Voici la suite et fin du chapitre La bague de Krimlord. Bonne lecture.
Il monta graduellement. Mundaï Ying le lui avait recommandé comme s’il s’agissait de palier de décompression car, trop rapide, l’ascension s’avérerait dangereuse. Déjà en pratiquant ainsi ses tympans bourdonnaient, sa vue se troublait parfois. Il devait sans cesse avaler sa salive pour déboucher ses tympans, et se concentrer. Aux plateaux d’herbes rases sur lesquelles broutaient des yacks paisibles avaient succédé des amas rocheux couverts de glaces. Les plaques de neige se firent plus nombreuses, la température devenait polaire.
Il grimpa encore. Le ciel, heureusement, était dégagé. Pas de bourrasque à redouter. Il se remémora les parole de l’ermite :
« Lorsque deux pointes dressées tels deux doigts levés au ciel se profileront, descends te poser à leur jonction. »
Quel drôle de bonhomme, ce sage. Leur conversation de la veille ne fut pas à sens unique. Harry en apprit des choses sur cet être surprenant. Guérisseur, voyant et mage, il s’était volontairement retiré de la vie publique parce que le gouvernement le harcelait sans cesse. On requérait ses talents partout, il en avait eu assez de cette pression constante et avait mis les voiles ne révélant sa retraite qu’à de très rares confidents. Il vivotait gentiment avec son petit élevage et les quelques visiteurs occasionnels qui osaient affronter la montagne pour le trouver. Toujours hospitalier, il refusait rarement conseils ou soins à qui venait les demander. Un poulet, une bonne histoire, il était payé de ses services. Harry était heureux d’avoir croisé ce savant sur sa route.
Se rappelant son but, il amplifia sa vision et balaya l’espace. Bientôt apparurent deux pitons effilés, il s’y dirigea gaillardement. Une fine couche de poudreuse nappait l’escarpement où il se glissa en douceur. Les échos de la voix rauque du vieillard accompagnèrent chacun de ses gestes :
« Dépose tes affaires dans un endroit sûr puis cherche l’entrée de la grotte. Peu de prédateurs circulent en ces lieux mais les gnomes montagnards sont très friands de nourriture qu’ils reniflent à des kilomètres à la ronde. »
Un vent sournois balayait ce court plateau. Frissonnant, le jeune homme replia son balai, s’empara de son baluchon et examina les lieux. Un endroit sûr… Il distingua une espèce de crevasse facilement reconnaissable par l’aspect des rochers qui la bordaient. Avec cette forme de sorcière bossue, Harry était certain de la retrouver.
Son attirail bien à l’abri, il ne conserva que sa baguette et un sac à dos plus petit dans lequel reposaient quelques barres de chocolat, une gourde de thé et une torche électrique au cas où le « Lumos » ne fonctionnerait pas. Le bonnet enfoncé bas sur le front, le col relevé jusqu’au nez, il prospecta prudemment les alentours. Il ne marcha pas cent mètres avant de repérer une ouverture naturelle creusée dans le roc. Quelle hauteur ! Harry se sentit minuscule en abordant cette entrée monumentale. À petits pas, tentant d’éviter de faire rouler des gravillons, les yeux protégés des lunettes furetant partout, il pénétra dans la caverne. Fameux spectacle ! Toute une salle immense de pylônes de glace ! Tant de blancheur l’éblouit malgré ses verres protecteurs. Il progressa lentement, en regardant où il mettait les pieds pour ne pas glisser, la lumière venant du dehors était suffisante sans avoir recours à la torche. Cependant, au bout d’un moment, il dû l’allumer. Cette randonnée souterraine n’était pas sans lui en rappeler une autre évoquée la veille, surtout lorsqu’il tomba sur un tas d’ossements. En compagnie de Ron et Hermione, il avait dû affronter un dragon en Amazonie. La créature qui hantait ces lieux serait à peine plus clémente, il le savait. Désignée XXXX au classement de la dangerosité du ministère, Harry regrettait de ne pas avoir approfondi ses lectures, notamment des livres de ce fou de Lockhart.
Un grognement étouffé retentit. Un souffle rauque, précipité, résonna.
« Il me flaire ! » songea Harry dont les cheveux se hérissèrent sur sa tête.
Un trou, juste pour se caser, vite ! Furieusement le pinceau lumineux explora la muraille. Des interstices apparurent soit trop larges ou trop étroits. Paniqué, Harry entendit des coups sourds accourir dans sa direction. Il devait se planquer ! Avec horreur, il déplaça sa lampe qui éclaira, au fond de la galerie, le mufle hideux d’un… Yeti ! Il faisait près de cinq mètres de haut et sa face d’hominidé reflétait… la fureur totale. En trois pas, ce géant fondrait sur lui ! Harry bascula sur le flanc droit, évitant la patte du grand singe qui cherchait à le saisir. Il rampa à toute allure entre des piliers de roches, cherchant une faille suffisante pour l’accueillir. Dans un réflexe, il boula sur lui-même ; des doigts épais comme de jeunes troncs d’arbre se refermèrent sur le vide dans son dos. Presque désespéré, Harry vit l’ouverture idéale droit devant lui. Il se redressa à demi et y plongea, s’enfonçant aussi loin que le lui permettait cette crevasse. Il tremblait mieux qu’un gâteau en gelée, tentant de calmer les palpitations de son cœur affolé.
Terrorisé, il perçut les raclements des griffes de la créature. Elle voulait sa proie ! Par bonheur, la roche était solide, elle s’y casserait ongles et dents. Néanmoins, les coups de poings que le Yeti asséna à la muraille firent craindre à Harry la venue de sa dernière heure.
« Tout va s’effondrer, avec moi dessous ! s’effraya-t-il. »
Pourtant, si quelques cailloux churent, l’ensemble de l’abri résista aux assaut déchaînés de l’animal dont la cadence se ralentit.
« Il se fatigue ou… il réfléchit. » pensa fébrilement Harry qui en fit autant.
La situation n’était guère brillante. Coincé entre des murs de granit avec un monstre simiesque à l’affût, on pouvait rêver mieux. Comment, seul, vaincre un tel monstre ? Sur ce point crucial, le sage des montagnes s’était montré évasif :
« Tu dois trouver les réponses en toi sinon ta quête est vouée à l’échec. »
Charmante manière de lui dire qu’il ne l’aiderait pas.
Harry se creusa les méninges. Quel sortilège serait assez puissant contre une bestiole de cette taille. Avec ses amis, ils avaient réduit le dents-de- vipère à une miniature inoffensive. Mais le tirs croisé des baguettes fut nécessaire à l’époque. Dans ce cas-ci… Ron avait abattu un troll grâce au Wingardium Leviosa. S’il parvenait à créer ce sortilège… Un Waddiwasi avait tué Voldemort… Que choisir ?
Afin de renforcer sa concentration, Harry gigota un peu pour atteindre son sac d’où il sortit une tablette de chocolat. Remède contre les effets des détraqueurs, cette douceur énergétique était délicieusement anti-stress. La mâchant religieusement, le jeune homme fit l’inventaire de tous les sortilèges dont il se rappelait. Le bilan n’était pas fameux. Le Wingardium restait le meilleur à condition de se rapprocher de la créature et de viser… correctement. Cela impliquait d’émerger de sa retraite et, ça, ce n’était pas encourageant du tout.
« Dès que je me pointerai, il me sautera dessus et m’aplatira ! murmura-t-il. Je dois le faire reculer afin de gagner une position adaptée. Qu’est-ce qui l’y obligerait ? »
Hagrid lui avait-il dit… ? À moins que ce ne soit Gobe-Planche ou peut-être Hermione… La réponse le foudroya : les Yetis avaient peur du feu !
« Voilà ce qu’il me faut, dit-il réjoui en saisissant un briquet dans sa poche. »
Son enthousiasme retomba devant cet objet si dérisoire à opposer à une telle force de la nature.
« C’est foutu, je suis un bon à rien. »
Il déprimait à fond lorsque, telle une réminiscence du passé, il capta un son insolite. Le chant merveilleux, qui s’élevait de nulle part, lui insuffla le courage dont il manquait.
« Illusion ou… Cher Dumbledore… soupira-t-il. Allons, je suis un sorcier ! Je dois être capable de créer ce sortilège. »
Il prit sa baguette, et se concentra. Dix fois de suite il ne réussit qu’à obtenir un peu de fumée. Aux dix suivantes, de petites étincelles jaillissaient du bout de bois.
« Ce n’est pas suffisant ! J’ai besoin d’un vrai lance-flammes ! »
Malgré le froid intense de l’endroit, Harry transpirait à grosses gouttes sous son bonnet doublé, tant il s’efforçait à concrétiser ses vœux. Rien de mieux n’apparut, il s’énerva :
« Triple buse d’imbécile de cracmol s’injuria-t-il. Tu ne vas quand même pas mourir comme un rat dans ton trou ! INCENDIO ! »
Ah ! Cette fois ce fut une belle flamme qui se forma.
« Donc… Si je m’énerve, ça fonctionne. J’aurais dû le savoir. Stupéfix a marché sur Ron parce qu’il m’agaçait. »
Il devait chercher ce qui lui provoquerait une énorme bouffée de rage. Ça, ce n’était pas difficile. Le moral regonflé, il se tint prêt à l’assaut. Que fabriquait la bestiole ? Il percevait son souffle, elle l’attendait.
« Eh, toi, le lourd dingue, tu m’entends ? Eh, oh ! »
Un rugissement courroucé lui répondit.
« C’est ça, avance un peu ta sale tête près du trou que je la voie mieux. »
Reniflements et grognements lui prouvèrent que l’autre était en position. Inspirant et expirant fortement, Harry fit face. Il laissa la colère l’investir complètement.
« S’il touche un seul de leurs cheveux, je le réduirai en cendre, pensa-t-il en évoquant ses aimées. »
Lorsque les nasaux de la bête frémirent à l’entrée de l’orifice où il se terrait, il hurla :
« INCENDIO ! »
Au cri de terreur douloureuse qui succéda au torrent de feu déversé, Harry comprit qu’il avait remporté la première manche. Rapidement, il s’extirpa de son trou. Il ne regarda rien d’autre qu’une corniche repérée antérieurement. Quel sprint ! Tantôt à quatre pattes, tantôt debout, il courut se réfugier en hauteur alors que la bête aux poils roussis clamait sa fureur en tapant des poings aveugles en tout sens. C’était encore plus formidable qu’escompté : le Yeti ne voyait plus rien !
Réconforté par cet avantage, Harry tenta de localiser un ustensile solide à appliquer au crâne monstrueux. Oh, là, là ! Ces massues de pierre seraient très lourdes à déplacer.
« Je n’ai pas assez de force pour… disait une voix sournoise dans son cerveau. Si ! en déclarait une autre. Dumbledore croit en moi ! »
Rasséréné, il focalisa ses pensées sur un morceau de pilier effondré :
« Wingardium leviosa ! »
La pierre s’ébranla à peine.
« WINGARDIUM LEVIOSA ! »
OUI ! Prestement, du bout de sa baguette, il dirigea son engin vers le Yeti qui tournoyait sans but sur lui-même. BANG ! La massue fracassa l’horrible tignasse blanche ; la redoutable créature s’effondra.
Le jeune homme se retint de danser de joie. Sa position ne lui permettait pas de tels débordements. Calmement, il fit le point.
« D’après Mundaï, une fois cet obstacle levé, ou plutôt vaincu, je dois continuer la galerie. »
Ne restait qu’à redescendre.
Contourner la masse assommée lui donna des sueurs mais, apparemment, la bestiole en aurait pour des heures avant d’ouvrir un œil, temps largement suffisant pour couvrir la seconde partie du parcours, du moins… il l’espérait.
« Après un trajet assez long, tu traverseras plusieurs salles. Ne t’y attarde pas. » avait dit le sage.
La première qu’il croisa ne recelait rien d’intéressant, Harry se conforma aux ordres. La seconde, éclairée de strass phosphorescents, le cloua sur place. Comment résister ? Tout y était admirable.
Un trésor ! Une incroyable tonne de richesses s’étalait sous ses yeux éblouis. Des coffres croulaient sous diverses monnaies d’or pur, pierres précieuses, colliers de perles. C’était fabuleux et terriblement… tentant. Ne fut-ce que pour le plaisir, une irrésistible attraction le poussait à caresser ces objets magnifiques. Ce diadème aux diamants flamboyant ne serait-il pas ravissant posé sur une certaine chevelure brune ? Ces bracelets finement ciselés conviendraient parfaitement à de charmants poignets déliés.
Harry n’avait pas l’âme d’un voleur, mais la perfection de cet éventail de beautés le fascinait au point que sa volonté s’amollit. Un doigt tremblant s’avança vers ces trophées oubliés. La voix de Mundaï sembla lui vriller les tympans :
« NE TOUCHE À RIEN ! »
Surpris, il sursauta, s’étonnant d’être seul en ce lieux magique. L’illusion avait été tellement puissante. En était-ce une ?
« Il me suit par la pensée, murmura Harry. C’est encourageant. Merci, mon ami. »
La tentation écartée, il fonça vers la galerie suivante.
La troisième pièce le déstabilisa complètement tant il se crut… au paradis. Le paysage était identique à ce qu’il avait connu derrière le voile. Serait-il mort sans s’en être rendu compte ? Toute la splendeur du jardin d’Eden se déployait devant lui. Ahuri, il leva les yeux et contempla un ciel pur où rayonnait un gai soleil. L’envie d’ôter son attirail le saisit.
Il faisait trop chaud pour rester couvert de la sorte. Son guide intérieur intervint à nouveau :
« Ce monde est plus hostile qu’il n’y paraît. Méfie-toi. »
Il décida d’écouter, malgré la sueur qui inondait son visage. Pourtant, cheminer sous cette fournaise devint vite intolérable.
« J’ôte juste mes gants, je ne tiens plus dans ce sauna. »
Prestement il empoigna le cuir de sa main gauche et tira. La douleur le fit crier. Le bout de poignet dénudé semblait être brûlé, coincé par un étau de glace ! Rajustant rapidement sa manche, Harry se frictionna afin de rétablir la circulation de son membre cuisant :
« Je n’ose imaginer où j’en serais si j’avais enlevé ma veste. »
Donc… il faisait nettement plus froid qu’attendu. Il redoubla d’attention en continuant sa progression.
Que c’était pénible ! Il avait l’impression d’être dans un bain turc tant il transpirait sous ses couches isolantes. Il descendit de douces pelouses verdoyantes qui semblaient le mener droit vers…
« Oh ! Qu’est-ce que… »
Là, devant lui, se dressait un arbre à la ramure majestueuse. Il était loin d’être banal ! Tronc, branches et feuilles étaient… de glace. Translucide, il scintillait de reflets argentés tandis qu’en son centre, tel un nœud d’écorce, luisait un anneau singulier.
« La bague de Krimlord ! Je l’ai trouvée. »
Émerveillé, il admira le bijou tout en se remémorant ce qu’il savait à son sujet. Mundaï lui en avait conté l’histoire :
« Krimlord était un sorcier, tu le sais. Notre ami Fisher a dû te dire que cet anneau avait été forgé avec l’aide des gobelins. Conférant trop de puissance à son possesseur, Krimlord ne voulut pas la vendre et risquer de la voir dans de mauvaises mains surtout celle d’un rival, aussi la jeta-t-il à la mer. Un poisson l’avala, un marin la récupéra dans son ventre. C’était un Moldu ignare, il la céda à un receleur qui, lui-même, la revendit au prix fort à un sorcier malin. Il l’avait reconnue, et désira aussitôt tester ses capacités. Nombre de duels il gagna, sa fortune amplifia, mais les ennuis s’accumulèrent lorsque l’on réalisa qu’il trichait. Il dut se défaire de l’objet au risque d’être ruiné en procès. On parle d’un maniaque des richesses qui se la serait appropriée. Ce sorcier aurait enfermé un trésor fabuleux au cœur de la montagne dans un endroit défiant les aventuriers. Cet anneau particulier y est. C’est une bénédiction ou une malédiction selon celui qui la porte. Si tes intentions sont cupides, passe ton chemin. Si ton cœur est pur, tu parviendras à le conquérir. J’ai appris toute cette histoire par des voyageurs, comme toi. L’un d’eux est revenu me voir en m’indiquant le chemin de la bague. Il a échoué et n’a pu l’emporter. »
Comment s’emparer de ce bijou ? Couper, faire fondre l’arbre ?
Harry réfléchit. Un « Incendio » de plus… Pourquoi pas ? Il laissa à nouveau la rage s’emparer de lui, brandit sa baguette et hurla :
« INCENDIO ! »
La flamme arrosa copieusement les branchages transparent, n’y causant aucun dommage, au contraire.
« Misère ! L’épaisseur a augmenté, s’effara Harry. Dois-je essayer un sort de glace ? Euh… REFRIGERO ! »
Un mur de vapeur enveloppa le tronc puis se dissipa.
Il ne savait plus qu’inventer. Un sort d’abatage ? Soit il le rata, soit c’était inefficace. Las, il baissa les épaules, laissant librement son esprit vagabonder.
« À quoi cela sert-il ? J’aurai au moins eu le mérite d’essayer, dit-il en s’accroupissant près du tronc glacé. Hermione, tu me manques tellement. »
Ses pensées chaleureuses vers l’élue de son cœur s’évadèrent. Hermione… La reverrait-il un jour ? L’attendait-elle autant qu’il s’en languissait ? BLING ! Quel était ce bruit ? Regardant partout, il ne vit rien et poursuivit le fil de ses pensées. Hermy… Son amour, sa tendresse… Si tout allait bien Pâques ou les grandes vacances verraient leurs épousailles. BLING, BLING !
Non, cette fois, ce ne pouvait être un hasard. Attentif, Harry détailla la ramure de l’arbre tout en braquant son esprit vers son aimée. Une pluie dégoutta des feuilles en dégel. Plus son cœur s’enflammait en songeant à Hermione, plus l’arbre fondait ! Il ajouta Lou-Anne aux soubresauts de son cœur, ce fut le déluge ! Dumbledore le lui avait toujours dit :
« Ta plus grande force, c’est l’amour ! »
Transporté d’allégresse, il assista à la décongélation totale du tronc qui, bientôt transformé en un arbre ordinaire, libéra l’objet retenu en son sein. La bague tomba sur le sol, il courut la ramasser.
Dans son gant l’anneau scintilla sous l’éclat du soleil puis, brusquement, le décor changea. Toute la magnifique végétation parut se pétrifier, le royaume des glaces reprenait sa place, tout devint gris et froid. Vite ! Sans qu’il eût besoin d’un avertissement, Harry comprit que l’heure du repli avait sonné. Fourrant la bague dans sa veste, il rebroussa chemin à vive allure. La salle au trésor fut traversée en coup de vent, le Yeti n’avait pas bougé d’un poil. À bout de souffle, il déboula hors de la caverne et chercha rapidement son équipement. Aucun remords n’accompagna sa fuite ; d’une talonnade, il abandonna ces lieux magiques à leur triste solitude glacée. « J´ai rêvé du directeur, cette nuit ! déclara Lou-Anne en croquant un toast de marmelade.
- De Londubat ? pouffa Adrien qui s’empiffrait d’œufs au bacon.
- Mais non, idiot ! Du vrai directeur, Harry Potter. Il était perdu dans la neige, il avait froid puis très chaud.
- Tu rêves trop, dit John. On ne sait pas où il est TON directeur. Celui que l’on se tape est…
- Marrant, lui, au moins ! rit Adrien. Il chamboule tous les programmes. Cours de divination en première année, du jamais vu !
- Il veut se rendre intéressant. Moi, je ne l’aime pas.
- Lou ! On sait que Harry Potter est ton préféré. Ce n’est pas une raison pour critiquer l’autre.
- Adrien, tu n’as pas les yeux en face des trous. Ce qui se passe n’est pas… normal. Divination, passe encore, mais qu’il ne nous enseigne que les plantes dangereuses… Même Gobe-Planche s’en plaint. Elle dit que ce qui lui impose comme cours est pire que ce que Rubeus Hagrid nous aurait montré. Il aurait fait venir un Manticore et des Harpies ! C’est très loin d’être de notre niveau.
- Il est persuadé que nous devons, très tôt, acquérir les bases de tout ce qui est mal afin de mieux le combattre.
- Des cours de DCFM efficaces seraient les mieux venus. Seulement, John, on dirait que Slug se ramollit : il ne parle que de théories.
- Bah ! En potion on est servi. J’adore préparer les poisons, ricana le cousin.
- Les Serpentard y prennent un plaisir évident, moi, pas ! Quel intérêt dans tout ça ?
- Laisse courir, cela ne te regarde pas.
- Ben si, justement. Je ne suis pas d’accord avec ce que l’on nous enseigne. J’ai écrit à mon père…
- Qu’a-t-il répondu, fit Lupin sarcastique.
- Que je ne devais pas m’en inquiéter, souffla la gamine dépitée.
- Tu vois ! Tu t’énerves pour rien.
- Si tu le dis, Adrien. »
Néanmoins, la rousse demoiselle conservait des idées bien arrêtées. Tôt ou tard les autres se rallieraient à son jugement, elle y mettrait un point d’honneur.
Harry était de retour dans la capitale. Mine de rien, il avait atterri au bout de nulle part et avait fait… du stop. Une joyeuse équipée d’alpinistes en goguette l’avait amené à l’entrée de la ville où il retrouva ses marques. Un nouvel hôtel le reçut. Moins luxueux que le précédent, il se situait dans le fameux quartier de Tamel réputé pour y accueillir les touristes. Trop crevé après avoir affronté Yeti et domaine des glaces, Harry n’avait songé qu’à deux choses : douche et repos. Il était descendu prendre un frugal repas puis, hop, dodo !
« Je n’ai plus vingt ans. » grimaça-t-il en se mettant au lit.
Ses articulations étaient douloureuses comme après un parcours du combattant. Somme toute, il n’était pas loin d’en faire un. Remisant ces maux au second degré de ses préoccupations, il tenta de raisonner. Le lendemain, il espérait quitter le Népal, ses sommets et ses zones attractives. Il faudrait passer à l’ambassade puis… Le sommeil le prit, d’un coup.
Tout simplement génial
Ginny est la fille de Harry, c´est évident. Si je me trompe, je promets de ne plus venir
Bravo tati11, merci c´était tatinesque
..
rire: tu reviendras quand même, j´en suis sûre!
ouah !! ! alors la tati j´en rviens pas !! Comment tu fait pour écrire des choses aussi géniales,magnifiques, splendides ...
C´est vraiment super !! !
je fais ce que je peux, cher neith. Ce n´est pas facile tous les jours, hélas. L´inspiration est là puis, pffffit, un blanc. Je sais où je vais, c´est déjà ça ![]()
Comme d´hab tati, fidèle a toi-même (côté ecriture^^) super ... que dire de plus ?!
X-Sm0g-X => tu veut dire lou anne est la fille de harry et de ginny :p
très bonne suite tati ![]()
Oui je voudrais juste rajouter que moi aussi je pensai avc lou anne ..
et aussi dire a tati que lidee d bague, cinture, etc .. qui rajoute d pouvoir c t une bonne idée sof ke ici (ds ton tome 8) plin de gens meurt alr que dans le 7 il n´y a eu que hagrid et narcissa si je n´me trompe .. donc voila juste une tite remarque comme tu demande d´en faire
Bonne continuation .. Dépèche toi mais pas trop quand même ![]()
je prendrai mon temps, c´est sûr!
Tati, et comme j´en ai marre de redire toujours la même chose, je ne vais pas encore développer
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Sauf qu´il me semble que dans la première partie de ta fic, il était question d´un traitre parmi les enseignants. Si c´est bien le cas, je me souviens qu´au début, je pensais à Baddream, mais maintenant je pencherais plutôt pour... Neville.
Pure spéculation, bien sûr^^. Et pour ce qui est de Harry qui serait le père de Lou-Anne, je suis depuis longtemps d´accord avec cette théorie
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Maintenant y a des théories sur les fics
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Ah, l´amour!!! peu de barrières te resistent! ![]()
Merveilleuse suite, on court, on s´essouffle au degré des émotions...J´adore! Je sais que tu avances petit à petit...mais ca se comprend aisement quand on a droit à lire une histoire si bien écrite, si soignée et pleine de détails fidedignes, dont chaque suite est un vrai régal...Tati, je te sacre Reine sans conteste des fics!
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Très belle suite pour les traitres je ne sais pas si c´est neville il est vachement fidèle a harry donc ce serait plutot un imperium sauf si du jour au lendemain après avoir tué des mangemorts il se range au coté du mal lol .
Pour la fille de harry et ginny,c´est quand même bizarre que harry ne le savait pas non ?
y´a pas de mots tati... TITANESQUE!!!
harry force
Pour le traître, je pensais à quelqu´un qui a l´identité de Neville, mais je n´ai jamais dit que c´était Neville lui-même... et de toutes façons je n´en sais rien^^.
moi aussi j´ai souvent pensée que lou-anne été la fille de Harry et ginny. Et ginny aurait été en colere contre Harry parce qu´il c´été pas apercu qu´elle été enceinte
y a rien à dire, c´est parfait... bravo tati...
tous!
j´adore vos idées et essais pour trouver les noeuds de cette histoire.
J´trouve que la théorie de neville en ten que mechant n´est pas mal ... mais Baddream .. Desdémone ... drole de nom qui donne à réfléchir :P