Un autre bout pour les amateurs. Merci de vos commentaires.
Harry resta enfermé dans sa chambre le reste de la matinée. Ce n’est qu’au grattement timide à sa porte qu’il émergea de ses pensées.
« Je peux entrer ? demanda Hermione de l’autre côté.
- Bien sûr que tu peux ! »
Passant la tête dans l’ouverture, Hermione s’avança :
« Je nous ai préparé à déjeuner. Veux-tu… ? »
D’un sourire amer, Harry se leva de son lit pour suivre la jeune fille dans l’escalier.
« Excuse-moi, Hermione. Je ne suis pas de très bonne compagnie, ces temps-ci.
- On aurait les nerfs à vif pour moins que ça ! Un bon repas, te changera les idées. Enfin… quand je dis bon, j’espère surtout qu’il sera mangeable. »
Harry n’eut pas longtemps à s’interroger sur les talents culinaires de son amie. Il écarquilla les yeux devant la sorte de ragoût qui dégageait une odeur étrange dans la marmite posée sur l’antique cuisinière.
« C’est raté ! Incroyable, non ? Moi qui réussis des potions complexes, je suis incapable de faire un simple hachis Parmentier !
- Parce que c’est censé en être un ?
- Oh, ça va, ne rigole pas ! »
D’un coup de baguette, Hermione volatilisa la mixture, et fit apparaître des sandwiches qui, s’ils étaient légèrement baveux, n’en furent pas moins comestibles.
Hermione, voulant distraire Harry, lui raconta ses vacances avec ses parents. Elle revenait d’un safari photo au Kenya où elle s’était beaucoup plue.
« Et toi, chez les Dursley ? Pas trop dur ?
- La routine. Je me demande encore pourquoi ma tante a tenu à m’embrasser avant que je parte.
- Le remords ? Après toutes ces années, tu es le seul lien qui la rattache à sa sœur. »
Changeant brusquement de sujet, elle dit :
« Pour cet après-midi, que dirais-tu de faire un peu de ménage ? Molly a paré au plus pressé, mais il y a encore de nombreuses pièces à nettoyer. »
Ne sachant pas trop à quoi s’occuper, Harry accepta. Pourtant, quand il la vit se diriger vers la porte menant à la chaudière, il fronça les sourcils.
« À quoi bon ? Cette pièce était le repaire de Kreattur ; il est inutile de…
- Au contraire ! Toutes les cochonneries qu’il y a accumulées doivent pulluler de microbes. »