c´est vrai David mais on dirait que tu es là quand moi je n´y suis pas. On y arrivera bien un de ces jours!
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Chose promise, chose due! Bonne lecture!
Chapitre 18 : Les pièges du Mexique.
Cet après-midi-là, Lou-Anne Weasley était plus déterminée que jamais. Si le cours de potion s’achevait correctement, elle fulminait néanmoins.
« On n’a jamais vu des élèves de première année préparer du jus d’aconit ! C’est sans parler des tentaculas vénéneuses, Moremplis, et autres saletés dont on nous rabat les oreilles.
- Calme-toi, dit Adrien. Tu vas te mettre le nouveau dirlo à dos.
- Je m’en moque ! Je veux réagir contre un tel traitement, moi ! Vous me suivrez ? »
Évidemment, les garçons approuvèrent même s’ils n’en pensaient pas moins.
« J’ai lu toute l’histoire de la vie de Harry Potter. Je pense que je vais recréer l’A.D sauf que ça s’appellera l’A.P.
- La paix ? s’étonna Lupin.
- L’armée de Potter ! Je veux qu’il revienne. L’autre gugusse n’y entend rien.
- Tais-toi ! Désavouer ouvertement le nouveau directeur…
- Il fait n’importe quoi ! On ne va pas se laisser mener comme des moutons, non ? Mon père est au courant mais dit que la situation est normale et qu’il a d’autres soucis plus graves que les remous de Poudlard à traiter. Je vous jure que si ça continue, je vais péter un fusil – comme dit grand-père – et je mettrai au point une faction de contre-offensive. »
Les garçons, peu désireux d’entrer en guerre, se contentèrent d’opiner en se jetant des regards par en-dessous.
L’embarquement pour le Mexique nécessita encore deux jours. Harry tua le temps en jouant les touristes. L’anglais étant une langue véhiculaire prisée dans le coin, il n’éprouva aucune difficulté à se faire comprendre auprès des boutiquiers abordés. Ce fut la pratique presque incontournable du marchandage qui le désorienta le plus. Il fallait s’y soumettre sous peine de passer pour impoli, un comble ! Foulards de soierie, moulin à prières, couteaux sculptés, il acquit divers objets destinés aux êtres que son cœur réclamait. Le soir, à l’hôtel, il passait des heures à contempler la bague de Krimlord. Le lourd anneau d’or s’ornait d’un rubis de belle taille serti d’un entrelacs de fins fils formant d’étranges motifs indéchiffrables. Il ne l’avait pas encore essayée. Elle était tellement large que, seul, son pouce la retiendrait. Il la détaillait sur toutes ses faces sans oser la porter. L’aiderait-elle vraiment ou était-ce ce que les moldus appelaient un placebo ? Un leurre destiné à chercher en soi le véritable remède à son propre mal ? Harry n’en savait rien. Il faisait confiance à Dumbledore.
Reprendre l’avion ne l’enchantait guère, mais… puisqu’il ne disposait d’aucun autre moyen de locomotion à longue distance, il s’y conforma.
À nouveau les heures défilèrent sur un siège, certes confortable, mais étroit, néanmoins. Trois escales, presque un jour complet à rêvasser désœuvré sauf quand il lisait son journal intime. Ses pensées se tournèrent naturellement vers Poudlard. Il n’avait pas eu d’autre choix que la fuite mais se sentait… lâche d’avoir abandonné le terrain à son ennemi. Comment les choses évoluaient-elles là-bas ? Avec Hermione tenant les rênes, il serait plus rassuré. Savoir Londubat aux commandes, le tracassait. Si le Basilic échappait au contrôle de son maître, si…, si… Las de cette foule de questions sans réponses, Harry tenta de dormir.
En catimini, un chat brun se faufila dans les couloirs. Son but semblait précis quoiqu’il se déplaçât sournoisement de statue en armure en prenant soin d’éviter d’être remarqué. Lorsqu’une gargouille grimaçante apparut, le félin se tapit dans un recoin, attendant l’ouverture du passage vers l’étage. De longues minutes s’écoulèrent sans que cet animal ne bouge d’un poil. Attentif aux mouvements, il patienta un bon moment avant d’obtenir satisfaction. Un étudiant aux cheveux noirs taillés en brosse s’approchait. Dès qu’il disparut dans le passage révélé avec le pivotement de la statue, le chat lui emboîta le pas. Loin d’être ordinaire, la bestiole grimpa en douce et se réfugia à l’abri des regards sous un des meubles du bureau du directeur.
Pourquoi Hermione avait-elle adopté ce stratagème ?
Il est vrai qu’elle ne trouvait pas le repos. Elle ne comprenait rien à la situation qui se développait au collège. Londubat serait-il fou ? La meilleure, c’est qu’elle avait l’air d’être la seule à trouver des anomalies dans la manière dont l’établissement était conduit. Ses collègues n’avaient pas renâclés à modifier leur programme de cours. Elle, au contraire, refusait obstinément d’enseigner des matières dangereuses. Là-dessus, Neville lui battait froid. Pour une obscure raison, actuellement, il s’était mis à fréquenter assidûment le jeune Floïs. Combien de fois ne les avait-elle pas vu ensemble ? Baddream paraissait vexée d’être délaissée au profit de cet élève peu sympathique. Que manigançaient ces compères ? Elle aurait donné beaucoup pour être une souris qui… Évidemment, elle était chat à l’occasion. Neville était-il au courant ? Cela méritait d’être tenté. Tant pis si ça foirait, elle saurait ! Ni une ni deux, elle s’était transformée.
À présent, tous sens en éveil, elle écoutait.
« Bonjour, Simon ! Comment vont nos petites affaires ?
- Pas trop mal, déclara Floïs en s’installant nonchalamment sur un siège. Tout baigne, même.
- La date approche, j’ai tellement hâte.
- Je comprends. Il me tarde aussi d’y être. Ce sera grandiose. Personne ne se doute de rien. Nous serons tranquilles.
- Potter évincé avec les Aurors sur le dos, nul n’interrompra le processus. As-tu réussi à prévenir les autres ?
- Ils seront présents, oui !
- Au fait, où en êtes-vous en DCFM ? Slughorn suit-il les consignes ?
- Les 5, 6, et 7ème années ont commencé les sorts de projection, c’est vraiment amusant. Les expelliarmus n’ont plus se secrets, ma classe suit bien.
- Les autres années ?
- Toutes se valent, Slug ne leur apprend rien de fameux, comme prévu… Il n’y a que ces saletés de premières, surtout Gryffondor, qui râlent.
- On pouvait s’y attendre. Des problèmes ?
- Pas vraiment mais ce damné trio ne me plaît pas. J’ai dans l’idée qu’il prépare quelque chose.
- Je contrôlerai si nécessaire. À part ça ?
- J’adore les cours de Flitwick. Ses sortilèges sont terribles à souhait. Sinon, votre copine, la Granger, elle se moque de vous.
- Hermione ? Je lui ai pourtant conseillé…
- Elle n’en fait qu’à sa tête et suit son programme rétro.
- Je veillerai à la mettre au pas, pareille que les autres ! »
Des rires gras fusèrent, le chat s’éclipsa aussi discrètement qu’il était entré.
Dès qu’elle se matérialisa chez elle, Hermione fut prise de tremblements dus à son énervement :
« Alors il veut me mettre au pas, comme un esclave ! Il peut courir. S’il ne tenait qu’à moi, je planterais tout mais je ne peux laisser les enfants en d’aussi mauvaises mains. Qu’a dit Floïs… Les premières se rebelleraient ? Voilà une excellente idée. S’ils ont besoin d’un soutien, ils l’auront ! »
Joyeusement, elle ensorcela une note de service.
Mexico ! Changement de climat et d’altitude. Physiquement, Harry ne valait pas une chique. Comme la fois précédente, il n’aspira qu’à un vrai repos dans un lit douillet. Débarqué à l’aéroport Juarès, il se fia à un autochtone très empressé de lui rendre service, et atterrit dans un hôtel international au confort correct.
Les formalités d’admission remplies, c’est avec bonheur qu’il s’affala tout habillé sur sa couche.
Au réveil, il fut honteux d’avoir dormi comme un loir pendant de si longues heures. Débarbouillé, il se sentit plus en forme pour entamer sa prospection en ville. Pas besoin de balai, un plan touristique l’aiderait facilement à s’y retrouver malgré le dédale monstrueux de cette cité sans cesse en évolution.
20 kilomètres en minuscule taxi vert pour trouver… Xochimilco, une ville de jardins flottants. Jamais Harry n’avait assisté à un pareil spectacle de bateaux allongés et bariolés qui proposaient balades sur les nombreux canaux de cette agglomération de 130000 habitants. Réserve de légumes et fruits pour la capitale, cet endroit pittoresque le ravit. Il emprunta une de ces trajineras bleu et rouge au doux prénom de Carmen, et se laissa guider vers la calle fluviale, perdue au milieu du dédale de chenaux navigables.
TOC, TOC, TOC !
« Senior Olivares ? Je suis Harry Potter, envoyé par le professeur Dumbledore. »
Le Sésame fonctionna, la porte de la maison sur pilotis s’ouvrit :
« Hermano ! Bienvenue, mon frère ! »
Sans protocole, Harry se retrouva enlacé par un individu courtaud mais costaud. Tapes dans le dos, embrassades, il fut un instant déboussolé par cet accueil chaleureux :
« Les amis de Dumbledore sont mes amis ! Comment allez-vous ? Il me parlait de vous pas plus tard qu’hier. Voulez-vous le voir ? »
Harry opina vivement, il lui semblait qu’une éternité s’était écoulée depuis son départ de Poudlard.
Rapidement guidé jusqu’au tableau qu’il connaissait si bien, il hésita. L’occupant sommeillait, il toussa :
« Professeur ? C’est Harry. J’ai réussi la première partie. »
Le tableau s’anima lentement. Dumbledore se gratta les sourcils au-dessus de ses lunettes :
« Mon enfant ! Je suis content de te voir. Tu as la bague, c’est une bonne nouvelle.
- Poudlard ? Que se passe-t-il là-bas ? Hermione… ?
- Va bien ! Tout le monde va bien, il n’y a eu aucune attaque, quoique… Bah, inutile de t’embêter avec ça, il y a plus urgent. Notre hôte te parlera de la ceinture, prépare-toi à en baver, mon garçon. Tu es sûrement plus aguerri qu’avant ton départ mais ton parcours ne sera pas une partie de plaisir, je le crains. Tu devras démontrer une grande force morale. C’est, hélas, les seuls conseils que je puis te donner car le secret sur ce qui se cache là-bas est très bien gardé, tu t’en doutes. »
Puisqu’il n’avait rien à ajouter à cette mise en garde, Dumbledore se rendormit. El senior Olivares s’empressa de faire goûter l’hospitalité de sa maison à son invité surprise.
« Ma femme, Lupita, est en courses. Je m’y retrouve suffisamment quand même pour vous recevoir comme il se doit. Passons au salon. »
Il était près de 11h 30, heure qui fut déclarée favorable à l’apéritif. Dès qu’il installa son hôte sur un divan garni d’une cotonnade multicolore, le maître des lieux alluma une antique radio déversant de la musique typique puis s’activa aux cuisines. C’est ce qu’il y a de pratique à être sorcier, en un tour de baguette vous pouvez obtenir presque tout ce que vous voulez. Aussi il ne fallut guère de temps pour qu’il revienne chargé d’un plateau abondamment garni de tapas et liqueurs.
D’abord, politesse oblige, Olivares s’informa de la santé de son hôte. Avait-il eu un vol agréable ? N’était-il pas trop dépaysé ?
« L’altitude et la pollution de la capitale sont handicapantes, avoua Harry. Dans cette partie-ci de la ville, l’air est plus respirable.
- C’est grâce à nos jardins. »
Le petit sorcier au teint olivâtre et au nez busqué vanta le climat et autres attractions de la capitale avant d’en arriver au sujet principal :
« Ainsi, vous désirez vous emparer de la ceinture d’Imocalpa ?
- Euh… j’en ai besoin, paraît-il.
- Nombreux sont ceux qui ont tenté l’expérience, pas un n’est revenu nous raconter ce qui se dissimule derrière le mur.
- Ah ! Voilà qui n’est pas très rassurant. Que pouvez-vous me dire au juste ?
- L’entrée de la cachette se situe dans la pyramide du soleil à Teotihuacan. Vous en avez peut-être déjà entendu parler ? »
Harry dut admettre ses lacunes en géographie. Il savait que ce pays recelait maints vestiges précolombiens, mais ignorait beaucoup de choses à leur sujet.
« Vous n’êtes pas ici pour recevoir un cours d’histoire locale, rit son hôte. Aussi, je me contenterai de vous donner juste quelques détails. Le nom de ce site est prédestiné puisqu’on le traduit par « Le lieu où les hommes deviennent des dieux ou encore le lieu du précieux sacrifice. » Teotihuacan a connu son apogée entre les années 150 à 450 de notre ère. Un de ses dirigeant, le roi-prêtre Quetzalcóatl, s’y est distingué. Ce serait son assistant, le sorcier Imocalpa, qui lui aurait fabriqué la ceinture des pouvoirs. Grâce à elle, son autorité régnait sans partage.
L’endroit qui vous concerne est la pyramide du soleil, un splendide bâtiment étagé en cinq niveaux. Rassurez-vous, vous ne devrez pas monter ses 246 marches, ce qui vous intéresse se situe en-dessous ! Il semble, en effet, que tout cet édifice soit construit sur une grotte indéniablement sacrée. Le tunnel y conduisant a été réouvert il y a une trentaine d’années et les archéologues n’y ont rien compris, ouf ! Une veine que le printemps soit encore loin, vous auriez du mal à l’aborder du fait du pèlerinage nocturne qui s’y produit à cette époque. Vous devrez vous y rendre de nuit afin d’éviter les hordes de touristes hantant l’endroit à n’importe quelle saison. »
Vint ensuite l’énumération des procédures à appliquer pour aller au-delà de ce que les Moldus avaient découvert. Olivares se montra précis, Harry prit des notes par sécurité.
« Puis-je vous poser une question ?
- Je vous en prie.
- Comment êtes-vous au courant du passage ?
- Nous, les descendants sorciers des fidèles Olmèques, nous nous repassons l’information de génération en génération. Parfois, quand la cause est justifiée, nous la dévoilons à un preux. Malheureusement…
- On ne peut donc pas affirmer que cette ceinture soit réellement à cet endroit si personne n’a réussi ?
- Exact, hermano. Tu cours peut-être après une chimère comme le disent les Moldus. Ce que tu trouveras derrière la pierre, nul ne le saura probablement jamais.
- Vous me croyez inapte à cette entreprise ?
- Loin de moi cette pensée. Je n’en ai aucune idée, voilà tout. »
Peu encouragé, Harry n’en dévora pas moins l’encas proposé par son hôte. Pas à dire, la tentative paraissait des plus ardues. Reculer… ? Impossible ! Jamais plus il n’oserait se regarder dans un miroir s’il rendait les armes. Il fallait que l’ancien Harry, le brave, celui qui ne craignit pas d’affronter Voldemort, réapparaisse. L’orgueil le gonfla d’une froide détermination.
« J’irai dès ce soir. »
Olivares le félicita chaudement tout en le gavant de beignets de viande et légumes arrosés de tequila.
Une ultime question tracassait Harry :
« Si je mets la main sur cette ceinture, qu’est-ce que j’en ferai ?
- Trouve-la d’abord, reviens me voir ensuite. »
Le ventre plein, la tête un peu vaseuse, Harry reprit le chemin de son hôtel quatre étoiles de la capitale où il s’endormit sans remords, le réveil matin programmé sur 21 heures.
Miss Granger ? C’est Lou-Anne Weasley. » souffla la gamine collée au panneau de la porte du 2ème étage.
Un cliquetis retentit, elle fut introduite dans un murmure :
« Vous avez reçu mon mot ?
- Oui ! Que désirez-vous, Miss Granger ? »
Hermione brandit sa baguette et appliqua un « Assurdiato » à la pièce :
« Voilà, nous pouvons causer en sécurité. Je n’irai pas par quatre chemins : où en êtes-vous de la rébellion ? »
La fillette cilla copieusement :
« Vous… Vous savez ?
- J’ai eu des échos, rien de plus. Je vous rassure tout de suite, je suis des vôtres. Exposez-moi vos plans, je vous aiderai à les réaliser autant que possible. »
Vlan ! Lou-Anne marqua un temps d’arrêt car elle n’en espérait pas tant. La méfiance, cependant, joua :
« Euh… à vrai dire, nous n’en avons pas encore d’établi de formels. On a surtout bavardé, mais…
- Vous pouvez vider votre sac. Je comprends que vous doutiez de ma bonne foi ; je ne vois, hélas, aucun moyen de vous la prouver. »
La gamine parut à la torture. D’un côté, elle avait envie de se confier, d’un autre…
« Je pensais… créer l’A.P, l’armée de Potter, lâcha-t-elle très vite. »
Cette fois, ce fut Hermione qui demeura sans voix. Elle prit son temps de retourner la nouvelle sous toutes ses faces avant d’intervenir :
« Voilà… qui est inattendu mais… pas mal pensé. J’ai fait partie de l’A.D, le saviez-vous ?
- Évidemment, avec papa et pleins d’autres élèves de différentes années, vous vous êtes entraînés à la défense. Puisque Slughorn ne nous apprend rien, j’ai cru pouvoir faire comme vous avec des copains, mais ils ne sont pas très chauds.
- Je ne vois pas trop à quoi cela vous servirait.
- Sans moyen de défenses, comment faire de la résistance ? Lorsque nous serons prêts, nous refuserons, en bloc, de recevoir des leçons inadaptées. Nous nous barricaderons dans une pièce d’où on ne nous délogera pas facilement et…
- Vous iriez jusqu’à risquer le renvoi ?
- Autant être renvoyé que de n’apprendre rien d’utile. »
Sous cette détermination affichée, Hermione réfléchit rapidement :
« Ce n’est pas bête du tout ! Une mutinerie interne forcerait les autorités à s’intéresser de plus près à ce qui se passe ici. Je marche avec vous !
- Déjà que j’ai du mal à recruter des fidèles, s’ils savent qu’un vrai prof est derrière, ils fuiront.
- Ce serait vous, Lou-Anne qui donneriez les cours ; moi, je resterais dans l’ombre. Je vous apprendrai des sortilèges que vous enseignerez ensuite à vos amis. Qu’en dites-vous ?
- Des leçons particulières ? J’en ai déjà eues avec mon père.
- Citez-moi ce que vous maîtrisez à fond. »
La gamine énuméra une liste de sorts de défense et d’attaque assez impressionnante pour une si jeune personne.
« Splendide, admira Hermione. Vous êtes presque du niveau des cinquièmes années.
- J’aimerais apprendre le Patronus et un sortilège d’enfermement.
- Je ne sais pas si vous y arriverez, c’est assez complexe pour une 1ère année. Pourquoi pas, après tout ? Nous nous retrouverons tous les soirs, de 20 à 22 heures, si vous le voulez bien, à la salle sur demande du septième étage. Je vous fournirai une autorisation spéciale pour circuler tardivement dans le château. Contactez des amis sûrs. Je pourrai vous confier des faux gallions ensorcelés ; c’est ainsi que nous communiquions jadis. »
Enchantée, Lou-Anne approuva. L’affaire fut conclue par une solide poignée de main.
Harry, une fois de plus, s’était fait conduire dans un coin désert en bordure de la capitale. Ignorant la durée de son absence, il avait loué sa chambre pour plusieurs jours, y laissant une partie de son équipement jugé trop encombrant. Dans l’obscurité d’un endroit dépeuplé, il décolla.
Se repérer, de nuit, ne lui posa pas trop de problèmes grâce à ses lunettes spéciales et le cadran lumineux monté sur le manche. Cap au N-E, distance d’un peu moins de 50 kilomètres, il survola un immense territoire occupé par les habitants les plus pauvres de la région installés dans des habitations de fortune : tout un bidonville de tôles et de planches. Délaissant ce quartier misérable, Harry fonça vers les reliefs qui émergeaient devant lui.
Plus il approchait, plus la majesté du site antique s’offrait à lui dans son imposante splendeur. Des trois immenses constructions, une seule l’intéressait. Impossible de se tromper, les styles des édifices étaient trop différents. Il identifia sans erreur la pyramide du soleil avec ses 5 niveaux la faisant ressembler à sa lointaine cousine égyptienne. C’était impressionnant, moins cependant que la pyramide de Kheops entrevue lors de sa balade au pays des pharaons. Son vibreur lui indiqua la présence de moldus, il dut redoubler de prudence en descendant, d’autant que plusieurs spots éclairaient les monuments. Il lui sembla judicieux d’atterrir contre la face arrière, moins exposée. Les gradins artificiels lui fournirent une piste acceptable sur laquelle il se posa discrètement.
Dans le silence profond qui baignait ces lieux en repos, Harry replia son matériel et chercha la voie vers le bas de la pyramide. Il se compara à une mouche sur un gros gâteau en dévalant la multitude de marches irrégulières. Bientôt il fut au pied de l’édifice, sa prospection débuta. Quelques panneaux touristiques l’aidèrent à s’orienter correctement. Après une série de coudes, il aboutit aux grilles fermant le passage vers la grotte. Le recours à la magie s’imposait. Aïe ! Voilà une première difficulté si simple à contourner quand on était au top de ses capacités. Harry soupira en brandissant sa baguette sur la serrure :
« Alohomora ! » murmura-t-il.
Pas un déclic ne se déclencha. Frustré, il récidiva sans oser hausser le ton. Quand l’agacement fut à son comble après plusieurs échecs, il obtint satisfaction : le cadenas s’ouvrit.
« Pas trop tôt ! » gronda-t-il sourdement en poussant la ferraille goudronnée.
Heureusement les gonds étaient huilés, aucun bruit dérangeant n’accompagna son intrusion. Il referma soigneusement derrière lui au cas où le site serait sous la surveillance de vigiles nocturnes.
« Lumos ! »
Tiens ? Du premier coup ! Harry fut ravi de cette prouesse élémentaire. Il détailla le tunnel à franchir. Rien de particulier à ce stade de sa progression, que des murs nus taillés à vif. Il devait se rapprocher de la grotte avant d’aborder son point de chute.
Lentement, il chemina dans la clarté tremblotante de sa baguette allumée. Il en parcourut des mètres solitaires puis, le décor changea graduellement : des bas-reliefs ornaient à présent les parois du tunnel.
Il s’intéressa au pan droit sur lequel se dessinaient d’étranges reliefs tantôt de simples spirales, tantôt de véritables chefs-d’œuvre sculptés dans la roche. C’était l’un d’eux qu’il visait, il ne devait pas le rater. Minutieusement, il étudia les modelés révélés par la pointe de sa baguette. En haut, en bas, il promena le faisceau lumineux sur la pierre. Les explications d’Olivares étaient assez évasives sur l’endroit réel à découvrir. Il l’avait déploré en avouant ne jamais avoir essayé lui-même de trouver le passage.
Enfin, après de fatigantes explorations, le bois s’arrêta sur l’effigie recherchée. Des plumes déployées autour d’un corps en forme de serpent, voilà l’objet manquant. Fébrile, Harry se remémora les paroles de son guide :
« De la pointe de la baguette caresser deux fois l’aile gauche, une fois la droite puis l’enfoncer dans la tête de la créature. »
Cœur battant, il s’appliqua à exécuter les consignes. Il bloqua sa respiration au coup final, s’interrogeant sur le résultat. Oh ! là, là ! Quel boucan ! Toute une portion du mur pivota soudain dans un bruit d’enfer.
Harry ne prit pas le temps de vérifier si l’alerte était donnée, il bondit dans l’ouverture qui se referma immédiatement dans son dos.
CLAC ! Le voici prisonnier d’une espèce de cave. Un examen sommaire des lieux ne le rassura qu’à moitié. Depuis des lustres ce passage n’avait plus servi. Toiles d’araignée, poussières… tout signait la vétusté.
« Je vais probablement retomber dans un labyrinthe, je déteste ça ! » murmura-t-il pour meubler le silence oppressant.
Une sorte de porte se découpait au fond de la pièce, il s’y avança prudemment, préoccupé par la lueur qui en émanait. Oui, des torches brûlaient ! Incroyable ! Depuis le temps…
À n’en pas douter, Harry pénétrait un repère magique. Quelles surprises l’attendaient au tournant ? Plus besoin de baguette pour voir ses pieds, il l’éteignit mais la tint prête à agir.
Le début paraissait simple puisqu’un seul chemin s’offrait à lui. Chaque coude créait l’angoisse, chaque voie rectiligne un soulagement. Harry, concentré, regardait murs et sol en tentant d’y discerner un piège éventuel. La découverte des premiers ossements humains l’avertit de l’imminence d’un danger. Au vu des brisures, les gens ayant achevé là leur parcours s’étaient fait broyer par une force colossale. Vivait-elle encore ?
Au grognement sourd qui roula soudain, Harry se convainquit de l’existence de quelque chose de pas gentil, juste après un nouveau coude.
Dans ce boyau rectiligne, la seule échappatoire était la marche arrière. Qu’importe ! Quoi que ce fût, il devait l’affronter. Il respira profondément, révisa mentalement quelques sorts, puis avança résolument.
Le cliquetis furieux d’une chaîne métallique, accompagné d’aboiements féroces, le renseignèrent avant qu’il ne débouche sur… une vision d’horreur. Pire que Touffu, ce Cerbère bloquait l’entièreté du passage. Ses trois têtes agitées de soubresauts féroces découvraient des crocs monstrueux dégoulinant de bave épaisse. Choqué, Harry pila net. Les rouages de son cerveaux s’activèrent, les pensées s’entrechoquèrent : de quelle longueur était la chaîne ? Avait-il une chance de passer ou assez de temps pour reculer ? Une idée surgit. Sans déployer trop de mouvements, il enfila la bague de Krimlord qui, ô merveille, s’adapta d’elle-même à son annulaire.
Il lui sembla aussitôt qu’une énergie nouvelle circulait dans ses veines. Était-ce suffisant ?
Le monstre, planté sur ses pattes puissantes, aurait découragé plus aguerri. Harry hésita puis lança :
« Stupéfix ! »
Un éclair répondit mais l’effet ne fut pas celui voulu. Comme piquée d’un insecte, la créature bondit. EN ARRIÈRE TOUTE !
Jamais Harry n’avait couru si vite, à croire que des ailes lui étaient poussées aux talons. Il retourna sur ses pas, dépassa le tas d’ossements, ne s’arrêtant qu’au bruit étouffé d’un étranglement. L’énorme chien se débattait dans sa laisse de métal, incapable de saisir sa proie. Harry souffla d’aise, il était hors de portée.
Calmant ses sens, il réfléchit tout en contemplant son adversaire. Ne s’était-il pas débarrassé de Touffu ? Comment s’y était-il pris ? Des limbes de sa mémoire remonta un souvenir ténu… La musique ! Le molosse dormirait s’il entendait…
« Je n’ai pas de flûte, constata Harry, amer. Il ne me reste qu’à essayer de… chanter ! »
Une foule d’air lui traversa l’esprit. Il connaissait beaucoup de chansons ou au moins des bribes, pourtant aucune ne lui paraissait adaptée. Il fouilla son répertoire, et l’unique mélodie qui s’imposa fut une célèbre berceuse moldue :
« Fais dodo Colin mon p’tit frère… »
Malgré sa terreur, il avança en fredonnant gaillardement son refrain. Heureusement, la créature n’était pas sourde ! Dès les premières notes, elle se fit attentive, cessant tout mouvement. Plus Harry insistait, plus l’animal s’engourdissait. Bientôt il ferma ses six paupières, son corps se relâcha, il s’allongea.
Sans cesser de chanter, Harry se glissa entre les pattes du monstre. Il s’éloigna ensuite rapidement. Ce ne fut qu’après avoir mis une grande distance entre eux qu’il consentit une pause.
« Je m’en suis souvenu ! réalisa-t-il satisfait. Si les autres pièges sont du même style, j’y arriverai. »
Réconforté, il reprit sa route souterraine.
tati!!!
Tatinesque ^^ Mais c´est cruel de couper à un moment si haletant :p
c´est toujours comme ça et ça ne fait que commencer ![]()
Ouias c´est cruel lol .
Magnifique ces suites qui s´enchainent toute aussi magnifique les unes que les autre bravo
![]()
Que viva Mexico!!! J´adore...me voilà donc devenue Mme.Olivares
....le diminutif de mon prénom est Lupita!
Quelle superbe suite, rien que de penser à ce que va s´en suivre...j´ai l´eau à la bouche! ![]()
Il ne me reste plus aucun doute : Neville est sous un Imperium très puissant ou quelqu´un d´autre se fait passer pour lui avec du Polynectar
Flois est un sbyre du Méchant, quant à Baddream...je ne la crois pas si mauvaise, ce serait trop évident...un nom allusif, un comportement detestable en plus d´être jolie et intrigante...trop de défauts pour un coupable! ![]()
Et que Lou-Ann est la fille de Harry...pardon? Y a t´il encore quelqu´un qui en ait le moindre doute ![]()
moi! peut-être ![]()
ah...la belle intrigue!
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est-ce-que naville est un mechant? ( ne repond pas lol )
merçi pour la suite c´etais genial
moi jpense que Neville POURRAIT être méchant .. parce que on a toujours préféré Harry a lui .. et que lui aussi aurait pu être l´élu ... enfin moi c s´que j´pense .. ![]()
ah oui tati super suite hin ![]()
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neviile soumis à l´imperium?
SUPER tati!
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super une suite !! !!!!
Ele est vraiment génialissime ,tatinesque
beaucoup!j´avance bien. Autrement dit la fin se profile à l´horizon.
Super ;) Vivement qu´elle arrive en premier plan ^^
Tati, penses-tu terminer avant le 21 juillet ? parce qu´à partir du 21 juillet jusqu´au jour où j´aurai lu le tome 7 français en entier, je ne me connecterai pas sur le forum (spoilers...), et je ne voudrais pas m´arrêter pendant trois mois avant de reprendre, et surtout je n´aimerais pas reprendre après avoir lu le vrai tome 7
(même si c´est une fic hp8, lol^^).
Mais je veux quand même te lire jusqu´au bout
.