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Harry Potter et la Guerre des Sages

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
11 juillet 2006 à 12:06:24

quelle bonne idée qu´il a eu harry :fier: se foutre de la geule de voldy :honte: mdrrr

Super encore mais... harry ne vaincra jamais voldy si il est pas meilleur que sa... :nah: :lol:

la suite :) :) :)

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
11 juillet 2006 à 12:07:53

femto :d) C´est vrai, mais il sera meilleur, ne t´en fais pas^^.

Voici le début du douzième chapitre :

12
La terrible réalité

Il courait… courait… courait… Il devait à tout prix lui échapper, il devait la fuir.
Harry ressentait une peur panique. Cette chose le poursuivait. Une ombre, gigantesque, le pourchassait à travers un désert, un horrible et vaste désert, sans vie, sans personne. Un espace infini.
Elle le rattrapait. Harry n’en pouvait plus ; il s’arrêta de courir et tomba à genoux, les mains posées sur le sable brûlant. Elle l’encercla.
- Non… s’il vous plaît… laissez-moi… supplia-t-il.
- Tu as peur ? dirent plusieurs voix familières à Harry.
L’ombre se concentra alors devant lui et prit un aspect matériel. Un homme grand, squelettique, livide comme une tête de mort, se tenait désormais en face de Harry.
- Tu as peur de moi, Potter ?
- Oui, avoua Harry. Je vous en prie, laissez-moi. Je vous jure que je ne ferai rien contre vous.
Lord Voldemort éclata d’un rire sans joie et leva sa baguette.
- Endo… commença-t-il, mais Harry l’arrêta en criant.
- NON ! S’IL VOUS PLAIT ! PAS ENCORE !! !!! hurla-t-il en se protégeant la tête de ses mains.
Le Seigneur des Ténèbres s’arrêta net. Il resta figé ainsi un instant puis changea d’apparence. Des cheveux poussèrent sur son crâne chauve et son teint vira du blanc craie au jaune cireux.
- Alors ? Qui est le lâche, maintenant, Potter ? interrogea le Prince de Sang-Mêlé. Vous, qui abandonnez alors que tout repose sur vous, ou moi, qui ait accompli ma mission avec brio ?
- Vous… marmonna Harry. Vous… partez. Vous êtes abject, vous n’êtes qu’une ordure.
- Peut-être, mais moi j’assume ce que je suis, railla Rogue. Je suis un mangemort et je sers le Seigneur des Ténèbres. Vous, vous n’assumez pas d’être l’élu. Vous n’avez de toutes manières pas la force nécessaire pour l’être. Vous êtes faible, Potter.
- Taisez-vous…
- Vous vous laissez dominer par vos sentiments, par vos stupides émotions sans intérêt.
- MES EMOTIONS NE SONT PAS STUPIDES !! !!!! hurla Harry. D’ailleurs, qu’est-ce que vous y connaissez, en sentiments ? Vous n’en avez jamais éprouvé. Vous ne pensez qu’à vous-même. Vous ne vous intéressez qu’au pouvoir. Vous ne valez pas mieux que votre maître…
- Je l’ai toujours dit, approuva une voix.
Rogue avait disparu pour faire place à un autre homme au visage émacié. Il portait une robe en lambeaux.
- Sirius ? appela Harry sans comprendre.
- J’ai toujours dit que Rogue ne valait pas mieux que tous les autres mangemorts que ces imbéciles du ministère ont libérés. Il a toujours été un fervent partisan de Voldemort et il a toujours adoré la magie noire. Je ne comprends vraiment pas pourquoi Dumbledore lui a fait confiance.
- Il a ses raisons, Patmol, intervint une autre voix toujours familière.
Un homme très pâle aux cheveux châtains-gris s’avançait aux côtés de Sirius.
- Et quelles raisons ? répliqua Sirius Black d’un air dédaigneux. Il aurait pu nous le dire, à nous ! Nous faisions aussi partie de l’Ordre !
- Je suis sûr que si Dumbledore avait confiance en Rogue, c’est qu’il avait une excellente raison pour cela, répéta Lupin.
- Et bien ça n’a pas empêché que ce lâche nous trahisse.
- Certes…
Les deux amis s’évaporèrent alors dans la nature. Harry ne comprenait pas ce qui s’était passé. Sirius et Lupin avaient discuté, comme si de rien était, comme si son parrain était toujours vivant…
Mais il n’eut pas tellement le temps de réfléchir à tout cela, car un étrange bruit d’air déplacé se fit entendre. Harry leva la tête et aperçut un tuyau en caoutchouc qui tombait vers lui. Et avant qu’il ne puisse admettre l’absurdité de ce qu’il voyait, le tuyau l’enveloppa et l’étouffa.
Il ne pouvait plus respirer, le caoutchouc se resserrait autour de tout son corps mais surtout autour de sa poitrine. Il allait perdre connaissance quand le tuyau se desserra enfin et repartit dans les cieux d’où il était venu.
Harry ne se trouvait plus dans un désert brûlant mais devant une tombe. Une tombe en marbre blanc… Il y était gravé :

Albus Dumbledore
1846-1997

Mais Harry, plus que tout autre chose au monde, ne voulait pas voir ce qui y était écrit. Il ne voulait pas voir cette tombe. Il le refusait tellement que pendant le mois entier qu’il avait vécu à côté, il n’y avait même pas jeté un seul coup d’œil. Mais il n’avait plus le choix. Il n’avait définitivement plus d’autre choix que d’y penser, d’y penser sans cesse, de se remplir de tristesse…
- Tu es enfin arrivé, Harry.
Il se retourna, et vit encore un homme. C’était un homme très vieux, avec une longue chevelure et une longue barbe argentées. Il avait des yeux bleus pétillants.
- Je me demandais quand tu viendrais enfin me voir, dit Albus Dumbledore. Je pensais que tu tenais plus à moi que ça.
- Professeur… balbutia Harry.
- Non, coupa le vieillard. Non, je ne suis pas Albus Dumbledore. Tu ne verras jamais plus Albus Dumbledore de ton vivant, plus maintenant.
- Mais…
- Je sais que je lui ressemble, que je suis comme lui, que je parle comme lui, mais tout comme Voldemort, tout comme Rogue, Lupin, et Sirius, je ne suis qu’un personnage imaginaire issu de tes souvenirs de ces personnes.
- Mais…, répéta Harry, comment…
- Réfléchis : dans quelles circonstances les gens sont-ils issus de la mémoire ? Dans quels moments des évènements aussi improbables que des tuyaux géants en caoutchouc tombant du ciel se produisent-ils ?
- Je suis en train de rêver…, marmonna Harry.
- J’en ai bien peur, approuva Dumbledore.
- Mais qu’est-ce que cela signifie ? demanda le jeune homme.
- Si je le sais, tu le sais forcément, répondit le vieillard.
- Je… Je ne comprends pas ce qu’il se passe, commença Harry en bégayant, j… je…
- De quoi as-tu peur ? interrogea le rêve. Tu n’arrêtes pas de fuir depuis des jours et des jours. Tu n’as fait que ça. Il serait temps de revenir à la réalité, et d’accepter.
- Mais accepter quoi !? demanda Harry avec colère. Je ne comprends rien !
- Oh si, tu comprends. Tu le sais, je te l’ai déjà dit. La réponse à tous tes problèmes se trouve en toi. Je dois te laisser, à présent.
Dumbledore se retourna et s’en alla en direction de la forêt interdite.
Mais Harry ne pouvait pas le laisser partir… une nouvelle fois. Il devait rester et lui expliquer, comme il l’avait toujours fait…
- Attendez ! cria-t-il. Qu’est-ce qu’il faut que je fasse ? Je ne peux rien, tout seul !
- Tu n’es pas seul, Harry, dit la voix lointaine de Dumbledore tandis que ce dernier arrivait à l’autre bout du parc de Poudlard. Et je te l’ai déjà dit, la réponse se trouve en toi.
Il disparut alors dans la forêt interdite et tout autour de Harry se brouilla, le parc, la forêt, le château de Poudlard, tout devint noir et il se réveilla enfin.

Bonne lecture^^.

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
11 juillet 2006 à 12:08:14

oups une suite :gni: le com c´etait pour la fin de l´autre chapitre :rouge:

Bon je lit :)

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
11 juillet 2006 à 12:09:31

Désolé pour les deux suites identiques :honte: , mais on m´avait dit tentative de connexion refusée alors j´ai recommencé et modifié parce que j´ai vu ton com, femto :honte: .

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
11 juillet 2006 à 12:15:01

lol c´est pas grave :rire:

Super suite mais je comprends absolument a rien :fier:

Il reve? il est dans le coma? il est mort? :mort: :peur:

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
11 juillet 2006 à 21:03:22

ouai un com :p) c´est pas trop tard :)

J´ai compris enfin :fier: chui content :content: :lol:

C´est bien mais pas assez d´action a mon gout :-p

Shackelbot il est pas de l´ordre du phénix si je me rapel bien? :question:

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
11 juillet 2006 à 22:06:34

Conformément au marché, voici la suite^^, la fin du douzième chapitre.

femto :d) :bravo: pour avoir compris :lol: .
Désolé, mais il y a des chapitres avec de l´action et des chapitres sans.

12
La terrible réalité (suite et fin)

Lorsqu’il s’éveilla, Harry se sentit totalement reposé, il savait qu’il pourrait ouvrir les yeux, se lever et même marcher s’il le voulait, mais il n’en fit rien. Le sommeil permet de se souvenir de ce qui a précédé le coucher, hors ce qui avait précédé l’endormissement de Harry c’était d’autres souvenirs…peu réjouissants. Il pouvait désormais parler de façon égale à Ron, à Hermione, à Neville, aux membres de l’Ordre comme Tonks… Mais il le fallait, il fallait qu’il se réveille et revienne à la réalité pour l’accepter, car comme avait dit Dumbledore deux ans auparavant, seul l’acceptation de la réalité permet la guérison. Maintenant qu’il se rappelait cette phrase, il comprenait mieux ce que le Dumbledore de son rêve, autrement dit son subconscient personnifié, avait voulu lui dire.
Il ouvrit donc les yeux, parfaitement réveillé, et vit Mrs Weasley et – son cœur fit un bon dans sa poitrine – Ginny. Mère et fille se tournaient les pouces en regardant successivement la plafond, le sol, les murs… et Harry.
- Il est réveillé ! s’exclama la demoiselle rousse en se levant comme un ressort.
Harry se redressa et son ex petite amie l’étreignit avec une force surprenante pour une jeune fille de seize ans. Il eut soudainement une sensation de chaleur qui lui envahit tout le corps. Il n’avait pas vu Ginny depuis seulement quatre jours (et encore, même pas deux conscients) mais il avait l’impression que cela faisait déjà une éternité. La pression se relâcha, il regarda la jeune sorcière lui sourire faiblement.
Derrière sa fille, Mrs Weasley s’éclaircit la gorge, Ginny recula de quelques pas, et sa mère se leva et s’avança.
- Si j’avais su, je me serais réveillé plus tôt, dit Harry d’un ton amusé.
- Tu vas bien, mon chéri ? demanda Mrs Weasley, perplexe. Tu es reposé ? La guérisseuse Derwent a dit que tu étais fatigué parce que tu ne t’étais pas reposé quand tu étais inconscient.
- Oui, ça va, je suis plutôt en forme, assura l’alité.
Le visage de la petite femme s’éclaircit légèrement.
- J’aime mieux ça. Tu nous as fait peur, tu sais. Tu étais brûlant de fièvre mercredi soir, jeudi, et vendredi et ton état ne s’améliorait pas.
- Ca explique que j’ai rêvé d’un désert, dit Harry sur un ton comique.
Il tentait de paraître plus décontracté qu’il ne l’était, et même si elles ne laissaient rien paraître, il savait que ses visiteuses le devinaient. Il se décida à poser la question qui le travaillait :
- Euh… Où sont Ron et Hermione ?
Les deux Weasley échangèrent un regard puis baissèrent les yeux.
- Harry, dit Ginny, hésitante, il faut que tu saches que beaucoup de choses se sont passées pendant que tu étais évanoui. Ron et Hermione…
- …sont en train de se préparer pour se rendre à un enterrement, acheva Molly Weasley.
Le cœur de Harry, après son émotion due au fait de revoir sa petite amie, tomba de haut dans sa poitrine.
- L’enterrement de qui ? demanda-t-il.
- Des parents d’Hermione, répondit Ginny.
Harry reçut un choc. Il ne pouvait pas y croire. Il avait vu Mr et Mrs Granger mercredi midi, comment pouvaient-ils être morts le samedi suivant ?
- Mais… Comment… balbutia-t-il.
- Leurs corps ont été découverts jeudi soir, expliqua Mrs Weasley. Les moldus ont fait une… comment on dit, déjà ? Quand ils examinent les cadavres pour savoir ce qui a provoqué la mort…
- Une autopsie, répondit Harry d’un ton macabre.
- Oui, c’est ça, absolument épouvantables, ces médecins… Bref, ils n’ont rien trouvé. Ils ont été tués par des sorciers, déclara-t-elle, il n’y a aucun doute possible.
- Comment va Hermione ? questionna Harry, inquiet.
- Pas très bien, répondit Mrs Weasley en hochant la tête.
- Elle a appris la nouvelle en lisant l’habituelle liste de morts et de disparitions de la Gazette du Sorcier, dit Ginny. Elle est devenue toute pâle et elle s’est effondrée. Ron a tenu à l’accompagner à l’enterrement.
- Ca ne m’étonne pas, dit Harry.
Un autre évènement venait une fois de plus assombrir le tableau. Il était vrai qu’il ne venait pas de perdre à nouveau quelqu’un de cher, mais on ne pouvait pas dire que deux morts supplémentaires n’avaient aucun effet sur lui : combien de morts y avait-il encore eu et y aurait-il encore à cause de cette guerre ? Il y avait déjà la mort de Cedric, de Sirius, de Dumbledore, l’ensorcellement de Fred et George, les attaques successives contre Ron, contre Hermione, contre Neville, la mort de tous ces gens à Pré-au-Lard, la mort de Lupin… la mort de Hagrid… Et maintenant la mort des parents d’Hermione. De plus en plus, il comprenait ce qu’avait pu ressentir la communauté sorcière la première fois que Lord Voldemort avait tenté de prendre le pouvoir. Tout le monde était touché, désormais. Ron, torturé au mariage de son frère aîné, avec ses deux autres frères soumis à l’Imperium ; Hermione, d’abord ensorcelée puis torturée à son tour, même si Harry l’avait tout de suite libérée, et désormais orpheline, comme lui ; Neville, avec ses parents devenus fous à force de torture, et presque vidé de son sang simplement parce que Harry avait eu la mauvaise idée de lui demander de rester seul quelques minutes, hors de la « sécurité » de la chambre d’hôtel, seulement quelques instants seul dans un couloir…
Il ne pourrait pas supporter de recevoir encore une fois ce genre de choc, il lui fallait tout demander et tout savoir sur les évènements, aussi terribles soit-ils. Il devait rattraper la réalité et non plus être rattrapé par elle.
- Que… Qu’est-ce qui s’est passé, à Pré-au-Lard ? questionna Harry, abattu. Qu’est-ce qui est arrivé après… après le massacre ?
Il voyait au visage des deux femmes qu’il venait d’aborder un nouveau sujet sensible.
- Nous ne le savons pas vraiment, avoua la mère de Ron, attristée. Depuis mercredi soir, à minuit précise, personne,- de notre camp, en tout cas -, n’a pu rentré dans le village.
- Quoi ? s’étonna Harry. Mais pourquoi ?
- Nous l’ignorons, admit Mrs Weasley. Tout ce que nous savons, c’est qu’un champ de force entoure le village tout entier et qu’aucun sorcier du ministère ou de l’Ordre n’a réussi à le franchir.
- Mais alors… Ca voudrait dire que…
Molly Weasley resta silencieuse, ce fut sa fille qui reprit la parole :
- Il semblerait que Pré-au-Lard soit devenu la nouvelle base officielle – et impénétrable – de Voldemort et de tous ces partisans, déclara-t-elle.
- Une base officielle ? répéta lentement Harry, incrédule.
- C’est ce que craint le plus le ministère et l’Ordre aussi, d’après ce que j’ai compris.
Mrs Weasley, habituellement si réticente à révéler quoi que ce soit sur l’Ordre du Phénix, acquiesça d’un signe de tête.
- Ce que Maman a oublié de te dire c’est que, en plus du champ de force qui est certainement une protection magique créée par les mangemorts, une marque des ténèbres géante reste vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans le ciel et illumine tout le village. Hier, la gazette du sorcier parlait déjà de « Capitale des Ténèbres ». C’est pour ça que je t’ai dit base « officielle ».
- Une capitale… répéta Harry.
Il leva les yeux et croisa le regard de sa petite amie. Ils pouvaient se comprendre grâce à se simple regard. Il savait que Ginny se rendait compte tout comme lui de ce que signifiait une telle chose. Si Voldemort disposait d’un village entier comme quartier général, s’il était suffisamment sûr de lui pour ne pas s’en cacher, et s’il arrivait avec ses mangemorts à créer une protection suffisante pour déjouer les sorts des aurors du ministère et des membres de l’Ordre, cela signifiait que les choses allaient très, très, très, très, très, très bien pour lui. Il avait un avantage certain car il pouvait préparer beaucoup de choses contre le monde des sorciers dans un espace aussi grand, et ce sans être gêné. Et une autre pensée vint en lui…

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
11 juillet 2006 à 22:07:32

- Mais s’il a pu créer une telle protection magique, il doit avoir réuni beaucoup de partisans aux pouvoirs puissants, non ?
- C’est ce que craint McGonagall, répondit Mrs Weasley avec un air sombre que Harry ne lui avait jamais vu.
La gravité des faits était bien plus grande que Harry ne l’aurait crue, mais il n’avait pas terminé, il y avait encore un sujet à aborder avant de pouvoir tout digérer…
- Mais si Pré-au-Lard est devenu inaccessible depuis deux jours, est-ce qu’il y a eu des survivants ?
Il venait de toucher un point sensible, encore une fois, car les deux femmes clignèrent plus fréquemment des yeux.
- Oh, Harry, commença Mrs Weasley, d’un ton de plus en plus gémissant, tu viens juste de te réveiller, on ne devrait pas parler de tout ça, on devrait plutôt se réjouir de te revoir guéri au lieu de te raconter toutes ces horribles choses…
- Non, Mrs Weasley, je veux savoir, je dois savoir, répliqua Harry d’un ton catégorique. Je ne pourrais pas dormir tranquille tant que je ne saurai pas tout. Vous croyez que j’ai envie d’avoir d’autres surprises du genre « les parents de ta meilleure amie sont morts » ? demanda-t-il d’un ton ironique.
- Je… bredouilla la mère de Ron. Très bien, tu as raison, je n’ai pas le droit de tout te cacher, comme si tu n’étais qu’un enfant… Très bien, répéta-t-elle, et bien… la moitié des habitants du village ont été enfermés dans le village avant de pouvoir être soignés, donc nous pensons qu’ils sont morts, ce qui représenterait environ cent cinquante sorciers et sorcières, soit cinq pour cent de la population sorcière du pays.
Harry demeura abasourdi.
- Beaucoup se sont enfuis mais de ceux de la Grand-rue, il n’y a que Hagrid qui soit rev…
- Hagrid est vivant !? s’exclama le jeune homme, encore plus abasourdi.
Mais cette fois, son incrédulité était d’une toute autre nature.
- Oui, répondit Mrs Weasley, les sourcils levés, bien sûr. Je pensais que Kingsley te l’avait dit.
- Non, je ne savais pas…
Et malgré tout ce qu’on venait de lui annoncé, malgré tous les terribles évènements survenus depuis mercredi après-midi, il ressentit une vague de soulagement. Il était absolument persuadé que son ami géant était mort, comment aurait-il pu en être autrement, après tout ce qu’il venait d’apprendre ? Mais Hagrid était quand même en vie, il avait réussi à s’échapper, Harry ne l’avait pas perdu…
- Je… bredouilla-t-il, Je l’avais vu… Il était étalé avec tous les autres…
- Comment ça, tu étais là-bas ? s’étonna Mrs Weasley.
- Vous le savez bien, dit Harry, surpris. Sinon, comment voulez-vous que je sache pour…
Mais il fut interrompu par une autre voix, une voix de femme.
- Harry, il faut que je te parle.
C’était Tonks. Elle avait les cheveux châtains clair alors qu’ils étaient habituellement de couleurs vives et variées, Tonks étant une métamorphomage, une sorcière ayant la capacité de changer d’apparence à volonté. Elle semblait extrêmement préoccupée et ses yeux étaient rougis et soulignés de cernes. La dernière fois que Nymphadora Tonks s’était retrouvée dans un état semblable, Remus Lupin avait refusé ses avances (Harry avait pensé qu’elle était amoureuse de Sirius avant de se rendre compte que le patronus de la jeune femme représentait un loup et non un chien), et Harry se doutait que le loup-garou était une nouvelle fois responsable de ses tourments.
Mrs Weasley, qui avait brusquement tourné la tête lorsque sa « collègue » de l’Ordre du Phénix était rentrée dans la chambre, se leva et tapota légèrement l’épaule de cette dernière.
- Tonks, murmura-t-elle d’un ton apaisant, il vaut peut-être mieux attendre, tu ne crois pas ? Le temps qu’il reprenne plus de forces…
- Non.
Harry avait interrompu Mrs Weasley d’une voix calme et ferme. Il ne pouvait pas la laisser le couver éternellement, il devait la vérité à Tonks et attendre davantage n’aurait servi à rien.
Molly Weasley jeta un coup d’œil embué à celui qu’elle tentait désespérément de protéger et sans un mot, sortit de la pièce. Ginny, quant à elle, se pencha pour embrasser Harry puis partit à son tour. Tonks tira la chaise vide de Mrs Weasley et s’assis en baissant les yeux. Au bout d’une minute, elle rompit son silence :
- Harry, commença-t-elle, Hagrid a dit… Hagrid a dit que tu étais là quand… quand ça s’est passé…
- C’est vrai, confirma Harry.
Il avait peur et se sentait terriblement gêné… et peiné.
- Je sais, je… je t’avais entendu derrière la porte, avoua-t-elle. Je me suis arrangé pour être affecté ici. Au début, ils pensaient que Hagrid avait pris un gros coup sur la tête parce qu’il n’a pas arrêté de répéter que tu avais jeté un sortilège multiple du patronus. Il a dit que tu en avais envoyé sept qui auraient chassé les détraqueurs dans la grand-rue.
Elle eut un petit rire nerveux ; Harry, lui, ne dit rien. Ce n’était vraiment pas le moment pour lui de se vanter…
- Si je voulais te parler, c’est parce que si tu étais également dans la grand-rue à ce moment-là, donc Hagrid n’était pas le seul témoin de ce qui s’est passé, comme nous le croyions.
Elle s’approchait de plus en plus du sujet qui la préoccupait, et ses yeux semblaient s’humidifier davantage. Harry persista dans son mutisme, en attendant l’instant où Tonks lui poserait la question qu’il redoutait.
- Tu comprends, reprit-elle, quand je lui ai demandé…certaines choses, il a été incapable de se souvenir, il disait que c’était trop flou, ou peut-être qu’il ne se trouvait tout simplement pas dans son champ de vision, ou même qu’il n’était pas là…
- Vous voulez parlez de…, commença Harry, mais il ne pouvait pas continuer, ou même prononcer son nom.
Mais il devait le faire…
- Lupin ? acheva-t-il.
Son interlocutrice acquiesça d’un signe de tête. Puis elle se retourna brusquement vers Harry, le regardant enfin dans les yeux. Elle affichait une figure grave.
- Est-ce qu’il était là-bas, Harry ?
- Oui.
- Alors… il est…
- Je pense, oui, répondit-il difficilement.
Tonks enfouit son visage dans ses mains.
- Est-ce que t…t…tu en es ab…b…bsolument sûr ? demanda-t-elle de sa voix agitée de tremblements dus, comme Harry le savait parfaitement, à des sanglots qu’elle s’efforçait de cacher.
- Je l’ai vu à une dizaine de mètres de moi, raconta Harry. Bien sûr, si Hagrid a pu s’enfuir…
- Hagrid était éloigné des mangemorts au moment où ils ont lancé leur sortilège, coupa Tonks en levant la tête. Il s’est levé quelques secondes plus tard, d’après ce qu’il nous a dit, et il a transplané. Est-ce que c’était le cas de Remus ?
- Je ne sais pas, admit Harry. Il était plus éloigné que les autres personnes qui étaient présentes et il n’avait pas les mêmes blessures, dit-il en se rappelant ces détails.
- Qu’est-ce que tu veux dire ? interrogea la jeune femme.
En voyant son regard plein d’espoir, Harry s’en voulut immédiatement. Il venait de lui donner un faux espoir.
- Enfin, il était gravement blessé, s’empressa-t-il d’ajouter. Mais je voulais dire qu’on aurait plutôt dit qu’il s’était fait attaquer par une bête sauvage que souffler par l’explosion comme les autres. Je suis désolé, Tonks, dit-il, chaque mot lui demandant un terrible effort, mais il n’était pas en état de s’enfuir et…
Il se tut en clignant des yeux à plusieurs reprises, et se tourna vers la fenêtre pour cacher le plus possible son visage. Il n’aurait jamais cru que ce serait aussi dur.
- Je te demande pardon, Harry, dit Tonks. Je sais que c’était un ami de ton père et que tu l’aimais beaucoup.
Puis, brusquement, elle se leva et sortit précipitamment. Quelques secondes plus tard, un peu plus loin dans le couloir, qulequ’un éclata en sanglots déchirants.
Harry était bouleversé, c’était comme si on venait également de lui annoncer la mort de son ancien professeur de défense contre les forces du mal…et ami. Entendre parler de lui au passé l’avait ramené à la réalité, qui l’avait finalement rattrapée, comme il voulait l’éviter.

Bonne lecture^^.

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
12 juillet 2006 à 18:30:01

ouai c´est super :) :) :) mais :desole: j´ai pas pu venir avant :snif:

La suite!!!!!!! :) :) :)

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 juillet 2006 à 18:51:05

femto :d) :ok:

Comme je ne m´attends pas à avoir d´autres com, je poste la suite.

Mais bientôt, j´en serais au même point sur ce site que sur les autres alors si ceux qui me lisent comme je le crois sur d´autres sites alors qu´ils sont des habitués de JV lisent ce mess, je leur demande de me lire ici quand ce moment viendra et qu´ils me postent des coms, aussi :lol: :svp: .

Voilà, je vous poste la suite, la fin du treizième chapitre :

13
Moral, Oral, Brutal

- C’est à cause de l’an dernier, murmura Harry plus pour lui-même que pour son interlocuteur.
- Ce n’est pas de ta faute, assura son ami au visage joufflu, ce n’était qu’un accident.
- Ce n’est pas ma faute à cause de l’année dernière, déclara Harry en colère contre lui-même, mais ça l’est parce que je t’ai fait sortir de la chambre.
- Tu ne pouvais pas savoir.
- D’accord, mais vu ce que je voulais faire, je n’avais pas besoin de te le cacher.
- Ah… Mais justement, qu’est-ce que tu as fait ? Qu’est-ce qui s’est passé quand tu as laissé Ron et Hermione ?
Harry hésita. Mais après tout, il venait de dire lui-même qu’il n’avait pas besoin de le cacher. Donc, il raconta tout. Sa courte conversation avec Lupin, comment il avait pensé le trouver à Pré-au-Lard, comment il avait chassé les détraqueurs avec son « septuple patronus »…
- Alors c’était vrai ? s’étonna Neville, impressionné.
- Euh… Oui, répondit Harry en sentant ses joues s’empourprer.
- Ben dis donc, on pensait que Hagrid avait peut-être pris un coup sur la tête…
- Je lui ai dit devant toi qu’il ne s’était pas trompé, fit remarquer Harry.
- Oui, mais je sais bien qu’avec Ron et Hermione, vous avez parfois tendance à lui mentir pour lui faire plaisir.
- C’est vrai, admit l’alité en se sentant encore plus gêné (l’ancien professeur de Soins aux créatures magiques se trouvait derrière la porte).
…comment les aurors avaient coincé les mangemorts au beau milieu de la grand-rue, comment ceux-ci avaient jeté un sortilège de déflagration qui avait probablement tué tous ceux qui luttaient dans ce secteur, comment Voldemort l’avait protégé pour se charger lui-même de « l’élu » et de ses « prodigieux pouvoirs », et comment il avait effectivement retrouvé Remus Lupin à Pré-au-Lard avant de devoir mener un duel plus qu’inégal avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom… A ce stade, il s’interrompit, car la peur lui nouait l’estomac, une peur qu’il s’efforçait de combattre depuis son réveil et qui commençait sérieusement à reprendre le dessus…
- Tu as encore dû l’affronter ? questionna son ami, encore plus impressionné. Et tu lui as encore échappé ?
- Je n’y suis pour rien, j’ai simplement eu…
- Ah non, l’interrompit Neville, ne me dis pas encore que tu as eu de la chance !
- C’est pourtant vrai, il m’a tout de suite terrassé…
Il lui raconta la façon dont Voldemort l’avait mis à terre, et aussi comment il avait soudainement décidé de ne pas tuer Harry pour s’occuper du médaillon.
- Comme ça, sans raison ? s’étonna Neville.
- Il a parlé d’un « petit problème de baguette ». Quand j’ai essayé de parer son sort, le sortilège s’est brisé sans raison sur ma baguette. Ah moins que…
- Quoi ?
- Normalement, ma baguette ne peut pas combattre celle de Voldemort, expliqua Harry.
Il lui parla brièvement de la plume du même phénix que contenaient les baguettes de Voldemort et de Harry.
- C’est pour ça que j’ai pu survivre, quand il est revenu. Bien sûr, ça ne se produit que quand nos sorts se touchent, donc nous pouvions quand même livré un duel. Mais maintenant que j’y pense, c’est vrai que quand j’ai utilisé le charme du bouclier, nos baguettes n’ont pas été réunies comme la dernière fois.
Comment avait-il pu ne pas s’en apercevoir ?
- Je me demande si… s’il n’a pas découvert un moyen d’annuler ce lien. Ou plutôt s’il a essayé, parce que si son sort s’est brisé, c’est qu’il n’a pas réussi… Mais attends, peut-être que…
Il était vrai que ça expliquerait pourquoi il avait disparu… Il se tourna vers son ami.
- Et si c’était pour ça qu’il a enlevé Ollivander, il y a un an ? Il aurait pu lui demandé pourquoi ce phénomène s’était produit et comment y remédier ! Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il en voyant l’expression incrédule de Neville.
- Harry, ça doit être pour ça qu’on a pas retrouvé ta baguette !
- Bien sûr ! Et…
Mais quelque chose n’allait pas.
- Une seconde, c’est quoi, cette histoire ? interrogea-t-il, les sourcils froncés.
- Tu sais bien qu’on n’a pas retrouvé ta baguette magique ?
- Quoi ?
C’était impossible…
- On a retrouvé toutes tes affaires dans la chambre d’hôtel mais il n’y avait pas moyen de mettre la main sûr ta baguette. Je croyais qu’on te l’avait dit.
- Non…
Pour Harry, qui ne s’était jamais séparé de sa baguette dans le monde des sorciers, c’était un coup dur. Sa peur refoulée s’intensifia.
Il poursuivit cependant son récit et raconta comment il avait remis un faux médaillon à Voldemort qui s’en était visiblement rendu compte puisqu’il avait infligé à Harry un Doloris de trop.
- Ce que je ne comprends pas, conclut-il, c’est pourquoi il ne m’a pas tué tout de suite. C’est vrai, il aurait pu récupérer le médaillon par ses propres moyens, comme il me l’avait lui-même dit, et puisqu’il tenait tant à me tuer dans un duel, il lui suffisait de prendre une autre baguette. Et aussi : pourquoi est-ce qu’il s’est enfui devant les oubliators ? Il aurait pu les tuer facilement ! Ce n’est pas que ça me dérange mais c’était stupide de sa part…
Neville, qui était devenu légèrement blême en entendant Harry raconter « l’interrogatoire » du Seigneur des Ténèbres, haussa les épaules et dit :
- Moi j’aimerais bien savoir comment il a pu savoir que son médaillon n’était plus en sécurité dans sa grotte. Tu m’as bien dit qu’il n’y était plus lié ?
- J’imagine que s’il veut le savoir, il peut se connecter de la même manière qu’il pouvait être connecté avec mon esprit par l’intermédiaire de ma cicatrice, dit simplement Harry, haussant les épaules à son tour.
- Mais dans ce cas, il aurait pu le retrouver tout seul ?
Tous deux restèrent perplexes. Le comportement de Lord Voldemort semblait en effet bien étrange, vu sous cet angle…
Ils parlèrent de Ron et Hermione, non pas en poursuivant la petite conversation qu’ils avaient eue sur les chances du couple de survivre, mais pour discuter de la jeune femme.
- Je ne sais pas vraiment comment elle va, déclara Neville. Je l’ai juste vue quand elle a appris la nouvelle en lisant La Gazette. Elle était toute pâle et elle s’est effondrée, mais Ron l’a empêchée de tomber. Il n’y a qu’à lui qu’elle accepte vraiment de parler, en ce moment. A nous, elle ne dit que « bonjour » et « bonsoir ».
- Ca recommence…
- Oui. Mais là, je dois dire que je comprends parfaitement qu’elle soit bouleversée en pensant à ses parents…
Harry approuva d’un signe de tête : il y a quelques jours, Hermione craignait de ne plus revoir ses parents, et maintenant, ils étaient fixés sur les chances qu’avaient la famille Granger de se retrouver un jour à nouveau réunie.
- En tout cas, reprit Neville, Ron se montre beaucoup plus mur et compréhensif qu’il ne l’a jamais été.
- Je crois qu’on l’est tous depuis l’an dernier, dit Harry. Est-ce que tu sais quand ils doivent rentrer ? questionna-t-il.
Neville fit non d’un signe de tête. Ils restèrent silencieux quelques instants, puis Hagrid, percevant sans doute l’absence de bruit, rentra dans la chambre. Il était suivi de près par une petite sorcière trapue qui portait un nœud noir dans ses cheveux châtains…
- Vous ! s’écrièrent aussitôt les deux parleurs.
- Bonjour, Mr Potter, dit-elle avec une voix haut perchée de petite fille. Je suis Dolores Ombrage, j’imagine que vous vous souvenez de moi ?
- Qu’est-ce que vous faîtes là ? s’indigna Harry. Sortez immédiatement d’ici ! Je ne veux pas vous voir ! Pourquoi est-ce que vous l’avez emmenée avec vous, Hagrid ? interrogea-t-il en regardant le garde-chasse de Poudlard avec fureur.
Mais Hagrid, qui avait l’air de devoir sérieusement se retenir pour ne pas frapper la nouvelle venue, ne répondit rien. Ombrage le fit à sa place :
- Je suis ici en qualité de Sous-secrétaire d’état auprès du ministre de la magie, dit-elle avec un sourire de crapaud. Mr Scrimgeour n’a malheureusement pas pu venir lui-même car il était trop occupé. Il m’a donc chargé d’interroger Mr Potter moi-même. Sortez, Mr Londubat, et c’est également valable pour vous, Mr Hagrid.
- Je n’ai plus d’ordre à recevoir de vous, vieux crapaud ! répliqua Neville, fulminant de rage. Je suis majeur et je ne suis heureusement plus votre élève.
- Peut-être, répondit calmement Ombrage, sans se départir de son sourire, mais je suis Sous-secrétaire d’état auprès du ministre et vous devriez vous estimer heureux si vous n’êtes pas poursuivis pour insulte à un haut représentant du ministère. Alors sortez, je vous pris.
Pendant plusieurs secondes, Neville sembla lutter contre lui-même, comme Hagrid, mais il finit par dire :
- Très bien.
Il se pencha ensuite sur Harry et lui fit la bise. Harry aurait pu juger ce comportement étrange (il n’avait pas l’habitude de faire la bise à ses amis, plutôt à leur dire simplement « bonjour », ou à leur serrer la main) s’il n’avait pas senti quelque chose se glisser sous son drap.
- Ca pourra servir, murmura-t-il.
Tandis que Neville sortait sur les talons de Hagrid, Harry sentit en mettant ses mains sous ses draps un objet dont la forme lui donna un sentiment de sécurité.
- Bien, Mr Potter, dit Dolores Ombrage en s’asseyant, vous avez des choses à me dire.
- Ah oui, quoi, par exemple ? demanda Harry avec un air faussement interrogateur.
- Par exemple, comment vous êtes-vous retrouvé en compagnie de Vous-Savez-Qui dans cet hôtel ?
Harry s’était certes attendu à de telles questions de la part du ministère, mais il ne voyait pas comment répondre à toutes leurs questions sans mentir.
- Il m’a attaqué quand je suis arrivé à Pré-au-Lard, expliqua Harry.
- Dans ce cas, pourquoi étiez-vous dans cet hôtel ? répéta Ombrage.
- Parce qu’il voulait me torturer dans un coin plus tranquille, dit Harry d’un ton dégagé.
- Avec tous ces moldus autour ? Ne me mentez pas, Mr Potter. Je sais très bien que vous n’étiez pas à Pré-au-Lard. Le témoignage de cet hybride ne vaut rien. Je suis sûr et certaine que vous prépariez quelque chose !
- Qu’est-ce que vous voulez que je prépare !? s’emporta Harry. Voldemort a utilisé le sortilège Doloris contre moi et vous pensez que je prépare quelque chose avec lui, peut-être ?
- J’imagine que vous ne deviez pas avoir réussi votre mission.
Harry n’en cru pas ses oreilles. On l’accusait d’être un mangemort ? Alors que c’était lui, la victime ? La haine et la fureur montèrent en lui, il avait une très forte envie de frapper Ombrage, à présent…
- Je ne suis pas à son service ! dit-il, et contrairement à ce qu’il avait prévu au départ, il disait bien entendu la vérité.
- J’en ai assez, Potter ! hurla Ombrage, avec un air de démente. Je vais moi-même m’assurer que vous ne pourrez plus me mentir comme vous l’avez toujours fait, murmura-t-elle.
Brusquement, elle se leva et pointa sa courte baguette magique sur la porte. Un cliquetis se fit entendre, puis une lumière illumina brièvement les interstices.
- Personne ne pourra ni nous entendre, ni entrer, annonça-t-elle, plus démente que jamais. Maintenant je vais vous arracher les vers du nez…
Elle leva son arme et s’écria :
- ENDOLORIS !! !!!
Mais Harry se tenait prêt.

Bonne lecture^^.

Joe_Sakic_007
Joe_Sakic_007
Niveau 10
12 juillet 2006 à 19:29:21

Excellent! Bravo!

Par contre, je sais que je suis en retard mais sa se voit que tu n´as pas consulté le site de JK.
Le sortilège de fidelitas reste comme il est.
Toutes les personnes connaissant le secret le sauront toujours sans toutefois pouvoir le révéler

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 juillet 2006 à 19:37:13

joe Sakic :d) :merci: pour le com mais tu te trompes, je pense. JK a dit que les gens qui savaient le secret le savent toujours mais que personne ne l´apprenait. Ca ne veut pas dire que personne ne PEUt l´apprendre par la suite de quelqu´un d´autre, juste qu´une fois le sortilège rompu, personne ne l´apprend en conséquence.
Tu vois ce que je veux dire ? Voldemort ne s´est pas soudainement mis à savoir où était le QG quand Dumbledore est mort, mais Rogue le lui a dit.

Mais je crois bien que JKR est trop compliquée, des fois :rire: .

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
12 juillet 2006 à 20:21:27

toi aussi jim tu es compliqué j´ai rien pigé a ce que tu viens de dire :ouch:

Super suite :bravo:

Ps: si harry fait un sortilege pour se proteger et que sa reviens pile dans la sale ge**e de ombrage je t´aime :coeur: :p) et surtout qu´elle fasse sa sans aucun sortilege de l´imperium avant, qu´elle soit maitre de ses gestes quoi :) :lol:

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 juillet 2006 à 20:37:30

femto :d) Tu verras dans cette suite si tes désirs sont des ordres ou pas^^. De toutes façons, je l´ai déjà écrite depuis plusieurs semaines :rire: .

Voici la debut du quatorzième chapitre :

14
L’Elu en cavale

Tout se passa en une seconde. Pendant qu’Ombrage avait hurlé la formule du sortilège de torture, il avait sorti la baguette magique de Neville de son drap et en concentrant toute sa colère, toute sa détermination, toutes ses forces, il leva sa baguette en direction de celle de son ennemie, sentit la puissance du Doloris, et parvint à dévier le sortilège qui termina sa course sur le mur qui se trouvait à la droite de Harry, celui qui comportait une fenêtre. Un cratère se creusa dans la pierre au moment où il pensait « STUPEFIX !! ! ». Un éclair rouge jaillit de la baguette qu’il tenait fermement mais fut renvoyé de justesse par la sorcière-crapaud qui avait prononcé la formule « Protego » au tout dernier moment. L’éclair de stupéfixion frôla la chevelure de jais de Harry pour venir creuser un autre cratère dans le mur de derrière. Celui-ci avait bondi de son lit et crié « Expelliarmus ! ». Cette fois, Ombrage n’avait pas eu le temps de réagir : sa baguette lui sauta des mains et sa propriétaire tomba sous le choc.
Harry s’avança lentement vers l’ignoble femme, la menaçant de sa baguette magique.
- Vous avez perdu, Ombrage, murmura-t-il avec hargne. Cette fois, je me ferais un plaisir de vous faire envoyer et enfermer à Azkaban. Incarcerem.
Elle se retrouva soudainement attachée par des cordes surgies de nulle part.
- C’est vous qui allez être envoyé à Azkaban… p… pour avoir séquestré une haute représentante du ministère ! dit-elle d’un ton percé par la peur.
- Je n’ai fait que me défendre, répliqua Harry dont la voix tremblait non pas de peur mais de haine pour la sorcière à terre devant lui. Vous, vous avez tenté de m’arracher des informations sous la torture. Vous n’avez décidément jamais rien compris. Même après que le retour de Voldemort se soit avéré bien réel, vous continuez à prétendre que je mens, c’est pitoyable ! Et en plus, vous avez le culot de rester au ministère après ça ! Ca suffit, je vais tout de suite vous livrer aux autorités. Alohomora, prononça-t-il en visant la poignée de la porte, mais rien ne se produisit.
- J’ai ensorcelé la porte, vous n’arriverez pas à l’ouvrir avec un simple Alohomora, dit Ombrage d’un ton méprisant.
Cependant, elle semblait toujours terrifiée.
Harry, lui, fit semblant de ne pas écouter. S’il ne pouvait pas ouvrir la porte, il ne pouvait pas non plus demander comment faire à Ombrage : elle ne répondrait pas et s’il tentait de l’y forcer, il savait qu’elle se débrouillerait pour lui attirer des ennuis. Il décida donc d’employer les grands moyens…
- Plosium ! s’exclama-t-il.
Il y eut une forte détonation, une lumière, et la porte de la chambre explosa, répandant ses morceaux dans le couloir à l’extérieur. Dans ce couloir il vit Hagrid et Neville, affolés, puis un auror qu’il avait déjà vu du nom de Dawlish.
Il y eut une nouvelle détonation et un éclair de lumière rouge jaillit vers Harry à peine une fraction de seconde après qu’il eut détruit la porte. Il tenta de le parer mais n’eut pas le temps de se concentrer : sa baguette fut projetée en l’air sous le choc et il fut ébloui…

Lorsqu’il rouvrit les yeux, il comprit que peu de temps avait dû s’écouler depuis qu’on l’avait stupéfixé : il se trouvait toujours au même endroit dans la même chambre (sauf qu’il était étendu sur le sol dur), il voyait toujours Ombrage ligotée, et Hagrid plaquait au sol un Dawlish qu’on avait du mal à discerner. Neville, la baguette pointée sur Harry, ce qui indiquait que c’était lui qui l’avait ranimé, lui tendit le bras. Harry l’attrapa et se releva, aidé par son ami.
- Ca va ? demanda ce dernier.
- Oui.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Elle a recommencé, expliqua Harry en montrant Ombrage d’un signe de tête.
- Je m’en doutais, c’est pour ça que je t’ai glissé la nouvelle baguette qu’on t’a achetée. Tiens, dit-il en sortant une autre baguette magique de sa poche.
Harry la prit et la contempla un instant en regrettant l’ancienne.
- Oui, c’était une très bonne idée, finit-il par dire.
- Vous êtes complice ! s’exclama soudain Ombrage, les yeux exorbités. Londubat, vous êtes complice d’une attaque sur des représentants du ministère !
Ils lui jetèrent un regard des plus méprisants.
- Votre ministère ne sera pas très content de vous, si vous voulez mon avis, fit remarquer Neville.
Son expression était si menaçante que la haute représentante du ministère n’osa plus rien dire. Mais Harry n’était pas si sûr de la vérité des paroles de Neville, et ce dernier non plus, d’après le regard qu’ils échangèrent dans la seconde qui suivit. Harry se doutait qu’ils pensaient à la même chose : si Dawlish avait tout de suite stupéfixé Harry, les premières réactions du ministère n’iraient sans doute pas dans leur sens. Il faudrait leur expliquer la situation, mais les écouteraient-ils ?
- Je crois qu’on se fait un peu trop remarquer, ici, annonça Hagrid.
Harry leva les yeux et sortit dans le couloir. Et en effet, des figures apeurées les observaient. Ce n’était d’ailleurs pas très étonnant : Dawlish étouffait toujours sous le poids du demi-géant à qui personne n’osait dire de libérer le malheureux auror. Ce fut donc Harry qui le fit :
- Heu… dit-il, hésitant. Hagrid, il faudrait peut-être le lâcher.
- Qui ? Ah ! dit Hagrid en apercevant la face violacée du plaqué. Lui…
Et il se leva en prenant bien soin de prendre (et de casser en deux) la baguette de l’auror. Ce dernier s’éloigna en regardant l’homme qui venait de lui faire une prise de catch.
- Tout à l’heure, des guérisseurs se sont enfuis dans l’escalier, déclara Neville. Je crois qu’ils sont allés prévenir le ministère. Qu’est-ce qu’on va leur dire ?
- Rien du tout, répondit Hagrid. Ils nous attaqueraient tout de suite, sans même chercher à comprendre que nous nous sommes défendus. Non, il faut partir le plus vite possible. On leur expliquera tout plus tard.
- Mais…
- Je vous assure que c’est la meilleure solution ! s’emporta Hagrid. Faites-moi donc un peu confiance ! A moins que vous ne préfériez faire confiance à ces gens.
- Non, Hagrid, assura Neville. Ce n’est pas ça, mais…
- Si nous les attendons ici, sagement, sans faire d’histoire, et que nous leur expliquons tout, peut-être qu’ils ne nous attaqueront pas, acheva Harry d’un ton très sérieux malgré le fait qu’il ne croyait pas en ses propres paroles et qu’il ne savait pas très bien pourquoi il tentait de convaincre son ami.
- Tu parles ! s’exclama Hagrid. Ils ne se sont pas gênés, la dernière fois, pour agresser McGonagall…
Il ne savait plus que penser. Les conseils de Hagrid n’étaient pas toujours très avisés. D’un autre côté, connaissant son ami depuis de nombreuses années, Harry était certain que jamais il n’aurait donné un conseil aussi déraisonnable sans une bonne raison, une raison autre que la réaction trop précipitée mais compréhensible de Dawlish. Mais en réfléchissant, il semblait clair que la réaction des membres du ministère de la magie pourrait être tout aussi précipité. Il fallait donc peut-être partir avant de tout expliquer, en effet…
- Très bien, finit-il par dire, partons.
- Content que tu aies enfin compris, grogna le demi-géant.
Neville parut vouloir dire quelque chose, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Ils se dirigèrent donc vers les escaliers au bout du couloir. Ils descendirent les marches quatre à quatre (Hagrid huit à huit). Ils parvinrent au rez-de-chaussée et coururent vers la porte.
Mais ils furent interrompus par un cri :
- Ce sont eux ! disait un guérisseur en montrant le trio du doigt. Ce sont eux qui ont agressé Mrs Ombrage et son auror !
Un groupe de six aurors les attendaient à l’entrée de l’hôpital et leur barrait le chemin. L’un d’eux s’écria : « Attrapez-les ! ». Des éclairs de stupéfixion jaillirent dans leur direction mais ils furent soit renvoyés, soit déviés, soit absorbés par la peau épaisse de Hagrid.
Aussitôt, Harry, Neville et Hagrid repartirent dans l’autre sens. Tandis qu’ils remontaient toutes les marches qu’ils avaient inutilement descendues, Hagrid leur dit d’aller sur le toit.
Ils se hâtèrent donc en direction du dernier étage. Cependant, une fois parvenus au salon de thé, ils ne virent aucune marche menant plus haut. Mais cela ne déstabilisa pas Hagrid qui ouvrit une porte, plus petite que celle de l’étage, et qui se fondait presque dans le mur.
Ils y découvrirent de nouvelles marches qu’ils grimpèrent jusqu’à une nouvelle porte. Au-delà, ils se retrouvèrent à ciel ouvert.
- Qu’est-ce qu’on fait ? interrogea Harry.
- Ils vont bientôt nous rattraper, annonça le demi-géant, dépêche-toi, fais venir ton balai.
Sans attendre, Harry leva sa baguette et s’exclama : « Accio Eclair de feu ! ».
- On ne peut pas transplaner ? demanda-t-il ensuite.
- Non, répondit Hagrid, depuis le retour de Tu-Sais-Qui, il ne reste plus beaucoup d’endroits où on peut transplaner libre…
« CRAC !! ! »
La porte s’ouvrit à la volée et les aurors se précipitèrent.
- Allez-vous en ! s’écria-t-il en s’interposant. Je vais les retenir !
Il y eut plusieurs détonations et lumières et deux aurors parvinrent à se dégager, l’un poursuivant Harry, l’autre Neville. Ils s’enfuirent en esquivant les sorts envoyés par les chasseurs de mages noirs mais se retrouvèrent coincés à l’un des bords du toit. Ils étaient perdus…
Mais tout à coup, une vitre se brisa à l’étage du dessous et Harry, commandé par son instinct, s’élança dans le vide. Le sol se rapprochait dangereusement, mais un balai de course haut de gamme passa au dessous de lui et il l’agrippa. Il remonta en chandelle et vit avec horreur que Neville tombait également… Il allait s’écraser sur la route…
Mais il pivota et disparu avec un petit « Pop ! ».
Harry s’éleva alors dans le ciel en accélérant au maximum et disparu derrière les gratte-ciels de Londres.

Il se dirigeait vers le Nord, en espérant de toutes ses forces retrouver Neville à Poudlard.
Il avait cherché pendant quelques minutes la gare de King’s Cross puis il avait suivi les rails qui l’avaient mené pendant si longtemps dans son ancienne école. Craignant d’être repéré et suivi, il s’était jeté le sortilège de désillusion.
A présent, il avait peur pour ses amis. Neville avait réussi à transplaner une fois sorti de l’hôpital, mais il ne savait pas où il avait bien pu se rendre… Harry avait pensé à Poudlard parce que Hagrid l’avait accompagné, ce qui indiquait qu’ils étaient venus ensembles. Peut-être lui avait-on montré, comme à Ron et à Hermione, le quartier général de l’Ordre. McGonagall aurait pu le faire, maintenant qu’elle savait pour la prophétie… Oui, c’était très probable. De toute évidence, ses trois amis étaient retournés à Poudlard après ce qui s’était passé à Pré-au-Lard. Il avait donc de fortes chances de retrouver Neville là-bas.
A Poudlard, on ne pourrait pas le retrouver. Le problème, c’était le ministère de la magie. Arriverait-il à les convaincre de le laisser se défendre avant qu’ils ne tentent de l’arrêter ? Arriverait-il à leur faire comprendre que c’étaient leurs aurors qui les avaient forcés, lui, Neville et Hagrid, à s’enfuir ainsi ? Comprendraient-ils, cette fois, qu’Ombrage était une horrible sorcière indigne du poste qu’elle occupait ? Accepteraient-ils de libérer Hagrid qui n’avait plaqué Dawlish que pour l’empêcher de les attaquer ? Si Ombrage s’en mêlait, non seulement elle pourrait parvenir à se faire innocenter (surtout que pour l’instant, elle n’était accusée de rien par ses supérieurs), mais en plus elle pourrait faire croire que Hagrid était dangereux pour les autres du fait de sa parenté avec les géants. En s’enfuyant, ils s’étaient tous trois mis dans une position délicate…
Heureusement pour Harry, le ciel était plutôt ensoleillé, cet après-midi là, contrairement à sa dernière excursion en balai au cours de laquelle il avait été littéralement frigorifié, et où Maugrey Fol Œil avait eu l’idée saugrenue de se cacher dans un nuage, où même de retourner en arrière par soucis de sécurité. Mais à cette époque, Lupin était toujours en vie, ainsi que Dumbledore et Sirius… A cette époque, il avait encore plus ou moins le courage de continuer, mais maintenant… Il était complètement anéanti. Il pensait s’être fait à l’idée de ne plus avoir de protecteur ; cependant, il avait vu récemment à quel point il s’était trompé…
Il avait mené un duel avec Voldemort, et il n’avait même pas tenu une minute… Voldemort était beaucoup trop fort pour lui, bien trop puissant, bien trop destructeur… Il avait été fou d’avoir pensé pouvoir le tuer. Il n’avait pas l’ombre d’une chance face au plus grand mage noir de tous les temps. Sa colère contre Ombrage lui avait redonné momentanément confiance en lui et en ses capacités de duelliste, mais il était revenu à la réalité, une réalité qui ne cessait de le harceler, ces temps-ci…

Bonne lecture^^.

Joe_Sakic_007
Joe_Sakic_007
Niveau 10
12 juillet 2006 à 21:04:59

Je veux pas être trop achanlant, mais voilà certains passages

"Toutes les personnes à qui le gardien a révélé cette information en gardent connaissance, mais personne ne l´acquiert"

Parlant de Queudver, mais marchant pour Dumby

"Les seules personnes au courant de leur position exacte étaient celles à qui Queudver l´avait révélé directement, mais aucune d´elles n´auraient pu à son tour transmettre cette information"

En tout cas, continue, c´est bon, continue, ah oui que c´est bon

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 juillet 2006 à 21:38:45

Joe :d) Ne jouis quand même pas à cause de ma fic :rire: . C´est vrai que de toutes façons, JKR n´ayant irne précisé dans les livres, ma fic peut quand même marcher :ok: .

Mais je dois te contredire, désolé : la remarque pour Queudver n´EST PAS valable pour Dumbledore. Pourquoi ? Queudver est vivant et le fidelitas marche toujours, même s´il a révéler la cachette des Potter à Voldemort.
Quant à ta première citation, j´y ai déjà répondu.

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
12 juillet 2006 à 21:45:13

ouai super mais je t´aime pas :-p le sort de doloris est pas revenu dans sa sale ge**e mais bon elle a l´air consciente de ses gestes :)

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 juillet 2006 à 22:49:50

femto :d) Comment ? Tu ne m´aimes pas :snif: ? Tant pis pour ta gueule :rire: . Du moment que tu lis ma fic, tu sais :rire: . Non, je :lol: .

Voici la fin du quatorzième chapitre (après ça plus que deux chapitres soit un ou deux jours et on en sera au même point sur tous les sites^^... ce qui veut dire qu´il faudra attendre plus longtemps :rire: :rire: :rire: ). La conclusion de cette partie devrait vous intéresser, je pense^^ :

14
L´Elu en cavale

Il ne savait plus depuis combien de temps il volait, à présent. Il commençait à faire moins chaud. Et puis, soudain, comme le soleil s’apprêtait à atteindre la ligne d’horizon, sur sa gauche, il la vit. Une éblouissante lumière verte brillait au loin et s’intensifiait au fur et à mesure qu’il avançait. Il aperçut alors une sorte de dôme, un dôme de lumière verte qui encerclait le village de Pré-au-Lard. Harry savait qu’il ne pouvait pas se tromper : la ligne de chemin de fer se perdait dans ce dôme de lumière. Au dessus du village, une gigantesque Marque des Ténèbres brillait du même éclat : une tête de mort avec un serpent qui lui sortait de la bouche. Seulement cette fois, la tête du serpent se trouvait de l’autre côté du dôme, à l’intérieur de la capitale de Lord Voldemort.
Encore plus déprimé, il poursuivit sa route jusqu’à l’endroit où devait se trouver le portail de chêne du château de Poudlard. Mais il n’y avait rien, ou plutôt, il ne pouvait pas le voir, pensa Harry. Il décida donc d’atterrir et de transplaner. Avec une certaine appréhension, en serrant avec force son Eclair de feu et sa baguette dans sa main droite, il pivota et se retrouva dans le couloir qui devait le mener dans le parc de Poudlard. Il fut légèrement soulagé : il avait craint que le champ de force qui entourait Pré-au-Lard n’entoure également les restes de la Cabane hurlante, en dessous desquels il se trouvait.
Une fois parvenu à la fraîcheur du parc, il courut vers les portes du château et remarqua au passage que les fenêtres de la Grande salle dégageaient de la lumière. Il franchit donc les portes du Hall d’entrée, puis de la Grande salle et vit Minerva McGonagall, Arthur, Molly, Bill, Fleur, Ronald et Ginny Weasley, Hermione Granger, Nymphadora Tonks, Kingsley Shacklebolt, à son soulagement, Neville Londubat, et à sa grande surprise, Abelforth Dumbledore, tous réunis à l’ancienne table des professeurs, tout au bout, visiblement en train de dîner.
Il entendit le murmure d’une conversation avant que tous ne tournent la tête vers lui au moment où il se précipitait vers eux.
- Harry ! s’exclamèrent certains d’entre eux.
Mais il remarqua que, contrairement à son habitude, Mrs Weasley n’était pas venu l’étreindre en lui disant à quel point elle était contente de le voir, signe qu’elle avait enfin compris ce que Harry lui avait répété le matin même.
- Harry, vous êtes là ! dit McGonagall. Venez vous asseoir !
Il prit donc place sur la seule chaise qui restait, à gauche de la présidente de l’Ordre du Phénix. Il vit que tout le monde le regardait avec un air anxieux, tout le monde sauf Hermione qui regardait fixement le bout de table qui lui faisait face, les yeux rougis.
- Harry, qu’est-ce qui s’est passé, où étiez-vous ? questionna le professeur McGonagall.
- Je me suis enfui de l’hôpital avec mon balai, expliqua Harry. Mais Neville vous l’a déjà dit, non ?
- Moi, je t’ai juste vu sauter, contesta Neville. J’ai transplané tout de suite, je ne savais pas ce qui t’était arrivé.
- Ah…
- Nous étions tous très inquiets, dit Mr Weasley. Nous avions peur qu’ils ne t’aient attrapé. Kingsley a tenté de recueillir des informations mais nous n’avons rien pu savoir.
- Scrimgeour tient à ce que cette affaire reste très secrète, expliqua l’auror à la voix apaisante. Il soupçonne mes liens avec l’Ordre du Phénix.
- Et pourquoi est-ce qu’il serait gêné par l’Ordre ? demanda Harry.
- Parce qu’il sait plus ou moins que des gens qui sont de ton côté se trouvent dedans, dit Tonks.
- De mon côté ? répéta Harry sans comprendre. Alors lui aussi croit que je suis avec Voldemort ?
- QUOI !! !? s’exclama Ron.
- Harry, qui pense que tu es un mangemort ? interrogea Mr Weasley, le regard aussi incrédule que les autres.
- Ombrage.
Mrs Weasley laissa échapper une exclamation furieuse, accompagnée de nombreux autres membres de l’assemblée, dont le professeur McGonagall.
- Qu’est-ce qui s’est passé avec elle ? demanda cette dernière.
- Elle a voulu reprendre les mauvaises habitudes… elle a voulu agir elle-même, comme d’habitude, et ce, comme toujours, sans résultat. Elle voulait que j’avoue être un mangemort en me jetant le sortilège Doloris…
Un flot de juron et d’insultes fusa contre Ombrage.
- Elle n’a pas osé ! s’écrièrent en cœur, Mrs Weasley, Kingsley, Tonks, Bill et Fleur.
- Si, poursuivit Harry dont l’esprit poussait tout autant de jurons furieux que les autres, mais je l’ai paré grâce à la baguette de Neville.
- Vous avez paré un sortilège Impardonnable, Potter ? interrogea McGonagall.
Il avait la très nette impression qu’il venait de faire une gaffe. En effet, les autres le regardaient avec intérêt et semblaient attendre attentivement la réponse. Il se demandait s’il venait encore d’accomplir un exploit, du genre jeté sept patronus en un seul sort, sans s’en rendre compte.
- Euh… Oui, finit-il par dire.
Elle resta un instant silencieuse et semblait réfléchir ; puis elle annonça :
- Quand vous aurez fini de dîner, pourriez-vous venir dans mon bureau ? Accompagné de Ron, Hermione et Neville, si possible.
Harry se demandait ce que cette invitation, ou plutôt cette convocation, signifiait. Il acquiesça cependant d’un signe de tête, ainsi que Ron, Hermione et Neville. Le professeur McGonagall se leva et quitta la Grande salle tandis qu’une assiette remplie par un bon repas bien chaud apparaissait devant lui, sans doute envoyée par un elfe des cuisines.
Il passa le dîner à discuter avec les autres de la situation dans laquelle ils se trouvaient, du ministère, de Hagrid, mais aussi de lui et de Neville qui s’étaient enfuis et risquaient également d’être recherchés.
- Nous en discuterons avec McGonagall, dit Arthur Weasley. Normalement, vu que tu n’as fait que te défendre, tu dois être innocenté. Je ne pense pas que quiconque puisse t’en vouloir pour avoir refusé d’être capturé alors que tu n’avais rien fait. Le problème…
- C’est qu’ils croiront certainement plus Ombrage que toi, acheva Kingsley Shacklebolt, vu qu’elle est Sous-secrétaire d’état auprès du ministre. Ils devront ouvrir une enquête, mais l’affaire sera sûrement bâclée, comme cela arrive souvent en ce moment. En attendant d’y voir plus clair, il vaut mieux te cacher ici.
Le quatuor termina son dîner et Harry, Ron, Hermione et Neville se rendirent au deuxième étage, dans le bureau du professeur McGonagall. Ils franchirent l’ouverture libérée par la gargouille de pierre, grimpèrent les marches de l’escalier mobile en colimaçon, Harry frappa à la porte avec le heurtoir de cuivre et la voix de la présidente de l’Ordre les invita à entrer dans la pièce.
Trois chaises à l’aspect peu confortable avaient été installées, sans doute créées par l’ancien professeur de métamorphose. Cette dernière leur présenta les sièges et ils y prirent place.
Elle les regarda attentivement.
- J’ai pensé qu’il faudrait que nous parlions tous les cinq, dit-elle. Je… Je crois que le moment est venu pour vous de prendre une part plus importante dans le combat contre Vous-Savez-Qui.
Harry et ses amis échangèrent des regards éloquents. Ne prenaient-ils pas une part déjà largement suffisante en cherchant à détruire les fragments détachés de l’âme de Voldemort et Voldemort lui-même ? Mais Harry savait quelque chose de plus, à savoir que le professeur McGonagall était au courant au sujet du fait qu’il était le seul à pouvoir tuer le Seigneur des Ténèbres. Les paroles du professeur étaient-elles la marque de son ignorance au sujet des horcruxes ou allaient-ils réellement jouer un rôle encore plus grand ?
- Je sais que vous avez une mission d’une haute importance, reprit McGonagall. C’est même la bataille la plus importante de cette guerre. Et même si je désapprouve un tantinet le fait que vous soyez tous les trois entraînés par Mr Potter, dit-elle en regardant tour à tour Ron, Hermione et Neville, je vous connais désormais suffisamment pour savoir que rien ne vous fera changer d’avis. Cependant, vous n’avez pas à votre disposition les moyens d’accomplir de ce que vous avez à faire. Vous pouvez vous tirer de situations dangereuses in extremis, comme vous l’avez maintes fois prouvé, mais vous n’avez pas l’expérience nécessaire pour cela. Donc je voudrais vous faire une proposition à tous les quatre.
Il y eut un silence, puis…
- Que diriez-vous d’intégrer l’Ordre du Phénix ?

Bonne lecture^^ et laissez des coms, :svp: .

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
12 juillet 2006 à 23:14:13

ouai c´est pas mal, mais ya quoi d´extraordinaire a repousser un doloris?? je sais que c´est un sort compliqué mais si je me rappel bien il est pas le seul a les repousser non? :question: ( je veut dire dans les livres de JKR :-))) )

je me demande aussi quel avantage ils vont avoir a faire parti de l´ordre du phenix :hap:

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
12 juillet 2006 à 23:19:59

Ah, mon cher femto, Rogue a certes repoussé de nombreux Doloris... Mais Harry, franchement, déjà qu´il n´a JAMAIS repoussé le moindre sortilège, là il repousse un Doloris ! Reconnais que c´est pas mal, quoi :lol: ! Fais en autant :sournois: .

Voici avant de dormir le premier tiers du quinzième chapitre :

15
Réflexions

Harry, Ron, Hermione et Neville furent abasourdis.
- Comment !? s’exclama Ron.
Même Hermione, qui était restée renfermée depuis que Harry l’avait revue, leva la tête, les yeux grands ouverts ; Neville semblait très impressionné et Ron restait bouche bée.
- Je viens de vous demander à tous les quatre, Mr Weasley, ce que vous diriez de rentrer dans l’Ordre du Phénix, répéta McGonagall avec une pointe d’impatience dans la voix.
Hermione, Ron et Neville regardèrent Harry. Ce dernier regardait le mur qui lui faisait face, quelque part à gauche du professeur McGonagall, sans le voir, perdu dans ses pensées…
Il avait toujours souhaité appartenir à l’Ordre mais on le lui avait toujours refusé, jusqu’à présent. Il fallait être majeur, avoir terminé ses études… Et maintenant, c’était le professeur McGonagall, l’une des sorcières les plus sérieuses et strictes qu’il connaissait, qui le lui proposait. Si elle lui demandait, elle qui aurait certainement été la dernière personne à pouvoir l’accepter dans l’Ordre autrefois, c’était que lui et les autres devaient vraiment le mériter, qu’elle reconnaissait leur importance et qu’ils avaient gagné le droit de participer autant que les autres, même aux yeux des sorciers adultes (enfin adultes depuis plus longtemps qu’eux).
Mais Harry le souhait-il toujours autant ? Certes, il l’avait ardemment désiré pendant sa cinquième année, puis il avait nettement été refroidi par la mort de Sirius ; ensuite, Dumbledore était mort et il avait perdu… tout son entrain. Il ne voulait plus trouver les horcruxes que par devoir, et pour se venger, aussi. Il avait quelque peu retrouvé sa motivation au cours des mois qui avaient suivi mais ce n’était plus la même chose… Il avait voulu rentrer dans l’Ordre pour se lancer dans l’action, être utile, mais maintenant… Maintenant c’était plus un « devoir civique ». Il devait vaincre Voldemort pour le salut du monde des sorciers, et même de l’humanité toute entière. Mais après tout…
Oui, après tout, sa nouvelle motivation était celle de tout membre de l’Ordre du Phénix qui se respectait, celle des sorciers majeurs, ceux qui avaient achevé leurs études…
- Bien sûr, je vous laisserai du temps pour y réfléchir et pour en discuter entre vous.
Harry sursauta. Il en avait presque oublié qu’il était dans le bureau du professeur McGonagall en compagnie de cinq autres êtres humains. Il acquiesça d’un signe de tête. Il y eut un bref silence, puis…
- Professeur, quel serait notre rôle au sein de l’Ordre si jamais nous acceptions ?
C’était Hermione qui avait posé la question. Elle ouvrait la bouche pour la première fois depuis que Harry l’avait revue, et il n’était pas sûr qu’elle eût beaucoup parlé non plus pendant qu’il était à l’hôpital, d’après le regard hésitant que lui lança Ron, le seul que, d’après Neville, Hermione avait autorisé à rester avec elle. Cette dernière avait toujours les yeux rougis, mais son regard avait le sérieux, la politesse, et le « professionnalisme », et surtout l’hermionisme habituels de la meilleure des anciens élèves de Poudlard.
- Et bien… Disons que vous formeriez une nouvelle branche de l’Ordre, une branche qui aurait une tâche… bien précise. Seulement cette fois, vous aurez des moyens à votre disposition ; vous pourrez par exemple demander l’aide de certains membres de l’Ordre pour vos missions. Vous participeriez également à nos réunions, ce qui vous donnerait une idée bien plus précise et proche de la réalité que celle que vous avez pour l’instant. Vous connaîtrez la situation exacte de notre monde, vous pourrez savoir à quoi vous attendre, et vous pourrez même envisager ce que prépare Vous-Savez-Qui. Bref, vous saurez où et quand frapper, vous aurez les moyens d’élaborer une stratégie, et ce, avec l’aide des membres de l’Ordre. Ai-je besoin de préciser que tout ceci vous ferait une situation bien plus avantageuse que celle que vous aviez dans cette petite chambre d’hôtel moldue, sans savoir comment avancer dans votre mission, et pouvant vous faire surprendre à tout moment, comme l’a prouvé votre capture par Drago Malefoy, l’agression de Neville, toujours par Drago Malefoy, et enfin le fait que vous ayiez été pris au piège par Vous-Savez-Qui, Harry ?
Harry échangea un regard avec ses amis qui, pour il ne savait quelle raison, semblaient inquiets, puis se tourna à nouveau vers son interlocuteur.
- Nous… Nous allons y réfléchir, professeur, répondit Harry.
- Bien sûr, dit McGonagall. Mais essayez de ne pas me faire trop attendre, Harry, car j’ai d’autres affaires assez importantes à régler ; des affaires qui pourraient changer bien des choses pour l’Ordre et pour… d’autres personnes. Et il serait peut-être préférable que je sache si vous voulez en faire partie avant de faire… ce que j’ai à faire. Quoi qu’il en soit, je vous souhaite à tous les trois une bonne nuit de sommeil pour réfléchir à tout ceci.
Elle se leva et raccompagna le quatuor passablement désorienté par les phrases énigmatiques du professeur à la porte.
Une fois parvenus à l’ancienne salle commune des Gryffondor, ils prirent place dans des fauteuils défoncés mais confortables, et proches du feu. Ils demeurèrent silencieux pendant quelques instants, chacun étant plongé dans ses pensées, sauf Hermione qui jetait de temps à autres un coup d’œil pénétrant à Harry qui lui faisait face.
- Vous croyez qu’elle sait ? finit par demander Neville, rompant ainsi le silence devenu de plus en plus pesant.
Cette fois, le coup d’œil d’Hermione se prolongea dans un regard plus perçant que jamais. Et soudain, Harry comprit d’où venait l’inquiétude de ses amis, il aurait dû y penser plus tôt…
- Oui, répondit-il, elle sait pour la prophétie. Elle a entendu ma conversation avec Ginny l’autre jour.
Sous le regard effaré des autres, il ajouta :
- Mais elle m’a assuré qu’elle ne ferait rien pour m’empêcher de faire ce que j’avais à faire. Dumbledore lui avait légué une lettre dans laquelle il lui disait de ne pas s’opposer à ce que je prenne… une part active dans le combat. En fait, je m’attendais à ce qu’elle soit beaucoup plus réprobatrice, mais on dirait qu’elle a compris que ce que nous faisons est sérieux et que les actions de l’Ordre n’ont aucun intérêt si nous n’arrivons pas à… accomplir notre mission. Sinon, elle ne nous aurait pas proposé de rejoindre l’Ordre, vous ne croyez pas ?
- Je ne pense pas qu’elle veuille nous dissuader de pourchasser Voldemort, Harry, dit Hermione. Mais d’après ce que tu nous as rapporté l’année dernière, Dumbledore avait l’air de penser que moins il y avait de personnes au courant, mieux ce serait.
- Je le sais bien, répliqua Harry, mais je n’y peux rien si McGonagall écoute aux portes, non ?
- Je ne dis pas que c’est de ta faute, assura Hermione, mais un peu trop de gens sont mis au courant, ces temps-ci, tu ne trouves pas ? D’abord, tu l’as dit à Ginny – je sais, tu devais lui dire pour qu’elle comprenne qu’elle devait rester à l’écart – et McGonagall t’a entendu, ce qui me déçoit quelque peu de sa part, je n’aurais jamais pensé qu’une sorcière comme elle s’abaisserait à écouter aux portes. Ensuite, tu l’as dit à Neville, ce qui est normal, puisqu’il était sur le point de nous accompagner à la chasse aux horcruxes. Et tu l’as dit à Ron et à moi bien avant cela, et je considérerai comme une insulte que tu ne nous l’aies pas dit, d’ailleurs. Ce qui nous donne en tout, en plus de toi qui est le premier concerné, cinq personnes qui savent que toi seul peux tuer Voldemort, et trois qui savent que tu essayes de détruire les fragments dispersés de son âme.
- Je te signale que tu viens de me donner raison pour chaque personne à qui j’ai révélé (que ce soit volontaire ou non) la prophétie ou les horcruxes. Alors où veux-tu en venir, exactement ?
Ron et Neville avaient l’air tout aussi déconcertés que lui, mais apparemment, ils n’osaient rien dire.
- Et bien… je crois que même si la proposition du professeur McGonagall est très alléchante, cela impliquera certainement que tu vas devoir parler de tout ça avec les autres membres de l’Ordre.
Il y eut un silence. C’était pourtant vrai, s’il rentrait dans l’Ordre, on lui demanderait sûrement de dire en quoi consistaient ses « missions pour l’Ordre », auquel cas il ne pourrait que refuser.
- Je ne peux pas, dit-il.
Hermione approuva d’un signe de tête et Neville prit un air déçu mais résigné : après être rentré dans l’équipe de Harry pour tuer Voldemort, il avait sans doute été très excité par l’éventualité de faire partie du légendaire Ordre du Phénix. Ron, lui, parut choqué.
- Alors on va refuser ? s’exclama-t-il en se levant d’un bond. On va renoncer à l’aide de l’Ordre alors qu’on sait très bien qu’on a aucune chance tous seuls !
- On n’a pas le choix ! répliqua Harry.
- Bien sûr que si ! Si McGonagall comprend l’importance de ce qu’on essaye de faire, elle doit aussi comprendre que tu ne peux rien dire, j’en suis sûr ! C’est ce qu’elle a fait quand on est partis, mardi dernier.
- C’était avant qu’elle nous demande d’entrer dans l’Ordre, fit remarquer Hermione d’une voix hésitante. Cette fois, il se peut qu’elle réclame des explications sur ce qu’on fera, et je dois dire qu’elle serait dans son droit.
- Ce n’est pas sûr, dit Harry qui avait attentivement écouté son meilleur ami. Je pense… qu’on devrait accepter.
- Harry… fit Hermione.
- Mais à une condition, ajouta-t-il, qu’elle nous autorise à cacher certaines choses. Ron a raison, nous avons besoin d’aide. Et de toutes façons, si les membres de l’Ordre refusent notre participation si nous ne leur disons rien, nous n’aurons qu’à nous retirer. L’Ordre du Phénix n’est pas comme l’Ordre des Ténèbres : on peut le quitter sans se faire tuer.
Ron se rassit ; Hermione parut hésiter, puis acquiesça d’un signe de tête ; l’expression de Neville passa de la déception au soulagement.
- Je suis crevé, finit par dire Harry. Je crois bien que je vais monter et passer une bonne nuit de sommeil, ajouta-t-il en se levant.
- Bonne idée, approuva Neville.
Ils se levèrent tous les deux et se dirigèrent vers le dortoir des garçons, mais ni Ron ni Hermione ne bougèrent.
Harry commença à grimper les marches de pierre. Il était à mi-chemin du dortoir quand une main se referma sur son épaule. Il se retourna et vit… Ginny. Neville s’empressa de dépasser et distancer le couple.
Quand son ami fut suffisamment éloigné, se soumettant à une soudaine pulsion qu’il n’avait pas la force de réprimer et que Ginny semblait avoir également, il enlaça sa petite amie et ils s’embrassèrent pendant cinq bonnes secondes, puis ils se relâchèrent.
- Décidément, dit Harry en souriant, j’aime de plus en plus ta nouvelle manière de me dire bonjour.
- Cette fois, c’est toi qui m’a embrassée, fit remarquer Ginny en haussant les sourcils.
- Tu n’as pas dit non, répliqua Harry.
- C’est vrai, admit la jeune fille. Je suis contente de pouvoir passer un peu de temps avec toi.
- Ginny…
- Quoi ? Voldemort ne peut pas nous atteindre, ici. Et d’ailleurs, on dirait que tu n’as pas sérieusement envisagé la possibilité qu’il aurait pu te surprendre dans l’escalier des dortoirs des garçons de Gryffondor, rajouta-t-elle d’un ton amusé.
Harry fut un peu surpris de cette réponse. Il était vrai que les dispositifs de sécurité mis en place pour protéger le quartier général de l’Ordre en faisaient un endroit propice à ses ébats amoureux. A Poudlard, il n’avait pas peur d’embrasser Ginny. Il l’avait même laissé l’étreindre à Ste Mangouste le matin même. Il se rendait soudainement compte que la résolution qu’il avait prise deux mois plus tôt n’avait pas été très respectée, et il ne savait pas vraiment s’il en était heureux ou non…
- Et puis… Peut-être que nous nous retrouverons plus souvent à Poudlard que tu ne le crois, dans les prochains mois, annonça Ginny.
- De quoi tu parles ? s’étonna Harry. Pourquoi est-ce qu’on serait plus souvent tous les deux ici ?
- Ca dépendra beaucoup de toi, et de ce que tu veux vraiment, et aussi de ta tendance à protéger les gens contre leur gré. En tout cas, on en reparlera plus tard, parce que je suis certaine que tu ne seras pas d’accord sur certaines choses, même si tu acceptais de rester.
- Mais enfin, de quoi tu parles ? répéta Harry.
- McGonagall veut que ça reste secret. Mais réfléchis et tu comprendras peut-être. Bonne nuit, Harry.
Et sur ces mots, elle déposa un nouveau baiser sur les lèvres d’un Harry déconcerté et elle se mit à dévaler l’escalier en colimaçon.
Harry se dit que les gens avaient décidément un comportement bizarre, depuis qu’il s’était réveillé : Dobby qui venait lui faire des reproches (il les avaient mérités mais c’était quand même étrange de la part de l’elfe habituellement si soumis et dévoué), le ministère qui osait lui envoyer Ombrage et dont les aurors le recherchaient peut-être pour avoir pratiqué des activités de mangemort (lui, Harry Potter, c’était quand même un comble !) , Ginny et ses allusions sur une éventuelle relation de longue durée à Poudlard, ce qui était certes alléchant… Et McGonagall ! Il avait complètement oublié la vieille femme et ses propres allusions sur des affaires pouvant affecter l’Ordre qu’elle présidait. Avec Ron, Hermione et Neville, ils n’avaient discuté que de la possibilité de faire partie de l’Ordre du Phénix, encore une proposition alléchante.
Quand il voulut se déshabiller pour enfiler son pyjama, il se rappela que sa valise était restée à Ste Mangouste avec toutes ses affaires. Neville lui prêta un des siens, certes un peu petit pour lui mais il ne fit rien remarquer et remercia son ami joufflu. Il se coucha et mit un certain temps avant de trouver le sommeil.

Bonne lecture^^.

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