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Liste des sujets

--- L'ultime combat de Harry Potter---

melany92
melany92
Niveau 2
22 décembre 2006 à 12:29:51

Coucou tout le monde,
Bon je suis cette fic´ depuis pas mal de temps déjà ... j´le trouve très bien même chuperbe donc j´ai décidé, d´posté un chti message histoare de ... :)
J´espère que vous allez bien aujourd´hui =D
Et pis a Tati que ça fic´ est terrible et que c´est toujours un plaisir de la lire =D

PS : Vous v´nez d´où tous ?

B´zux

Mélany

tati11
tati11
Niveau 10
22 décembre 2006 à 13:35:14

bienvenue Melany et :merci: pour ton com. Perso je suis belge, près de la frontière française.

WeaponsB
WeaponsB
Niveau 5
22 décembre 2006 à 14:18:11

Donc ti parle un tio peu chti tati ?

tati11
tati11
Niveau 10
22 décembre 2006 à 14:21:34

Suites aux pages 463,466,469,471,473,475,476, 478,480,483, 485, 488, 489, 491, 493, 498, 501, 505, 518, 523, 527, 530 , 541, 545, 554,556, 559, 562 et 564. bonne lecture.

Suffoqué, Adrien demeura sans réaction. Lupin dut le secouer pour qu’il émerge :
« Elle n’est plus là ! Que faisons-nous ? Adrien, hé, ho ! C’est toi qui nous as entraînés là-dedans.»
L’horreur de la situation figeait le rouquin. Incapable d’aligner deux pensées cohérentes, il était inerte, bouche bée.
« Remue-toi ! le houspilla son ami. On doit la chercher. Elle se sera enfuie et perdue.
- Tu… Tu crois ? bégaya enfin Adrien.
- Si… S’il l’avait tuée, il y aurait… quelque chose d’elle. Dans ce… massacre, je ne vois rien qui ressemble à… »
Le faible éclairage des baguettes était éloquent. Sang, os, poils de rat formaient une bouillie ignoble mais rien, heureusement, n’évoquait des restes humains.
S’ébrouant, Adrien dirigea la manœuvre.
« On va se séparer. Prends à gauche, moi tout droit. Le serpent venait de l’autre coude. Il vaut mieux ne pas s’y perdre.
- On va s’égarer ! Ne faudrait-il pas demander…
- De l’aide aux adultes ? Tu es fou ! On risque d’être renvoyés. Marque les parois, tu as un canif, non ?
- Et si je croise le Basilic ? Je n’ai pas d’épée, moi !
- C’est vrai, admit à regret Adrien. Allons-y ensemble, c’est plus prudent, même si c’est plus long. »
Un trajet laborieux s’effectua sous terre. Les pieds trempés, pénétrés par l’atmosphère humide et glaciale, aspergés de gouttes tombant du plafond, les garçons ne tardèrent pas à grelotter. Régulièrement, John gravait leur passage afin d’éviter de tourner indéfiniment en rond. Malgré leurs fréquents cris, jamais la disparue ne répondit. Après avoir parcouru des kilomètres sans rencontrer autre chose que des rats en maraude, ils débouchèrent sur un nouveau croisement.
« Oh, non ! gémit Adrien. On est revenu sur nos pas, regarde ! »
Sacs éventrés et cadavres poisseux signaient le retour à la case départ.
« Adrien…, hésita John. Il faut se rendre à l’évidence : nous n’y parviendrons pas seuls. Remontons et… »
Accablé par le poids de la culpabilité, le rouquin acquiesça.
Tristement, ils rebroussèrent chemin. Relevant la lourde grille de la cuisine qu’ils fermèrent, ils s’insinuèrent entre les grandes tables de l’immense pièce. Dehors, ils grimpèrent les étages déserts, en s’inquiétant :
« À qui allons-nous nous adresser ? Au directeur ?
- Pas tout de suite, souffla Adrien. Essayons Miss Granger, elle sera plus coulante ; lui, il me fait… peur. »
Il n’était pas loin de trois heures du matin quand ils osèrent frapper à la porte de la directrice de leur Maison. Hermione, en robe de chambre rose, les yeux embués de sommeil, dut secouer plusieurs fois la tête lorsqu’elle ouvrit aux deux garçons embarrassés qui stationnaient devant chez elle :
« Weasley ? Lupin ? Que vous est-il arrivés ? Vous êtes dans un état… »
Crottés, les pantalons mouillés jusqu’au genoux, ils offraient un étrange tableau désolé.
« On… On a des ennuis, Miss Granger, murmura Adrien très mal à l’aise.
- Entrez, vous avez l’air frigorifiés ! »
Prestement, elle les poussa à l’intérieur, leur désignant les sièges face à la cheminée dont elle ranima le foyer.
« Je vous écoute. Qu’est-ce que vous fabriquez hors de vos lits à cette heure ? Qu’est-ce que vous tenez-là, Adrien ? L’épée de… Comment…»
Lent et difficile, le récit complet de leurs aventures s’écoula.
« Attraper le Basilic ! suffoqua Hermione. Vous êtes malades ! Une chance qu’aucun de vous ne soit blessé. Quelle idée saugrenue, non mais, vraiment ! »
Le plus dur restait à avouer. La gorge nouée, Adrien dit :
« C’est… entièrement de ma faute. Nous avons beaucoup cherché mais nous ne l’avons pas retrouvée.
- Non ! s’altéra Hermione. Ne me dites pas que…
- Si, Lou-Anne était avec nous. »
Choquée, une main sur son cœur affolé, la directrice se redressa :
« Il… Il faut organiser des fouilles. On ne peut pas rester là alors que cette pauvre enfant… C’est épouvantable ! »
Énervée, elle n’arrivait pas à ordonner le chaos de ses pensées. Comment procéder au mieux ?
« Surtout éviter la panique ! » se gourmanda-t-elle intérieurement.
Tout haut, elle déclara d’un ton glacial :
« Ne bougez pas d’ici, je reviens. Croyez bien que des sanctions seront prises. Pour l’heure, je vais réveiller le directeur ! »
Elle sortit en coup de vent, abandonnant les gamins à leur honte.
Quelques pas de course dans le couloir, Hermione tambourina à la porte :
« Harry ! Harry, ouvre, c’est moi ! »
Elle perçut un léger remue-ménage, quelques grognements mécontents, puis le panneau s’écarta :
« Hermy ? Qu’y a-t-il ? »
En deux mots elle le mit au courant. Le directeur dut s’appuyer au chambranle pour ne pas tituber sous le choc. Une incroyable bouffée de rage le saisit. Si la jeune femme ne l’avait pas retenu, il se serait précipité pour corriger les idiots responsables du drame. Il fallut qu’elle déploie tendresse et diplomatie avant de parvenir à le raisonner :
« Ils méritent une punition, mais je te jure que le remords les ronge déjà assez. Va leur parler et, de grâce, contiens-toi. Je préviens les autres. »
Pendant que Hermione s’envolait à la rencontre des professeurs les plus susceptibles d’apporter leur aide, ne fut-ce que par des conseils, Harry rejoignait les garçons. Penauds, tête basse, ils subirent les foudres verbales du directeur qui les arrosa de récriminations :
« Insensé ! Poudlard n’a jamais connu d’élèves aussi peu respectueux des règles ! Oubliez votre lit pour cette fin de nuit, vous allez devoir nous montrer les lieux. » fulmina Harry.
Heureusement, l’intrusion de nouveaux visiteurs ensommeillés empêcha d’autres diatribes. Moldubec, Baddream et Neville débarquèrent escortés par Hermione qui ne mâcha pas ses mots :
« Voilà les coupables ! Je vous ai raconté leurs méfaits. Que suggérez-vous pour retrouver la victime ?
- Ces canalisations représentent un labyrinthe immense, souffla Londubat. Nous pourrions y errer des jours sans découvrir le moindre indice.
- C’est affreux, dit Desdémone. La pauvre petite ! Si elle vit encore, elle doit être terrorisée.
- Bien sûr qu’elle est vivante ! s’insurgea Harry d’un ton ferme. Nous devons tout mettre en œuvre pour la retrouver. Je pense envoyer les elfes. Ils sont nombreux et peuvent se déplacer beaucoup plus rapidement que nous. Quelqu’un a-t-il une meilleure suggestion ? »
Nulle voix ne s’éleva contre ces mesures, un groupe compact se forma en direction des cuisines.
La vaste pièce qui communiquait magiquement avec la grande salle du dessus fut rapidement investie. Répondant à l’appel du directeur, une cinquantaine de domestiques émergèrent de leur logement. Mal réveillés, très inquiets, ils formaient un troupeau apeuré et disparate que Harry harangua :
« Une élève a disparu. Elle s’est perdue dans les conduites souterraines. Nous souhaitons que vous exploriez ces canalisations le plus vite possible. Je ne vous cacherai pas qu’il y a danger à demeurer sur place. Matérialisez-vous dans un bout de tuyau, regardez et filez. Si l’un de vous l’aperçoit, qu’il vienne immédiatement nous en informer. Voici des torches, soyez prudents. Nous vous donnons vingt minutes. »
La petite armée tremblante s’engagea sous la grille et commença sa prospection.
Tromper l’attente ! Atrocement tracassé, Harry aurait donné n’importe quoi pour que cesse ce cauchemar. Perdre un enfant était déjà horrible, que ce soit Lou-Anne Weasley était encore plus cruel. S’il lui était arrivé malheur… Mais son esprit rejetait cette intolérable perspective. Le grand fautif, c’était lui. Lui avec ses manquements et ses mesures ridicules. Il aurait dû écouter la voix de la sagesse et évacuer l’école. Maintenant… Il était trop tard. Pourvu que…
La main apaisante de Hermione chercha la sienne. Il y puisa un faible réconfort. Adrien et John, frissonnants, se serraient l’un contre l’autre dans un coin. Les professeurs, embarrassés, ne savaient que dire ou faire. À défaut de mieux, Neville fouilla les étagères et s’empara de liqueurs qu’il distribua à la ronde. Avisant les garçons tellement piteux, il s’attendrit :
« Ces gosses ont mal agi, certes. Ne croyez-vous pas qu’ils seraient mieux à l’infirmerie ? Attraper une pneumonie n’arrangera rien. »
Hermione et Harry se consultèrent du regard. Malgré sa rancœur, le directeur accorda la requête. Londubat se chargea des gamins qu’il escorta vers les étages tandis que ses collègues patientaient autour d’un verre.
Attendre et ne rien savoir ! Ils étaient à cent lieues d’imaginer ce qui se tramait sous leurs pieds.
Grâce au « Lumos », une faible lueur tremblante éclairait le trajet de l’enfant isolée.
« Adrien ? John ? » appela-t-elle encore.
Sa voix se répercuta sur les parois de la conduite qu’elle explorait, désespérée.
Elle sursautait au moindre bruit. Ici, un rat la frôla, la faisant presque hurler de terreur ; là, une araignée monstrueuse la darda de ses huit yeux que le gamine s’empressa de fuir. Elle pataugeait depuis si longtemps ! Quelle frousse lorsqu’elle avait vu la gueule aux crochets gigantesques ! Elle n’avait pas demandé son reste et avait déguerpi immédiatement dans la première canalisation à portée. Elle avait couru, couru puis s’était lentement calmée. Force était de constater qu’elle ignorait complètement où elle se trouvait. Brave, elle s’obstina pourtant à avancer dans le dédale des boyaux souterrains. Surtout ne pas rencontrer le Basilic ! N’importe qui, mais pas cette horreur rampante. Sa prière muette fut-elle entendue ? Il lui sembla soudain qu’une lumière brillait au loin. Mieux qu’un papillon de nuit attiré par une lampe, elle fonça vers cette lueur d’espoir. Elle se tordit la cheville, perdit une chaussure mais poursuivit sa quête. Un bruit énorme retentit dans son dos, la forçant à se retourner alors qu’elle débouchait dans une salle immense. Tous les murs étaient effondrés derrière elle ! Hagarde, elle tenta de se repérer dans cette pièce brillamment éclairée. Qu’est-ce que ces statues serpentiformes faisaient là ? Impressionnée par ces effigies, Lou-Anne clopina en jetant des yeux effarés dans les coins. Soudain, elle porta vivement une main sur sa bouche, étouffant un cri de surprise :
« Oh ! Vous êtes là ? Alors, je suis sauvée.
- Oui, mon enfant ! On peut dire cela ainsi. Dors, maintenant ! »
Un brusque geste de baguette, la gamine ferma les paupières. Elle s’effondra doucement telle une fleur coupée subitement.

tati11
tati11
Niveau 10
22 décembre 2006 à 14:21:56

Les premiers elfes réapparurent peu à peu. Trier les résultats s’avéra ardu. Couloirs et galeries étaient multiples, beaucoup restaient inexplorés. Ce fut Kreattur qui ramena l’unique indice intéressant : une chaussure de Lou-Anne.
Devant ce petit vestige détrempé de boue, Harry se décomposa. Une basket, était-ce tout ce qui restait de l’enfant rieuse ?
« Elle était tout au nord, juste devant un pan éboulé, confia-t-il. Kreattur a voulu aller derrière, il n’a pas su traverser.
- Tu n’as pas réussi à passer ? s’effara Harry. Comment une telle chose est-elle possible ?
- L’endroit doit être protégé par un sortilège anti-intrusion, dit Hermione. C’est sûrement…
- La chambre des secrets ! souffla Harry, consterné. Y serait-elle ?
- Si l’elfe n’a pas pu entrer, elle non plus, déclara sagement Baddream.
- Ce serait logique, mais… »
Le directeur était effondré. Il avait espéré beaucoup plus que ces piètres rapports.
« Je veux voir l’endroit, dit-il. Conduis-moi !
- Kreattur aimerait servir son maître. Il doit le prévenir qu’avec divers affaissements, par cette grille, à pied, il lui faudra plus d’une heure pour y aller.
- Qu’est-ce qu’une heure quand une vie est en jeu.
- On pourrait essayer depuis le second étage, proposa Hermione.
- Le passage est clos. Pourtant, si c’est le seul moyen, je détruirai pierre par pierre l’antre de Mimi, gronda Harry. Nous devons savoir si cette enfant y est ou pas. »
Déterminé, il quitta promptement la pièce, laissant les autres assez décontenancés. Hermione se chargea de renvoyer quelques elfes à leur quartier et les professeurs à leur chambre.
« J’accompagne le directeur, inutile d’être plusieurs, bonne nuit. »
Elle se doutait du lieu où il s’était rendu et l’y trouva, en nage, qui agitait sa baguette en tout sens face au mur scellant les toilettes désaffectées.
« Harry, s’avança-t-elle doucement, tu n’y parviendras pas ainsi. Des elfes vont arriver avec marteaux et burins. Nous allons devoir justifier le chantier auprès des élèves. Il ne faudrait pas qu’ils paniquent s’ils apprennent…
- Si elle est là-dedans, je dois l’en sortir, ragea Harry des larmes dans la voix.
- Je te comprends ! Laisse-les travailler, un peu de repos…
- Me reposer ? Tu rêves ! Je veillerai le temps qu’il faudra jusqu’à ce que cette maudite entrée s’ouvre. »
Une armée d’apprentis maçons débarqua. Hermione jeta immédiatement un « Assurdiato » au couloir de peur que le boucan n’incommode les enfants endormis.
L’accès aux toilettes fut rapidement déblayé, Harry ordonna d’abattre le lavabo dont le robinet s’ornait d’un minuscule serpent. Les pioches s’activèrent ; impassible, Harry assista au massacre des lieux. Les difficultés se présentèrent très vite avec l’éclatement des outils qui rebondirent sur une dalle incassable.
« Essayez par les côtés ! », commanda-t-il.
De longues minutes s’écoulèrent dans de vaines tentatives.
« C’est inutile, Harry ! Toute la pièce est protégée. Peut-être que Flitwick saurait vaincre le sortilège, mais s’il s’agit de « Fourchelang »…
Anéanti, vidé sous le poids de l’échec, Harry accepta l’arrêt des travaux. Il remercia les domestiques et se retrouva bientôt seul avec Hermione au milieu de la dévastation.
« Viens ! Rester là ne sert à rien. »
Tel un zombie, le directeur se laissa guider par son amie qui l’entraîna dans sa chambre. Elle l’installa dans un fauteuil, lui couvrit les genoux d’un plaid avant de lui fourrer un verre de cognac entre les mains. Elle se versa un doigt d’eau-de-vie de poire et marcha de long en large réfléchissant tout haut :
« Je n’arrive pas à déterminer si oui ou non nous devons renvoyer les élèves chez eux. Une chose est sûre, il faut prévenir Ron.
- R… RON ? réagit Harry.
- C’est son père ! Il a le droit d’être mis au courant.
- Tu as sans doute raison. Bien que je préférerais attendre un peu avant d’éventer ce drame, je vais lui relater les faits par écrit. »
Hermione approuva, Harry se leva lourdement.
« Tu m’accompagnes ? demanda-t-il, anxieux.
- Bien sûr ! »
Ensemble, ils grimpèrent jusqu’au bureau où ils s’abstinrent de déranger les tableaux endormis. S’emparant de son nécessaire, Harry demeura la plume en l’air au-dessus du parchemin :
« Comment tourner des phrases aussi cruelles ? Qu’est-ce que je mets ?
- Mon cher Ron serait un bon début, suggéra la jeune femme. »
Progressivement, sous la dictée de Hermione, la missive prit forme. Dès qu’elle fut rédigée, se posa la question de l’endroit où l’expédier.
« Vu l’heure, le ministère est mieux indiqué pour le toucher plus vite que par hibou. »
Harry s’empressa d’écrire l’adresse et de porter la lettre dans la cheminée. Une pincée de poudre verte plus tard, elle était envoyée.
« Voilà, soupira Harry. Il prendra probablement le même chemin lorsqu’il l’aura lue.
- Descendons, tu dois prendre un peu de repos, je ne te quitterai pas. »
Une ombre de sourire de gratitude se dessina sur les lèvres du directeur. Il commanda l’ouverture de la gargouille et entama la descente, Hermione sur ses talons. À mi-parcours, il s’arrêta :
« Qu’est-ce que… »
Une note de service s’engageait dans le colimaçon, il l’attrapa au vol.
« Il n’y a que mon nom dessus ! dit-il en la manipulant sur toute ses faces. Je l’ouvre ?
- Il y a plus de lumière dans le bureau ! Demi-tour ! »
Pressés de découvrir le contenu de ce pli qui en rappelait d’autres, ils remontèrent quatre à quatre. De ses doigts fébriles, Harry déplia l’avion sur lequel deux paires d’yeux avides se penchèrent.
« NON ! cria Harry, en se rejetant en arrière. C’EST FAUX, IL MENT ! Cela ne se peut…
- Calmons-nous ! Il est manifeste qu’il sait très bien ce qui se passe dans Poudlard.
- De là à prétendre…
- Elle est vivante, Harry ! C’est ça l’important, et... »
Le bruit de la cheminée l’interrompit. Hagard, les yeux fous, Ron s’en éjecta :
« Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? attaqua-t-il d’emblée. Où est ma fille ? Je veux savoir ce qui se trame ici !
- Nous allons tout t’expliquer. Nous venons, à l’instant, d’obtenir des renseignements assez intrigants. Assieds-toi ! »
Le ton péremptoire de Hermione força le père tourmenté à obtempérer :
« Vous avez intérêt à être plus précis que dans votre lettre, grinça-t-il, mauvais. »
D’un geste brusque, la jeune femme lui tendit la note de service qu’il lut à haute voix en pâlissant :
« Arrête les frais, Potter. Celle que tu cherches est en mon pouvoir. C’est un cadeau inattendu dont j’userai à bon escient. Tu recevras bientôt mes revendications pour sa libération. »
Bouche bée, Ron s’interrompit, fixant les mots collés au parchemin. Il secoua brusquement la tête :
« Peut-on croire ce malade ?
- D’un côté, c’est rassurant, souffla Hermione. S’il la tient, c’est qu’elle vit.
- À moins qu’il ne se moque de nous, gronda Harry. Quoi qu’il exige par la suite, nous réclamerons une preuve de ce qu’il avance avant de le lui accorder.
- Bien dit, approuva Ron. Je suppose que vous avez tout mis en œuvre…
- Nous sommes persuadés que Lou-Anne est dans la chambre des secrets. Malgré nos efforts, nous n’arrivons pas à entrer et Harry…
- S’il te fallait encore une preuve supplémentaire de mon incurie, tu l’as. Je donnerais n’importe quoi pour la sortir de là, et je pense que ce fou l’a deviné.
- Que va-t-il demander, selon toi ?
- Aucune idée, Ron. Si c’est en mon pouvoir, il l’aura, sois-en sûr. »
La mine sombre, chacun s’enferma dans sa rumination intérieure.
Brusquement, Ron s’ébroua :
« Harry, je dois t’avertir d’une chose : prépare-toi à une perquisition.
- Comment ?
- Fergusson, une nouvelle Auror, a relancé l’enquête à ton sujet. Elle maintient que trop de soupçons pèsent sur toi et, quoi que mon père et moi disions, elle a obtenu une fouille de tes appartements.
- Elle disjoncte ! Ils viennent quand ?
- Demain, enfin… tout à l’heure. »
Ce souci supplémentaire contraria Harry mais moins que le sort de la fillette.
Après ce discours, combien de temps les adultes restèrent-ils plongés dans leurs pensées ? Ce fut le chant des coqs qui les secoua.
« Le Basilic ne sortira plus à cette heure, murmura Hermione. Je propose d’aller nous rafraîchir avant le déjeuner. Ron, je fais préparer ton ancien appartement, tu ne pars pas, n’est-ce pas ?
- Je m’arrangerai avec le ministre, c’est un cas de force majeure, merci. »
Ils se levèrent lourdement et descendirent jusqu’au couloir où ils se consultèrent une ultime fois :
« Si j’apprends du neuf, je vous préviens, soupira Harry voûté sous le poids du drame.
- Tu viens avec moi ! » s’empressa Hermione en rougissant légèrement.
Sans un regard à son ex-mari, elle prit la main de son fiancé qu’elle orienta vers ses quartiers personnels.
« Tu dois te reprendre, mon chéri ! Un bon bain additionné d’essences d’ellébore te revigorera. » dit-elle en le poussant dans la chambre alors qu’elle fonçait à la salle d’eau.
Elle l’y laissa barboter pendant qu’elle donnait ses instructions à Dobby pour installer confortablement Ron.
Lorsque Harry émergea, il semblait à peine plus fringant. La jeune femme courut se doucher en lui recommandant de ne pas bouger de la pièce.
En dix minutes, elle réapparut près de lui, s’essuyant les cheveux entourés d’une serviette. Il avait un air tellement lugubre qu’elle s’alarma :
« Qu’y a-t-il ?
- Ça ! » répondit-il sombrement, lui tendant une seconde lettre.
Tremblante, elle s’en empara et sursauta en étouffant un petit cri :
« C’est ce qu’il veut ? Mais…
- J’y vais immédiatement. Je n’ai pas le choix.
- Attends ! J’aimerais avoir l’avis de Ron sur cette écriture.
- C’est, à coup sûr, celle de Lou-Anne. Tu ne la reconnais pas ?
- Elle lui ressemble, d’accord. Je veux confirmation de son père ou de son cousin.
- Fais comme tu l’entends. »
Avant qu’elle n’ait ajouté un mot, il fila droit vers ses quartiers.
Pourquoi diable le sortilège « failamalle » refusait-il de fonctionner ? Rageant et pestant, Harry rempli manuellement son bagage. Il bouclait sa valise lorsque Hermione flanquée de Ron se présenta à sa porte :
« Je suis certain que ce mot est de la main de ma fille, admit le rouquin.
- Elle sera bientôt de retour. Il a gagné, je pars.
- NON ! pleura la jeune femme. Tu ne peux…
- Oh si ! Il est suffisamment explicite : je pars ou elle meurt ! Je dois évacuer les lieux, sans espoir de retour. Si je me pointe, il l’élimine. Il lui a fait écrire ces mots, que puis-je faire d’autre ?
- Je pars avec toi !
- Pas question, il faut quelqu’un de responsable, ici. Tu es la mieux placée. Nous nous demandions à quoi rimaient les attaques, nous le savons, à présent.
- Tu crois que depuis le début… les meurtres…
- N’avaient d’autre but que de me pousser dehors, oui Hermione.
- Les Aurors vont débarquer. Que vont-ils penser si tu n’es pas là ?
- Je m’en moque. Je n’ai rien à me reprocher.
- Où vas-tu aller ? s’enquit Ron. Le ministre voudra le savoir, et…
- Nous aussi ! insista Hermione affolée. Je t’en supplie, dis-moi…
- Chez Sirius, mon parrain. Je ne vois pas meilleur endroit pour l’instant. J’y guetterai de vos nouvelles. Voici ma lettre de démission, faites-la suivre à qui de droit. Sois très prudente, ma chérie. Salut Ron. »
Pâle et décomposé, Harry s’empara de son paquetage. Un ultime baiser sur les lèvres tremblantes de Hermione, il prit le chemin de l’exil.

Voilà la "cassure" prévue. Nous nous retrouverons, je l´espère, la semaine prochaine.
Passez un merveilleux Noël, tous! Je penserai beaucoup à vous mes :ange: .

melany92
melany92
Niveau 2
22 décembre 2006 à 15:37:49

Chuper suite comme d´hab =D
J´retourne en cours ;)

Bayeuu et bonne vacances a toi Tati et Joyeux Noel de la part d´une Parisienne, qui a un coeur Québécois =)

b´zux

bitores_mendez
bitores_mendez
Niveau 10
22 décembre 2006 à 15:47:23

EXCELLENT !! C´est super !
Aucun défaut, c´est vraiment bien !
Vivement la suite.
Et passe de bonnes vacances et un Joyeux Noel =)

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
22 décembre 2006 à 17:45:14

:snif2: Chez moi, "cassure" dans un récit veut dire "milieu de l´histoire". Je redoute la suite.

Excellente suite, comme d´habitude (que dire d´autre ?) . :bravo: tati et bonnes vacances de :noel: :ok:

Je te fais de la pub :lol: http:/jediwars787.skyblog.com page 4, article 3 je crois. Bonnes vacances!

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
22 décembre 2006 à 17:45:46

http://jediwars787.skyblog.com :desole:

X-Sm0g-X
X-Sm0g-X
Niveau 9
22 décembre 2006 à 18:35:20

melany92 Posté le 22 décembre 2006 à 15:37:49 Chuper suite comme d´hab =D
J´retourne en cours ;)

Bayeuu et bonne vacances a toi Tati et Joyeux Noel de la part d´une Parisienne, qui a un coeur Québécois =)

b´zux

:d) Comment ça, une parisienne qui a un coeur québécois ? Tu es québécoise et tu vit à Paris ?

:d) Tati11, c´était GÉNIAL la suite! Quel suspense, Harry qui quitte Poudlard, Hermione deviendra sûrement la directrice et .. J´ai vraiment hâte à l´autre partie pour savoir ce qui va se passer. Sur ce, bonne vacances tati11 maman, et reviens-nous en santé et reposée :ok: :coeur: :bravo: :fete: ........... et avec pleins de suites :rire2: ..

melany92
melany92
Niveau 2
22 décembre 2006 à 18:39:40

Non X-Sm0g-X, je suis Parisienne a 100% mais j´aime le Québec, vraiment fort, d´un amour inconditionnel, je suis tombée en amour et j´ai eu le coup de foudre ... alors je peux dire que mon coeur est au Québec =)

Sur ce ...
Prend mon MSN s´tu veux X-Sm0g-X ;)

B´zux

granger78
granger78
Niveau 10
22 décembre 2006 à 18:45:37

Super, géniale grandiose enfin je ne vais pas dire tous les synonymes mais encore une fois j´adore tati et bonne vacances!!!

harry_force4
harry_force4
Niveau 10
22 décembre 2006 à 19:28:09

Magnifique tati . Joyeux noël à toi aussi

lupeleloup
lupeleloup
Niveau 6
22 décembre 2006 à 23:06:30

J´arrive trés en retard pour que tu puisses lire ca, Tati :snif: mais tu sais bien que je te souhaite un Noel merveilleux avec ta famille, j´espére qu´il y aura beaucoup de neige en Suisse---dans ce coin...pas un flocon! Quant à cette suite...que puis je dire à part SUPERBE!!! J´adore! je suis d´ores et déjà impatiente pour la suite où Harry commencera sûrement une nouvelle étape pour se retrouver... :question:
Et pour vous tous, compagnons d´attente et admirateurs de Tati...un Joyeux Noel et pour si jamais aussi..une super bonne année 2007, que la paix, le bonheur et la prosperité vous accompagnent! :oui: :fete:

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
22 décembre 2006 à 23:30:57

:merci: pour cette superbe suite riche en rebondissements, tati :bravo: . C´est sans aucun doute la meilleure de toutes :fete:
Je comprends mieux la cassure, maintenant : une partie à Poudlard et... une partie hors de Poudlard ? Impossible, Harry ne peut pas abandonner si facilement ! :diable:
J´attends avec impatience la suite, passe d´excellentes vacances, tati :ange: .

Fandesoad88
Fandesoad88
Niveau 10
23 décembre 2006 à 00:39:29

J´avais abandonné la lecture de ta fic :$ mais grâce à Jim je suis revenu, et je constate que tout s´anime ^^ C´est vraiment très bon, plein de rebondissements, de suspens, excellent :ok: Dommage que tu coupes à ce moment, mais cela arrive tout le temps donc je suis habitué.
Bravo tati, et je te souhaite d´excellentes fêtes de fin d´année, plein de bonheur :ok:

tati11
tati11
Niveau 10
23 décembre 2006 à 03:03:23

voilà l´heure de se quitter. Je penserai à vous qui me manquez déjà. Bon Noël à tous!

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
23 décembre 2006 à 10:41:36

Bonnes vacances tati, au nom de tous tes lecteurs^^ :
Passe de très joyeuses fêtes, repose-toi et amuse-toi le plus possible et apporte-nous une superbe et énorme suite :coeur: :ange:

Fan :d) Content de voir que tu as pu lire ces merveilleuses dernières suites :content: .

X-Sm0g-X
X-Sm0g-X
Niveau 9
23 décembre 2006 à 18:34:21

Joyeux Noël ma chère et gentille tati11 :fete: Repose toi bien et reviens-nous en santé et avec pleins de suites :fete: !! !

alexandrehp7
alexandrehp7
Niveau 10
23 décembre 2006 à 19:16:20

BOONE VACANCES
JOYEUX NOEL,
ET BONNE ANNEE TATI! :fete:

MERVEILLEUSE SUITE!!! :bravo:

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