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Liste des sujets

Harry Potter et la Guerre des Sages

ventdebout59
ventdebout59
Niveau 8
07 février 2007 à 09:16:20

merci jim!
merci lupeleloup!
je suis connecté tous les jours et je n´avait même pas vu que tu avais mis une suite!!!
je t´ai envoyé un email, dit moi ce que tu en pense, je ne ´utiliserais pas personnellement

neith12
neith12
Niveau 8
07 février 2007 à 10:44:55

:snif: Vraiment Ventdebout J´espère que tu pourras surmonter la perte de ton père .

wipeouteur
wipeouteur
Niveau 9
07 février 2007 à 20:10:44

Vraiment désolé pour toi, Vendebout... Sois fort à cela... Je sais ce que je dis, même si je n´ai que 17 ans. Ma mère a dû être hospitalisé d´urgence 1 fois, elle a failli y rester. C´est pour ca que je sais ce que tu ressens.
Mais la vie n´est pas terminé. Il ne faut pas oublier ton père mais il ne faut pas oublier non plus que la vie continue. Tu as 42 ans, des moments de bonheurs t´attendent. Bonne chance et toutes mes condoléances.

wipeouteur
wipeouteur
Niveau 9
07 février 2007 à 20:11:18

Si c´est un peu long c´est normal : je suis un vrai sentimental

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
07 février 2007 à 21:41:34

Mdr, Wipe^^. Je ne pense pas que quiconque puisse te reprocher un long poste pour ce genre de chose :ok: .

J´espère que la prochaine suite arrivera pour le week-end prochain, mais je ne peux strictement rien promettre, encore une fois. Ne m´en veuillez pas si je mets du temps, car le prochain chapitre étant assez court (d´après mes prévisions actuelles en tout cas), j´aimerais le poster en entier dans la prochaine suite :ok: .

ventdebout59
ventdebout59
Niveau 8
07 février 2007 à 23:31:17

encore merci à tous, je tiens à ce que vous sachiez que tous vos messages de sympathie sont imprimé et transmis aux autres membres de ma famille, tous les soirs, ma mere les lit et marque un peu de surprise d´en voir le nombre, et aussi la provenance, canada, israel, maroc suisse, allemagne, sans oublier la france et la belgique!

merci encore!

Dragonn1
Dragonn1
Niveau 10
08 février 2007 à 03:26:37

Excellente suite :noel:

Pour ce qi est de ton père vent de bout.. J´en suis désolé... Mes condoléances.

neith12
neith12
Niveau 8
08 février 2007 à 15:53:18

:cool: la suite pour ,peut etre, ce week end!!!

wipeouteur
wipeouteur
Niveau 9
08 février 2007 à 18:26:40

En attendant, je vais vous poser une question dont je sais la réponse.
C´est à propos des dragons. Le Norvégien à crête vient de Norvège, le Boutefeu chinois, de Chine, le Vert gallois, du Pays de Galles et le Suédois à museau court, de Suède.
Mais quel est le pays du Magyar à pointes ?? ?
Le premier à bien répondre a gagné.

Satella
Satella
Niveau 6
08 février 2007 à 18:35:40

de Hongrie ?

Super si on a une suite ce week-end JIm ;- ) J´ai vraiment hâte de la lire !

ventdebout59
ventdebout59
Niveau 8
08 février 2007 à 20:42:54

bien joué satella!

wipeouteur
wipeouteur
Niveau 9
09 février 2007 à 16:31:46

bravo Satella!
Magyar veut dire hongrois ou Hongrie dans la langue hongroise.

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
09 février 2007 à 23:19:36

Mdr, le topic de ma fic devient un topic de jeu :rire: .

Je suis désolé si je ne postte pas ce week-end, il ne faudra pas m´en vouloir :ok: . Oh, bien sûr, c´est toujours plus ou moins dans mes prévisions, mais les probabilités se sont réduites, lol^^. Je vais essayer, en tout cas :ange: .

Merci à tous :ange: .

wipeouteur
wipeouteur
Niveau 9
10 février 2007 à 09:24:16

Ne t´inquiètes pas, Jim, c´était voir s´il y en avait qui savait. Je ne vais pas le transformer :lol:

neith12
neith12
Niveau 8
10 février 2007 à 12:48:31

bah si on a pas de fic ce week-end c´est pas grave tu pourra la poster un autre jour ...

Emma85
Emma85
Niveau 5
11 février 2007 à 12:41:31

ce serais bien que tu ne mette pas la suite le week-end prochaine juste un peu avant se serais super
merci

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
11 février 2007 à 13:59:50

Rassurez-vous, vous n´aurez pas à attendre jusque là^^. Car voici l´intégralité du chapitre 26^^.

Bonne lecture :ange: :

26
Un éclair
foudroyant

Le lendemain, les cours reprirent. Après leur petit déjeuner dans la Grande Salle, les septième année de Gryffondor retrouvèrent en premier leur professeur de défense contre les forces du Mal. Un nouveau trimestre avait commencé, consacré à l’étude du dernier de tous les dangers qu’ils devraient étudier à Poudlard : la magie noire. Ils commencèrent le cours en essayant de définir la magie noire. Le professeur Abel finit par leur avouer que les sorciers ne disposaient pas de définition précise, mais que cette magie était grosso modo celle des forces du Mal, et qu’il n’y avait plus tellement de difficulté pour désigner celles-ci, ces temps-ci. Harry, Ron, Hermione et Neville furent donc certainement les élèves de la classe qui comprirent le mieux la notion de magie noire ; peut-être même mieux que leur professeur. A la fin du cours, Harry fit mine de vouloir lui parler, mais Abel le congédia poliment :
– Vous avez peut-être un cours ? Si ce n’est pas le cas, je vous suggère de faire tout de suite vos devoirs. C’est plus prudent pendant l’année des ASPIC, lui dit-il avec un sourire.
Harry n’insista pas. Lui-même ignorait pourquoi il tenait encore tant à discuter avec son professeur. Sur le chemin de la salle commune, il se tourna vers Hermione, intrigué.
La veille au soir, un peu avant de s’endormir, il avait examiné les livres des fondateurs. Pour des ouvrages millénaires, ils n’avaient pas l’air si abîmés que cela, mais peut-être qu’un charme spécial les protégeait. Ils avaient chacun le même titre : La source de la magie. Cela ressemblait un peu aux évangiles, qui représentaient chacun une version différente de l’histoire de la vie de Jésus, selon les chrétiens moldus – et peut-être aussi sorciers, d’ailleurs.
Mais Harry, qui considérait déjà comme un sacré hasard d’être tombé sur une prophétie annonçant la naissance du plus puissant des sorciers et de ses sept héritiers, en marchand sur les Ruines maudites de la maison de ses parents, était sidéré d’être tombé, encore par un drôle de hasard, sur un livre écrit par Rowena Serdaigle, et qu’Hermione ait ensuite pu dénicher aussi facilement les livres écrits par les trois autres fondateurs de Poudlard. Il lui semblait que quelque chose n’allait pas…
Il lui posa donc la question qui lui brûlait la gorge :
– Hermione, où as-tu trouvé les livres de… Où as-tu trouvé ces livres ? interrogea-t-il, les sourcils froncés.
– Dans la bibliothèque, répondit Hermione, l’air parfaitement sûre d’elle.
– Tu veux me faire avaler qu’on peut trouver quatre livres… comme ça, à la bibliothèque, sans même chercher dans la réserve ?
– Non, je pense simplement qu’on les a introduits exprès il y a quelques mois… Bon, cherchons une salle vide, soupira-t-elle avant que Harry n’ait pu répliquer.
Ils s’enfermèrent dans la même salle que la veille.
– Qu’est-ce que tu veux dire par là ? demanda Harry.
– Eh bien, je pense que quelqu’un qui savait que tu allais peut-être avoir besoin de livres de ce genre les a disposés volontairement dans un coin bien visible de la bibliothèque, dit Hermione. Au début, j’ai pensé à Abel, mais maintenant, je pencherais plutôt pour…
– … Dumbledore, acheva Ron.
– Ah…, fit Harry après un silence gêné. Je vois… C’est vrai que… il aurait pu faire ça.
Il ne chercha pas à discuter davantage ; il sentait que ce n’était pas utile. Il se sentit un peu étrange à l’idée que Dumbledore ait pensé à lui donner un petit outil dans sa quête avant de mourir… à moins que son portrait n’ait demandé à McGonagall de le faire à sa place. Tout aussi bizarrement, il n’avait pas envie de chercher à contredire ces hypothèses, aussi subjectives fussent-elles.
Pendant le restant de la semaine, Harry chercha à repérer Ginny. Quand il y parvenait, soit il se laissait aller à la regarder, soit il l’abordait, histoire de lui faire un peu la conversation. Il fut vite rassuré de constater que toute la tension qui s’était installée entre eux ces derniers temps s’était dissipée ; la dizaine de jours passée avec elle après l’attaque du Chemin de Traverse ayant été trop tendue en elle-même pour qu’il s’en aperçoive plus tôt. Ils ne se parlaient pas très souvent, mais leurs rapports étaient des plus amicaux, et rien dans le ton de Ginny n’interdisait à Harry d’espérer plus, un jour prochain… Bref, son moral était au plus haut qu’il pouvait l’être au vu de tous les événements tragiques qui survenaient régulièrement. Mais il avait toujours la crainte qu’un tel événement se produise, et c’est pourquoi – lorsqu’il n’observait pas Ginny, qu’il ne parlait pas avec ses amis ou ne s’enfermait pas à la bibliothèque – il aimait épier les faits et gestes de Nott, Zabini, Pansy Parkinson, Crabbe, Goyle, et Millicent Bulstrode.
La plupart du temps, il se contentait d’écouter le rapport officieux d’Hermione et d’Anthony Goldstein, qui en tenaient eux-mêmes un des autres préfets. Parfois, cependant, quand il le pouvait, il essayait de suivre les six Serpentard – pas forcément au complet : l’important était de savoir ce que mijotait Nott –, mais il finissait toujours par les perdre de vue. Au final, rien ne transparaissait, et Hermione avait même de plus en plus de mal à déceler la peur de certains élèves. Harry n’avait oublié ni la défaite de Quidditch contre Poufsouffle, dans laquelle il était persuadé que Nott n’était pas tout à fait innocent, ni l’amnésie de Ginny, qui était bien entendu la seule et unique raison pour laquelle il haïssait autant Nott depuis des mois. L’accident avec sa main l’avait seulement conforté dans l’idée que Nott ne se limiterait pas à sa première agression.
Hormis cette petite tâche noire, la vie était donc redevenue plus ou moins agréable, à Poudlard. La vie quotidienne des étudiants s’était réinstallée, avec ses cours, ses promenades dans le parc, ses heures à la bibliothèque pour les sixième et septième année – et même une partie des cinquième année, qui s’approchaient des BUSE. La plupart s’efforçait de vivre normalement malgré toutes les nouvelles, parfois tragiques, rapportées quotidiennement par la Gazette du Sorcier, concernant les faits commis par les troupes de Voldemort et les actions du ministère de Scrimgeour.
Harry obtenait des notes largement passables dans toutes les matières, désormais – malgré une légère baisse au niveau pratique, due à la difficulté en constante augmentation des sortilèges à maîtriser. Son, niveau, comme celui de Ron, oscillait entre Effort Exceptionnel et Acceptable, et ils progressaient tous deux à une vitesse satisfaisante. Neville avait maintenant des notes convenables en sortilèges et en défense contre les forces du Mal (bien que cette dernière matière lui donnait toujours beaucoup de fil à retordre), et il était le meilleur élève de la classe en botanique, ex-aequo avec Hermione : le professeur Chourave était ravi. Quant à Hermione, ses notes hésitaient toujours entre Effort Exceptionnel et Optimal, et elle était certainement la seule élève de tout Poudlard à être suffisamment exigeante envers elle-même pour en être ne serait-ce que légèrement déçue.
Mais Harry avait d’autres soucis d’ordre scolaire, bien plus importants que les cours. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il ne parvenait toujours pas à obtenir le moindre résultat lorsqu’il essayait de jeter le sortilège Inertio, le plus souvent enfermé dans une salle vide, pendant un moment de libre dans la journée. Il abandonnait très vite, en général, car il se mettait dans des états insupportables en essayant de se souvenir de ses sentiments, toutes les fois où il avait dû faire face à un danger de mort. Mais aucune des pensées qui lui revenaient alors en tête ne donnait de résultat ; et c’était d’autant plus rageant qu’aucune ne lui était le moins du monde agréable… Mais il se promit de tout faire pour réussir à recréer en lui les sentiments qui lui avaient toujours permis de se tirer des pires situations, et de les intensifier jusqu’à ce qu’il parvienne à ses fins. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne soit enfin capable de tuer Voldemort et de mettre un point final à toutes ses atrocités… et cette pensée l’encourageait.
Vendredi soir, après une soirée passée à se torturer mentalement – le lendemain étant un samedi, il s’était accordé un peu plus de temps, et il s’était cette fois empêché d’abandonné trop vite –, Harry fut soulagé de pouvoir retrouvé son lit, bien après minuit. Bien que mourant d’envie de s’y jeter sur le champ, tout habillé, il décida de se montrer raisonnable et de ne pas céder à la facilité : après tout, peut-être que cela l’aiderait à devenir suffisamment fort mentalement pour jeter le sortilège Inertio…
Il se déshabilla donc, dans un silence uniquement brisé par les ronflements de Neville. Après toute une journée – prolongée dans la nuit – à transpirer dans sa robe de sorcier, la fraîcheur du tissu de son pyjama lui procura une intense sensation de bien-être. Après un dernier regard un peu jaloux vers Ron, déjà plongé dans un sommeil profond, il se faufila sous ses drap et couverture et se blottit contre son matelas, bien décidé à dormir lui aussi jusqu’à l’heure la moins matinale possible…

– Il dort, dit Voldemort de sa voix glacée.
Il était en train d’observer d’un œil intense le miroir au cadre d’or, appuyé contre un pan de mur. Il se leva de son fauteuil d’un velours aussi noir que sa robe, et le contourna pour rejoindre le centre de la pièce, où se trouvait un bureau de bois poli, mais d’apparence très ancienne : quelques petites fissures le craquelaient, et des petites tâches claires ternissaient la beauté du bois. De la poche gauche de sa robe, il sortit un bâton en bois d’if, et le pointa nonchalamment sur sa droite, en direction d’une petite armoire. Celle-ci s’ouvrit et une cape, du même noir que la robe et le fauteuil, sertie d’un capuchon, s’envola jusqu’à lui. Il la saisi et s’en recouvrit, en l’attachant au niveau du col.
Pendant ce temps, de l’autre côté du bureau, du côté de la pièce opposé au miroir, un homme au teint jaunâtre et au nez crochu attendait, dos à la porte verrouillée, impassible. Lui aussi était vêtu d’une robe et d’une cape noires – mais sans capuchon, ce qui laissait voir ses cheveux graisseux ; ceux-ci tombaient de chaque côté de son visage jusqu’aux épaules, comme deux rideaux noirs. Ses deux yeux, vides, étaient comme deux puits sans fond…
– Vous comptez les attaquer ce soir, Maître ? questionna-t-il.
– Oui, Severus, acquiesça le Seigneur des Ténèbres d’une voix doucereuse. Pendant une dizaine de jours, il était en pleine dépression ; et dans les deux semaines suivantes, il a commencé à retrouver une vie presque normale… De plus, je crois bien qu’il a arrêté ses recherches, sûrement à cause de cet imbécile de Dumbledore…
– Je pense qu’Abel s’est donné pour mission de veiller sur le protégé de son feu frère, déclara Severus. Il est probable qu’il essaye de lui épargner le plus possible l’implication dans l’Ordre du Phénix jusqu’à ce qu’il soit diplômé… Si vous me permettez de donner mon avis, Maître…
– … mais je t’en prie…, dit Voldemort avec son sourire sans lèvre, l’air amusé.
– … il aurait même dû le faire plus tôt.
– Oui, mais n’oublions pas qu’il a été suffisamment stupide pour te laisser partir de chez lui, rappela Voldemort d’un ton glacé. Il a beau essayer de se donner les airs de son frère, il n’en reste pas moins qu’un simple d’esprit qui suit les instructions qu’on lui a laissées… Il ne peut pas grand-chose pour Potter, à part lui enseigner de quoi devenir un Sage, peut-être… mais Potter ne peut rien faire…
Et il éclata d’un rire froid, cruel, suraigu. Son serviteur ne fit aucun commentaire. D’une façon quasi-imperceptible, on aurait dit qu’un léger malaise s’était installé.
Lord Voldemort agita une nouvelle fois sa baguette magique, et un tiroir du bureau s’ouvrit tout seul. Une nouvelle baguette de bois – du houx, cette fois-ci – s’envola et atterrit dans sa main gauche.
– Elle est prête depuis quelques jours, déjà…, commenta Voldemort en caressant le morceau de bois. Il est temps que je te la rende…
Il semblait parler pour lui-même.
Il rangea le bâton dans sa poche gauche, tenant toujours le premier dans sa main droite.
– Que comptez-vous faire d’Ollivander, maintenant qu’il a rempli son rôle, Maître ? demanda Severus.
Voldemort le dévisagea un moment avant de répondre, avec un nouveau sourire glacial :
– Ollivander a fait ce que je lui avais demandé, comme la première fois… donc il sera traité comme il a toujours été traité, déclara-t-il. Quant à toi, Severus, tu ferais mieux d’essayer de remplir ton propre rôle…, dit-il d’un ton doucereux. Sinon tu en subiras peut-être les conséquences…
A présent, ses doigts blancs, d’une longueur surnaturelle, glissaient délicatement sur l’if de sa baguette. Le serviteur resta silencieux.
– Mais je sais que je peux te faire confiance, n’est-ce pas, Severus ? Tu as toujours été mon plus fidèle serviteur, depuis que tu m’as rejoint… le plus doué de tous… La seule fois où tu m’as déçu, tu as su te racheter. Mais si tu échouais cette fois-ci, tu ne pourrais pas te racheter, tu le sais ? Alors je ne pense pas que tu me décevras…
Severus s’agenouilla aux pieds de son Maître, embrassa sa robe puis, tête baissée, il déclara :
– Je vous jure que je ne vous décevrai pas, Maître. Ce sera prêt à temps…
Voldemort éclata à nouveau de rire puis, sans un mot, il contourna son serviteur et franchit la porte de la pièce.
Il se retrouva dans un couloir éclairé de torches aux flammes bleutées. Tournant à gauche, il se dirigea vers une porte située au fond du corridor, qu’il ouvrit d’un geste nonchalant de sa baguette. Elle menait à un escalier qu’il monta pour se retrouver au rez-de-chaussée de ce qui aurait pu être une boutique… Un homme le salua en s’inclinant le plus bas possible tandis que le Seigneur des Ténèbres sortait dans la rue sans lui accorder la moindre attention.
Dehors, le long de l’Allée des Embrumes, des gens vêtus de capes noires marchaient, discutaient entre eux, ou allaient et venaient dans les différentes boutiques de magie noire. Tous ceux qui passaient devant leur Maître des Ténèbres s’inclinaient en marmonnant quelques mots d’allégeance puis repartaient, légèrement tremblants. Il faisait nuit, mais une lumière verte, provenant du ciel, éclairait parfaitement l’intégralité de l’Allée.
Lord Voldemort leva sa tête de serpent vers le ciel, où la Marque des Ténèbres brillait intensément, et pointa sa baguette magique vers la tête de mort. Aussitôt, sa langue de lumière verte, en forme de serpent, plongea vers le sol pavé de la rue et engloutit le Seigneur des Ténèbres qui avait pivoté.
Des dizaines de kilomètres plus loin, dans un bruissement de cape, il ressurgit en face d’une étrange maison. Celle-ci, entourée d’un grand jardin, couvert de mauvaises herbes, et sur lequel quelques poules picoraient en toute liberté, était une sorte d’empilement de plusieurs étages hétérogènes, un peu comme une porcherie agrandie au fil du temps… et elle ne semblait tenir que par magie. Voldemort rejeta sa tête en arrière, ferma les yeux, et les fentes qui lui servaient de narines s’entrouvrirent très légèrement.
– Ridicule…, marmonna-t-il sur un ton extrêmement dur.
Il agita sa baguette et franchit d’un pas traînant la porte qu’il avait ouverte. Il pénétra dans une petite cuisine, puis dans un salon, pas tellement plus grand.

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
11 février 2007 à 14:05:49

Au même moment, deux personnes – un grand homme maigre et chauve et une petite femme légèrement replète et rousse – brandissaient leurs baguettes magiques. Un éclair rouge fila vers Voldemort, qui l’envoya s’écraser contre un mur dans lequel se fit un trou presque aussi gros qu’un ballon de football. Il para un autre éclair puis remua rapidement sa baguette et les deux « assaillants » furent projetés au sol, quelques mètres plus loin.
Voldemort éclata de son rire glacial et pointa sa baguette magique vers l’homme. Aussitôt, du sang gicla de sa bouche, son nez, et de sa poitrine. La femme poussa un cri horrifié et suraigu :
– ARTHUR !! !
Elle saisit sa baguette et tenta vainement de jeter un nouveau sortilège à leur agresseur mais ce dernier, dans un jet de lumière rouge, la priva de son arme. La femme se jeta alors sur le corps ensanglanté de son mari, les larmes aux yeux, complètement paniquée.
– Je vous en supplie… je vous en supplie…, dit-elle d’un ton désespéré.
Voldemort éclata d’un rire impitoyable.
– Ne vous en faites pas, vous n’allez pas mourir tout de suite, annonça-t-il d’une voix doucereuse. J’ai besoin de vous garder en vie un petit moment pour inviter un ami à se joindre à nous… Voyez-vous, j’avais quelque chose à lui rendre… je me demande bien quelle tête va faire Potter en voyant ses parents de substitution mourir à leur tour… Mais en attendant, nous allons nous amuser un peu…
Encore un fois, il éclata de son rire cruel, et pointa sa baguette magique sur le corps de la femme.
– Endoloris ! s’écria-t-il.
Dans une horrible convulsion, elle roula sur le côté, dévoilant à nouveau le corps inerte de Mr Weasley. Mrs Weasley poussait des cris perçants et se tordait de douleur sur le sol avec une frénésie à glacer le sang.

Harry se redressa brusquement dans son lit, et se plaqua la main contre sa cicatrice. Le vieil éclair le brûlait intensément, et la douleur aiguë augmentait sans cesse. Mais bizarrement, il n’avait pas la moindre envie de hurler – il se sentait comme dans un état second. Une seule pensée l’obsédait : il devait secourir les Weasley.
Il venait de les voir… si distinctement… Mr Weasley se vidait de son sang, et Mrs Weasley était torturée avec une telle brutalité qu’elle semblait pouvoir craquer à chaque instant… Elle allait mourir ou perdre la raison… Les Weasley risquaient tous deux de mourir… et Voldemort l’attendait.
Il devait y aller, aller au Terrier, c’était la seule solution…
Il bondit de son lit et chercha sa baguette magique dans ses affaires entassées dans sa malle. Il la trouva dans la poche de sa robe de la veille. Il entendit Ron et Neville bouger dans les lits voisins : il avait dû les réveiller, il ne s’était pas soucier de ne pas faire de bruit.
Puis il se précipita pour ouvrir la fenêtre qui se trouvait entre son lit et celui de Ron. Il pointa sa baguette magique vers le ciel étoilé et cria : « Accio Eclair de Feu ! »
– Quessquya ? demandèrent en chœur les voix de Ron, Dean et Seamus.
Harry les ignora… il n’avait pas le temps… Il n’avait pas le temps… Il passa une première jambe par-dessus le rebord…
– Harry, qu’est-ce que… HARRY, QU’EST-CE QUE TU FAIS !? s’exclama Ron, horrifié.
Ignorant ce hurlement qui lui paraissait irréel, Harry passa l’autre jambe puis se jeta dans le vide…
Et il tomba… tomba… Le sol se rapprochait à une vitesse très dangereuse… en une fraction de seconde… Mais son balai siffla juste au dessous de lui et Harry le saisit au vol sans le moindre problème… il agissait d’instinct… Il passa une jambe au-dessus du manche de bois et il s’envola vers le Sud…
Le temps lui parut à la fois incroyablement long et étrangement inexistant. A chaque seconde, il pensait que tout allait trop lentement, qu’il devait arriver au plus vite pour sauver les Weasley… mais cet état second dans lequel il se trouvait l’empêchait de ressentir ce qu’il éprouvait au fond de lui-même… Cela lui permettait en même temps de ne pas être terrassé par la douleur de sa cicatrice…
Au bout de quelques minutes qui lui semblèrent être des heures ou une fraction de seconde, il se frappa la tête et plongea en piqué vers le sol, tout en se désillusionnant. Il atterrit près d’une ville, sur une petite route de campagne. Il n’y avait personne, mais de toutes façons, personne ne pouvait le voir… Il tourna sur lui-même en pensant très fort au lieu qu’il voyait toujours si distinctement…
En fermant les yeux, il parvenait à voir Voldemort, en temps réel, qui torturait Mrs Weasley… Cette dernière semblait sur le point de mourir de douleur… Il rouvrit les yeux et sa vision ne changea pas : il se trouvait dans le salon des Weasley, derrière Voldemort.
Celui-ci leva sa baguette, et Mrs Weasley s’immobilisa sur le ventre. Visiblement, elle était inconsciente.
Voldemort se retourna vers le nouvel arrivant avec un sourire satisfait, et Harry sentit la haine monter en lui. Il brandit sa baguette magique et pensa de toutes ses forces : « Sectumsempra ! ».
Mais rien ne se produisit. Voldemort éclata de son rire glacial, cruel, suraigu… insupportable.
– Je suis heureux de voir que tu as répondu à mon invitation, Potter, déclara-t-il d’une voix doucereuse. Je suis navré, mais j’ai dû commencer la fête avant ton arrivée… Tu te faisais attendre, vois-tu…
Il éclata de rire… Harry voulut jeter un sort, n’importe lequel, mais il n’y parvenait pas… Il ressentait une sorte de blocage…
– Ça ne sert à rien, Potter…, dit Voldemort d’une voix nonchalante. Tu ne peux rien faire… tu es totalement en mon pouvoir, désormais…
Et dès que le Seigneur dés Ténèbres eut prononcé cette phrase, Harry se sentit parfaitement éveillé : son état second s’était totalement dissipé. Mais au même moment, une douleur suraiguë le saisit au niveau de sa cicatrice ; une brûlure d’une intensité telle qu’il n’en avait jamais ressentie auparavant : un éclair foudroyant de douleur…
Il se mit à hurler, de façon incontrôlable… Il se plaqua les deux mains sur le front et s’effondra sur le sol. Il était tombé en avant, et sa tête, face contre terre, se trouvait aux pieds de Voldemort…
– Maintenant, tu vas m’écouter, Potter…, dit celui-ci d’un ton impitoyable.
Il posa son pied droit sur le crâne de Harry ; face contre terre, ce dernier fut forcé de tourner la tête pour éviter que son nez ne se casse. Il ne pouvait plus hurler, ni se tenir le front, mais la douleur omniprésente et presque aveuglante n’avait pas disparu – elle n’était toutefois pas suffisamment aveuglante pour l’empêcher de voir les deux Weasley, inertes sur le sol…
Il ne savait pas quelles séquelles avaient pu subir Mrs Weasley, mais Mr Weasley, lui, baignait dans une véritable mare de sang… plus importante encore que celle qui avait entouré Neville, des mois auparavant…
– Il existe beaucoup de choses que tu es incapable de comprendre…, déclara Voldemort. Tu n’es qu’un minable, un petit imbécile, un vaurien qui s’acharne à se mettre en travers de mon chemin depuis plus de seize ans, et finalement, celui qui le fait avec le plus de succès, je dois le reconnaître… Tu es aussi celui qui essaiera de me tuer… Nous ferons un duel à mort, un jour, Potter… Et dans un temps beaucoup plus proche que tu ne peux l’imaginer… Alors je vais te rendre ceci…
Harry entendit quelque chose tomber sur le sol, tout près de sa nuque.
– Et maintenant, retiens bien ceci : tu vas tout perdre, Potter… tout, déclara Voldemort, dont la voix suraiguë était imprégnée d’une haine froide à donner la chair de poule. Je vais tuer tous ceux que tu aimes… tous ceux envers lesquels tu peux éprouver de l’attachement… Tu les verras tous mourir les uns après les autres… Et ensuite ce sera toi que je tuerai, Potter… Et avant de mourir, dans ce laps de temps pendant lequel vous vivrez encore, vous connaîtrez tous la souffrance… Je n’ai pas l’intention d’épargner qui que ce soit…
Il écrasa davantage le crâne de Harry sur le sol. Harry pensait que sa tête allait exploser… Non, en fait, elle avait déjà explosé, mais il continuait à vivre malgré tout pour sentir encore et encore cette douleur…
– Et j’ai déjà commencé il y a longtemps, Harry…, poursuivit Voldemort d’un ton de plus en plus cruel. J’ai tué tes parents quand tu avais un an… J’ai tué la personne qui a été suffisamment stupide pour se lier d’amitié avec toi alors qu’il était ton concurrent, lorsque j’ai mis en œuvre mon plan pour retrouver mon corps… J’ai tué ton parrain, et un autre qui avait connu tes imbéciles de parents, et aussi ton mentor… Dumbledore… Comme tu l’entends, je n’hésite pas à assumer la responsabilité des meurtres accomplis par mes Mangemorts sous mes ordres… Tout cela n’existerait pas sans la grandeur de Lord Voldemort…
La haine de Harry augmenta, et se mêla à la souffrance et au désespoir insupportables qu’il éprouvait… Tout se mélangeait dans un tourbillon qui lui donnait une nausée d’autant plus insupportable qu’il lui était impossible de la faire disparaître en vomissant pour de bond…
– Aujourd’hui, j’ai tué tes parents de substitution, dit Voldemort avec un contentement sadique. Quoique je ne sois pas tout à fait certain que cette femme qui a trahi son sang soit morte lorsque j’ai cessé de la torturer pour te saluer… Mais je l’ai au moins anéantie, et je crois que c’est mieux de la laisser dans cet état jusqu’à ce que tu meures… Elle sera le symbole qui te permettra de ne pas oublier ce que je t’ai dit cette nuit…
Il appuya encore plus son pied, et Harry entendit un léger craquement… Voldemort retira alors son pied et Harry hurla de douleur en se tenant la tête. Il se convulsa sur le sol avant de se mettre à genou et de vomir sur le sol.
Voldemort riait… Il jubilait littéralement…
– A la prochaine fois, Potter…
Il y eut un bruissement de cape, et la douleur diminua immédiatement, dans une chute vertigineuse qui aurait pu entraîner Harry s’il n’avait pas déjà été cloué à terre… Mais il avait toujours une migraine épouvantable… et cette nausée…
Il eut un nouveau haut-le-cœur et garnit un peu plus la marée nauséabonde… Puis il se redressa et respira à fond plusieurs fois afin de s’empêcher de vomir à nouveau. Il eut alors un hoquet… et sans comprendre ce qui lui arrivait, il fondit en larmes, le visage plongé dans ses mains.
Il ne pouvait pas y croire… Il ne pouvait pas l’imaginer… Les Weasley, morts… Ce serait horrible… C’était impossible… Oui, impossible… Cela ne se pouvait pas… Il ne le voulait pas… Non, pas eux… pas ça…
Harry se donna une gifle. Il ne devait pas se laisser aller comme cela… Il ne pouvait pas perdre tous ses moyens dans un moment pareil, il devait réfléchir… Les Weasley n’étaient pas encore morts… Ce ne serait pas la première fois que Harry permettrait de sauver Mr Weasley quand celui-ci aurait perdu énormément de sang… Et Mrs Weasley n’avait été torturée que quelques minutes… mais quelques minutes n’étaient-elles pas suffisantes pour mourir ou devenir fou de douleur, une fois soumis au sortilège Doloris ? – qui plus est avec une telle brutalité ?…
Il se donna une nouvelle gifle et se mit à réfléchir frénétiquement à un moyen de sauver les Weasley. Son cerveau mit quelques secondes avant de lui donner l’idée élémentaire de chercher du secours. Mais comment ?… Un Patronus ! Oui, il devait envoyer un Patronus, comme les autres membres de l’Ordre… mais dans son état actuel, il était parfaitement incapable de produire la moindre petite fumée de Patronus, car pour cela, il lui aurait fallu concevoir la notion de bonheur…
Mais il existait d’autres façons de communiquer, que son cerveau si engourdi devait retrouver… Mais il n’était pas obligé de communiquer… il pouvait transplaner pour avertir le ministère, Ste Mangouste, Poudlard, n’importe qui… Mais ne serait-il pas dangereux de laisser seuls les Weasley ? Voldemort ne risquait-il pas de revenir et de les achever avec toute la lâcheté dont il était capable ?
Il devait se rappeler de quelque chose, n’importe quoi… Un hibou ? Ce n’était même pas la peine d’y penser… Il ne restait donc que le transplanage… Mais il y avait également le sortilège de Transplanage… il pourrait ainsi envoyer un message écrit… mais pas le temps de trouver du papier et du crayon… agir…
Il se donna une troisième gifle et se leva d’un bond. Il tourna ensuite sur lui-même en pensant de toutes ses forces au hall de Ste Mangouste dans lequel il se retrouva enfin.
Il n’y avait plus de file d’attente à cette heure tardive de la nuit, mais une jeune femme brune – ce n’était pas la même que le jour – était assise à l’accueil, en train de lire un magasine.
Elle leva vers Harry un regard intrigué, puis ses yeux s’exorbitèrent à la vue sans doute pitoyable que devait offrir le jeune homme en cet instant. Mais il n’avait pas le temps… il se précipita vers elle en hurlant :
– Envoyez quelqu’un chez les Weasley ! Ils ont été attaqués ! VITE !! !
Pendant une fraction de seconde, la jeune femme sembla effrayée ; mais elle se leva, contourna son comptoir, et alla voir Harry avec un air impassible : elle devait être habituée à ce genre de visite depuis un an et demi…
– Que se passe-t-il, Monsieur ? demanda-t-elle en serrant l’épaule droite de Harry.
– Je vous l’ai dit ! Les Weasley ! Au terrier, à Little Ste Chaspoule ! s’écria Harry avec colère. Voldemort les a attaqués ! Je ne suis pas fou, je vous le jure, je vous expliquerai tout plus tard, mais… Mr Weasley est en train de perdre tout son sang ! Il risque de mourir à tout instant ! Oh non…
Ce n’était pas vrai… Il avait oublié qu’il pouvait utiliser un sortilège de guérison pour éviter que Mr Weasley ne perde plus de sang… Il allait peut-être mourir à cause de lui… Comment avait-il pu être aussi stupide ?… Non, pas ça, non…
Tout se mit à tourner autour de lui : toutes les images du présent, mais aussi celles qu’il avait vues… et ses émotions, ses sensations, tout… jusqu’à ce que tout se fige dans un noir profond.

tati11
tati11
Niveau 10
11 février 2007 à 14:32:40

eh bien, tu nous gâtes! bigre! pauvres Weasley! J´espère que les secours arriveront à temps! une tite chose, ils habitent Loutry Ste Chaspoule! pas grave! Je me demande pourquoi, l´ayant à sa merci, Voldemort n´a pas achevé Harry? Il se complique vraiment la vie, celui-là!

Triscal777
Triscal777
Niveau 8
11 février 2007 à 14:40:32

:bravo: La suite vite !

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