C vré ke la prem´ de HP5 c a Paris ![]()
oui
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se taire en classe c´est respecter le sommeil des autres
Ahhh tranquille
normalement j´y s´ré ^^
tati elle est vers quelle heure ta fic ?? ?
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se taire en classe c´est respecter le sommeil des autres
La presse pas on a tout l´temps. Et pis elle a dit vendredi et on et vendredi alors patience.
Allez prend ton temps Tati tant que la suite est bien on peut attendre
(Quand on aime on ne compte pas) ![]()
voilà! bonne lecture!
De longues heures s’écoulèrent avec la concentration en éveil. Quelques chausses-trappes émaillèrent le parcours mais Harry n’eut pas à en pâtir. Sans une égratignure, il échappa à une fosse garnie de pieux ainsi qu’à une nuée de fléchettes empoisonnées issues d’infimes trous percés dans un mur. Son balai lui servit à survoler facilement ces obstacles. Il s’était accordé une courte pause alimentaire afin de recharger ses batteries car cette attention constante lui usait les nerfs. Enfin, après une nième série de couloirs, la présence de nombreux restes humains lui signalèrent une sérieuse menace. Tous sens aux aguets, il marcha presque sur la pointe des pieds, prêt à battre en retraite au premier signe d’agression.
Rien ne vint à lui, c’est lui qui leur tomba dessus. Brusquement, le couloir s’interrompait, cédant la place à une salle de belle taille envahie de… Runespoors ! Horreur ! Harry n’avait jamais vu une telle quantité de serpents assemblés. Cela remuait de partout avec des sifflements et raclements incessants. De plus, comme répondant à un appel muet, leur flot grossissait encore. Il en sortait de tous les orifices des murs. Ces corps de près de 2 mètres grouillaient dans d’affreux nœuds luisants de leur peau orange veinée de violet. Le pire, c’était les trois têtes que ces reptiles arboraient. Aussi hideuses les unes que les autres, à les voir agir, Harry comprit qu’elle étaient indépendantes, d’ailleurs elles ne s’aimaient pas ! Ébahi, il observa les attaques entre les têtes du même animal. Tant qu’elles ne se tournaient pas vers lui, il était à l’abri. Jusqu’à quand, voilà le problème.
Il se creusa les méninges à la recherche d’une solution pour traverser cette nappe vivante sans y risquer une morsure probablement fatale. Un « Incendio » ferait-il l’affaire ? Il grillerait beaucoup de bestioles mais énerverait les autres. Son balai ? Le plafond bas de cette pièce ne lui permettrait pas d’être suffisamment en hauteur, surtout si une de ces bêtes se dressait devant lui.
Dans le tumulte de ses pensées émergèrent des phrases entremêlées, difficilement discernables. Harry se détendit afin de mieux assimiler les sons perçus. Ces bestioles se parlaient : un vrai vacarme ! ça donnait un micmac de dialogues assez burlesque :
« Pousse-toi de là, tu m’écrases la queue !
- Arrête de me mordre ou je t’arrache ta tête gauche !
- J’ai pondu un œuf !
- Bouffe-le ! »
C’en aurait été risible si, brusquement, le ton n’avait changé :
« Dites, je rêve ou bien il y a un gars qui nous reluque.
- Un visiteur ? Où ? Miam !
- Depuis le temps que l’on se bouffe entre nous, je me le taperais bien.
- Il veut voler nos œufs, mangeons-le ! »
Effaré, Harry vit les multiples faces plates se tourner vers lui. Un sentiment de panique totale l’étreignit. Les genoux tremblants, il n’avait qu’une envie : la fuite. Pourtant, non ! Il devait résister. Quelque part en lui une langue existait. Une langue qui, utilisée à bon escient, lui sauverait la mise. Mais déjà la meute se mettait en mouvement. Il balbutia :
« Jess ne vouss feux aucun masssss. »
Les créatures s’interrogèrent :
« Qu’est-ce qu’il raconte, t’as compris, toi ?
- Non, et toi ? »
Dans un bel ensemble, la reptation reprit en direction de Harry.
La sueur lui dégoulinait des tempes, plaquant ses cheveux de neige en un casque grotesque. Haletant, il lutta contre l’instinct de préservation qui commandait de décamper à toutes jambes.
« Laissez-moi tranquille ! cria-t-il, en émoi. »
L’armée de serpents s’arrêta, interdite :
« Il parle comme nous ?
- C’est la première fois que je comprends ce qu’un humain dit ! »
Fier de ce répit, Harry devint intarissable :
« Je ne vous veux aucun mal, je désire juste passer de l’autre côté. Je vais traverser la pièce sans m’en prendre à vous ni à vos œufs. J’en aurais besoin car ils stimulent les facultés mentales. Pourtant, je vous promets de n’en toucher aucun. Cédez-moi la place, s’il vous plaît. »
L’impensable se produisit, les reptiles s’écartèrent révérencieusement.
Tel un monarque circulant au milieu de ses respectueux fidèles, Harry franchit l’espace le séparant de la porte opposée. Il était sauf !
Ahuri, sitôt en sécurité, il s’accorda une pause bienvenue. Ses jambes cotonneuses ne le soutenaient plus, il s’affala dans le premier recoin disponible.
« Pfff, souffla-t-il en s’essuyant le front d’un revers de manche. Quel trac ! »
Il s’offrit une longue rasade d’eau et une petite de cognac. Ragaillardi, il se redressa :
« Dire que je ne sais même pas où je vais ; si c’est encore loin ou proche. Dommage que la montre de Dumbledore ne marche plus, c’était pratique. Au moins, pour l’instant, je n’ai qu’une seule voie possible, c’est déjà ça. »
Son baluchon arrimé, il se remit en route. Il éprouvait une sensation étrange à déambuler solitaire dans ces boyaux inutilisés depuis des lustres.
L’esprit s’évadait parfois, la concentration s’en ressentait. Sans cesse, il devait s’efforcer de redevenir attentif au risque de rater un piège. Néanmoins, il réfléchissait activement à toute cette folle entreprise. Son mentor n’avait-il pas émis l’idée d’un parcours initiatique ? Réflexion faite, c’était exactement ce qu’il subissait. Il avait l’impression de vivre des expériences à rebours. La première année de ses études il fut confronté, comme ici, à un chien à trois têtes. En seconde, un Basilic s’était interposé ! Que devait-il en conclure ? Qu’à chaque tournant, une étape de sa vie se reconstruisait ? Si c’était cela, le chemin et ses embûches étaient loin d’être terminés. Qu’avait-il croisé en troisième année ? Un glaçon se forma au creux de son estomac lorsqu’un mot honni s’imposa à lui : détraqueurs !
Oh, non ! Par pitié pas ça !
Mentalement, il pria de toute son âme dans l’espoir d’éviter de rencontrer d’aussi infâmes créatures.
Sa supplique fut-elle exhaussée ? Il n’en menait pas large en franchissant la porte au bout du corridor. La surprise le cloua sur place. D’accord, il avait beaucoup marché. Était-ce suffisant pour se retrouver… dehors ? Peut-être… Quelque chose clochait pourtant : il faisait grand jour ! Or, d’après ses estimations, minuit devait sonner à peu de chose près. Quel était se prodige ?
Interdit, il examina son environnement. Un ciel pur, des collines lointaines, des arbres à foison dont les espèces paraissaient assez exotiques.
Pas de doute, il venait de changer d’espace-temps, d’un coup, sans ressentir de transition.
Très intrigué, il s’avança dans ce décor inédit. Une voie semblait tracée à travers la végétation basse, il la suivit. Pépiements d’oiseaux, bourdonnements d’insectes l’accompagnèrent sur ce chemin tortueux qui s’enfonçait sous les frondaisons luxuriantes. La température était chaude mais pas torride, très agréable en fait.
Regardant néanmoins où il posait ses semelles, Harry progressa ainsi un bon quart d’heure. Ses expériences antérieures émergeant, il se méfiait de ce calme apparent. Il sondait chaque pouce de terrain avant de s’y engager, traquant la moindre anomalie annonciatrice d’un danger. Soudain, ses oreilles s’ouvrirent davantage. Au chant des oiseaux succédaient des sons beaucoup moins mélodieux. Tête en l’air, il tenta de discerner quel volatile émettait ce bruit qui ressemblait à un concert de crécelles enrouées. Une ombre imposante le survola, sa gorge se contracta. Qu’est-ce que c’était que ça ? Plus il avançait, plus l’intensité des cris augmentait. Ils devaient être nombreux pour déclencher un pareil vacarme.
Presque assourdi, Harry déboucha sur une vaste clairière. Levant les yeux, il déglutit : des Hippogriffes ! Toute une colonie nichait au sommet des arbres. Impossible de passer inaperçu au travers ces multiples iris perçants. Se comparant à une souris coupant un champ surveillé par des aigles, Harry sprinta. Cela ne rata pas, une créature décolla de sa cime, plana majestueusement au-dessus de sa future proie mais ne fonça pas sur elle de suite. D’un vif mouvement d’ailes, l’Hippogriffe s’interposa, fermant le chemin vers la sécurité du couvert des ramures. Haletant, Harry freina sec, il était coincé. Les idées à l’envers, il fouilla son cerveau à la recherche d’indices.
« J’ai déjà côtoyé ces animaux ! hurlait son esprit. Que faut-il faire ? Ne surtout pas les fixer ? Euh… NON ! C’est le contraire ! »
Une série de flashes remonta à la surface. Il se vit face à Buck, l’Hippogriffe de Hagrid. Celui qui le jaugeait de ses grands yeux orange lui ressemblait beaucoup : un plumage gris clair sur le torse puissant et les ailes, un tronc au pelage brun supporté par des pattes de cheval.
Lentement, Harry se souvint de cet épisode vécu. Il planta son regard dans celui de la créature et ne cilla pas. Il s’inclina alors révérencieusement. Se redressant, il attendit. OUF ! L’Hippogriffe le saluait également ! Au lieu de déguerpir, poussé par une sorte d’instinct, Harry marcha résolument vers la royale créature. C’était peut-être un acte insensé, mais il était convaincu d’avoir raison. Un instant plus tard, il touchait le plumage de l’animal.
« Puis-je grimper sur votre dos ? » s’enquit-il très poliment.
Si nul son ne lui répondit, l’attitude de l’Hippogriffe prouvait qu’il acceptait. Il pencha son cou vers le sol de sorte que Harry n’ait plus qu’à se caler à la naissance des ailes. L’envol fut immédiat, coupant le souffle au téméraire pilote accroché aux plumes lustrées.
Fabuleux ! Bien sûr il fallait s’adapter aux saccades de la croupe et des ailes. Toutefois, voir un splendide panorama se dérouler sous ses pieds ravit Harry. Il se demanda où l’animal le menait car il n’avait aucun contrôle de direction et se laissait tout simplement guider. Une épaisse forêt fut survolée, la créature fonçait vers ce que Harry crut d’abord être des collines. Le rapprochement le renseigna, il s’agissait de constructions fortement ruinées. Manifestement, tel était bien le but de la balade, une longue descente se produisit ; le voyageur s’agrippa davantage. Dès que les pattes disparates se plantèrent au sol, Harry sauta de sa monture. Il s’inclina à nouveau en remerciement de ce vol sans histoire. L’Hippogriffe hocha la tête puis s’élança dans les airs.
Demeuré seul, Harry s’interrogea sur la route à prendre. L’exploration de ces vestiges antiques ne le tentait pas. Il n’avait cependant guère d’alternative ; il s’y soumit.
Des heures d’errance s’écoulèrent dans le silence troublé par le crissement de ses bottines sur les gravillons. Peu de pans de mur étaient intacts selon ce que Harry jugeait, il s’agissait cependant d’une ancienne ville, probablement précolombienne. Une cité perdue ou… imaginaire ?
Être passé de la nuit au jour troublait fortement le jeune homme. La fatigue commençait à se ressentir dans ses mollets raidis par tant de marche. Il s’octroya une nouvelle pause, songeant même à dormir un peu. La clarté était gênante, il reporta son repos à plus tard. Rassasié de quelques biscuits additionné d’eau, il redémarra. Si dans la galerie souterraine il n’avait pas rencontré de labyrinthe, ici tout y correspondait. Tantôt des bouts de rue s’amorçaient puis se bloquaient d’éboulis qui l’obligeaient à rebrousser chemin, tantôt un croisement de voies le déconcertait. Incapable de se repérer, Harry tenta d’utiliser son balai.
« Debout ! »
Incroyable, cela rata. Il récidiva son ordre, le « Voyager 200 » demeura inerte.
« La magie des lieux empêche son emploi. » râla Harry.
C’était bien sa veine : condamné à marcher.
Les murailles qui le cernaient l’empêchaient d’étendre son champ de vision. Il se résigna.
Dans le fond, il n’était pas trop surpris. Ne venait-il pas de franchir un troisième stade avec l’Hippogriffe ? Sa quatrième année fut tellement riche en rebondissements qu’il se demanda à quelle sauce on désirait le manger cette fois. Un dragon ? Des êtres de l’eau ? Puisque aucune mare ne se profilait et qu’il était bel et bien dans un dédale de rues… la conclusion s’imposait.
« J’en ai vu des choses dans cette saleté, se remémora-t-il. Laquelle vais-je croiser ? »
Son engourdissement pesait à chaque pas. La luminosité décroissait, il était temps de songer à s’installer pour dormir. Quel serait le meilleur endroit ? N’importe quoi pouvait surgir n’importe quand !
Une assez importante accumulation de gravats obtint son approbation à défaut de mieux.
« Il me faut du feu, murmura-t-il. La plupart des animaux le redoutent. »
Fouillant les ruines, il débusqua racines et bois morts adéquats. Il escalada le monticule où il aménagea un terrain plat. L’incendio fonctionna parfaitement ; il s’allongea à proximité de l’âtre.
Vanné, le voyageur s’assoupit rapidement.
N’était-ce point folie que d’éduquer quelqu’un sous l’emprise d’un imperium ? C’est ce que se demandait pour la nième fois Hermione. Elle l’avait retournée cette question. À tout moment Lou-Anne Weasley pouvait devenir incontrôlable. Sauf s’il s’agissait d’un bluff, quoique, avec les délires de l’enfant, le doute était plus qu’improbable. Dilemme ! Hésitant, le professeur reçut son élève dans le local spécialement aménagé au but prévu.
« Puisque vous connaissez déjà certains sortilèges d’entrave, nous pouvons passer à celui de la fermeture magique. Flitwick l’enseigne en seconde année. Une fois prononcé, il n’y a que son auteur qui peut le déverrouiller. Le réaliser demande agilité de la baguette et concentration. Vous devez former un demi-cercle suivi d’une ligne vers le bas à droite puis horizontale vers la gauche allongé d’une ligne remontant à droite. En quelque sorte vous dessinez une serrure en prononçant « Lockam ». Voici un petit coffre, fermez-le, s’il vous plaît. »
Lou-Anne s’appliqua. La vitesse d’exécution manquait, elle mit du temps avant de parvenir à faire rougeoyer le bout de sa baguette contre la serrure de l’objet.
Hermione vérifia en lançant : « Alolokam ! »
Le coffre demeura scellé.
« Très bien, je vous félicite ! Pour l’ouvrir, vous aurez remarqué le geste que j’ai fait ?
- Vous avez tracé une clé !
- Exact ! Un petit cercle entouré d’un plus grand ; on prolonge vers le bas et poursuit par une oscillation en remontant. À vous. »
L’exercice reprit. La gamine, concentrée, parvint assez facilement au résultat désiré, le coffre s’ouvrit.
L’élève s’entraîna plusieurs fois à faire fonctionner le sortilège dans les deux sens jusqu’à totale maîtrise. Hermione félicita chaudement l’enfant à qui elle apprit deux sortilèges d’attaque avant de s’enquérir :
« Quand débuterez-vous vos cours, Lou-Anne ?
- Le recrutement avance bien. Adrien et John sont enfin convaincus que j’ai raison et me font de la pub. On devrait être dix, demain.
- Très bien, nous alternerons nos cours à raison d’un jour sur deux dès que vous commencerez les vôtres.
- Le plus tôt sera le mieux ! Merci de nous soutenir. »
La leçon s’acheva avec l’envol de la demoiselle. Hermione resta seule un moment à réfléchir. Harry… Où était-il ? S’en sortait-il ? Terriblement angoissée, elle évacua la salle en soupirant.
Ramassé en boule sur sa couche de fortune, Harry rêvait. Son vieux cauchemar l’avait repris, il combattait à nouveau Voldemort, les « Endoloris » pleuvaient sur lui, mais il résistait. Est-ce l’intensité de la lutte qui le réveilla en sursaut, ou…
Redressé d’un bond, haletant, il tourna la tête en tout sens. Le feu se mourait, il le ranima prestement avec quelques racines en réserve. Malgré les flammes rassurantes, une sourde oppression lui broyait la poitrine.
Dommage que la lune soit couverte, il avait beau sonder l’obscurité, il ne distinguait rien d’anormal. Pourtant…
Ses oreilles tintèrent bizarrement. Afin de confirmer la réalité de ce son, il s’écarta légèrement de l’âtre. C’est ce moment que choisit l’astre nocturne pour se dévoiler. Une clarté blafarde régna soudain, et Harry écarquilla les yeux d’effroi. Là, de partout, telle une nappe mouvante, avançaient des dizaines voire des centaines d’araignées géantes ! Moins monstrueuses que des acromantules, elles n’en étaient pas moins impressionnantes surtout par leur quantité.
Il devait réagir, et vite ; son monticule était déjà cerné. Déterminé, il arrosa son périmètre de sécurité d’un formidable « incendio ». Cette barrière de feu contiendrait l’invasion, mais combien de temps ? Peu de combustibles poussaient autour de l’abri. Lorsqu’ils seraient consumés, l’attaque reprendrait. Il fallait trouver autre chose. Son cerveau s’activa fébrilement.
Il se souvenait vaguement de son combat avec le mastodonte de la troisième tâche du tournoi. Qu’avait-il utilisé pour sauver sa mise ? Des bribes de mémoire affluèrent :
« Un expelliarmus m’a permis d’éviter les pinces. Ici, elles sont trop nombreuses. Stupéfix ? »
Il se concentra et visa au-dessus du mur de flammes. Oh, oh ! Au lieu de calmer les bestioles, celles-ci paraissaient plus énervées. Quelques téméraires franchissaient même les brèches qui s’ouvraient dans les endroits éteints. Il réfléchit à toute vitesse, expédiant un nouveau sort d’embrasement alentour. Stupéfait, il assista à un renforcement des troupes ennemies. C’était hallucinant, tout son horizon se couvrait d’octopodes !
Les questions se bousculèrent dans son esprit. Qu’avait-il fait de travers ? Pourquoi s’en prenaient-elles à lui, ces araignées ? Qu’est-ce qui les avait attirées ?
Lumineuse, la solution l’éblouit : le feu ! La chaleur les avait dirigées vers lui et, comme un idiot, il continuait à alimenter son bûcher ! Viiiiiite, un sort de refroidissement ou il ne verrait pas le prochain lever de soleil !
L’aguamenti jaillit, arrosa les foyers qu’il noya. Ensuite, Harry s’appliqua un réfrigéro issu d’un repli de son cerveau. Les effets ne se firent pas attendre : désorientées, les araignées tournaient en rond, sur place.
« Les attirer ailleurs ! » songea l’agressé.
Malgré l’engourdissement dû au froid dont il s’était revêtu, Harry brandit sa baguette et projeta un puissant incendio à plusieurs dizaines de mètres de distance.
« Ouiiiiiiiii ! » se réjouit-il dès qu’il constata la réaction.
Par paquets, les arachnides désertaient, focalisées sur la source de chaleur nouvellement créée. Il n’attendit pas un repli éventuel. Son baluchon arrimé, il plia bagage dans la direction opposée au flot des créatures.
Courir avec juste un clair de lune en luminaire ne fut pas une mince affaire. Le sort réfrigérant s’était dissipé ; mieux qu’une gazelle, il galopait dans le dédale de ruelles enchevêtrées. Où devait-il aller ? Il n’en avait aucune idée, n’obéissant qu’à l’instinct qui le poussait hors de la meute d’ennemis affamés. Une cheville se tordit sur un débris rocailleux, il ne s’en soucia pas poursuivant sa quête vers un lieu apaisé. S’éloigner était l’unique objectif, il ne pensait à rien d’autre. Au bout d’un moment, l’essoufflement eut raison de son organisme, sa cadence faiblit, Harry s’arrêta, à bout de force.
Il s’écroula dans un recoin et y reprit haleine. La terreur s’estompait, l’optimisme revenait. Ouf ! Il l’avait, une fois de plus, échappé belle.
Son souffle stabilisé, il jaugea sa situation. Il ne savait plus où il en était. Avait-il vaincu l’obstacle du 4ème tour ? Un autre était-il imminent ? Épuisé, il se sentait inapte à d’autres prouesses. Il devait se reposer entièrement corps et esprit, sinon il sombrerait. La niche qui le recueillit lui sembla adaptée. Il s’y lova en espérant que le jour ne tarderait pas.
Un chaud soleil lui caressa le front, Harry s’éveilla en grimaçant. Pas à dire, cette nuit mouvementée passée à la dure laissait ses traces. Les articulations douloureuses, il se redressa péniblement. Des biscuits et du chocolat le sustentèrent ; l’eau, même tiédasse, le désaltéra. Contraint, il ramassa son baluchon et se remit en route.
Aucun indice ne lui traçait son itinéraire, il allait là où ses pieds le menaient. Il erra des heures avant d’enfin en finir avec le labyrinthe qui, heureusement, ne recela pas d’autres désagréments.
Il était arrivé au sommet d’une colline d’où il pouvait embrasser un large horizon dégagé. Des pentes douces de vert gazon, des bosquets soignés, presque un paysage de chez lui. Là-bas, au loin, il lui sembla distinguer quelque chose. Il chaussa ses lunettes spéciales et rapprocha sa vision. Oui ! Il s’agissait bien d’un objet. Qu’est-ce que ce machin faisait là perdu en pleine « campagne » ? N’ayant pas d’autre objectif, Harry entama la descente.
Plus il avançait, plus l’anomalie l’intriguait. Ses yeux ne l’avaient pas trahis, il s’agissait bel et bien d’un vase de pierre déposé sur un piédestal en forme de colonne tronquée.
Prudent, il examina soigneusement ce récipient aux tournures élancées. Vide, de belle taille, il ressemblait assez bien au trophée déjà rencontré au bout de sa 4ème année. Sauf qu’il ne resplendissait d’aucun éclat particulier.
« S’il est là, ce n’est pas sans raison. » murmura-t-il en contournant le vase.
Un étrange sentiment de déjà vu l’habita, il se méfia.
« Serait-ce un… de ces trucs qui vous déménage ? Un… portoloin ? Dois-je l’emprunter ou l’ignorer ? »
Sa main gauche avança, recula puis saisit l’anse. Immédiatement, l’impression d’être accroché par le nombril le suffoqua. Tout tourbillonna dans un mélange d’images floues brusquement interrompu par un arrêt au contact d’un sol dur sur lequel il boula plusieurs fois.
« Aïe ! cria-t-il en se réceptionnant durement. Pas marrant, ce truc ! »
Les souvenirs affluaient en nombre. Il se revit dans un sinistre cimetière avec en face de lui… Ouf ! Pas une seule tombe en vue, juste un décor assez macabre d’une autre cité ruinée ; de plus, il faisait un temps à ne pas mettre un dragon dehors : quelle pluie !
Serrant son blouson dont il releva le col, Harry tenta de repérer un endroit où s’abriter du déluge. Avec le rideau liquide, ses lunettes devenaient inutilisables ; il les ôta. Il se revit sous le même climat lors d’un match de Quidditch. Hermione l’avait grandement soulagé en appliquant :
« Impervius ! » lança-t-il à ses verres.
Rendues imperméables, ses lunettes s’avérèrent pratiques pour un bref tour d’horizon. Une poterne à moitié écroulée lui parut le meilleur refuge disponible ; il y courut.
« Saleté de temps ! gronda-t-il en s’ébrouant. Si ça dure, je vais être noyé en moins de deux. Que n’ai-je étudié les sortilèges de météo ! »
Hélas, ceux-ci manquaient à sa formation. Il se contenta donc de regarder le triste ciel déverser son trop plein d’ondée accompagné de puissantes bourrasques.
Cela ne s’améliorait pas. Coincé dans sa sorte de niche, Harry décomptait les minutes. Rester sur place semblait préférable à déambuler sous l’averse, mais le froid commençait à l’engourdir dangereusement. Après tout si l’Impervius fonctionnait sur des lunettes, pourquoi pas sur ses vêtements ? Gaillardement, il jeta le sort et se réjouit de l’effet obtenu : l’eau était comme repoussée de ses habits.
« Je serai relativement au sec et, en bougeant, je me réchaufferai. »
Sur ce, il s’enfonça dans la tourmente des éléments.
Assailli de rafales venteuses, le visage martelé de gouttes glacées, il marcha presque plié en deux pour résister aux assauts furieux. Il se dit que c’était folie d’entreprendre un voyage dans de telles conditions. Heureusement le sortilège lui évitait d’être trempé, c’était déjà ça.
Il avança vaille que vaille sans aucune précision sur sa destination. Il souhaitait être sur le bon chemin, espérant trouver rapidement quelque chose ou quelqu’un pour lui confirmer sa route. Il circula dans un nouveau dédale de bâtisses en ruines, probablement un village oublié.
Après des heures de lutte contre la pluie, un changement se produisit enfin. Le ciel se fit moins menaçant, l’averse cessa. Bientôt, le soleil brilla, la température s’adoucit et, ouf, pas un ennemi n’était en vue. Par contre nulle indication quant au lieu où se rendre. Vanné, il décida une halte face à une grille rongée de rouille d’un antique bâtiment dévasté. Là, il déballa des provisions qu’il mastiqua en méditant sur sa situation.
Désœuvré, il refit l’inventaire de ses possessions. Peu de choses à vrai dire, il s’était allégé au maximum et commençait à le regretter. Si cette expédition durait, il serait vite à court de carburant liquide et solide. Il n’avait pas croisé le moindre filet d’eau, hormis l’ondée qui lui était tombée dessus, ce qui le préoccupait fortement.
Rangeant son sac, il sourit soudain nostalgique en découvrant un objet issu du passé. Il ne s’en séparait jamais, même si les petites planètes avaient cessé d’orbiter autour du quadrant depuis longtemps. La montre de Dumbledore ! Que de souvenirs n’évoquait-elle pas ?
Il se revit aux côtés de Ron et Hermione en train de chasser les horcruxes créés par son mortel ennemi. Bien pratique, cette montre l’avait guidé sans faillir. Si l’on déplaçait ses aiguilles d’une certaine façon, elle devenait boussole et, si l’on pensait fortement à quelque chose ou quelqu’un, elle rayonnait d’une douce chaleur.
Machinalement, il manipula l’objet, faisant jouer la molette du sommet. Il s’intrigua soudain car il lui avait semblé que… Fébrile, il tourna davantage le remontoir et assista, réjoui, à la renaissance de la montre. À nouveau, les planètes reprenaient leur course.
« C’était tout bête, rit-il amusé par le phénomène. Je n’avais jamais songé qu’il suffisait de la remonter à l’ancienne ! »
La magie de la montre fonctionnerait-elle encore ? Il se concentra, focalisant ses désirs d’eau fraîche sur la relique. À sa grande satisfaction, il vit les aiguilles s’orienter selon les points cardinaux, une cinquième lui donnant enfin une direction.
« En route ! » dit-il, joyeux.
Seule dans la salle sur demande qu’elle avait aménagée en vue de ses futurs cours, Lou-Anne pressa son faux gallion ensorcelé. Le mot d’ordre passé, elle révisa ses plans. Tout était-il prévu ? Elle estima la quantité de coussins et de coffrets à sa disposition et attendit l’arrivée des candidats.
Les premiers à se présenter furent son cousin flanqué de son éternel ami :
« Adrien, John, merci d’être venus, les accueillit-elle, souriante. D’autres vous suivent ?
- Ne t’inquiète pas, tu seras contente, je crois ! assura son cousin. »
Effectivement, en moins d’un quart d’heure, la gamine se retrouva face à une vingtaine d’étudiants des trois premières années du collège. Le battage et la curiosité avaient réussi à les attirer. À elle de les convaincre de rester :
« Merci d’avoir répondu, dit-elle. Je ne suis pas une « Miss-je-sais-tout » mais j’ai plus d’expérience que tous, ici réunis, en matière de défense contre les forces du mal. Je vous le prouve tout de suite. Adrien, veux-tu brandir ta baguette contre moi ? »
L’expelliarmus désarma son cousin en une fraction de seconde.
« Si je sais le faire, vous le saurez aussi avec un peu de pratique. Cela vous tente ? »
Des murmures enthousiastes s’élevèrent. Lou-Anne devint le plus jeune professeur de Poudlard.
Wahoo !! !!!
c´est vraiment super tatinesque...
D´est incroyable!! de l´aventure une rebellion...
Que nous faut il de plus pour faire une bonne histoire ??
merçi tati
J´veux pas être méchant mais tu pourrais changer de repertoire neith parce que oui c´est tatinesque mais la ça deviens lassant ![]()
Qu´est ce que tu veux que je dise d´autre ??
que dire tati... c´est vraiment excellent!
je te souhaite une bonne continuation!
je pense que harry va en fait retrouver sa memoir, le long de son voyage.
ah oui... et j´ai cru au debut qu´il allait se débaraser des araignés avec le "serpent sortia" ![]()
Que dire ...
Toujours aussi passionant...
J´adore
Bonne continuation ![]()
génial Tati!!! désolée de ne pas être venue depuis si longtemps mais entre le thêatre, les cours, le piano et le sport je n´avais plus beaucoup de temps pour moi.Vraiment Tati c´est génial!!J´ai ma petite idée sur qui est Neville mais vu comme t tiens le suspence...
Magnifique franchement c est parfait j ai commencer a lir il y a moin d un mois j ai fini et je voulais te feliciter c est parfait merci tati de m avoir fait rever et j espere que sa continura !! !! ET a quand la suite !! !!!!!!!!!!!!!
![]()
je suis ravie d´avoir de nouveaux lecteurs. la suite se construit petit à petit. et
tous pour vos encouragements
C´est tellement bien que des fois je me trompe dans mes souvenir de HP et je crois avoir lu HP7
![]()
c´est un chouette compliment! ![]()
Chouette mais vrai.
Si vous voulez les 2 histoire de Tati en un coup vous me communiqué votre e-mail et je vous les envoie (à condition que vous pouviez lire "Micrsoft Word")