J´aimerais savoir si il y aura une suite ?
J´aimerais savoir ce qu´est devenu nexus et sa famille surtout
PS: j´ai pas encore lui la 3b mais j´ai jeté un coup d´oeil^^
Ben la suite devrait (normalement) être pour ce week-end.
Je dis bien " normalement " car avec Hellsing2 et Shadow...
.
Helssing >> Il a posté depuis longtemps la suite à sa fic´. ![]()
Oki ![]()
T´avais dis que tu posterais la suite avant dimanche je cris, bref, j´espère qu´elle sera pour ce week-end.
Et ben la fic´ sera pas pour aujourd´hui. ![]()
tu compte 3jours que tu multiplie par 90 et tu trouve le nombre de jours qui nous sépare de la suite.
enfin bon un ptit
en passant
En rajoutant quelques zeros ![]()
ptdr !! !!!! Vous êtes proche de la vérité.
Et en le multipliant par le périmètre du soleil.
.
J´attends la suite sérieusement là
je la veux
.
De source sûre, je peux vous assurer que vous aurez le chapitre 16 pour pâques. Il est en route avec les cloches et si elle ne se font pas détourner, vous aurez les feuillets dans votre jardin avant la fin du week-end.
![]()
Darkkil :
Tu veux aider a reconstruire le forum ?
c´est sur le topic "le forum" que ça se passe, on va faire revivre le forum mais pour ça il faut recommencer a 0 tu es d´accord ?
Kid est vraiment trés marrant lol
Kid=> Mdr! ^^
Tout le monde: Sachez que l´écriture du Fils Oublié saison 4 a reprit. ;P
Enfin.
C´est bon, le chap est prêt. Et j´espère qu´il vous plaira, je le posterais dés ce soir ou demain après avoir fini quelque modif. Et un grand merci à Kid et à Shad qui à réussit à le lire sans s´évanouir lol.
Bon je poste mon chap ; alors ne postez pas avant 20-30 min merci
longtemps. À présent, tout était clair : Coronéze se dirigeait tout droit vers ce bâtiment noir en forme de disque qui avait pour nom le "Druzz" et qui abritait le fameux réacteur de Goélance. Souvenez-vous, c’est à cet endroit que se trouvent actuellement Djinns et Kelan. Rodring plissa ses yeux, comme pour se sortir d’un mauvais rêve, il fallait agir vite et radicalement. C’est ainsi qu’il décida d’entrer en communication télépathique avec ses amis. Kelan et Djinns cherchaient désespérément un moyen d’entrer dans le Druzz tout en évitant les gardes, mais en vain. Ils ne savaient vraiment pas comment accéder à ce bâtiment qui n’avait aucune entrée. Chris, quant à lui, était pleinement plongé dans son investigation, se faisant pourchasser par une bonne partie de la ville dont le nombre de participants augmentait à chaque instant. Rodring leur expliqua rapidement la situation, sans rentrer trop dans les détails, mais en soulignant les points ou plutôt, le point le plus important : L’arrivé, quasi certaine, de Coronéze au Druzz. Bien qu’il soit un élément perturbateur au bon déroulement de la mission, tous décidèrent de ne pas changer, pour autant, de plan et donc, gardèrent leurs positions parce que l’intervention de Chris et de Rodring au Druzz ne pourrait qu’envenimer la situation : Tous deux entraîneraient alors avec eux leurs ennemis respectifs, lesquels ne leurs laisseraient pas tirer leurs révérences aussi facilement. Cependant, l’annulation de cette mission était encore moins envisageable. Pourtant, laisser leurs deux compatriotes face à Coronéze, l’Andicraft le plus puissant, était tout simplement du suicide. Ils ne leurs restaient plus qu’à prier pour que cette mission finisse en bonne et due forme. Chris avait des remords car il avait fait la promesse à Suela de protéger Djinns. Mais il lui était impossible d’agir, pour ne pas les condamnés à une mort certaine. Surtout que ce dernier, lui aussi, avait du souci à se faire. Il devait survivre dans une ville qu’il ne connaissait pas, poursuivis par des monstres assoiffés de sang neuf. C’est pourquoi Kelan et Djinns devaient faire face, seuls, à leur ange de la mort : Coronéze en personne.
Rodring, aillant fini de leur parler, reprit ses esprits. Mais durant sa discussion, il n’avait pas quitté un seul instant du regard ses frères. À leurs tours, Lypso et Staliske descendirent de leurs trônes, lesquels avaient regagné les encastrements du podium. Staliske laissa sa guitare sur son siège et, accompagné de son frère, ils s’avancèrent dans sa direction comme deux prédateurs affamés.
« Staliske » (Parlant à Rodring.) - On a été sympa avec toi mon répugnant petit frère, on t’a laisse parler par télépathie avec tes amis.
« Lypso » - De toute manière, cela ne changera pas le fait que vous allez tous les quatre mourir aujourd’hui. Maintenant il est temps de te détruire !! !
Brusquement une vague de froid parcouru la salle. Le combat allait commencer.
Un léger sourire ironique au coin des lèvres, Staliske dit à son adversaire, " Petit frère je vais te montrer à quel point je t’aime ". Lentement, il leva le bras droit, la main rivé vers le ciel, puis claqua des doigts. Ce claquement créa une étincelle de lumière jaune, annonçant l’ouverture des festivités. Le sol trembla, et tout à coup des mains en sortirent dont l’une d’elle essaya d’attraper la jambe de Rodring. Mais celui-ci, gardant son calme, l’esquiva sans mal. Il en profita pour frapper énergiquement de son autre jambe, cette main sortie d´outre-tombe. Peu après, ces créatures émergèrent de dessous de terre. Rodring jaugea ses ennemis d’un coup d’œil. Pas de doute pour lui : Les propriétaires de ces mains, qui étaient au nombre de trois, étaient des guerriers nobles en quête de gloire et sortis tout droit de "l’enfance". Une enfance de quand même près de cent ans. Bien que les traits de Lypso se fussent adoucis, il semblait être encore plus terrifiant et s’adressant très calmement à Rodring sur un ton moqueur, il articula :
« Lypso » - montre-nous que les siècles ne t’ont pas rouillé. Ces trois jeunes gens rêvent d’une seule chose : En te tuant, ils accèderont à la renommée et la gloire. Alors montre leurs de quoi tu es capable et mérite ton affrontement contre nous, en les tuant. Enfin, si tu as toujours les compétences pour le faire. Parce que nous autre, n´avons pas été dupe de ton tour de force. Même si je dois avouer que les plus jeunes et les moins expérimenté se sont fait dessus en te voyant.
Promenant son regard attentif sur les personnes présentes, Rodring pu constater qu’ils étaient battis en redoutables guerriers et qu’ils avaient hâte d’en découdre avec lui. C’était simple : Ses jeunes adversaires ne tenaient plus en place. Rodring, tiraillant sa barbe, se mit à leur parler comme s’ils n’étaient que des nouveau-nés.
« Rodring (Leur parlant sur un ton humiliant.) - Mes pauvres enfants, vous allez tout droit à la catastrophe. Vous êtes aussi bêtes que vos maîtres, je vais vous balayer d’un revers de la main. Rentrer chez vous, ça vaudra mieux ou, aller pourchasser Chris avec lequel vous aurez bien plus de chance qu’avec moi. Arrêtez de vous voiler la face, je vais vous tuer comme des moins que rien. Pour moi vous n’êtes que des grains de sable.
Les Andicrafts étaient des créatures possédant une très haute opinion d’eux-mêmes : Écouter ces insultes sans bouger leurs étaient totalement impossible. C’était leurs devoirs de lui prouver qu´il avait tort, et cela même, s’il ne pouvait avoir que raison. Un des jeunes nobles, le sang probablement plus chaud que les autres, partit en trombe, se jetant comme un affamé sur Rodring. Il fut suivi, presque qu’immédiatement, par ses deux camardes. Les crocs découverts et les yeux crépitant d’une énergie sombre et surnaturelle, ils foncèrent tous trois comme des obus. Rodring poussa un léger ricanement, étrangement déroutant, et se précipita à son tour sur eux. Le combat s’engagea au clair de lune, féroce et sans merci, jusqu´à ce que les premières gouttes de sang jaillissent dans tous les sens. Ce qui ne mis pas longtemps à se produire. À peine le combat avait-il débuté, que l’un de ces inconscients adversaires essaya de lui mettre un coup de genou qui le manqua inévitablement. Presque aussitôt, la main droite de Rodring vola dans sa direction : Le jeune mâle n’avait pas eu le temps de réagir, que l’avant bras de Rodring s’était déjà enfoncé dans sa poitrine pour en ressortir par l’autre coté avec un craquement satisfaisant. Les yeux oranges de la créature s’écarquillèrent de surprise plus que de douleur : Il se retrouvait empalé sur le bras de son ennemi. Une gorgée de sang sortit de sa bouche, glissant le long de ses lèvres pour couler sur sa poitrine. Une giclée sortit même de ses narines. Mais pour tuer quelque noble que se soit, ceci ne suffisait pas. Rodring devait lui infliger le coup de grâce avant que ses acolytes, qui se pressaient dans sa direction, ne l’en empêchent. Il esquissa un sourire machiavélique, posa deux doigts sur le front du noble tout en se concentrant quelque peu. Soudain, comme prit d’un spasme puissant, tout le corps de son adversaire se raidit et sa tête se projeta violemment vers l’arrière. Une douleur atroce diffusa alors dans le crâne ennemi, les yeux papillonnèrent puis se retournèrent simultanément dans leurs orbites, du sang se mit à suinter des pores de sa figure et gicla par tous les orifices. Tous de suite après, le visage se mit à se déformer affreusement pour finalement exploser dans un bruit sourd. La chair macula tout ce qui était situé dans un rayon de deux mètres. Rodring retira finalement le bras de ce corps sans tête, qui expira en tombant à terre tel une masse. Le jeune noble décapité gisait couché sur le dos. Le sang, en longs ruisseaux brillants comme du cristal, jaillissait encore de sa poitrine, courant, en se ramifiant, vers les chaussures de son assassin. Ce liquide, seule vestige d’une vie à présent trépassée, ruisselait comme du vin entraînant dans ses flots quelques morceaux de cervelle d’une jolie couleur verte.
Rodring se retourna d’un coup sec dressant fièrement sa vieille carcasse. Dévisageant ses adversaires, il remarqua que l’un d’eux était une femelle aux cheveux roux et au teint pâle. L’autre, un mâle tout aussi hideux que le précédent, le fixait. D’ailleurs, tous deux le fixaient d’une drôle de manière, comme si la crainte les avait paralysés. Ils s’étaient arrêtés à proximité de lui, et leurs vêtements étaient souillés par le sang et les bouts de cervelle de leur compagnon. À l’opposé de Rodring, le métis Andicraft, qui n’avait aucune tache de sang alors qu’il se trouvait juste en face de la tête lorsqu’elle explosa.
« Rodring » (Sur un ton ironique.) - Je me sens moins habile qu’autrefois. Mais bon, je l’ai quand même battu facilement. J’espère que ce n’était pas le plus fort d’entre vous. À vos places je m’enfuirais. Ce qui n’est pas une honte. Beaucoup d’Andicrafts ont peur de moi. À moins que vous vouliez à tout prix vaincre le vieil homme que je suis, pour vous prouver que vous valez mieux qu’un ancêtre beaucoup plus malin que vous. Et surtout pour ne pas perdre la face devant vos deux imbéciles de maîtres qui vous regardent.
Appuyant encore un peu plus où ça fait mal, l’individu mâle de la noblesse lui rétorqua :
« Le noble » (Parlant comme s’il avait appris par cœur.) - Mon camarade était faible. Si ce n’était pas le cas, il ne serait pas mort. Seul les forts vivent. Et moi je vivrais pour la gloire de mon royaume. Mais avant de te tuer, laisse-moi nous présenter. Je……
Mais avant qu’il continue sa phrase, Rodring lui coupa la parole :
« Rodring » - Inutile de perdre votre temps dans des présentations futiles et dénuées d’intérêts. À quoi bon connaître vos noms alors que vous allez mourir d’ici peu ?
« La noble » (Serrant ses poings rageurs jusqu’au sang) - Je vais te faire regretter tes paroles vieillard.
« Rodring » (Souriant) - Les femelles Andicrafts n’ont vraiment aucune éducation.
Lentement, les deux guerriers nobles s’approchèrent de Rodring sans le quitter du regard. Décrivant alors un cercle dont leur proie faisait partie intégrante, cherchant une ouverture qu’ils pourraient exploiter immédiatement. De suite, le mâle, à la tête repoussante, poussa un cri et passa à l’attaque s´élançant les deux mains ouvertes. Chacune d’elles était affublée d’une boule d’énergie rougeâtre. Mais avant que celui-ci n’eut le temps de lancer son attaque et d’atteindre sa cible, Rodring le repoussa d’un coup de pied tournant qui l’atteignit sous la mâchoire, laquelle se détacha en se brisant comme du verre. Ensuite sa colonne vertébrale émit un affreux craquement : Le coup qu’il avait reçu était tellement puissant par rapport à ce qu’il était habitué, qu’il effectua plusieurs tours sur lui-même pour finalement s’écraser au sol une dizaine de mètre plus loin, fissurant celui-ci sous la violence de l’impact. L’Andicraft était toujours vivant mais était, à présent, incapable de se relever. À ce moment, Rodring sentit un regard brûlant dans son dos. Il se baissa aussitôt pour esquiver cette attaque qu’il n’avait même pas aperçue et, d’un mouvement furtif, sans vraiment laisser le temps à quiconque de comprendre ce qui allait se passer, il posa ses deux mains sur le bas ventre de la femelle Andicraft qui avait tenté une agression par derrière, lui tirant à bout portant une vague déferlante.
Cette tempête d’énergie et de chaleur détruisit sa cible en une fraction de seconde. Ses cheveux s’embrasèrent comme une torche imbibée d’huile, toute sa peau se carbonisa et sa graisse parut fondre en un instant. Puis, l´on crut voir dans les flammes son squelette qui hurlait, avant de s’être complètement consumé pour finalement disparaître en poussière. La vague déferlante de Rodring alla s’écraser sur un pan de mur à l’autre bout du terrain qui s’effondra et qui fut bientôt imité par une section important d’une autre paroi qui s’écroula à son tour. Un sourire triomphant éclaira le visage de Rodring quand il vit cette Andicraft retomber à l’état de cendre.
Il ne lui restait plus qu’à finir le travail, terminer ce qu’il avait commencé : Tuer l’autre Andicraft qui traînait son corps péniblement sur le sol toujours incapable de se relever. La créature était allongée, à plat ventre, le visage calé sur l’un de ses avants bras, essayant de ramper pour fuir. Mais Rodring se déplaçait déjà silencieusement dans les airs à quelques centimètres du sol, allant dans sa direction. La colonne vertébrale du noble émettait d’affreux craquements à chaque déplacement et une substance rouge dégoulinait de ce qui semblait avoir été sa bouche. N’acceptant pas son sort, il se retourna et tendit la main droite, lançant une boule d’énergie qui tomba alors sur Rodring comme changé en plomb. L´explosion creusa un cratère d´environ dix mètres de diamètre et cinq de profondeur, mais cette attaque désespérée n’eut pas l’effet escompté : Celui-ci sortit du cratère sans aucune égratignure, les vêtements intacts, et continua d’avancer. La créature se sentait écrasé par l’énorme puissance émanant de cet homme. À ce moment il sut que toutes les légendes à propos de Rodring, étaient parfaitement fondées. Cependant, il les avait comprises bien trop tard et à ses dépends : Une fin proche et inéluctable lui tendait à présent les bras. Lorsqu’il fut à un mètre, Rodring s´immobilisa face à sa prochaine victime. Il sentait une odeur méphitique émaner de ce noble qui levait une nouvelle fois le regard vers lui, le fixant de ses petits yeux mauvais. À son tour il le toisa du regard comme pour lui dire que tout était fini. Le noble se mis à gesticuler et à rouler à terre dans tous les sens comme un épileptique. Un cri strident s’échappait de tout son être et son corps se tordait dans tous les sens. On entendit successivement plusieurs petits claquements d´os, suivi, presque aussitôt, d’un horriblement craquement quand ses vertèbres se brisèrent. Une douleur atroce le transperça, lorsque ses membres se brisèrent de toutes parts, prenant aux articulations des genoux et des coudes une position contraire à la nature, et le laissant inerte, tel un pantin désarticulé. Quant à son crâne, il implosa lentement, jusqu´à rendre son propriétaire parfaitement méconnaissable. Alors, ce dernier mourut lentement, dans d’horrible contorsion, en poussant des gémissements affolés, accompagné de jets de sang. Il cessa finalement de se débattre contre cette mort inéluctable : C ´était fini, ses organes internes avaient tous étés pulvérisés.
Rodring entendit de légers applaudissements suivis de rires rauques. « - Cette tuerie était parfaite, commenta une voix familière. » Il vit que ceux-ci provenaient de Lypso et de Staliske qui regardait le spectacle d’un air plein d’arrogance, depuis les tribunes. En un instant ces deux là se volatilisèrent de leurs sièges pour réapparaître à côté de la dernière victime de Rodring.
« Staliske » - Je suis surpris de te voir dans une telle forme et désolé de t’avoir testé. Et surtout d’avoir donné la chance à mes nabots de serviteur de t’affronter et donc de me faire honte. En fait j’ai adoré le regard qui tue. Ca faisait longtemps que je ne t’avais pas vu le faire. Je me souviens du temps où tu arpentais la voie des Oxicultes. Tu adorais utiliser cette technique sur les faibles qui voulaient t’affronter. Quoiqu’il en soit, j’espère que tu nous pardonnes de t’avoir donné comme adversaire des nobles si incompétents.
« Rodring » - Ne t’en excuse pas, j’ai pu un peu me dérouiller grâce à eux. Mais il est vrai qu’ils manquaient sérieusement d’entraînement. Cependant, ça a été un plaisir de m’en débarrasser à vos places. Des seigneurs tels que vous ne méritent pas d’avoir des êtres si faibles à leur service.
À son tour, Lypso prit la parole et dit :
« Lypso » - On n’espérait pas te voir quand nous avions concocté ce jeu pour Chris. Personne n’aurait imaginé que vous viendriez à plusieurs dans notre ville. C’est tout simplement du suicide. Ici nous sommes des millions. Et pour tous te dire, on ne croyait pas que Chris viendrait lui aussi, surtout pour un simple vaisseau. À croire que vous êtes une bande d’imbéciles voulant mourir pour notre plus grand plaisir. Mais de là à penser que vous essayeriez de nous subtiliser le réacteur de Goélance, je reste bouche bée. Sache que tu ne l’auras jamais petit frère. Et que nous, les Andicrafts, ne serons jamais vaincus par une race que nous nous sommes créée, pour nos besoins divers est variés. Au moment où je te parle, tes amis sont déjà condamnés. Chris est prit en chasse par nos concitoyens et les deux autres mal avisés, dont je ne connais pas les noms, ne devront pas tarder à combattre Coronéze en personne. Autant dire que pour lui cela ne représente pas un combat. Rendez-vous à l’évidence, vous êtes perdus !! !!
Rodring tirailla une nouvelle fois sa barbe pensivement et rétorqua :
« Rodring » (D’une voix paisible) - De toute manière nous somme arrivé ici et nous ne repartirons pas les mains vide. En plus j’ai confiance en mes compatriotes, ils s’en sortiront.
« Staliske » (Souriant et soupirant à la fois.) - Vous ne repartirez d’ici qu’en matière fécale. Vous autre Ménoziens auriez dû rester dans votre village pourri. Après tout, nous ne venons vous chercher que tous les deux cent ans. Alors acceptez votre sort sans vous plaindre. Au lieu de chercher des moyens pour nous anéantir. Nous sommes vos créateurs bon sang !! !!! Pffffffff ! Bon je crois que c’est à notre tour de te combattre. Vaincre un seul d’entre nous, aurait été difficile pour toi, en revanche, nous battre tous les deux est totalement absurde et irréalisable. Mais avant de commencer, laisse-moi faire le ménage.
Aussitôt les yeux de Staliske se posèrent sur le cadavre qui gisait à ses pieds. Et d´un mouvement du bras aussi rapide que puissant, il lança une rafale de vent qui frappa de plein fouet le corps sans vie. Celui-ci éclata en plusieurs morceaux pour être finalement réduit en bouillie sanglante. Le ménage fini, Lypso et Staliske hochèrent la tête avant d’échanger un regard entendu. Comme pour dire qu’il était temps d’en finir ! Aussitôt, les yeux de Rodring s’amincirent. Il enleva alors sa longue tunique blanche qui tomba sur le sol dans un bruit à la fois métallique et soyeux, dévoilant son débardeur noir qui soulignait le "V" de son dos aux épaules déliées et musclées. Sa poitrine large et puissante avait une musculature très développée. Qui aurait crut qu’un vieillard de plus de cinq mille ans était en si belle forme ? Il portait un pantalon ample de couleur blanche, attaché à l’aide d’un ruban de soie noir, qui ceinturait son bassin. Maintenant Rodring était fin près à passer, lui aussi, à l’action. Ses crocs, qui témoignaient de ses origines bestiales, saillaient maintenant. Ses pieds légers, ses membres en alertes et ses yeux exercés, injectés de sang et dont le regard se faisait encore plus pénétrant, tout en lui était, à présent, près au combat. Il dit :
« Rodring » (D’un regard froid.) - En vivant chez les Ménoziens, j’avais l’impression de vivre dans un monde de porcelaine. Même quand j’étais le Maître de certain d’entre eux, j’avais la sensation d’entraîner des êtres fait en carton pâte. Mais avec vous c’est différent, je n’ai plus besoin de me contenir de peur de blesser une personne. Je vais à nouveau révéler ma puissance que j’ai dû enfouir en moi. Et réparer mes erreurs passées en vous tuant. Votre volonté d’hégémonie sur toute la planète disparaîtra avec vous !! !!!!
Subitement le Colisée vibra d´une manière incroyable, des fissures apparurent, faisant se détacher plusieurs tribunes qui tombèrent avec un bruit sourd sur le sol. De nouveau, la magnifique aura de Rodring enveloppa son corps qui donna l’impression de s’irradier un moment, avant de projeter toute cette énergie accumulée vers le ciel qui s’embrassa littéralement pour devenir d’une couleur dorée et envoûtante pendant quelques minutes. Toutefois, Lypso et Staliske ne restaient pas les bras croisés face à cette importante démonstration de force. Une aura rougeâtre comme barbouillée de sang, les entouraient, semblant donner une perspective peu réjouissante aux événements à venir. Puis, se transformant en faisceaux lumineux de la même couleur que leurs auras, les trois guerriers s’élancèrent l’un sur l’autre. Rapidement les faisceaux de lumières s’entre choquèrent, déclarant le début du "vrai"combat. Cette collision, à vitesse effrénée, arracha une grande partie du sol qui se volatilisa en cendre. Instantanément, une immense boule de lumière recouvra toute la surface du Colisée et se mit à luire intensivement au sommet de la citadelle du Zorilac. On aurait crut voir un gyrophare gigantesque. Chris qui se trouvait bien loin de là, contemplait cette lumière tout à fait admirable. Cette sphère lumineuse et bleutée éclairait intensément une partie de la mégalopole des Andicrafts. Les yeux écarquillés devant le spectacle, Chris avait l’impression que le monde entier était comme rassemblé sous un seul rayon de soleil, lequel s’offrait à ses yeux. Tout son être était ébloui par la splendeur de cette lumière éclatante. Mais peu après, il fut noyé tout aussi vite par les hurlements des Andicrafts en folie, qui ne l’avait pas lâché d’un millimètre. Les ombres s’allongeaient d’avantage dans sa direction, recouvrant cette luminosité éphémère qui disparu, assombrissant à nouveau le ciel. Ayant repris ses esprits et réalisé l´étendue de sa condition en voyant cette masse d’horribles gueules oscillants vers lui, Chris reprit sans perdre un instant le chemin de la fuite. Les Andicrafts vociférant se déversaient en hordes furieuses sur la ville, tous cavalaient après lui dans un flot incessant. Certains couraient à vive allure sur les parois des tours espérant l’atteindre par les airs, d’autres avaient opté directement pour une course poursuite dans le ciel. Seuls quelques rares nobles avançaient à une allure d’escargot, arborant sur leurs visages un sourire qui en disait long sur leurs intentions. Comme s’ils pensaient que quoique leur proie fasse, ils l’attraperaient facilement et rapidement. Cette nuit plus macabre que les autres était bercée par l’ouragan infernal de leurs cris diaboliques qui rappelaient constamment à Chris que la mort était à ses trousses.
Le ciel se peuplait de ces créatures maléfiques. Les Andicrafts volaient d´un coin d’Exziliene à l´autre. Ces monstres infernaux poursuivaient leur proie, mâchoires machinalement ouvertes, lui lançant un nombre incalculable de vagues déferlantes qui, notre courageux imprudent les évitant, détruisaient peu à peu certains bas fonds de la ville. Celle-ci donnait l´impression de flamber et de s’illuminer de cent mille lampes. Tours et remparts, hauts comme des montagnes, tombèrent sous les impacts. Pourtant, cela n’arrêtait toujours pas Chris, fuyant les Andicrafts qui dévastaient sans sourciller les tours et les citadelles de leur propre ville. Pourchassé en plein ciel, celui-ci se glissait entre le nombre incalculable d’édifices qui se dressait face à lui, se faufilait comme un animal se hâtant pour sa survie, progressait dans cette mégalopole gothique et tentaculaire dominée par ces êtres démoniaques. Mais des légions entières d’A.C. et d’A.G. venaient gonfler leurs rangs de leurs âmes inhumaines, au grand désespoir de notre cher ami qui n’arrivait pas à les semer. Les Andicrafts suivaient le moindre de ses mouvements, montant et descendant en même temps que lui. Soudain, sans prévenir, Chris fonça à une vitesse incroyable vers sa droite et continua sa course effrénée en prenant tout de suite un virage à gauche. Filant à toute allure dans des paysages ténébreux, il couvrit une distance d´environ cent soixante kilomètres en moins d´une seconde et demie. Et pour finir, il entama sans plus tarder une descente en piqué dans une spirale infernale en direction du sol. Tout son corps était submergé d´une lumière rouge violacée qui brillait comme une étoile dans ce monde de chaos. Son cœur battait à tout rompre, comme s’il voulait sortir de sa poitrine, son visage était constamment fouetté par ses longs cheveux épars qui l’aveuglaient presque. Il se fit d’ailleurs la réflexion qu’il aurait dû les couper en même temps que sa barbe, mais ce n’était sûrement pas le moment approprié pour penser à sa coupe de cheveux. Quant à ses poursuivants, ils se demandaient ce qu’il tentait de faire en continuant cette descente folle et à une telle vitesse. Car Chris se rapprochait dangereusement du sol et rien ne semblait devoir différer le crash. Même les boules d’énergies lancées par ses assaillants et qui venaient le gifler au passage, ne freinaient toujours pas sa drôle de manœuvre. Néanmoins, celui-ci conservait toujours une totale maîtrise de sa trajectoire. Juste avant l´impact, il enroula l’un de ses bras autour de son visage et tendit l’autre. Une boule d’énergie fusa de sa main et fila en direction du sol qui explosa en d’innombrables débris et projectiles incandescents. L’explosion fut si extraordinaire qu’on aurait pu croire que des montagnes s’entrechoquaient. Des pierres énormes jaillirent, aussitôt suivies de flammes et de fumées épaisses qui occultèrent entièrement la lune. La densité de celles-ci était telle que l’obscurité s’étendit omniprésente sur la ville. De la cendre en quantité indicible fut exhalée au point de se répandre par les airs sur un bon quart d’Exziliene. Même après que la fumée se fut dissoute, une odeur acre persistait toujours dans l’atmosphère. L’explosion provoquée par Chris avait créé un énorme cratère ou plutôt un gigantesque trou sans fond visible. Son bord fut bientôt envahi par certains Andicrafts qui se posèrent pour évaluer la situation. D´autres se jetèrent avec empressement et la tête la première dans ce vide béant, pour tenter de retrouver Chris. Seulement, il n’y avait plus aucune trace de leur gibier. Celui-ci s’était dilué dans les méandres de son œuvre, se défaisant des chasseurs invétérés qui le poursuivaient. Lentement, l’un des Andicrafts s’approcha du bord de ce gouffre insondable. C’était un enfant, un jeune garçon, ne faisant partie d’aucune caste particulière. Il ne mesurait pas plus d’un mètre cinquante et semblait avoir près de neuf ans. Vêtu d’un humble vêtement marron, il portait un bonnet de même couleur, d’où ses cheveux noirs comme l´ébène s’échappaient pour s’épandre, telle une ombre, en cascade sur les épaules. Deux yeux rouges aux regards mélancoliques, enfoncés dans les orbites, contrastaient avec son teint clair. L’enfant arborait toujours un sourire démoniaque, lequel, renforcé par les grands yeux rubis, sublimait les angoisses et les craintes de chacun. Les Andicrafts parlaient de lui comme d’un orphelin, sans aucuns ascendants connus, n’ayant donc ni début ni fin en ce monde. Tout ce dont ils étaient sûrs, c’est qu’il était là et qu’il était au moins aussi méchant qu’eux. De plus, il n’avait pas l’air très bon à manger. Personne ne savait s’il était vraiment des leurs ou non. Même son odeur était différente mais pourtant, elle leur était familière et animée des mêmes instincts bestiaux. Comme s’il existait réellement un lien de parenté ! Les Andicrafts l’avaient accepté parmi eux, avec une certaine méfiance toutefois. Et bons nombres d’histoires, aussi diverses que variées, parcouraient la ville à propos de sa petite personne. Mais probablement aucune d’entre-elles n’était dépositaire de la vérité. Ces histoires ressemblaient donc plus à un conte qu’à une véritable biographie. Alors combien de temps ce petit être resterait-il un mystère pour lui comme pour les autres ?
Cet enfant, sans véritable histoire, mais en ayant bon nombre à son actif, répondait au nom de Daemon. Celui-ci se mit à parler d´une voix lente et basse, comme s´il voulait que les personnes les plus proches de lui comprennent bien ce qu´il allait dire.
« Daemon » - En créant ce passage, cet intrus doit vraisemblablement se retrouver en dessous de la ville. Il est donc dans les excavations souterraines qui sont de véritables labyrinthes. Mais le trouver ne sera pas si difficile que ça. Nous sommes bien plus nombreux et puissant que lui. Même en masquant son odeur, il ne pourra plus nous faire faux bon. D’ailleurs si quelqu’un doit le retrouver ou le tuer, ce sera moi et seulement moi !
Un noble grand de deux fois sa taille qui se tenait près de lui, rétorqua :
« Le noble » (L’air moqueur.) - Depuis que celui-ci et ses amis sont arrivé dans la ville tu es excité comme un chien fou. D’habitude, contrairement à nous, tu gardes ton calme et cela même quand tu tues. Néanmoins, faut bien avouer, te voir dans un tel état me surprends autant que ça me fait rire. Ah ! Ah ! Ah !
« Daemon » (Paisiblement.) - La ferme ! Je t’interdis de t’adresser à moi ainsi. Sinon, je serai dans l’obligation de tuer le noble si puissant que tu crois être. Chris sera mien et je ne le partagerai pas. Je suis attiré vers lui comme un aimant. Ça fait longtemps que je suis à sa recherche. Nos chemins doivent forcément se croiser à un moment ou un autre. Son corps et son esprit sont liés aux miens. Et je me demande pour quelle raison ? En le tuant, peut-être que je saurais ce qui me rend si proche et si différent de lui.
« Le noble » (N’y comprenant rien.) - Mais de quoi tu parles ? !
« Daemon » - Ferme la, je t’ai dis ! Ne te mêle pas de mes affaires. Je mettrai la main sur lui avant vous autres.
Joignant le geste à la parole, Daemon s´élança sans la moindre hésitation dans ce trou gigantesque comme bon nombre des Andicrafts. À sa grande surprise, celui-ci était bien plus profond qu’il ne l’aurait imaginé. Derrière son sourire éclatant de fausse cruauté, ses yeux rouges et sa longue chevelure noire, se cachait une farouche détermination. Plus que quiconque, il ressentait le besoin de savoir qui il était et cela, dans les délais les plus brefs ; parce que rien n’était plus important que son honneur personnel. Mais quelque chose le gênait, il pensait que tous les éléments qui l’avaient amené sur cette voie n’étaient pas seulement dus à lui. Il avait le sentiment que les choses lui avaient été données, qu’il avait été guidé de l´intérieur par quelque chose qui savait tellement mieux que lui ce qui était essentiel.
Au même instant, Chris volait dans des sortes de catacombes qui se trouvaient sous l’énorme ville. L’endroit semblait être aussi désert et silencieux qu’une tombe. Chris promena un regard anxieux autour de lui. Il ne voyait pas grand-chose. Il progressait dans un noir quasi absolu, que ne venaient disperser aucune parcelle de pénombre, aucun reflet. L´odeur étouffée des catacombes le faisait suffoquer plus que jamais tant l´odeur qui s´en dégageait était repoussante. Les catacombes étaient noyées d’eau. Par endroit, elle atteignait jusqu´à deux mètres cinquante de hauteur, parfois même plus. Soudain il vit des corps moyennement putréfiés. Ceux-ci flottaient, ça et là parmi organes et excrément. L’odeur de ces détritus lui soulevait le cœur. Il s’arrêta quelques instants en un endroit où l’eau était peu profonde, se demandant si Rodring allait bien. Il craignait énormément pour la vie de Djinns et Kelan, lesquels devraient affronter seul, Coronéze. Chris erra longtemps dans les ténèbres du