisonnait et plus il avait l'impression que sa tete allait exploser sous le poids du regard de cette femme.
-....quand le catalyseur arrivera-t-il?
-Dans les deux heures à venir.
-Que votre reigne soit infini, mon impératrice.
-Que votre vie ne soit pas veine, colonel.
Il éteignit la console après avoir échangé cette formule avec le mal en personne.
Il souffla et vérifia si sa tete était toujours à sa place.
Puis il lança à haute voix, sans destination, après avoir activé les moteurs de l'intercepteur:
-Ouf! C'est décidé! Je demande mon affectation aux mines de Dreijim une fois que le catalyseur sera arrivé.
Il s'appuya sur le panneau de commande et baissa la tete.
Puis il se redressa et regarda droit devant lui à travers la vitre du vaisseau.
Il mit ses mains sur ses hanches puis il ria a pleine dents.
Il entendit un léger bruissement derrière lui et il s'assura que la porte venait de se fermer automatiquement.
Il était sur le point de s'assoir quand il ressenti une étrange douleur au niveau du torse.
Il mit ses mains sur celui-ci et les regarda après les avoir retirées.
Le lieutenant-colonel constata avec stupeur que ses gants renforcés avaient à demi fondus.
Il regarda ce qu'il avait sur le torse et perçu une étrange pointe scintillente de couleur violette et s'effondra à terre.
La pointe avait disparue quand il regarda son torse une fois à terre.
Il commença à voir la lumière du soleil de Corusçant à travers la vitre s'affaiblir puis disparaitre et il vit un noir profond.
Et alors, il comprit ce qu'il lui était arrivé.