Bon ben voilà un autre chapitre, ce n´est point pour vous déplaire
Chapitre 14 : La décision
Sangoten bougea. Il tourna sur lui-même, et s’emmitoufla dans les couvertures blanches. Trunks, lui, avait un bandage sur la tête. Il ne dormait pas. Il avait l’air pensif. Les deux saiyans étaient en pyjama rayé bleu et blanc. Ils étaient dans une salle blanche. Quelques outils étaient installés devant la table de Sangoten. Soudain, une jeune fille apparut. Elle portait une sorte de chapeau blanc, et un habit avec une croix foncée dessus.
- C’est l’heure, dit-elle avec un sourire.
- Tenez, madame l’infirmière, dit Trunks en tendant son bras.
L’infirmière lui fit sa piqûre. Trunks ressentit un petit fourmillement, mais n’en dit rien. L’infirmière les quitta en leur souhaitant une bonne journée.
- Et n’oubliez pas : ce n’est pas parce que vous êtes en forme que vous devez quitter l’hôpital aujourd’hui ! Il faut vous reposer.
- Ok, dit Sangoten qui venait juste de se réveiller.
Il se massa la tête. Il portait encore quelques plaies au niveau du visage, mais bien évidemment cachées par des pansements. Il s’étira, et dit :
- Dis-moi Trunks, ça fait combien de temps ?
- Une semaine, je crois, répondit celui-ci en s’allongeant.
Sangoten poussa un bâillement, puis sauta de son lit.
- Où sont grand-père et grand-mère ?
- Sur le balcon, répondit-il d’une voix monotone.
Sangoten enfila son t-shirt noir de combat par-dessus son pyjama, puis se dirigea vers la fenêtre. Akmillia et Baddack ne semblaient pas le remarquer. Ce dernier portait un plâtre au bras droit. Mais il souriait. Pour la première fois, Sangoten voyait véritablement son grand-père. Non pas en guerrier aguerri, mais en homme tout à fait sociable, et respectable. Il portait non pas une armure, mais une veste avec un pull bleu. Des habits de tous les jours, quoi. Akmillia également, elle portait un t-shirt bleu clair, et ne portait plus un long filin pour attacher ses cheveux. Cette fois, sa chevelure n’était plus retenue par quelque chose, elle était longue, très longue, allant jusqu’au bas de son dos. Sangoten sursauta. Il vit la main de Baddack posée sur celle-ci. Ils parlaient, et riaient.
« Peut-être ne vaut-il mieux pas les déranger », se dit-il en se redirigeant vers son lit. Il repensa au combat contre Drénos. « Un gars coriace ». Drénos n’exista tout simplement plus quand le Genki Dama le heurta. Son âme n’était plus. Les deux petits dormaient, et les gardes de Drénos furent réduits en bouillie par la fureur de Gotenks, issu d’une nouvelle fusion après la mort de leur ennemi. Ils étaient tous tellement blessés, ce fut pour eux une chance inouïe quand un homme d’Enma apparut.
- Venez, avait-il dit. Je vais vous transporter à l’hôpital. Je pratique le déplacement instantané.
Ce fut une chose faite. Mais tous étaient en piteux états. En trois jours, les adultes étaient rétablis, tandis que les enfants, il fallut cinq jours pour qu’ils se sentent mieux.
- Eh, Sangoten, dit Trunks.
- Oui ?
- A quoi tu penses ?
- Est-ce une bonne chose ?
- Comment ? Que veux-tu dire ?
- Je ne suis pas sûr que ça soit une bonne idée de les ressusciter, répondit brusquement le demi saiyan.
Trunks ne dit aucun mot, puis, après un long silence, il dit :
- Ouais, je crois aussi. La vie terrienne a peu de signification pour eux.
- Mieux vaut les laisser ici. Ils veulent ressusciter, mais ce qu’ils veulent, c’est retourner sur Végéta… qui existe plus.
- Ils le savent.
- Concrètement, oui.
Les deux saiyans tournèrent leurs regards vers Baddack et Akmillia. Baddack ne ressemblait plus à un homme assez âgé et mature. Là, on aurait dit exactement Sangoku. Il souriait, de la même manière que lui, et avait la même démarche. Akmillia, elle, ressemblait à une Bulma-Chichi. Sangoten murmura un instant :
- Papa… maman…
- Hein..? dit Trunks en le fixant.
- Non, non rien…
Les deux adultes rirent, puis s’enlacèrent.
- Houlà, houlà, dit Trunks en tapotant l’épaule de Sangoten.
Sangoten tourna sa tête vers ses grands-parents. Il vit Baddack embrasser Akmillia, puis dit :
- Je crois qu’il faudrait mieux partir !
- Je te suis !
Ils filèrent tous les deux en s’habillant le plus vite possible, puis quittèrent la salle. Ils s’arrêtèrent dans un couloir.
- Ton grand-père me fait de plus en plus penser à Sangoku, dit Trunks.
- Ouais…
Son père. Quand le reverrait-il ? Il aurait préféré que Trunks n’aborde pas le sujet, pour qu’il ne souffre pas du fait que son père avait disparu.
- N’oublions pas notre objectif, dit-il.
- Comment ? dit Trunks.
- N’oublions pas que nos ennemis principaux, ce sont nos doubles. Et dans un peu plus de deux mois, ils viendront.
- La salle de l’esprit et du temps, répondit Trunks en hochant la tête. Il faudra s’entraîner là-dedans.
Sangoten ne répondit pas.
- Il faut gagner, dit Trunks.
- Ce n’est pas encore fini…
Ils discutèrent un peu sur leurs parents (et surtout du mauvais caractère de Végéta) et repartirent vers leur chambre. Une fois arrivé, Sangoten hésita à ouvrir la porte. Trunks comprit aussitôt.
- A mon avis, il a fini de lui faire sa fête, dit-il.
- Je vais vérifier.
Sangoten ferma les yeux, entra, et cria :
- Grand-père, grand-mère, on est là !!
Il entendit une voix, ce qui le soulagea.
- Vas-y, viens ! cria Akmillia.
- Ouais, dit Trunks en entrant à son tour.
Puis, plus rien. Un grand blanc. Aucune des quatre personnes ne purent dire un mot. L’infirmière entra. Elle leur servit un plateau de friandises, puis Trunks dit :
- On va leur dire ?
- Dire quoi ? questionna Akmillia.
- Oui, je crois qu’il vaudrait mieux…
Akmillia était toute rouge, tandis que Baddack souriait pensivement. Il avait l’air content.
- Allez, dites-nous, murmura Baddack. De toute façon je sais ce que vous allez dire.
- Quoi ? dirent Sangoten et Trunks d’une même voix.
Les deux adultes se regardèrent.
- Nous allons rester ici, nous n’allons pas ressusciter..
- Hein ? dit Sangoten. Mais pourquoi ?
- Je pense que je voulais revoir la planète Végéta, en n’oubliant pas qu’elle était détruite. Mais je voulais y aller, dans mon subconscient. Nous… N’allons pas aller avec vous. Je suis désolé. Mais nous vous aiderons peut être, un jour…
Les quatre personnes eurent à nouveau un temps de silence. Puis, lentement, Trunks murmura :
- Bien.
- Allons-y, dit Sangoten tristement.
- Allons récupérer les boules de cristal, les Dragon Balls.
Il faisait nuit noire, comme toutes les nuits de ce monde. Une personne s’approcha d’une autre et lui parla.
- Ils sont vraiment idiots.
- Haha ! Bien joué, Sangohan.
- Je leur ai dit que c’était dans trois mois alors que ça va être dans un peu plus d’une semaine !
- En comptant la semaine qui vient de passer, nous viendrons dans leur monde demain.
Le mauvais Sangohan s’inclina. Le mauvais Sangoku, également, puis tous les deux partirent.