Ce chapitre vous paraîtra assez décousu.... et pourtant. En voici le début, bonne lecture!
Chapitre 5 : Chez les uns et chez les autres
Quelle n’aurait pas été la surprise de nos amis, s’ils avaient brusquement fait demi-tour ?
En effet, à peine une minute après le départ de Harry, un grognement furieux retentit :
« Mmm, lach, mmm ! »
S’en suivirent des trépignements de pieds puis, d’un coup, la cape d’invisibilité tomba sur le sol, laissant apparaître une Narcissa hagarde qui, fermement, bâillonnait un Drago déchaîné.
« Attends, mon chéri ! Laisse-les s’éloigner ! chuchota-t-elle. »
Le jeune homme aux cheveux pâles se débattit encore, mais Mrs Malefoy tint bon.
Au bout d’un moment de vaine lutte, le garçon se calmant, l’étreinte se relâcha.
« Pourquoi m’as-tu empêché de leur régler leur compte ! cria Drago en s’écartant de sa mère.
- Ils étaient trois et…
- Nous valons beaucoup mieux qu’une saleté de Sang-de-Bourbe, un sang- mêlé et un stupide hybride poilu. Ils ont souillé notre demeure ! Qu’est-ce qu’ils cherchaient ici ?
- Toi… Peut-être ? hésita Mrs Malefoy.
- C’est ridicule ! Comment sauraient-ils que je n’ai pas rejoint le Maître ? »
Narcissa soupira profondément, tourna le dos à son fils et alluma sa baguette avant de se diriger vers la porte du fond. Drago, un instant interloqué, la suivit rapidement.
Ils pénétrèrent dans le salon où, aussitôt, ils comprirent le but de leurs visiteurs clandestins.
« C’est scandaleux ! s’emporta Drago. Regarde ce qu’ils ont fait, ces vandales. La cachette de père !
- Étonnant ! s’effara Narcissa. Comment ont-ils su où fouiller ?
- Pas la moindre idée, mentit le jeune homme avec aplomb. Un coup de chance, sûrement. Que restait-il là-dedans ? »
Mrs Malefoy avoua son ignorance et préféra ne pas explorer l’ouverture du plancher.
« Hâtons- nous, mon chéri. Je vais au coffre pendant que tu montes emplir un sac. Fais attention à l’Épouvantard. »
Pendant que son fils grimpait l’escalier, Narcissa marcha résolument vers une pièce annexe où elle pénétra en jetant un œil anxieux dans les coins. Soulagée par son examen prouvant la virginité du lieu, elle gagna le mur opposé garni d’une grande étagère bourrée de livres bien rangés. Elle déplaça un des volumes du milieu, tout le rayonnage pivota, libérant un espace conséquent dans lequel elle s’engagea.
Là, dans la lueur de sa baguette, elle empocha rapidement plusieurs bourses bien renflées, puis se recula et referma la cache.
De retour dans le couloir, elle attendit son fils qui ne tarda pas à la rejoindre, lourdement chargé.
« Ils sont allés en haut également : plus d’Épouvantard !
- Une chance qu’ils n’aient pas trouvé l’autre cachette ; elle contenait nos dernières ressources ! »
Furtivement, tels des cambrioleurs dans leur propre demeure, mère et fils s’éclipsèrent sans bruit.