Mdr, David XD. Tu vas devoir faire une ptite cure de désintoxe quand t´auras toute la fic de Tti et que HP7 sera sorti
.
...
Le docteur psytati répond: Cher David, au vu de votre intoxication abusive des récits de JKR et de tati11, veuillez prendre impérativement la cure de sommeil N°11. Celle-ci vous garantira une remise en place des neurones déplacés par ces lectures outrancières. Ste Mangouste se fera une joie de vous accueillir parmi ses membres privilégiés si vous négigiez ce traitement. ![]()
Sinon, je n´oserais jamais vous raconter les rêves que, parfois, j´imagine ![]()
Mdr ton message tati! ![]()
tati A QUAND LA SUITE
![]()
J´accepte de venir à St-Mangouste et de prendre votre potion docteur Psytati
...
C´est vrai que j´ai besoin de sommeil.. Je reste trop souvent sur le topic de Jim pour lire la fin de sa fic ! C´est finalement à cause de toi Jimpoter
...
lol
super suite magnifique, bravo tati11.a quand la prochaine suite?
J´espere pour bientot.
En tout cas magnifique suite qui nous tient en haleine.
Et puis dsl pour le double post mais
13000 messages ca se fete
![]()
Honte a moi c´est 12 500 ^^
Dsl pour le triple post mais vu qu´on ne peut pas editer les messages.
Je vais encore poser LA question : Tati, a quand la suite?
Aujourd´hui!! Cet après-midi, même. Le temps de paufiner mon dernier chapitre qui... n´avance pas comme je le voudrais. Je vais peut-être le recommencer de A à Z ![]()
Lorsque Ron entra dans les appartements de l’ex-directeur, il ne s’étonna pas trop d’y voir figurer deux femmes.
« Luna ! Tu rallies le mouvement ?
- Hermione m’a aidée à remplir mes fiches en retard, j’ai du temps devant moi. Nous avons fait un saut au labo de Baddream, ensuite. Alors ? Tu as abouti à quelque chose ? Harry a dit… »
Point par point, le sous-secrétaire d’état résuma ses pérégrinations, ce qui plongea les autres dans un abîme de réflexions.
« C’est ce que je craignais, soupira Harry. Ce dingue a protégé les issues menant à la chambre des secrets. Seul le fourchelang sera capable de briser le sort ! Nous sommes bel et bien poings liés. »
Complètement abattu par ces conclusions, Harry puisa un peu de réconfort contre l’épaule aimante de Hermione.
« Ne t’en fais pas trop, dit-elle en lui caressant la nuque. Nous allons la sauver. À nous quatre, la bibliothèque nous donnera la solution.
- Que devons-nous chercher, au juste, s’informa Luna. Une date proche, c’est ça ?
- Avant peu, il doit se produire quelque chose d’important en relation avec le kidnappeur, répondit Ron. Il est bientôt 23 heures. Tout le monde dort. On y va ? »
Des hochements de tête affirmatifs répondirent. Tous se dirigèrent vers la porte.
« Je sors la première et fais le guet. », décréta Hermione.
La voie était libre. Harry, prudent, se couvrit de la cape d’invisibilité. Hermione ouvrant la marche, le quatuor grimpa jusqu’au quatrième étage.
La vaste pièce où ils entrèrent paraissait fort sinistre dans son obscurité. D’abord, Hermione occulta les fenêtres. Personne du dehors ne remarquerait l’occupation clandestine des lieux. De même, les rainures du pourtour de la porte furent scellées afin que nul ne puisse deviner qu’une activité illégale se déroulait à la bibliothèque. Lorsqu’un Assurdiato compléta les mesures de sécurité, les fraudeurs illuminèrent la salle.
Dans la clarté révélée, Harry se sentit mieux. Il se débarrassa de sa cape et donna ses directives :
« Luna, si tu le veux bien, tu t’occupes des volumes traitant des années 1600 à 1700. Hermione et Ron, les années suivantes jusqu’à 1900. Je me tape le vingtième siècle. Bonne chasse à tous !
- Attends ! J’ai préparé un truc qui sera utile. Badream n’appréciera pas de voir ses réserves entamées, mais bon. Buvez ceci ! »
Hermione tendit une fiole d’argent à Harry. Il en huma le goulot avec méfiance. Le sourire de sa fiancée l’incita à en absorber une gorgée.
Waouh ! Quel coup de fouet !
« J’ai l’impression que mes forces sont décuplées. C’est un accélérateur de lecture ?
- Oui ! La résistance physique est aussi accentuée quoique limitée dans le temps. Cependant, nous devrions abattre une bonne besogne ! »
Tous burent la potion présentée. Dopés, ils se jetèrent fébrilement dans l’épluchage des volumes en attente.
1901,2,3,10,50… jamais Harry n’avait compulsé autant de pages à une telle vitesse. Cette potion était réellement divine. Parfois, il se freinait et revenait en arrière afin de ne rien négliger. Tout se succédait à une allure folle au point qu’une sorte de migraine le gagna. Les textes s’entremêlaient ; noms, dates, situations formaient une soupe des plus indigestes. Dès qu’il percevait le mot février, Harry s’efforçait à ralentir la cadence. Il reprenait alors lentement mais toujours en vain. Des sorciers étaient morts, d’autres naissaient sans qu’aucune corrélation ne s’établisse.
Au bout d’une heure de travail acharné, Harry releva la tête. Hermione semblait avoir les yeux exorbités à force de se concentrer, Ron larmoyait sur ses textes, Luna s’épongeait le visage luisant de sueurs. Navré de l’altération subie par ses amis, il déclara :
« On fait une pause ! STOP ! »
Hermione, Ron et Luna, interrogateurs, se tournèrent vers lui.
« Je… J’abuse de votre bonne volonté. Il est près de minuit et, personnellement, je n’ai rien trouvé. Et vous ?
- Euh… dit Luna. Je viens de découvrir qu’en février 1670, on a mis au point une recette à base de poudre de sabot de licorne mêlée à du sang de dragon. Elle a des effets surprenants sur les lésions du pus de Bulbonux. C’est très intéressant… du point de vue médical.
- Moi, dit Ron, tout ce que j’ai lu sur février, c’est qu’un sorcier du nom d’Edmund le Preux a réussi à amadouer un géant en 1835 après lui avoir administré un philtre de paix.
- Pareil pour moi, soupira Hermione. Je n’ai eu qu’une date de février, le 14 de l’an 1742, cela ressemble à une recette de philtre d’amour. C’est tout.
- Ben, j’avoue qu’à part des dates de vie ou de mort, je ne suis pas plus avancé que vous. On s’y remet ou… on abandonne ? »
Le trio interrogé se consulta du regard. Fatigue et lassitude se peignaient sur leurs traits.
« Ne crois pas que nous sommes défaitistes, Harry, mais…
- Ce n’est pas un problème, je vous comprends, j’en ai marre aussi. Si vous êtes d’accord, on recommence demain soir, même heure. Si l’un de vous a une… illumination, qu’il le dise. Pour ma part, je suis crevé et ne demande que mon lit. »
De nombreux soupirs soulagés approuvèrent. Le quatuor se démantela sur le seuil. Luna agita deux doigts en signe d’adieu, Ron hésita puis grimaça :
« Bonne nuit ! » avant de tourner les talons.
Harry, la gorge nouée, étreignit fortement la main de sa fiancée :
« Je…
- Je t’accompagne, lui répondit-elle en souriant. »
S’éveiller à l’aube dans les bras d’une jeune femme surprit Harry. Hermione ne l’avait pas quitté, l’entourant d’une chaude tendresse sans rien exiger de plus que de partager son lit jusqu’à ce qu’il s’endorme. Elle reposait sagement au creux de son bras, encore plongée dans ses rêves. Elle était si belle ! Il détailla chaque traits du visage aimé, depuis les paupières closes, à la fine arête du nez, et s’attarda sur l’ourlet des lèvres qui esquissaient un petit sourire. À la contempler ainsi abandonnée, une passion dévorante le saisit. Il se pencha sur la bouche offerte puis, d’un coup de reins, se recula. Vite ! Une douche !
Harry s’éjecta des draps aussi délicatement possible pour ne pas déranger la dormeuse et fila dans la salle de bains.
Lorsqu’il en ressortit, calmé, Hermione s’étirait.
« Déjà debout ?
- Euh… oui ! J’avais une urgence, dit-il sans avouer laquelle. Tu peux y aller, si tu veux. »
Peu après, Hermione réapparaissait dans toute sa splendeur rafraîchie :
« Quel est le programme du jour ? En ce dimanche, nous pourrions visiter la bibliothèque sans risque d’être inquiétés. C’est le seul jour où elle est fermée.
- Ce n’est pas bête ! J’avais négligé ce fait. Nous avons de longues heures devant nous sans devoir attendre la nuit. Va déjeuner. Si tu croises Ron ou Luna, souffle leur de nous rejoindre là-bas dans une heure. »
Un bref baiser s’échangea. Hermione s’échappa de l’étreinte que son fiancé aurait souhaitée plus approfondie.
Seul dans sa chambre, Harry tourna un moment à vide. Les rouages de son esprit tentaient vainement d’assembler les pièces du puzzle.
Sa réflexion l’amena à envisager les choses sous un angle différent. Une certitude se dégageait : il devait exister deux malades et pas un seul ! Celui de la maison aux horreurs avait rencontré l’autre. Ils s’apprêtaient à commettre quelque chose – probablement par magie noire – qui rendrait le fou plus puissant. Et puis… Pourquoi une page avait-elle été arrachée à la fin du cahier du fou ? Avait-il regretté ce qui était écrit ? Avait-il eu peur de voir son texte découvert ? Quelqu’un lui avait volée ? Il se disait pourtant peinard, donc…
Se creusant les méninges, Harry s’évertua à fouiller dans ce qu’il avait appris pendant sa formation d’Auror. Avec sa mémoire fraîchement retrouvée, cela ne lui demanda pas trop d’effort. Le « constructum » ! Que risquait-il d’essayer ce sortilège contraire au destructum ? Lors de diverses enquêtes antérieures, il avait été amené à reconstituer des pièces manquantes. Pourquoi diable n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Fatigue ? Souci du sort de sa fille ? Ecœurement devant les écrits du fou ? Sans doute un peu de tout.
Fébrile soudain, il sortit le cahier du bureau où il l’avait fourré avant d’aller à la bibliothèque. Il l’ouvrit à la fin des textes et posa la pointe de sa baguette sur les petites déchirures de la reliure. Concentré, il lança :
« Constructum ! »
Sous ses yeux, ravi, il assista à la reconstitution de la page manquante. Tels des confettis issus de nulle part, des bouts de papier s’assemblèrent à vive allure. En moins d’une minute, il eut devant lui une page… blanche !
« Mince ! pesta-t-il très déçu. Je ne me suis pourtant pas trompé de formule. Le propriétaire a bien fait les choses en protégeant ce cahier, on dirait. Enfin… (soupir) j’aurai essayé. »
Un dérivatif à son ennui se matérialisa sous la forme de Dobby qui, fidèle, assumait l’intendance des repas.
Tout en avalant gaiement le petit-déjeuner, Harry s’informa :
« Tout va bien, en bas ? Pas de traces du Basilic ?
- Aucune, Monsieur Potter. Tout est aussi tranquille qu’à l’ordinaire quoique nous ayons un peu de travail supplémentaire aux cuisines.
- Si j’arrive à reprendre la direction de Poudlard, je modifierai le statut des domestiques.
- Monsieur Potter est vraiment trop généreux. », s’inclina Dobby avant de disparaître. »
Harry n’eut pas à attendre longtemps avant de recevoir d’autres visites. Hermione et Ron se dirent prêts à reprendre l’étude des dossiers, excusant Luna qui devait rester au chevet d’une élève victime d’un sortilège explosif lancé par erreur.
« Elle va essayer de venir dès qu’elle aura réussi à faire repousser les cheveux de la fille et à lui ôter les scories noires incrustées sur son front, assura Hermione.
- Puisque c’est ainsi, allons-y. » répondit Harry.
Le scénario de la veille au soir se répéta. Arrivés près de la porte, ils firent le guet, déverrouillèrent et entrèrent. Harry se débarrassa de sa cape d’un geste rageur. Cette clandestinité lui pesait énormément, il avait hâte d’en finir.
« Hermione, j’espère que tu as ta potion ?
- Oui ! Tenez ! »
Le trio avala la mixture et se mit immédiatement à l’ouvrage. Le travail de fourmi à vive allure reprit avec entrain. Pourtant, quoiqu’il essayât de se concentrer, Harry devait fréquemment s’interrompre. Quelque chose, une idée, tournoyait dans sa tête, l’obligeant à s’arrêter pour réfléchir. Soudain, il n’y tint plus et explosa :
« Mais qu’est-ce qui se passe là-dedans ! » dit-il se tapant le crâne.
Hermione et Ron, surpris, le regardèrent avec stupeur :
« Tu as mal à la tête, mon chéri ? La potion provoque…
- Non, c’est autre chose. La solution est là, là dans mon cerveau mais il refuse de la livrer.
- Tu devrais te reposer. Peut-être qu’après, ça te paraîtra plus clair. » suggéra Ron.
Harry se figea, battit des cils puis réfléchit à haute voix :
« Clair… clarté… lumière… LUSTRE ! s’exclama-il. Quel empoté je fais ! On trime comme des malades alors que Trelawney a donné la réponse. »
Les ex-époux s’entreregardèrent avec la même angoisse : Harry était-il à nouveau victime d’une… crise ?
« Non, je ne suis pas fou ! Seulement un idiot qui néglige des faits importants. Nom d’un troll, je suis certain que… »
Á toute allure, il feuilleta le registre entre ses mains. Il avança dans le temps, et remonta aux années 1990 qu’il sauta vers la fin.
« Voilà ! dit-il, triomphant. J’en étais sûr, mais ce salaud a tout prévu : une page manque ! »
Hermione et Ron se penchèrent pour constater, qu’effectivement, une page était arrachée, exactement comme dans le cahier.
« J’ai pratiqué le « constructum » sur le carnet. Je n’ai obtenu qu’une feuille vierge. Je prévois que ce sera pareil ici.
- Pas nécessairement, s’emballa la jeune femme. As-tu pensé au « temporem initio » ?
- Hein ?
- Tu as dû l’apprendre mais… ça fait longtemps que tu n’as pas pratiqué. Pour recréer la page telle qu’elle a été faite en dernier il faut mélanger les deux formules.
- Diable ! J’avais… oublié. Fais-le, je sais que tu es plus douée que moi pour ces choses. On verra si ça marche. »
Hermione lui lança un clin d’œil puis se concentra fortement :
« Contructum temporem initio ! »
À une vitesse fulgurante, la page se reconstitua. Un texte se forma ; le trio le dévora avidement.
« 10 février 1998 naissance de Paulinus Edgard, fils de Mildred et Timor, moldus qui… ; 10 février 1998 naissance de Joanne Warfull, sang pur que… ; 11 février 1998 naissance de Simon Floîs, ascendance sang-mêlée...
- Floïs ? Floïs est né de puis près de 15 ans ? s’ébahit Ron.
- Rien d’étonnant à cela, dit Hermione, il est en cinquième.
- C’est LUI ! gronda Harry. Je parierais mon âme à donner à un détraqueur là-dessus. Ce que je me demande c’est… pourquoi lui ? Que sait-on sur ce garçon ? Quelles sont ses origines ? D’où sort-il ? Tout ce qui est écrit c’est qu’il est orphelin. Je me rappelle qu’il passe les vacances avec l’ancien directeur de l’orphelinat, un certain Melrose.
- Oui ! dit Hermione. J’ai également lu son dossier. Jim Merlose le reçoit chez lui à chaque congé, et…
- Jim ? Tu as bien dit JIM ! s’effara Harry. Je… On change d’objectif. Dénichez-moi tout ce que vous pouvez sur Jim Melrose. »
Si les deux autres le contemplèrent comme issu d’ailleurs, ils se plièrent aux exigences. Tous reprirent les fouilles des documents plus récents. Passionnés dans leur étude, ils mirent une heure supplémentaire avant de souffler. Harry leur demanda le fruit de leurs recherches :
« Jim Melrose est un sang-mêlé. Il a fait ses études ici à Poudlard. Il sortit avec plusieurs distinctions. Il consacra sa vie aux sorciers orphelins qu’il recueillait jeunes avant de les envoyer au collège. Il vit aux alentours D’Edimbourg, déclara Hermione. Il reçoit Floïs chez lui, à chaque congé scolaire.
- Il est de notoriété publique que ce septuagénaire, quoique retraité, se sent responsable d’un adolescent pour les vacances, compléta Ron. Je viens de pêcher ça dans un article sur les orphelinats. »
Brusquement, toutes les scènes entrevues dans la maison des horreurs rejaillirent dans la tête de Harry. Un septuagénaire ? Le fou ne se vantait-il pas d’être à l’abri… ? Ces coupures dans les textes, en y songeant de plus près, ne correspondaient-elles pas aux vacances scolaires ?
« C’est… monstrueux, dit-il d’une vois blanche. Focalisons-nous sur Simon Floïs. Je veux tout connaître de lui. Depuis sa première dent jusqu’à son arrivée à Poudlard. Allez !
- Nous ne trouverons rien, ici ! soupira Hermione en secouant sa crinière brune. Les dossiers personnels des élèves sont…
- Dans le bureau du directeur, pesta Harry. Il va falloir que tu t’y rendre, Hermy.
- Ce ne sera pas simple. Neville m’évite depuis un moment.
- Réclame l’entrée ! Prétends devoir le prévenir de… n’importe quoi ! Tu le stupéfixes, et…
- Harry, c’est de notre ami que tu parles !
- De la façon dont il m’a traité, Londubat n’est plus ce qu’il était, désolé ! Débrouille-toi, mais ces informations sont capitales. Euh… méfie-toi de lui, veux-tu ? »
Si, malgré l’avertissement final, Hermione fut choquée par la virulence du ton, elle le dissimula sous un simple hochement de tête. Lèvres pincées, elle s’éloigna.
« Tu es vachement dur avec elle ! s’insurgea Ron dès qu’elle eut disparu. Tu dis l’aimer ? Eh bien, excuse-moi mais là, tu viens de commettre un impair, et un de taille. Je sais de quoi je parle : elle faisait cette tête à chacune de nos brouilles.
- Tu… Tu crois ? s’ébahit Harry affreusement contrarié. Je n’ai fait que lui…
- Dicter sa conduite, chose dont elle a horreur, mon vieux ! Tu as intérêt à être super gentil avec elle après ça ou elle risque de t’en vouloir… à vie. »
l’ex-directeur resta sans voix. Il ne manquerait plus que ça : vexer Hermione. Il avait terriblement besoin de renseignements complémentaires. S’il s’était montré blessant, il le regrettait mais ne pouvait que plaider coupable devant l’urgence.
« Pourvu qu’elle comprenne et ne m’en tienne pas trop rigueur, songea-t-il, tourmenté. Tout haut, il dit :
- Hermione est suffisamment mature pour passer au-dessus de cette peccadille. Je te propose de retourner dans mes appartements puisque, ici, nos investigations sont terminées. »
Ron, un sourire narquois au coin des lèvres, approuva.
Peu après, installés dans des fauteuils un verre de limonade à la main, ils firent le point.
« Alors d’après toi, Floïs est à l’origine de tout ?
- De tout… je ne crois pas. J’ai l’intime conviction qu’ils sont deux.
- Le second serait…
- Londubat, oui ! Aussi énorme que cela paraisse, je ne vois aucune autre explication.
- Et tu lui envoies Hermione, ben mon vieux…
- La barbe, Ron ! Nous allons essayer de l’aider. »
Harry déplia à nouveau la carte du Maraudeur. Sous les yeux des deux hommes, des petits points s’agitèrent dans divers endroits.
« Londubat est dans son bureau et Hermione poireaute devant la gargouille.
- J’ai l’impression qu’il n’ouvrira pas.
- Il aurait peur d’elle ?
- Et Floïs, où est-il ?
- J’ai beau chercher, je ne le vois pas. »
Ils s’évertuèrent à débusquer le jeune homme mais s’avouèrent vaincus.
« Serait-il… avec ma… avec Lou-Anne ?
- Nous ne pouvons que le supposer. Rien n’est moins sûr. Oh, regarde, Hermione grimpe l’escalier.
- Il a ouvert, finalement. Qu’est-ce que tu fais ? »
Ron, étonné, vit Harry se ruer sur son bureau d’où il sortit un avion de papier bleu sur lequel il inscrivit quelques mots. Il agita ensuite sa baguette dessus.
« J’ensorcèle une note de service. Nous verrons si Londubat mords à l’hameçon avec ce que j’y ai écrit.
- Que…? »
Harry libéra l’avion dans le couloir puis se tourna vers Ron :
« Je lui écris que je désires le rencontrer toute affaire cessante à la grande serre et qu’il doit y venir seul.
- Il ne tombera pas dans le panneau.
- Qui sait ? Cela donnerait du temps à Hermione pour sa mission. »
Tête contre tête, ils observèrent les mouvements produits dans le bureau du directeur. Hermione paraissait stationnaire alors que Neville marchait en rond. Soudain il s’arrêta puis se dirigea vers la porte pour s’arrêter de nouveau.
« Il lit. » murmura Harry, tendu.
Un grand soupir de soulagement s’exhala de sa poitrine lorsqu’il vit le point de Londubat descendre rapidement l’escalier.
« Gagné ! » s’écrièrent les deux hommes réjouis avant de reprendre leurs observations.
Manifestement, Neville courrait vers la grande serre alors que Hermione s’activait dans le bureau déserté.
« On devrait y aller avec elle, dit Ron. Quatre mains supplémentaires… »
Harry réfléchit à toute allure :
« Rater cette occasion serait stupide mais se faire piéger, à trois, ne vaudrait guère mieux. Elle va s’en sortir, j’en suis persuadé. »
Mentalement, il croisa les doigts et pria pour être dans le vrai. Cependant, les minutes s’écoulaient. Hermione cherchait toujours.
« NON, zut, Neville rapplique, s’alarma Harry.
- J’y vais, répondit Ron. »
Sans que Harry n’arrive à le freiner, son ami se rua dehors. Via la carte du maraudeur, il comprit ce que tentait de faire le sous-secrétaire : intercepter Neville.
Sous ses lunettes, il contempla la jonction des deux points, très proches de sa propre retraite. Pourvu que Neville ne comprenne pas que…
À n’en pas douter, Ron formait un barrage de son corps entre le bout du couloir et la gargouille. Et Hermione ? Son point était fixe, à présent, cela signifiait-il que… ?
Harry aurait donné n’importe quoi pour devenir une souris capable de se faufiler partout. Hélas, il n’était pas animagus, lui. Oh là, là ! Dans le couloir cela semblait barder. Les deux silhouettes représentant les opposants étaient confondues. Ils se battaient ou quoi ?
Incapable de demeurer passif davantage, Harry referma la carte d’un geste brusque en prononçant la formule d’effacement . Il revêtit sa cape et sortit en catimini.
Les éclats de voix perçus le guidèrent mieux qu’un phare. Déjà, d’autres curieux pointaient leur nez vers la scène d’une rixe.
« Tu n’iras nulle part sans avoir d’abord répondu à ma question, hurlait Ron.
- Je n’en ai rien à cirer, je te l’ai dit. Ces broutilles de dossiers et autres sont sans intérêts. Pour la dernière fois, laisse-moi passer ou…
-Ou quoi ? ironisa Ron. Tu me stupéfixes ? Tu me ratatines ? Tu en es incapable ! Tu rates toujours tes sortilèges.
- Tu t’avances en terrain mouvant, Weasley. Si j’étais toi, je dégagerais. »
Incrédule, Harry assistait à l’affrontement de ses deux amis. Ron, narquois, fanfaronnait mais Londubat… lui…
Jamais Harry n’avait vu autant de rage froide sur le visage de Neville. Machinalement, il chercha sa baguette, prêt à intervenir au cas où…
« Que se passe-t-il, ici ? claqua la voix de Miss Baddream, cinglante tel un fouet. Des adultes qui font du tapage dans les couloirs ? On aura tout vu.
- Vous, la ferme, grinça Neville.
- Que… couina Desdémone, outrée au-delà des mots. »
Soudain, elle sembla enfler sous l’offense, elle brandit sa baguette et rugit :
« PAX ! »
Aussitôt, la tension retomba. Ron et Neville se regardèrent comme s’ils se voyaient pour la première fois, avec un air ahuri de se retrouver en affrontement de bois ensorcelés.
« Messieurs, votre conduite est… scandaleuse. Un duel improvisé ! Devant des enfants, en plus ! Serrez-vous vite la main ! »
L’ordre fut exécuté même si une certaine froideur subsistait. C’est le moment que choisit Hermione pour débouler :
« J’ai entendu… Ron ? Neville ? Que…
- Ce n’est rien, grommela Londubat. Je n’ai plus de temps à te consacrer Hermione, je suis désolé. Nous remettrons cette conversation à plus tard. »
Sans rien ajouter, il fendit la foule des spectateurs passifs et regagna son bureau. Baddream dispersa les élèves puis se tourna vers les ex-époux :
« Franchement Mr Weasley, êtes-vous fier de vous? Comment justifier…
- Nous vous expliquerons en temps utiles. Merci d’être intervenue. » dit Ron qui saisit le coude de Hermione.
Il l’entraîna vers ses appartements personnels. Harry, invisible, les suivit à distance.
« Pourquoi chez toi ? murmura la jeune femme.
- Il y a trop de monde qui circule. Ça paraîtrait bizarre si l’on nous voit entrer chez Harry.
- Oui, mais…
- Il étudiait la carte du maraudeur, il saura nous rejoindre. »
Bientôt, ils furent face à la porte que Ron déverrouilla. Il fit passer Hermione devant lui, la suivit puis voulut refermer sans y parvenir.
« C’est moi, souffla Harry. »
Ron laissa la porte ouverte un instant en suspend et la claqua ensuite.
« Pourquoi vous êtes-vous battu ? » dit Harry en se dévoilant.
Hermione sursauta en voyant son fiancé contre lequel elle courut se blottir pendant que Ron s’expliquait :
« Je l’ai accroché au passage prétextant que je devais revoir les dossiers car j’avais relevé un détail qui sur le coup ne m’avait pas semblé important. Il s’est irrité, j’ai insisté, ça a dégénéré. Et toi, Hermione ? Comment ça s’est passé ?
- Au départ, il refusait de m’ouvrir. Je savais qu’il me voyait, sa curiosité a été la plus forte, j’ai pu grimper. Je ne savais pas quoi inventer comme entrée en matière alors… je lui ai plus ou moins raconté la « vision » de Trelawney.
- Et… s’excita Harry.
- Eh bien, il n’a pas apprécié et semblait très contrarié. J’allais lui appliquer un sort paralysant lorsqu’un avion a frappé à la porte. Neville l’a lu et est parti en courant. Il était de toi, ce billet, Harry ?
- Oui, ma chérie. Je m’en voulais de t’avoir envoyée au casse-pipe sans aide.
- Cette diversion a été très bénéfique. J’en ai immédiatement profité pour retourner les dossiers. Celui de Floïs y était avec les autres mais, en fouillant, j’en ai trouvé un autre à son nom. Je les ai copiés, les voici. »
D’un pan de sa robe émergea un paquet de feuilles que Harry s’empressa de saisir. Ses yeux s’ouvrirent d’incrédulité :
« C’est codé ? Je ne comprends pas un mot.
- Non ! rit Hermione. C’est un inconvénient de ma méthode de copiage. En fait, le texte est comme dans un miroir. J’étais pressée mais je vais inverser la manœuvre. Donnez-moi des feuilles vierges.»
Ron lui fournit le nécessaire, Hermione agita sa baguette sur une page dont l’encre vira au violet. D’un geste vif, elle prit une feuille blanche et l’appliqua fortement sur la première. En retournant la seconde, le texte apparût en clair.
« Pas mal, comme système, la complimenta Ron. Tu me l’apprendras ? Avec la paperasse du ministère… »
Hermione récidiva autant de fois qu’il le fallut pour reconstituer les deux dossiers. Harry et Ron lisaient au fur et à mesure.
Si le premier dossier – l’officiel – ne contenait que le blabla habituel sur un élève avec les remarques sur le comportement, les notes des professeurs, etc. Le deuxième était différent. Plusieurs écritures le composaient ; Harry reconnut celle de Minerva McGonagall, ainsi qu’une autre… totalement inconnue.
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bravo::bravo::bravo:
Quel suspence! Par contre les ésprits commencent a s´échauffer! Les insulte les bastons....
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C´est sublime tati c´est magnifique c´est ....
Encore bravo pour cette suite ;
...
Magnifique suite, toujours aussi tatinesque
Neville n´est plus le même, qu´est-ce qui s´est passé
Rends-nous notre Neville tati11 ![]()
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je m´absente quelques temps et me voilà devant trois suites magnifiques, tatinesques, incroyable
bravo tati