oups en fait c´est "Le sanctuaire de la mort"
Mais je me trompe peut-etre
excusez-moi si je me ss trompé.
on attend ta fic jim!
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en tout cas tant que le traducteur officiel n´aura pas dit le titre français , et comme l´a nommé quelqu´un au dessus c´est jean françois ménart
Youpie, une suite ! Vivement que Jim ai fini de relire ;- )
Les saints mortuaires, c´est nul comme titre, chuis d´accord avec Jim... Alala qu´est ce que j´ai hâte que le Tome 7 sorte ! Même si ça veut dire qu´il n´y en aura plus jamais d´autre après...
Youpi on a une suite !! !
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moi aussi jchui d´accord avec toi jim!!
de même que j´espère quon s´entende bien!! ![]()
en attendant j´ai vraiment hate de voir ta suite !! !!!!!!!!! ![]()
Harry préférait ne rien savoir sur ce qui avait pu finalement arriver à Lucius Malefoy. Il en avait plus qu’assez d’écouter les histoires abjectes de cette famille.
– Qu’est-ce que vous attendez de nous, exactement ? questionna Mrs Weasley d’une voix glaciale.
– Que vous nous protégiez, répondit Narcissa sans le moindre détour, et que vous couvriez le plus possible mon fils Drago quand il sera jugé.
– Vous êtes sacrément gonflés, murmura George, dégoûté.
– Mais pourquoi nous demander ça à nous plutôt qu’au ministère ? demanda Mr Weasley, les sourcils froncés.
– Parce que le ministère contient beaucoup plus d’espions du Seigneur des Ténèbres, répondit Mrs Malefoy sur un ton d’évidence. Même si au final, il faudra y aller, on devait au moins vous demander à vous de nous protéger. Mais ne vous en faites pas, nous avons quelque chose à vous donner en échange, une information qui pourrait vous intéresser.
– Pourquoi ne pas nous en avoir parlé plus tôt ? demanda McGonagall de son ton sec. Nous aurions gagné du temps.
– Parce que nous pensions, Drago et moi, que vous nous proposeriez plus facilement de l’aide, dit Narcissa avec un regard mauvais. Mais apparemment, la mort de Dumbledore a aussi changé vos manières…
– Ça suffit ! coupa la présidente de l’Ordre, dont les yeux lançaient des éclairs furieux. Et maintenant, donnez-nous cette information soi-disant si importante.
– Vas-y, Drago, dit Mrs Malefoy en serrant l’épaule de son fils d’un air maternel qui donnait une impression bien étrange de la part d’un Mangemort. Mais d’abord, vous devez nous jurer que vous essayerez de protéger mon fils.
McGonagall regarda tour à tour chaque membre de l’Ordre afin qu’il acquiesce. Tout le monde le fit, malgré une hésitation des jumeaux. Harry dut lutter contre lui-même pour ne pas refuser ; Ron et Hermione parurent accomplir un terrible effort sur eux-mêmes, mais ils finirent par hocher la tête en signe d’approbation forcée, et Neville suivit le mouvement.
– C’est d’accord, déclara McGonagall. Et maintenant, révélez-nous cette information si importante.
Malefoy, qui n’avait pas prononcé le moindre mot depuis son arrivée, releva lentement la tête, et Harry reçut un choc. Il l’avait déjà vu fatigué, voire terrifié, l’an dernier, mais cela n’avait rien à voir avec ce qu’il avait maintenant devant les yeux.
Le visage de Drago était presque aussi pâle que celui d’un Inferius, et ses yeux rouges, comme s’il avait pleuré, reflétaient un désespoir trop intense pour ne pas être sincère. Cependant, ses traits exprimaient aussi un profond ressentiment, et Harry devinait aisément que l’ancien élève de Serpentard répugnait à demander la charité – surtout à une assemblée dont Harry, Ron et Hermione faisaient parties.
– Si le Seigneur des Ténèbres nous a envoyés pour éliminer les frères Weasley, c’était à la fois pour que je commette mon premier meurtre, et pour que tout le monde sache qu’on ne s’enfuit pas comme ça de la Capitale, déclara Malefoy d’un ton impassible.
– C’est ça, ton information si importante ? lança Ron sur un ton méprisant. La raison pour laquelle Voldemort voulait tuer mes frères ? Eh bien, navré de te décevoir, mais nous étions suffisamment intelligents pour comprendre par nous-même !
– Laisse-moi finir, Weasley, ou tu t’en mordras les doigts, répliqua Malefoy, devenant tout aussi arrogant.
– C’est une menace ? s’emporta Ron.
– Ça suffit, Ronald ! s’indigna McGonagall.
Mais Malefoy répondit quand même :
– Non, pas une menace. Juste un avertissement. Donc, reprit-il, il voulait que la communauté des sorciers perde le peu de moral qu’elle avait éventuellement pu regagner quand les jumeaux Weasley s’étaient enfuis de Pré-au-Lard, et aussi se venger parce que selon lui, le nom de… Enfin, il risquait de moins inspirer la terreur. Mais il y avait une autre raison, plus stratégique – et c’est là que tu le regretterais amèrement si tu ne me laissais pas finir, Weasley. En les tuant, il voulait commencer à répandre la peur et le désespoir ; il voulait porter un coup puissant au moral des habitants du Chemin de Traverse en détruisant leur seule source d’amusement. Ainsi, il aurait considérablement augmenté les chances de réussite pour l’attaque.
– Quelle attaque ? interrogea Abelforth avec un soudain empressement.
– L’attaque du Chemin de Traverse, répondit Narcissa avant son fils, avec un sourire sans joie. Après avoir pris Pré-au-Lard et Azkaban, il veut le Chemin de Traverse. Bien sûr, avec l’influence qu’il a là-bas, il va commencer par l’Allée des Embrumes, et ensuite, il va s’occuper de son principal objectif… S’il réussit, il n’aura plus qu’à se diriger vers le ministère de la magie et il aura gagné…
Et elle éclata d’un rire mêlé de démence et de tristesse, tandis que chaque membre de l’Ordre du Phénix tentait d’assimiler ce qu’il venait d’apprendre.
– Tu ne dois pas y aller ! répéta Hermione.
– Bien sûr que si ! Je fais partie de l’Ordre du Phénix, objecta Harry ; je dois me battre !
– Tu as oublié ce qu’a dit Abel ? Nous ne devons pas participer aussi activement aux activités de l’Ordre du Phénix avant d’avoir terminé nos études ! Nous devons nous contenter de surveiller Poudlard et de nous tenir informés de la situation.
– Et rester comme ça, passivement, à attendre que l’apocalypse approche sans réagir ? demanda ironiquement Harry.
Ils s’étaient enfermés avec Neville et Ron dans la chambre de ce dernier. McGonagall était partie avec Kingsley et Tonks afin de livrer Malefoy et sa mère au ministère de la magie et d’informer le ministre de la situation. Les autres membres de l’Ordre étaient en train de discuter dans la cuisine des Weasley.
Harry avait demandé à ses amis une discussion en privé. Il ne pouvait pas se résoudre à rester au Terrier sans rien faire, pendant que le reste de l’Ordre défendait le Chemin de Traverse ; mais d’un autre côté, il ne pouvait pas obliger Ron, Hermione et Neville à se battre avec lui.
– Ecoutez-moi, reprit-il d’un ton résolu. Vous avez accepté comme moi quand Abel nous a demandé de terminer d’abord nos études avant de nous lancer pleinement dans le combat contre Voldemort. Vous n’êtes pas obligés d’y aller. Je comprendrais parfaitement que vous ne vouliez pas y aller, mais moi, je veux me battre.
– Idiot ! lança Hermione d’une voix dure. Ce n’est pas nous qui devrions nous cacher et toi te jeter dans le combat, c’est même le contraire ! affirma-t-elle avec force.
– Qu’est-ce que tu… ?
– Hermione a raison, dit Ron d’un air convaincu. Je comprends que tu veuilles faire quelque chose, mon vieux, mais nous ne sommes pas indispensables ; toi, si !
– C’est vrai, approuva vivement Neville. C’est toi la seule personne qui puisse tuer Voldemort – ils avaient pensé à insonoriser la pièce –, donc c’est toi le seul qui pourra mettre fin à tout ça. Si tu le fais, il n’y aura plus jamais d’attaque de Pré-au-Lard, ou du Chemin de Traverse, ou je ne sais quoi d’autre, mais il faut d’abord éviter que tu ne sois tué bêtement parmi des tas d’autres gens.
Clap, clap, clap.
Un bruit régulier venait de retentir. Ils se retournèrent tous les quatre vers la porte et sursautèrent en voyant Abelforth dans l’encadrement, visiblement en train d’applaudir le discours de Ron, Hermione et Neville.
– C’est bien, vous avez pensé à insonoriser la pièce, dit le professeur de défense contre les forces du Mal, non sans un sourire, mais vous avez omis de verrouiller la porte.
Il entra dans la pièce, referma la porte de la chambre de Ron, sortit sa baguette magique et murmura : « Collaporta ! ». Puis il se retourna vers ses quatre élèves.
– Je crois que vos amis ont déjà dit l’essentiel, Harry, dit-il avec satisfaction.
Harry ne répondit rien. Il était trop énervé de savoir que tout ce qu’on venait de lui dire était parfaitement vrai.
– Mais j’ai quand même une petite chose à rajouter, poursuivit Abel. Hermione, vous avez suggéré que vous avez plus de raison d’aller vous faire tuer que Harry ; Ron et Neville, vous avez approuvé. Je dois cependant vous dire que vous avez tort. Il existe d’excellentes raisons pour que vous aussi, vous preniez le moins de risques possibles. A certains abords, on peut même dire que vous êtes aussi important que Mr Potter dans le combat contre Lord Voldemort. Harry, avez-vous compris de quoi je parle ?
– Oui, répondit Harry après d’un court instant de réflexion.
Il se tourna vers ses amis.
– Vous dites que je suis indispensable parce que d’après la prophétie, je suis le seul à pouvoir tuer Voldemort. Mais vous m’êtes aussi indispensable pour que j’aille jusqu’au bout, déclara Harry. Par conséquent, vous êtes tout autant essentiels dans le combat contre Voldemort. D’ailleurs, la prophétie le dit aussi, songea-t-il : « mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore »…
Il y eut un silence gêné. Malgré l’extrême tension qui l’habitait actuellement, Harry parvint à afficher un sourire malicieux.
– Vous voyez bien : vous aussi il faut vous garder bien au frais, jusqu’à ce qu’on ait besoin de vous, dit-il. Vous avez une meilleure idée de ce que ça fait, maintenant…
– Tu sais, nous le savions déjà. C’était juste pour te convaincre de rester, affirma Hermione d’un air digne.
– Puisque vous êtes d’accord, vous feriez mieux de redescendre, dit Abel.
Une fois qu’ils furent revenus au rez-de-chaussée, Abel prit à nouveau la parole :
– Je pense qu’il serait temps de soumettre notre décision à nos jeunes amis, dit-il. Arthur ?
– Bill, Charlie, Fred et George se sont déjà portés volontaires avec moi-même, annonça Mr Weasley. Il y a aussi Kingsley, Tonks, Dedalus et Elphias.
– Ça ne fait que neuf…, observa sombrement Harry.
– Nous ne pouvons pas demander à Molly, expliqua Mr Weasley, embarrassé. Si jamais ça tournait mal… il faudrait quelqu’un pour pouvoir s’occuper de Ginny.
– Ni à Fleur, ajouta Bill. C’est une très grande sorcière, certes, mais elle n’est pas faite pour les duels…
– Tu crois ça ? répliqua Fleur, offusquée. Je sais aussi bien me défendre que toi, Mister ! Nous n’avons pas encore d’enfant, que je sache ? Rien qui ne justifie que je survive si tu mourais ? Je viens, dit-elle d’un ton décidé à l’adresse de son beau-père.
Bill n’osa pas répondre à sa femme. Mrs Weasley paraissait fière de sa belle-fille, et Mr Weasley, pris de court, dit :
– Très bien… dans ce cas, nous sommes dix.
– Malheureusement, la directrice et moi-même ne pouvons prendre le risque d’ôter un membre au corps enseignant de Poudlard, dit Abel à l’adresse de Harry. En des temps pareils, on ne trouverait personne pour nous remplacer en cas d’accident et il est indispensable que les jeunes sorciers apprennent la magie dans de bonnes conditions si nous souhaitons qu’ils poursuivent le combat après nous – sans compter que la métamorphose et la défense contre les forces du Mal sont des matières très importantes. Je vous informe que nos quatre jeunes amis ont accepté de rester à l’écart, ajouta-t-il en direction des autres.
– Je suis rassurée, déclara alors Mrs Weasley, les yeux brillants.
L’attente était insupportable. Ils étaient tous assis autour de la table de la cuisine (Mrs Weasley avait fait apparaître quelques chaises supplémentaires) et patientaient depuis maintenant cinq longues heures, prêts à recevoir le signal qui devait les avertir que Voldemort avait débarqué sur le Chemin de Traverse. McGonagall, Tonks et Kingsley étaient revenus.
Le ministère de la magie avait pris la menace très au sérieux. Bien que l’avenue sorcière fut déjà extrêmement surveillée depuis la prise de Pré-au-Lard, de nombreux escadrons d’Aurors supplémentaires avait été déployés, ainsi que des volontaires de la Brigade de Police Magique ou parmi les habitants de la célèbre rue.
– L’avantage qu’ont les sorciers sur les Moldus, c’est que tous les sorciers disposent de talents magiques pour se défendre, commenta Tonks avec un triste sourire.
Harry n’avait pas encore ouvert les cadeaux, au pied de son lit. Il était bien trop tendu et anxieux pour penser encore à ces choses-là… Ron, Hermione et Neville ne disaient rien non plus. Il ne toucha pas, ou à peine, à son déjeuner.
Après avoir plus ou moins mangé, les dix qui s’étaient portés volontaires pour défendre le Chemin de Traverse décidèrent, sous l’impulsion d’Abel, de se rendre immédiatement à Londres, sans attendre de signal.
Encore une heure et Mrs Weasley leur suggéra, à bout de nerf, de remonter dans leurs chambres pour ouvrir leurs cadeaux.
– Ça ne sert à rien de rester là sans rien faire à attendre l’attaque, dit-elle sur un ton résolu. De toutes manières, nous n’y allons pas, alors autant essayer de reprendre notre « vie quotidienne ». En tout cas, rester assise comme ça sans bouger ni parler me rend folle !
Pour ne pas la contrarier, ils acceptèrent et regagnèrent les étages en silence. Harry, ne sachant pas quoi faire d’autre, se décida à ouvrir les paquets qui se trouvaient au pied de son lit et il fut imité par Ron. Celui-ci déchira le papier qui recouvrait un gros livre relié de cuir noir intitulé L’arithmancie pour les débutants : trente-six leçons très simples pour comprendre les propriétés magiques de nos amis les nombres.
– Hé ! fit-il. Elle se moque de moi, dit-il avec un étrange sourire – une vague expression amoureuse qui contrastait beaucoup avec Ron. Mais ce n’est pas grave, elle rira moins quand elle verra le cadeau que je lui ai offert.
De toute évidence, il parlait d’Hermione.
– Pourquoi, qu’est-ce que tu lui as offert ? lui demanda Harry en essayant d’avoir l’air intéressé malgré son inquiétude persistante.
– J’ai pris exemple sur elle, déclara Ron : je lui ai offert un livre. Comment savoir jouer convenablement aux échecs version sorcier en un temps record, ajouta-t-il.
– Très bien, répondit Harry sur un ton abattu.
Tandis que, refroidi, son ami découvrait ses autres cadeaux sans faire de commentaire, Harry déballait l’habituel pull-over de laine de Mrs Weasley – cette année, il était noir, mais la mère de Ron avait brodé une chauve-souris d’un blanc brillant qui recouvrait tout le torse et qui réchauffa un peu le cœur de Harry –, des petits pâtés de la même provenance, quatre énormes livres que lui avait offerts Hermione et dont il ne regarda même pas le titre, jugeant qu’ils devaient être assez ennuyeux rien qu’au vu de leur épaisseur, et un autre livre, lui aussi d’un calibre respectable. Mais il était différent de ceux d’Hermione : il s’agissait d’un album photo.
Une lettre l’accompagnait. Il déchira l’enveloppe – il remarqua qu’il ne s’agissait pas de parchemin mais de papier Moldu – et déplia la lettre qu’il lut silencieusement :
Cher Harry,
J’espère que tu vas bien. J’espère aussi que tu seras content de recevoir cet album. Il contient des photos de notre enfance avec ta mère – Lily – et tu pourras y voir tes grands-parents. Je savais que tu n’avais jamais vu leur photo.
Vernon et Dudley vont bien. Moi aussi. Je te souhaite de réussir ta vie et d’être heureux dans ton monde comme nous espérons l’être dans le notre.
Adieu,
Ta tante.
PS : Joyeux Noël.
Harry préféra attendre de pouvoir se retrouver seul avant de jeter un œil à cet album. Pour l’instant, il restait très abasourdi par ce qu’il venait de lire. Sommes toutes, la tante Pétunia lui souhaitait bonne chance dans la vie avant de lui dire… « Adieu ». Elle l’avait toujours autant détesté que l’oncle Vernon, et Harry était certain qu’elle n’avait pas eu besoin de se forcer pendant toutes ces années. Mais elle avait daigné lui faire ce cadeau, elle s’était décidée à lui dire un « au revoir » digne de ce nom, à ne pas nier totalement, de façon absolue, qu’il appartenait à sa famille… Harry se souvint du moment où, cinq mois auparavant, sa tante était sortie de sa maison, les yeux brillants, pour lui dire « Bonne chance »…
Il ouvrit le cadeau de Fred et George – son estomac se noua à nouveau –, qui contenait une boîte remplie de Poudre d’obscurité du Pérou : « Ça a été utile aux Mangemorts l’an dernier, on espère que maintenant ça te sera utile à toi et au reste de l’Ordre (normalement, vous avez tous reçu un échantillon). » était-il écrit au dos. Il les remercia intérieurement, en espérant que les jumeaux puissent vivre suffisamment longtemps pour voir l’utilité de leur cadeau…
Son dernier cadeau était encore une lettre, mais d’aspect officiel, cette fois-ci. Il soupira et l’ouvrit, en espérant peut-être – il ne savait plus vraiment ce qui le préoccupait : le Chemin de Traverse ou la lettre de la tante Pétunia ? Ou bien les deux ? – que Rufus Scrimgeour n’essayait pas de renouer un contact avec lui, avant d’apercevoir les armoiries de Poudlard. Il décacheta l’enveloppe et lut la feuille qui était à l’intérieur : un parchemin bien sorcier, cette fois-ci.
Cher Mr Potter,
Suite aux conseils de Madame la directrice, je souhaiterais m’entretenir avec vous dès votre rentrée à Poudlard.
En vous souhaitant de très joyeuses fêtes,
professeur Wilhelmina Gobe-Planche
Harry se demanda vaguement pourquoi Gobe-Planche pouvait bien avoir besoin de lui écrire. Elle ne lui avait jamais vraiment été antipathique mais la seule fois où il lui avait parlé, en dehors des quelques cours qu’il avait eus avec elle, c’était pour soigner une aile cassée d’Hedwige. A présent, elle s’occupait à temps plein des cours de soins aux créatures magiques et des tâches de garde-chasse qui auraient dû incomber à Hagrid… Harry savait aussi qu’elle prenait soin de Crockdur, le molosse noir du demi-géant, et de Buck – ou plutôt Ventdebout –, son hippogriffe.
Mais il ne se souciait guère des animaux, en ce moment – non pas qu’il n’avait aucune affection pour ces deux-ci, mais il avait la tête ailleurs. Il n’y avait plus rien à faire ; rien qui puisse écarter appréciablement la pensée de ce qui allait sûrement bientôt arriver, ni de tout ce qui était déjà arrivé. Harry se sentait d’une humeur morose et, même s’il avait appris avec le temps que s’y laisser aller était inutile et même, au fond, horriblement douloureux, qu’il fallait essayer d’aller de l’avant et de se dire, aussi difficile soit-il, que la vie continuait, il savait avec certitude que son état ne changerait pas jusqu’à ce que les choses bougent enfin.
Il s’étendit donc dans son lit avec une inertie déprimante, et se laissa aller ainsi à ne rien faire pendant un temps qui lui sembla incroyablement long, comme si des siècles s’étaient écoulés. Ron n’osait pas tenter de lui faire la conversation. D’ailleurs, Ron se trouvait loin, très loin, vraiment très loin…
Et soudain, Harry entendit un cri perçant, un hurlement de douleur tel qu’il n’en avait que très rarement entendu dans sa vie. Il s’aperçut alors qu’il était debout. Il ne s’était pas levé de son lit, il n’avait rien fait, même pas bougé d’un pouce, mais il était complètement et fièrement redressé.
Horrifié, Harry s’aperçut alors que l’air touchait directement son cuir chevelu : il était chauve. Mais le pire, c’était qu’il n’avait plus aucune sensation au niveau du nez… De plus, malgré le fait qu’il était parfaitement conscient et éveillé, bien qu’il avait toutes les sensations issues des cinq sens – il voyait, il entendait, il sentait, etc. –, Harry n’avait plus aucun contrôle sur son corps. Il pouvait essayer de bouger, rien n’y faisait.
Complètement ahuri et affolé, Harry sentit son corps se déplacer de lui-même dans une rue pavée. Il faisait nuit. Des flashs de lumières de diverses couleurs zébraient l’horizon ; il y avait aussi ces cris : des hurlements terrifiés, désespérés… et suppliants. Harry voyait des dizaines de sorciers, pour la plupart vêtus de robes noires, certains étant masqués par des cagoules, lutter avec acharnement.
C’est alors seulement qu’il comprit avec stupéfaction qu’il se trouvait sur le Chemin de Traverse. Ce qu’il avait devant les yeux n’était ni plus ni moins que la bataille entre les Mangemorts, les Aurors, ainsi que tous ceux qui s’étaient portés volontaires : celle qui venait de hanter sa journée. Ses lèvres, sans qu’il ne le veuille, s’étirèrent alors en un sourire… et Harry sut qu’il ne se trouvait pas dans son corps.
Il habitait l’enveloppe charnelle de Lord Voldemort – et il avait la quasi-certitude que Voldemort avait lui-même choisi de faire assister Harry…
« Au spectacle… » dit dans sa tête une voix goguenarde et cruelle ; suraiguë… Harry sentit aussitôt une vague de haine l’envahir… et le Seigneur des Ténèbres éclata de son terrible rire glacial.
Il regarda alors vers le ciel. Harry vit avec abattement que quelques Détraqueurs y flottaient, avant de se dire que s’il ne restait plus qu’un nombre restreint de ces créatures, c’était que le camp adverse avait su en chasser la plupart. De plus, les Aurors et leurs alliés résistaient sans faiblir à la masse des Mangemorts.
Malgré ce sentiment encourageant, Harry se sentait de plus en plus angoissé par les cris de toutes sortes qui résonnaient entre les murs des magasins : en plus des premiers, il percevait maintenant les cris de rage des combattants, mais en bruit de fond, il entendait toujours cet horrible hurlement qui l’avait comme « appelé » pour l’amener dans l’avenue…
C’est alors que les yeux rouges de Voldemort lui dévoilèrent l’origine ces exclamations de douleur. Le Seigneur des Ténèbres s’avança d’un pas imperturbable entre l’anarchie de duels de sorciers qui se déroulaient sur le Chemin de Traverse. Chaque seconde, un jet de lumière sifflait vers lui et il le parait avec nonchalance. Il traversa ainsi toute la rue sans être atteint par les multiples pulsions meurtrières manifestées à son égard et finit en revanche par atteindre ce qu’il semblait chercher.
Plus il avait avancé, plus les cris avaient monté d’intensité, et ils étaient désormais devenus assourdissants. Harry vit alors quelque chose qui lui fit l’effet d’un coup de poing dans l’estomac.
Juste en face de la banque de Gringotts, un des Mangemorts pointait sa baguette magique sur le sol sur lequel se convulsait sans cesse une silhouette recroquevillée qui poussait des hurlements de douleur : c’était Mme Guipure, la patronne d’un magasin de vêtements. Le Mangemort torturait la pauvre femme, et lui infligeait les pires souffrances sans la moindre pitié, sans s’arrêter… Harry voulut de toutes ses forces apporter son secours, mais le corps de Voldemort ne lui obéit évidemment pas…
Le Seigneur des Ténèbres jeta un regard derrière lui, vers le champ de bataille magique, et Harry constata que les Aurors, furieux, donnaient toute la force et l’habileté dont ils étaient capables pour tenter de franchir la dernière ligne des Mangemorts, qui les empêchait d’arrêter le bourreau de Mme Guipure.
Harry eut l’impression que cela durait des heures… Chaque seconde s’écoulait très lentement, avec les cris de douleur insupportables de Mme Guipure… Il commençait à avoir mal à la tête… et étrangement, Voldemort finit par se porter lui-même la main sur le front.
– Allons, calme-toi, Harry…, murmura-t-il sur un ton narquois, ce sera bientôt fini…
Et au même moment, un des Mangemorts les plus proches fut illuminé de lumière verte puis s’effondra sur le sol pavé, et un Auror parvint à s’extraire du combat. Il décocha un éclair de Stupéfixion vers le Mangemort bourreau qui s’effondra à son tour tandis que Mme Guipure, toujours recroquevillée et secouée de convulsions, avait cessé de hurler. L’Auror se retourna vers Voldemort, qui n’avait pas essayé de l’empêcher de faire ce qu’il venait de faire, et Harry vit avec stupeur qu’il s’agissait d’une femme : Tonks.
Et il savait que Voldemort avait compris qu’il s’agissait d’une personne proche de Harry… Celui-ci tenta de toutes ses forces de crier à Tonks de s’enfuir, mais rien n’y faisait : il ne pouvait rien, strictement rien…
Les traits du visage de la jeune Auror se creusèrent d’une haine d’une intensité identique à celle de la veille, et elle leva sa baguette magique. Voldemort éclata de son rire suraigu, et Tonks s’écria avec rage :
– Avada Kedavra !
Le sortilège franchit les quelques mètres qui les séparaient, et Voldemort, d’un geste très rapide, brandit sa baguette magique et un second éclair mortel jaillit en sens opposé au premier, qui s’évanouit immédiatement. Tonks poussa un dernier cri, faible, désespéré, triste… puis elle chuta sur le sol, morte.
Avant que Harry n’ait pu assimiler la nouvelle horreur de ce qui venait de se produire, Voldemort, qui semblait maintenant pressé, jeta un autre sortilège de Mort en direction de Mme Guipure qui s’immobilisa aussitôt. Il visa ensuite le bourreau stupéfixé qu’il souleva et projeta sans ménagement dans l’Allée des Embrumes, qui paraissait d’ailleurs étrangement calme.
Puis il pointa sa baguette vers la porte d’un magasin – qui se trouvait devant la dernière ligne de Mangemorts – et celle-ci s’ouvrit.
Harry vit alors une petite silhouette timide, maigre, frêle, sortir de la boutique et s’avancer vers Voldemort.
– Dépêche-toi, idiote ! ordonna-t-il d’un ton glacial.
Il agita sa baguette et Harry regarda sans le vouloir le professeur Trelawney s’envoler littéralement jusqu’à eux avant de se poser devant Voldemort qui la prit par le cou et la retourna, en position d’otage. Puis il regarda le ciel et y leva sa baguette magique avant de s’exclamer :
– Morsmordre !
Mais ce n’est pas une tête de mort qui apparut dans le ciel.
Avec la même lumière que la Marque des Ténèbres, ces mots railleurs se dessinèrent au-dessus du Chemin de Traverse et de l’Allée des Embrumes :
Joyeux Noël
Aussitôt, comme si cela avait été un signal, les Mangemorts se replièrent et fuirent le combat, en laissant un large espace autour de leur maître pour que les Aurors puissent bien voir ce qui arriverait à Trelawney s’ils tentaient quoi que ce soit. Quand toute son armée eut rejoint l’Allée des Embrumes, Voldemort rejeta Trelawney à terre, fendit l’air de sa baguette, et les Aurors et autres combattants tombèrent comme des dominos. Voldemort agita une dernière fois le bâton de bois et trois cadavres s’élevèrent aussitôt au-dessus des bâtiments, et leurs visages éclairés par la lueur verte se révélèrent soudain comme si Harry les avait regardé juste en face.
Il y avait Mme Guipure et Tonks… ainsi que le Mangemort que cette dernière avait dû… tuer… pour parvenir jusqu’à Voldemort. Le visage sans vie de l’homme avait été découvert : c’était Lucius Malefoy…
Harry se sentit soudain arraché à tout cela, arraché du corps de Voldemort, puis ramené dans le sien…
Il rouvrit les yeux. Pour la seconde fois ce jour-là, il vit des visages pâles, inquiets, le regarder.
Il n’avait pas trop mal à sa cicatrice, mais il aurait de loin préféré subir la pire des migraines plutôt que de voir ce qu’il avait vu.
Tain Jim t´assures pas c´est trop court !!
Non sérieusement, excellente suite, ptain qu´est-ce que t´écris bien
Là je suis épaté, vraiment superbe suite, certes triste pour Noël, j´avoue que tu nous fais pas un beau cadeau pour Noël là (quand je dis nous, ce sont nous les sorciers
)
Ensuite, bah encore des morts, toujours des morts, malheureusement c´est bien ce que je pensais, les fics tout comme le livre HP7 sera très sombre voire trop malheureusement pour nous lecteurs...mais comme c´est si bien écrit, si bien décrit, c´est toujours un plaisir à lire ![]()
Sinon au moment des ouvertures de cadeaux, je pensais vraiment que Harry allait recevoir une boîte de Veracrasses de Kreattur, mais tu as fait mieux, tu m´as surpris en "emmenant" Harry dans le corps de Voldemort. D´ailleurs je me demande si Harry pourrait vraiment voir ça, vu que comme le dit Dumbledore au début du tome 6, Voldemort pratique l´occlumancie sur Harry, qui lui est censé avoir appris à fermer son esprit
Sinon bah sublime j´adore
![]()
cette suite est vraiment trop géniale!!!
je ne sais pas quoi ajouter d´autre je croi que Fan est moi on est tout à fait sur la même longueur d´onde donc encore une foi ![]()
j´ai adorée ![]()
y a plus personne ou quoi ?? ?????????????
vous m´abandonnée !! ![]()
ouuuuuuuaaaaaaaaahh énorme le combat sérieu jim t assure c´est bien que ca soit tonks qui meure puisque elle n´avait plus rien a perdre
trop trop bien j´étais coincé dedans pour moi c´est la meilleur suite que t´es faites elle était aussi bien que celle de tati pour moi en tout cas
mais la suite je l´attends avec beaucoup plus d´impatience que les autres
mes lecteurs
Avant tout, une explication importante pour Fandesoad
![]()
Tu dis que Dumbledore a dit que Voldemort pratiquait l´occlumancie contre Harry, mais je crois que tu as mal lu mes dernières suites
.
Primo, Harry trouve déjà ça aussi bizarre que toi pour les mêmes raisons ; secundo, j´ai explicitement dit que c´est Voldemort lui-même qui a fait en sorte que Harry voie ce qu´il a vu, doonc demande-toi si c´était à la mesure de Voldemort (et souviens-toi au passage que dans le tome 5, il lui envoyait des rêves comme il voulait).
Mais comme tu m´as aussi fait plein de compliments, je te pardonne ta mauvaise lecture
(faites gaffe, à force de compliments, Jim est en train de prendre le chemin vers le côté obscur de la force
).
Becks
Pour ce qui est du prochain chapitre (donc pas forcément des prochaines suites qui ne sont que des morceaux de ce chapitre), il vous intéressera peut-être...
tro fort!
du suspense, des surprises, tu serait pas le clone de Jeanne Rowling?
je veux savoir la suite!
![]()
moi aussi j´ai trop hate de savoir la suite!!!!!!
ta fanfic c´est une vré drogue tu sais
une fois qu´on a commencé à la lire on peu plus s´en passer!!!! t´es vraiment trop fort!! jme demande bien d´où te viens tant d´inspiration!!! à quand la suite ?? ????
super jimpoter! rien à redire sinon "à quand la suite!"
Je suis stupefixée d´admiration! Tu te surpasses, Jimpoter,cette suite est superbe...plus que ca...geniale!
Tu as reuni tous les ingredients nécessaires pour rendre ton recit palpitant au maximum et bien entendu pour mettre tes lecteurs en état de transe pendant que la continuation arrive
![]()
j´ai aussi mis une suite! si ça interresse quelqu´un!
http://ventdebout07.skyblog.com/
1600
![]()
ouah elle est géniale ta suite Jim !! !!!