
SURPRISE !! !!!!!!
Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux aaaaaaaaaaaaanniversaire Granger^^, joyeux AN-NI-VER-SAIRE !! !!!!!!!
27
Un conseil d´Ami (suite^^)
- On a vraiment eu peur ! lui répéta pour la millième fois Hermione. Mme Pomfresh disait que…
- Que j’allais mourir, je sais ! acheva Harry, exaspéré.
Il en avait assez d’entendre que les autres se faisaient du souci pour lui. Un nouvel Horcruxe était détruit, c’était tout ce qui importait dans cette histoire, à ses yeux. Penser que certaines personnes s’étaient inquiétées pour lui parce qu’il avait été sur le point de mourir le rendait malade. Il ne pouvait pas supporter l’idée que Ginny, après avoir témoigné un tel chagrin quand il avait failli mourir, se montre à nouveau si distante et indifférente…
Lorsqu’il avait quitté l’infirmerie, le lendemain, Harry avait tenté d’être amical avec son ex-petite amie. Il avait réessayé de se comporter comme s’il voulait renouer des liens plus affectifs avec elle… Mais au moment où il lui avait lancé, à l’entrée des vestiaires avant l’entraînement de Quidditch, un chaleureux et enjoué « Salut, Ginny ! Prête à gagner le prochain match ? », elle l’avait royalement ignoré, restant impassible et froide. Elle n’avait plus rien à voir avec la jeune fille en larmes de la veille…
Harry avait expliqué à Ron et Hermione l’histoire de la potion verte qu’avait bu Dumbledore, ainsi que sa théorie – qui s’était révélée exacte – selon laquelle cette même potion devait être bue pour neutraliser les sorts qui protégeaient la coupe. Mais il n’avait rien dit sur son rêve, ni sur Dumbledore… ni sur Rogue.
« J’ai confiance en Severus Rogue. »
Comment Dumbledore avait-il pu prononcer une telle phrase ? Comment avait-il osé rester sur ses positions après avoir été tué par le professeur en qui il avait placé une telle confiance ? C’était… complètement fou. Il se disait que peut-être, il n’avait pas eu affaire au véritable Dumbledore, qu’il ne s’agissait peut-être que d’un rêve. Mais pourtant, cela avait semblé si réel : il s’en souvenait distinctement, et les explications données par Dumbledore paraissaient un peu trop complexes pour sortir de sa seule imagination… Il avait envie de croire qu’il avait revu l’ancien directeur de Poudlard.
Le lundi suivant annonçait le début de la dernière semaine précédant les vacances de Noël. Une fois de plus, Harry avait été invité pour rentrer au Terrier avec Ron ; mais cette fois, Hermione et un Neville très surpris étaient mentionnés dans la lettre que Mrs Weasley avait envoyée à son fils. Neville ne savait pas quoi dire : il n’avait jamais eu d’ami suffisamment proche pour recevoir la moindre invitation.
- C’est normal, non ? dit Ron en donnant une grande tape dans le dos de leur ami muet. Tu fais partie de la « bande », maintenant, mon vieux.
Aucune réponse.
Harry finit par éclater de rire.
- Si à l’âge de dix ans, on m’avait dit que ce serait dans « ma bande » qu’on voudrait rentrer et pas dans celle de Dudley… dit-il. Mais de toutes façons, je préfère « équipe » que « bande ».
- Oui, on forme une équipe, approuva Hermione, et pas une bande de voyous…
Elle avait parlé d’un ton un peu morne pour une phrase plutôt sensée être solennelle.
Harry comprenait ce qu’elle ressentait : il s’agissait certainement d’une nuance de ce qu’il avait lui-même éprouvé quand la famille Weasley l’avait quasiment adopté. Mais comme elle avait également très souvent accueilli Hermione au cours de ces dernières années, il se demandait si la jeune femme ne se souvenait pas surtout du fait qu’elle n’avait plus de parents… Cela ne faisait même pas trois mois et elle avait gardé beaucoup de son chagrin pour elle-même, comparé à la brutalité de la perte qu’elle avait subie…
Elle demeura ainsi fermée jusqu’à la fin de la journée, malgré toutes les tentatives de Ron tantôt pour l’égayer en faisant l’idiot – il était particulièrement doué –, tantôt pour la réconforter à l’écart des autres. Après qu’ils se soient embrassés en guise de bonsoir, Hermione monta dans son dortoir l’air un peu moins triste.
Pendant ce temps, Harry tenta d’adresser la parole à Ginny, mais il semblait que c’était un combat perdu d’avance, car la jeune fille n’avait pas la moindre intention de faire remarquer à qui que ce soit qu’elle était au courant de l’existence du si célèbre Harry Potter.
Comme si cela ne suffisait pas, en le voyant rejeté par son ex-petite amie, d’autres filles, dont l’éternelle Romilda Vane, l’abordèrent de nouveau. Il les menaça de sa baguette et elles s’enfuirent avec des gloussements idiots qui le mettaient hors de lui. Il était furieux contre lui-même, il se serait frappé contre les murs à tel point il se sentait imbécile, un parfait crétin…
C’était de sa faute, à lui et à sa tendance si stupide à jouer les héros, à se sacrifier, même quand c’est inutile… Si Ginny ne voulait plus jamais lui parler, ne serait-ce que pour être amie avec lui, ou au moins… une proche… il ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même, à lui seul.
Mais le lendemain, lui comme Hermione eurent d’autres soucis plus immédiats en tête. En fait, c’était pire que tout ce qu’ils pouvaient s’imaginer en ce moment.
Un hibou grand-duc vint comme d’habitude apporter la Gazette du Sorcier à Hermione, pendant le petit déjeuner. Elle se plongea dedans et à peine une fraction de seconde plus tard, elle poussa un cri horrifié qui attira l’attention de tout le monde – ou plus exactement, l’intention de tous ceux qui n’avaient pas de journal en leur possession, ni d’ami qui en lisait un à côté d’eux. En peu de temps, un murmure assourdissant s’éleva dans la Grande Salle, et on ne pouvait s’y tromper : ce murmure ainsi que tous les visages exprimaient une grande inquiétude – voire une véritable terreur.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda Harry, étonné, en voyant que les professeur eux-mêmes semblaient très inquiets.
- Lis ça !! répondit Hermione d’une voix aiguë en lui tendant la Gazette.
Harry prit le journal et l’étala sur leurs assiettes. Ron et Neville se penchèrent pour voir ce qui était écrit :
AZKABAN REPRIS PAR LES DETRAQUEURS
Dans la nuit du 1er au 2 décembre, un groupe constitué de ce qui semblerait être une véritable armée de créatures maléfiques a pris d’assaut le pénitencier d’Azkaban. Depuis ce matin, une version géante de la Marque des Ténèbres, comparable à celle qui domine le village Pré-au-Lard, flotte au dessus de la forteresse…
Harry jeta un coup d’œil à la photo animée en noir et blanc, qui montrait une île montagneuse au sommet de laquelle était perchée ce qui semblait être un immense château fort. L’image était éclairée par la lumière diffusée par la tête de mort à langue de serpent : une réplique parfaite de ce qu’on pouvait voir à travers une fenêtre tournée vers le Sud en grimpant dans les étages, au dessus de la Capitale…
Les gardiens, qui n’étaient même pas une centaine, n’ont rien pu faire, et seuls deux sont parvenus à rejoindre le ministère de la magie, blessés et très affaiblis, pour témoigner de ce qui était arrivé. Le ministre Rufus Scrimgeour n’a fait aucune déclaration mais selon nos sources, les quatre-vingt-douze autres gardiens, ainsi que les prisonniers, sont restés coincés derrière le champ de force magique semblable à celui qui entoure le village de Pré-au-Lard, surnommé la Capitale des Ténèbres depuis le 3 septembre dernier.
« Ils ont sans doute rejoint les Inferi – sauf bien sûr les prisonniers qui ont rejoint les Mangemorts, et encore, je ne suis pas certain que la moitié d’entre eux ait réellement fait quelque chose en rapport avec Vous-Savez-Qui… » a déclaré un des deux gardiens survivants, que nous avons pu interviewer à Ste Mangouste où ils sont actuellement hospitalisés…
Harry sentit son sang se glacé et son cœur tomber dans sa poitrine. Une dizaine de Mangemorts à nouveau en liberté, mais surtout plus d’une centaine de morts supplémentaires… en une nuit… Et…
- Hagrid… murmura-t-il d’une voix éteinte. Ce n’est pas vrai… C’est impossible !…
Il s’était arrêté de lire l’article. Il ne parvenait plus à respirer normalement, il sentait ses yeux s’embuer petit à petit… Il avait envie d’hurler de toutes ses forces, il ne percevait même plus la panique qui s’était soudainement répandue dans la Grande Salle… Il ne réalisait même plus l’énormité du sujet principal de l’article.
Il n’écouta pas ce que lui dirent ses amis dans la journée ; d’ailleurs, il ne savait pas s’ils avaient réellement parlé, car eux aussi devaient être sous le choc, comme toute l’école… Le soir, il jeta son sac avec rage et se laissa tomber dans un fauteuil pour s’enfouir le visage dans les mains.
Il ne parvenait pas à assimiler tout ce qu’il avait appris en une minute, il ne digérait pas tout ce qui s’était produit. Hagrid était mort… Non, il avait simplement… disparu. Lupin lui avait déjà donné la preuve qu’il y avait des chances de survivre, même dans une telle situation ; mais si Hagrid devait également revenir avec l’intention de les tuer… Il avait beau retourner la situation dans tous les sens, il ne voyait pas comment le demi-géant aurait pu s’en sortir vivant… Et pourtant… Hagrid s’était échappé de Pré-au-Lard… mais il avait dû s’enfuir avant que le village ne soit entouré d’une protection magique, pensa Harry.
Hagrid était mort…
- Ca va ?… demanda une voix larmoyante à sa droite.
Harry releva la tête et vit Ginny, assise à côté de lui. En face, Hermione se serrait contre Ron, qui lui caressait les cheveux. Ils avaient tous les deux les yeux rouges, mais les joues d’Hermione brillaient à la lueur du feu de cheminée, signe qu’elle avait certainement beaucoup pleuré. Dans un coin un peu plus éloigné, Neville gardait la tête baissée, l’air dépité.
Il n’était pas bien difficile de deviner ce qui les abattait tous. Les autres élèves de Gryffondor semblaient également moroses ; il y avait une ambiance déprimante, même s’ils n’étaient peut-être pas tous au courant de la présence de Hagrid – que certains aimaient beaucoup, mis à part ses cours – entre les murs de la prison d’Azkaban.
Le simple fait de voir Voldemort prendre un tel pouvoir et d’apprendre la nouvelle d’un tel massacre devait largement suffire à assombrir et gâcher leur journée…
Harry se tourna à nouveau vers Ginny.
- Oui… Enfin, pas vraiment, lui répondit-il avec un rire plein d’amertume. Et toi ? demanda-t-il sur un ton plus compatissant.
- Comme tout le monde, dit Ginny. On est tous sous le choc, je crois…
Elle renifla à plusieurs reprises et s’essuya les yeux d’un revers de manche. Presque instinctivement, Harry tendit le bras. Il la regarda, non pas avec espoir mais avec des yeux qui ne faisaient qu’une proposition polie et compatissante. La jeune rouquine, oubliant les conflits qu’ils avaient pu avoir ces derniers temps, se réfugia dans les bras de Harry, qui se mit à caresser lentement sa crinière rouge vif.
Il se disait que Hagrid ne connaîtrait certainement plus jamais ce genre d’expérience… Il pensait vaguement à Madame Maxime. Elle devait sûrement être effondrée à l’heure actuelle.
Aucun des deux couples en deuil n’eut le courage de se lever pour se coucher à une heure raisonnable. A minuit, ils se décidèrent enfin à monter dans leur dortoir. Ginny marmonna un vague « Bonne nuit » à Harry, peut-être un peu honteuse de s’être endormie enlacée par un garçon qu’elle était sensée avoir banni de sa vie.
Mais Harry, lui, n’avait pas dormi : il s’était contenté de regarder avec mélancolie son ex-petite amie en pensant à tout ce qu’il avait perdu, perdait, et perdrait encore dans sa vie.
Les jours suivants, l’ambiance générale dans le château ne s’améliora pas beaucoup. L’inquiétude était à son comble. Seuls les Serpentard paraissaient peu ébranlés par la nouvelle, mais selon la Préfète-en-Chef, ce n’était qu’une façade : elle leur avait raconté qu’elle avait surpris certains groupes d’élèves de Serpentard en train d’échanger des propos tendus dans les couloirs, même si apparemment, il n’osaient pas en parler à voix haute
- Je ne vois pas où est le problème, dit Ron avec mépris. C’est bien ce qu’ils voulaient, après tout !
- N’oublie pas que certains ont des parents en prison à Azkaban, et Voldemort ne doit pas être très content d’eux !
- Crabbe et Goyle ont des pères Mangemorts en prison, et je ne pense pas que ce soit d’eux dont tu parlais…
- Tu oublies Nott, remarqua Harry, mais à mon avis, il doit considérer comme tout à fait normal que son père se fasse torturer ou tuer après avoir échoué au ministère… Quel malade, ajouta-t-il sinistrement.
- Justement, à propos de Nott… je pense que c’est sûrement à cause de lui que les autres Serpentard ont l’air si inquiets, déclara Hermione.
- A ton avis, s’ils ne veulent pas parler, c’est à cause de lui ? demanda Harry. Tu penses qu’ils sont menacés et qu’ils sont forcés de garder le secret sur ce qu’il prépare peut-être dans leur salle commune ?
- Euh…, hésita Hermione, oui.
- On a déjà discuté de ça, dit Harry, et je ne pense pas me tromper en répétant que nous sommes tous d’accord avec toi. Ce qui compte maintenant, c’est d’empêcher Nott de faire ce qu’il veut faire.
- Pour ça, je crois qu’on peut toujours rêver, répondit tristement Hermione.
- Pourquoi ça ? s’étonna Neville.
- Parce que j’ai déjà essayé de parler à quelques uns, mais ils refusent catégoriquement de m’adresser la parole sans me traiter de « Sang-de-Bourbe », répondit Hermione. Je vais continuer avec Anthony, et je ferai attention à tout ce que j’entendrai, mais j’ai l’impression que Nott a un don pour ne pas être découvert…
- Fais aussi attention à toi, lui dit Harry sur un ton grave.
Il n’avait pas oublié sa petite altercation sur le terrain de Quidditch… Il était resté vague sur ce qui s’était passé, racontant que la bande de Serpentard était simplement venue pour se moquer de l’équipe de Gryffondor, comme d’habitude, et qu’il s’était « légèrement emporté » avec son sortilège d’Expulsion. Il n’avait pas mentionné les menaces que Nott avait proférées contre les Préfets-en-Chefs et Ginny…
Mais Hermione en savait déjà bien assez sur sa dangerosité – avérée ou potentielle – pour ne pas être étonnée par l’avertissement de Harry. Ils sortirent de la salle dans laquelle ils s’étaient enfermés pour discuter tranquillement.
Mais Abel les attendait.
J´espère que ça vous a plu, et que vous n´avez pas trouvé que c´était trop court
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