vivement aujourd´hui pour avoir une suite ^^
ouiiiiiiiiiiiii
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vers quelle heure pourra-t-on esperer cette magnifique suite ??
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euh... 23h59 et 57 secondes ![]()
Selon une communication recue par e-mail le forum fermera ses portes pour une durée indefinie. C´est ainsi que, totalement desolée, je vous previens qu´il n´y aura pas de suites d´ici longtemps!
J´espère que c´est un poisson d´avril!!!! ![]()
c´en est sûrement un
forum ou pas tati a un blog et expose sa fic sur plusieurs sites
Ce qui suit n´est pas un poisson : je poste très très bientôt! le temps de relire la fin de ce chapitre qui ne peut pas être coupé, hélas pour moi ![]()
cela veut donc dire aujourd´hui ?
Aujourd´hui et même tout de suite. Bonne lecture!
Chapitre 22 : Choc !
« Molly ! Arthur ! Ouvrez, c’est Harry ! »
À l’intérieur du Terrier, ces mots accompagnés de coups à la porte firent tressaillir les occupants.
« Qu’est-ce ce qu’il veut ? souffla Mr Weasley hésitant au milieu de la pièce.
- La meilleure façon de le savoir est de lui ouvrir ! répliqua sa femme qui dénoua son tablier à fleurs.
- Est-ce bien lui ? Rappelle-toi l’autre fois…
- On va le lui demander ! »
Preste malgré son âge, la sorcière potelée s’approcha du panneau :
« Si vous êtes bien Harry Potter, vous devez connaître la réponse à cette question : quelle est la couleur du pull-over que j’ai envoyé en première année ?
- Il était vert émeraude, Molly. » répliqua fermement la voix derrière la porte.
La clé tourna, Harry et Hermione entrèrent.
Molly se jeta sur le jeune homme et lui plaqua deux baisers sonores sur les joues. Elle marqua une fraction d´incertitude avant de soumettre Hermione au même traitement. Arthur, dressé contre la cheminée, darda le couple d’un regard mitigé. Il se décida finalement à quitter sa réserve et s’avança, la main tendue :
« Bienvenue, mes enfants ! Ne restez pas planté là, asseyons-nous. Que nous vaut le plaisir de votre visite ? J’espère qu’il n’y a rien de grave ? »
Que de changements dans ce lieu qu’il avait tellement fréquenté antérieurement ! L’entrée ne donnait plus directement dans la cuisine mais s’ouvrait sur un coquet petit salon garni d’un sofa entouré de fauteuils profonds et sièges recouverts de carré de tapisserie faits maison. L’ensemble, quoi qu’étriqué, se teintait d’un confort accueillant.
Très mal à l’aise, Harry s’installa sur l’extrême bord de sa chaise. Il n’avait pas eu beaucoup le temps de préparer son entrée en matière. L’énervement dû à l’urgence lui brouillait les idées ; par trop de brusquerie, il craignait une mauvaise réaction de ses beaux-parents. Aussi laissa-t-il la diplomatie de Hermione parler pour lui :
« Molly… Arthur… il est advenu un nouveau malheur : Lou-Anne a encore disparu ! »
La réaction fut immédiate, Molly fondit en larmes, son mari pâlit affreusement :
« Ron nous avait laissé entendre qu’elle était peut-être sous Impérium, lâcha Arthur, d’une voix sans timbre. C’est cela ? Ce malade l’a reprise ?
- Hélas, murmura Hermione. D’autant que Harry a reçu…
- ça ! » dit-il en exhibant sèchement la missive rouge.
D’un geste assez brusque, il la fourra dans les mains d’Arthur puis, mâchoires serrées, il observa son beau-père qui chaussa ses lunettes avant de démarrer sa lecture. Molly, curieuse, se leva pour suivre derrière l’épaule de son mari.
L’effet ne rata pas le rendez-vous. Arthur se mordit cruellement les lèvres alors que sa femme, les doigts crispés sur la poitrine, se reculait d’effroi. Harry ferma les yeux, s’exhortant au calme. La respiration saccadée, il grinça :
« Que suis-je censé comprendre ? Qu’est-ce que ce malade insinue ? »
Arthur, décomposé, bredouilla :
« Rien ! Il affabule ! C’est un dingue qui…
- NON ! clama Molly, dressée tel un coq de combat. Il est temps, Arthur, plus que temps que la vérité éclate. Nous étions d’accord de le dire enfin à Harry, rappelle-toi. »
Ébranlé, Harry se raccrocha au bras de sa fiancée. Il lui sembla que la pièce tournait. C’était impossible ! Les mots, les mots horribles, si lourds de sens que le fou avait écrits lui brûlèrent à nouveaux les yeux :
« POTTER, RESTE OÙ TU ES ! N’entreprends rien contre moi ou TA FILLE MOURRA ! »
« JE N’AI PAS DE FILLE ! hurla-t-il soudain. IL MENT ! Il veut me déstabiliser, me… »
Les nez baissés devant lui l’effarèrent.
« Si, admit Molly dans un soupir à peine audible. Lou-Anne n’est pas la fille de Ron, mais la tienne et celle de… Ginny ! »
Un carillon d’échos se déclencha dans le crâne déboussolé du jeune homme. La tête broyée d’un étau insoutenable, il se leva, titubant :
« J’ai… un enfant ! Ginny m’a donné un enfant ! ET C’EST SEULEMENT MAINTENANT QUE VOUS LE DITES ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter que vous me traitiez ainsi ? Pourquoi ? POURQUOI ? »
Ivre de douleur et de rage, Harry tourna en rond sur le tapis du salon, cherchant un exutoire à son trop plein d’animosité. Oui, bondissait son cœur. Cette attraction ressentie depuis qu’il l’avait vue, cette complicité indubitable, cette joie immense à chaque fois que… NON ! réfutait son esprit rationnel. Si Ginny avait été enceinte, il s’en serait rendu compte, il n’aurait pas pu l’ignorer.
« Nous n’avions pas le choix ! couina Molly. En fait… si. Nous aurions pu te le dire plus tôt mais… nous t’en voulions tant !
- VOUS M’EN VOULIEZ ? Quel crime atroce ai-je donc commis ? Celui d’aimer votre fille ? J’aimais Ginny. J’aurais fait n’importe quoi pour qu’elle soit heureuse. Vous ne le nierez pas.
- Justement, Harry ! soupira Arthur. Justement ! Je crois… qu’il faut te replonger à cette époque pour que tu saisisses l’ampleur du… problème. »
Harry cessa sa ronde infernale. Il toisa son beau-père d’un œil incrédule :
« Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Ginny… avant de mourir, a insisté pour que nous lui prélevions certaines pensées. Si tu le veux, tu peux les visiter. »
Comme assommé, Harry se rassit. Il devait bien exister un sens à tout ça. Oserait-il… ?
« Tu dois le faire. » dit tendrement Hermione à son oreille.
Il se tourna vers elle, puisant des forces dans les eaux sombres des iris noisette.
« Tu… Tu viens avec moi ?
- Non, mon chéri. C’est… entre toi et elle. Je ne peux pas t’aider dans ce parcours intime. Ça ne regarde que vous deux. Je serai là à ton retour. »
D’un geste impatient, Harry approuva. Molly et Arthur s’activèrent. Une pensine se posa sur la table basse, un flacon de liquide argenté s’y versa.
« Vas-y, mon fils ! s’étrangla Molly. J’espère que tu nous pardonneras. »
Harry serra fortement les doigts de Hermione. Il se leva, se pencha sur le récipient de pierre, tout bascula.
Où était-il ? Harry atterrit brutalement au milieu d’une salle resplendissant de blancheur. Il secoua la tête et suffoqua. Là, assise sur une table de cuir rembourré couverte d’un drap, Ginny rajustait son corsage. Qu’elle était belle ! Chaviré, son époux tendit un doigt vers l’être aimé. Il savait ce geste stupide. À part traverser ce reflet du passé, rien ne se produirait. À distance, il caressa le bras velouté qui se vêtait d’un chemisier bleu lavande. Un bruit l’alerta, il se tourna vers la porte de ce local aseptisé. Selon toute vraisemblance, l’homme qui entrait était un médicomage : robe et bonnet blanc le prouvaient. Ginny l’accueillit un sourire interrogateur aux lèvres :
« Alors, Docteur Hollyhead ? Votre diagnostic ? »
Le praticien parut embarrassé. Il s’avança vers sa patiente qu’il aida à quitter la table et guida vers un siège face à son bureau :
« Asseyez-vous ici, Mrs Potter. J’ai une bonne nouvelle pour vous, et…
- J’avais raison, n’est-ce pas ? J’attends un enfant ? »
L’enthousiasme démontré réchauffa le cœur de Harry. Pourtant, l’attitude du médicomage n’avait rien d’heureux. Ce personnage longiligne inclina son chef osseux :
« Oui ! Je vous le confirme : vous êtes enceinte, dit-il, lugubre.
- C’est magnifique ! Harry sera fou de joie, je…
- Nos examens ont démontré autre chose, Mrs Potter. »
Un instant interdite, Ginny fronça les sourcils :
« Un problème ? L’enfant n’est pas…
- L’enfant va bien. Il ne s’agit pas de lui mais… de vous.
- Que… »
La jeune femme paraissait tellement perdue que le cœur de Harry se déchira, une fois de plus.
« Je n’irai pas par quatre chemins, Mrs Potter. Vous êtes atteinte d’une grave affection ; une tumeur rare qui, heureusement, peut être traitée. Vous avez consulté à temps.
- Je… Je ne ressens rien ! J’avais juste des nausées et un retard qui…
- Oui ! Dans votre cas, cette grossesse est une bénédiction. Ses signes vous ont alertées, nous allons pouvoir vous soigner efficacement.
- C’est si grave ?
- Sans traitement, l’issue est… fatale.
- Je n’ai guère le choix, je pense. Quand commençons-nous ?
- C’est que… nous devrons opérer. L’enfant que vous portez ne supportera pas l’intervention.
- Je… QUOI ?
- Je suis navré, il s’agira d’un avortement thérapeutique. C’est votre vie qui est en jeu. »
Ginny chancela sur sa chaise. Harry voulut la soutenir, ses mains glissèrent dans le vide.
« Si… Si j’accepte, pourrais-je concevoir d’autres enfants ? »
Yeux baissés, le docteur Hollyhead secoua négativement la tête :
« Je crains que non. L’intervention sera lourde et…
- Alors, c’est NON ! se rebiffa Ginny, les yeux flamboyants. Je garde l’enfant.
- Réfléchissez ! Votre vie…
- Je m’en moque ! J’aime mon époux par-dessus tout. Si c’est la seule chance qu’il soit père, je veux la lui donner.
- Ne croyez-vous pas qu’il préférerait une épouse en bonne santé plutôt qu’être veuf avec un enfant sur les bras ?
- Je… Je veux cet enfant ! Que m’importe une existence stérile. Cette vie est en moi, elle doit avoir sa chance !
- Nous avons quelques jours devant nous. Parlez-en avec votre mari. Je suis sûr qu’il se ralliera à mon opinion.
- Je… Je vais réfléchir. Merci, docteur. »
La scène bascula. Dans un tourbillon d’images floues, Harry s’arracha de la salle d’examens. Il reconnut directement l’endroit visité : la chambre du cottage partagé avec son épouse.
Là, dans le lit tendu de toiles fleuries, s’enlaçaient deux corps dénudés.
« Mon amour, soupira-t-il éperdu de bonheur. Chaque jour avec toi me comble de joie.
- Harry, mon chéri, je t’aime tant. J’ai parfois des idées tellement idiotes, pardonne-moi.
- Quel genre ? Je suis prêt à tout te pardonner, tu le sais ! répondit-il en picorant de baisers l’épaule offerte.
- J’imagine parfois des situations absurdes.
- Dis-moi tout, ma douce. »
Harry se raidit. Il s’observait en train de badiner avec sa femme. Elle essayait de lui transmettre un message capital dont il n’avait pas saisi l’importance à l’époque. Bien qu’il connût la finalité du propos, il se força à l’écouter.
« Si j’attendais un enfant et qu’une complication surgisse, qui choisirais-tu de sauver ? Moi ou lui ? »
D’abord interloqué, le jeune homme partit d’un éclat de rire :
« Pas à dire, pour des idées absurdes, tu gagnes le gros lot !
- Réponds-moi ! pleurnicha Ginny. J’ai vraiment besoin de savoir.
- Comme si tu l’ignorais ? Toi ! C’est toi que je garderais, bien sûr. Que deviendrait ma vie sans toi à mes côtés ? Tu es tout pour moi. »
Ginny se lova plus étroitement contre son époux.
Le Harry extérieur ferma les paupières, anéanti.
Un nouveau tableau s’offrit à lui lorsqu’il ouvrit les yeux. Ginny, en pleurs, posait une lettre près d’une assiette vide. L’instant d’après, il était au Terrier face à Arthur et Molly.
« Es-tu certaine de ta décision, ma chérie ?
- Maman, j’ai bien pesé le pour et le contre. Si Harry sait que je suis malade, il voudra l’opération. Je ne veux pas perdre l’enfant, SON enfant.
- Pourquoi détruire TA vie, intervint Arthur. Nous aussi nous t’aimons. Nous préférerions…
- Sans enfant, ma vie n’aurait aucune raison d’être. Elle palpite en moi depuis trois mois. Ce sera une petite fille, le docteur vient de me le dire. Elle mérite de voir le jour ! Aidez-moi ! »
Un nouvel arrachement se produisit. Harry se retrouva dans une chambre d’hôpital, au chevet d’une Ginny atrocement pâle et amaigrie sauf au niveau du ventre qui, lui, était bien rebondi. Les traits décomposés par la douleur, la jeune femme haletait sur sa couche.
Le docteur Hollyhead se pencha sur elle, sa baguette balaya l’ensemble du corps souffrant. Navré, il secoua négativement la tête :
« La fin est proche. Je suis désolé, vous ne tiendrez pas jusqu’à l’accouchement.
- Prenez-la ! souffla Ginny. Ma fille est viable, elle ! »
Le médicomage se tourna vers une Molly altérée que soutenait Arthur dans un coin reculé de la pièce. Il sembla guetter une approbation que, péniblement, le sorcier accorda d’un signe de tête.
Hollyhead s’occupa alors de sa patiente. Il effectua une série de gestes au-dessus de la tête de Ginny pendant que son assistante lui relevait sa blouse. La baguette pointa l’abdomen, une échancrure s’y découpa. L’infirmière plongea des mains gantées dans la plaie béante, un petit crâne sanglant émergea.
« Une fille ! C’est bien une fille, cria Molly en s’approcha du nouveau-né.
- Lou.. Lou-Anne ! Elle s’appellera Lou-Anne, souffla sa mère. Je pars tranquille. Harry, dites-lui que… »
Tout s’effaça.
Ramené brutalement à la réalité, Harry demeura prostré. Ces images, sentiments, émotions vécues en accéléré le chamboulaient au plus haut point.
« Harry ? Tu vas bien ? »
Hermione, empressée, l’entoura de ses bras aimants. Il ne savait plus du tout où il en était. Encaisser tout ça d’un coup lui coupait les jambes.
« Elle a préféré sa fille à sa propre vie, pleura Molly. Nous avons respecté sa volonté quoi qu’il nous en coûtât.
- Nous t’avons haï, Harry, dit sombrement Arthur. Sans toi, sans cet enfant, notre unique fille vivrait encore à ce jour. Nous t’en voulions tellement que nous avons, tous les Weasley réunis, décidé de te punir ! Nous t’avons renié et caché cette fillette. »
Hagard, Harry resta prostré sur son siège. Il n’arrivait pas à admettre que…
« C’est… C’est de ma faute, avoua-t-il la tête entre les mains. C’est vrai qu’entre elle et l’enfant, c’est elle que j’aurais choisi. Si… Si j’avais su… J’aurais pu la convaincre de… »
Meurtri, le cœur en lambeaux, Harry se fit amer :
« Belle vengeance, vraiment ! Vous avez dû bien rigoler en voyant la loque que je suis devenu après sa mort. »
Ses beaux-parents s’entreregardèrent, confus. Arthur toussota :
« Pas du tout, mon garçon ! Au début, certes. Notre haine était si forte que nous étions prêts à ne jamais rien te révéler. Puis… Mrs McGonagall est venue nous sermonner. Comment avait-elle compris, nous l’ignorons. Le fait est qu’elle nous a convaincu de t’avouer ta paternité. Nous étions d’accord, mais…
- Mais je me suis appliqué l’oubli, ricana Harry. Quelle ironie du sort ! Voilà donc ce que Mrs McGonagall désirait me confier en venant me trouver chez moi.
- Tu étais dans un état si… déplorable que nous avons jugé bon de nous taire, chuchota Molly. Nul ne savait si tu te remettrais un jour. Il fallait un père, un vrai, à cette fillette. Ron s’est dévoué. Nous avons fait jurer les rares personnes au courant de ne rien te dire. »
Un long silence succéda à ces révélations. Dans la tête du jeune homme les idées s’entrechoquaient avec fracas. Il était père ! Ginny ne l’avait quitté QUE pour protéger l’enfant. LEUR enfant ! Comment avait-il pu être aussi aveugle : Lou-Anne était une Ginny en miniature. Sauf… les yeux ! Ils étaient verts comme… les siens.
« J’ai aimé Lou-Anne dès que je l’ai vue, souffla-t-il. Je mettais ça uniquement sur sa ressemblance avec Ginny. Je n’imaginais pas que…
- Nous étions terriblement tracassés, sois-en sûr, dit Arthur. Tu allais manifestement mieux mais ce mensonge durait depuis des années. Comment Lou-Anne aurait-elle réagi si nous lui avions avoué la vérité après tout ce temps ?
- Vous… vous avez bien fait, admit Harry presque à contrecœur. Elle ne pouvait être entre de meilleures mains que les vôtres.
- Tu… Tu vas tout lui raconter, je suppose ?
- Elle est en droit de savoir qui sont ses vrais parents, non ? aboya Harry. Rassurez-vous, cela se fera… en son temps. Le plus important est de la retrouver saine et sauve. »
Ramenés à la triste réalité, les adultes retombèrent dans leurs réflexions internes.
« Quelques jours… pensa tout haut Harry. Ce fou me demande de rester à carreau pendant quelques jours…
- Comment le sais-tu ? » s’étonna Hermione.
Force fut de relater les bribes de conversation surprises par Dobby.
« Donc, si je résume bien, le tueur a repris Lou-Anne pour t’empêcher de compromettre ses plans ? demanda Arthur, soucieux.
- Tout porte à le croire, oui.
- Alors, laissons-le faire, il rendra Lou-Anne après.
- Rien n’est moins sûr, Molly. Ce qu’il prépare doit être terriblement important pour lui. Pour me contrer, il possède maintenant un atout majeur dans son jeu ; il ne le lâchera pas facilement.
- Apparemment, releva Hermione, il a très… peur de toi, Harry. Il a tout fait pour que tu sois jugé coupable des meurtres ; il veut t’évincer depuis le début. J’ai dans l’idée qu’il est… désespéré, et enlever Lou-Anne en révélant qu’elle est ta fille est une garantie contre une action de ta part.
- Comment diable l’a-t-il su, lui ?
- Une fuite…. suggéra Molly. À l’hôpital, probablement.
- N’empêche qu’il a raison : jamais je n’oserai mettre sa vie en danger. Néanmoins, je suis décidé à trouver ce qu’il mijote. Les élèves entraînés par Lou-Anne font des recherches dans ce sens à la bibliothèque.
- Tu penses que le choix de la date est…
- Primordial ! Il y a peut-être une conjonction particulière des astres, ce jour-là.
- Ou un anniversaire célèbre ? dit Arthur. Beaucoup de sorciers sont… superstitieux. Ils n’agissent que les jours fastes de leur horoscope.
- On devrait en parler à Sibylle, déclara Hermione à la surprise générale.
- Tu n’es pas sérieuse, Hermy ? Avoue qu’elle est si souvent à côté de la plaque que l’on est en droit de douter…
- Pas toujours ! Dois-je te rappeler la prophétie ? J’admets être la première à dénigrer ses affabulations mais je sais aussi reconnaître qu’elle m’a stupéfiée plus d’une fois. Je lui toucherai un mot à ce sujet. Que risquons-nous ? »
Si la situation n’avait pas été si dramatique, Harry aurait éclaté de rire. Hermione, celle qui critiquait toutes formes de divination, allait demander de l’aide à Trelawney, un comble !
L’heure s’était doucement avancée. Molly, réglée comme une horloge, se leva et passa dans la pièce voisine où elle commença à préparer le repas de midi. .
« Vous restez déjeuner. »
C’était plus un ordre qu’une suggestion, les jeunes gens, bien qu’embarrassés, acceptèrent. Hermione, très naturellement, seconda Molly à cette besogne.
Demeurés en tête-à-tête dans le petit salon jouxtant la cuisine, les deux hommes parurent aussi gênés l’un que l’autre :
« Tu… Tu ne nous en veux pas trop de t’avoir…
- Caché l’existence du plus beau trésor que Ginny m’offrait ? Tous les regrets du monde n’y changeront rien. Le temps des rancunes est mort, Arthur. Je vous suis reconnaissant d’avoir si bien élevé cette enfant. Je n’étais pas capable d’assumer ce rôle de père et, même sans ma « folie », je crois que je vous aurais confié l’éducation de Lou-Anne.
- Merci, mon garçon, s’émut le grand-père. Tu n’imagines pas à quel point je suis soulagé de te voir réagir ainsi.
- J’ai… vieilli, c’est tout. Et Ron ? Il faut le prévenir.
- Bien sûr ! Il ne va pas tarder. »
Malgré lui, Harry pâlit. Ils s’étaient quittés en très bons termes, mais avec les récents événements… Il n’eut pas à s’interroger davantage, la porte s’ouvrit à la volée. Mu par un réflexe, Harry se leva. Son ami le rouquin engloba la pièce d’un regard circulaire qui s’attarda sur son père.
« Bonjour, fils ! Nous avons des invités.
- Je ne suis pas aveugle. Tu es de retour, Harry ?
- En effet. Il… vaudrait mieux que tu t’assoies.
- Qu’est-ce qui se passe ? Vu vos têtes…
- Harry a raison, assieds-toi, mon grand. »
Au lieu d’obtempérer, Ron saisit le dossier de la chaise à deux mains. Sa respiration devint sifflante, il fusilla Arthur du regard :
« Vous lui avez dit ! AVOUE !
- Il… Je… oui, Ron, mais…
- Alors il lui suffit de débarquer, et vous lui déballez tout ! Bien évidemment, il est fier comme un paon et désire nous prendre Lou-Anne.
- Attends, Ron, c’est plus…
- C’EST HORS DE QUESTION ! JAMAIS ! Jamais, tu m’entends, Potter, tu ne me la prendras. »
Les éclats de voix attirèrent les femmes qui, ébahies, assistèrent au plaidoyer d’un Ron déchaîné :
« Elle est MA fille, plus que la tienne. QUI était près d’elle lorsqu’elle a percé ses dents ? QUI s’est levé la nuit pour la bercer lorsqu’elle pleurait ? QUI l’a guidée dans ses premiers pas et lui a appris ses premiers mots ? PAS TOI ! Je n’étais pas toujours là, mais j’ai surveillé chaque étape de sa vie. PAS TOI ! TU N’ES PAS SON PÈRE ! JE LE SUIS MILLE FOIS PLUS QUE TOI ! »
Comme si chaque parole avait été une gifle, Harry encaissa douloureusement l’acrimonie débitée avec rage. Il semblait groggy, au point que Hermione se précipita à ses côtés. Ron, vidé de son fiel, attendait une réplique qui ne venait pas. Un silence pesant s’abattit entre les cinq adultes, chacun hésitant à relancer le débat.
« Harry ne réclame pas Lou-Anne, murmura Molly. Il est venu nous avertir de sa disparition. »
BOUM ! Sous le choc, Ron tituba. Il se rattrapa le justesse au dossier et consentit enfin à s’asseoir. Harry, poussé par sa fiancée, l’imita.
Seul le tic-tac de l’imposante horloge aux onze aiguilles – chacune représentant un membre de la famille Weasley – bruissait dans l’atmosphère tendue.
« Co… Comment est-ce arrivé ? », souffla Ron.
J´attends vos réactions avec impatience!
ma réaction à moi c´est que j´aime pas le suspens... mais j´aime bien savoir que Harry est le père de Lou-Anne ^^
sublime ;)
Enfin, la verité éclate...oh,oui! comme une vraie bombe!!! Ce n´est pas trop tôt tout de même...j´avais la quasi certitude de ce fait mais tu as mené l´intrigue si délicieusement bien que je me suis laissée allègrement bercer par les doutes!!! Que dire? Tu es définitivement la reine des fics, Tati...la meilleure, quoi!
J´espère que vous ne m´en voudrez pas...bien sûr que c´est un POISSON D´AVRIL...le forum reste ouvert...jusqu´à notification du contraire! et en plus..qu´est ce que j´en sais, moi!? ![]()
Vraiment sublime tati
C´est donc pour ça que Ginny a quitté Harry !!
Je suppose que Lou-Anne va entendre toute sa vie: "Tu es le portrait craché de ta mère, sauf les yeux, tu as les yeux de ton père . " ![]()
tous! Oui, Neith
après tout Harry a subi ça tout le temps ![]()
c´est dommage que t´aies décidé de couper maintenant... c´est po juste..
il n´y avait pas de meilleur endroit, crois-moi. Le chapitre suivant sera... différent.