Bon, ça a été long, mais c´est toujours comme ça avec moi...
(en plus, je n´ai rien fait d´autre, à part manger...) Bref, voilà la suite:
Chapitre 24 : Explication et pensine
Le professeur McGonagall ayant été mis au courant par Hagrid de tout ce qui s’était passé la veille, elle annonça à Harry, Hermione et Ginny après le petit-déjeuner, que, puisqu’ils devaient être sous le choc après les évènements nocturnes, ils seraient dispensés de cours pendant la matinée, et Ron, à qui Harry avait tout raconté, grogna de jalousie en sortant de la Grande Salle, pour se rendre en cours de botanique.
« A tout à l’heure… Tenta Hermione, mais Ron ne se retourna même pas. »
En rentrant dans la salle commune, Ginny monta directement dans sa chambre et Hermione annonça qu’elle avait quelque chose à faire, tandis que Harry, qui avait demandé au professeur McGonagall de dire à Dumbledore de venir le voir dans la salle commune, attendit patiemment dans un fauteuil que celui-ci arrive. Très fatigué de sa nuit raccourcie et ponctuée de cauchemars, Harry s’assoupit légèrement.
« Harry ? Dit Dumbledore quand il le vit ainsi, le faisant sursauter.
- Ah ! Euh… Désolé professeur, vous m’avez fait peur…
- Je vois ça. Minerva m’a parlé de ce qui c’est passé hier soir, mais j’aurais bien aimé avoir tous les détails de ta part… »
Harry raconta toute l’histoire, et à la fin, Dumbledore le félicita :
« Eh bien, je dois dire que tu as été courageux, d’obéir au Felix Felicis sans même regarder auparavant…
- Je sentais qu’il y avait urgence, et puis vu comme il avait été efficace le soir où j’ai pris le souvenir du professeur Slughorn, j’ai compris qu’il fallait lui faire confiance…
- En tout cas, bravo d’avoir eu la présence d’esprit d’en boire. Cela prouve que tu commences à être expérimenté.
- Merci professeur. Mais j’ai quelques questions… Comment se fait-il que j’ai pu entrer dans le dortoir des filles ?
- Quand il s’agit d’une question de vie ou de mort, le Felix Felicis peut permettre de supprimer certaines barrières, comme celle-ci, et même celle qui protège Poudlard.
- Mais je suppose que Greyback n’avait pas bu du Felix Felicis, comment donc est-il entré, lui ?
- Tu m’as dit qu’il était transformé en loup-garou, c ‘est bien ça ?
- Oui.
- Eh bien c’est pour cette raison : le dortoir des filles empêche les hommes, sauf les professeurs, d’entrer dans leur dortoir, mais pas les animaux, et la barrière ne fait pas la différence entre les loups-garous transformés et les vrais loups… C’est pour ça que Minerva a équipé la barrière de Poudlard aussi contre les animaux, pour qu’un loup-garou mangemort ne puisse pas entrer lorsqu’il est transformé.
- Et sinon, comment Greyback a-t-il fait pour rester transformé en loup à l’intérieur de Poudlard ? Il doit être à la lueur de la Pleine Lune pour se transformer en loup, non ?
- Enfin, Rufus, le Ministère a dit à tout le monde qu’il mentait, et vous croyez qu’à présent il acceptera de travailler pour vous ? Allons soyez sérieux…
- Euh… Professeur ?
- Oh ! Euh… Oui, désolé Harry, mais je t’ai déjà expliqué, c’est mes rétrospections qui reviennent. Il faudra t’y habituer maintenant. Où en étions-nous ?
- Je venais de vous demander comment cela se faisait que Greyback ait pu rester transformé en loup à l’intérieur de Poudlard, alors qu’il a normalement besoin d’être à la lueur de la Pleine Lune pour rester transformé.
- Normalement, oui, mais Greyback n’est pas un loup-garou comme les autres : il a appris progressivement à contrôler ses pouvoirs un minimum, même s’il n’est pas totalement maître de lui-même : s’il est allé mordre Miss Weasley plutôt qu’une autre, c’est bien parce qu’il était en partie conscient de ce qu’il devait faire. Et aucun doute, le plan de Voldemort est de s’attaquer à elle pour t’atteindre sentimentalement.
- Je savais que Voldemort ferait ça mais…
- Mais tu l’aimes ?
- Oui, dit Harry en rougissant.
- Eh bien je dois te dire que c’est bien mieux pour toi de rester avec elle, contrairement aux apparences, car, comme je te l’ai souvent déjà dit, ce sera grâce à l’amour que tu vaincras Voldemort. Bon, tu as encore des questions ?
- Non, professeur, merci. »
Le professeur Dumbledore dit au revoir à Harry et partit, mais celui-ci n’eut pas le temps de se mettre à réfléchir sur ce qu’il venait d’apprendre, car Hermione entra dans la salle commune, portant une sorte de bassine en pierre que Harry reconnut tout de suite : la pensine de Dumbledore.
« Qu’est-ce que tu fais avec ça ? Lui demanda-t-il.
- Viens dans le bureau de Hagrid, je vais t’expliquer, répondit Hermione. »
Harry la suivit dans la pièce et s’assit. Elle posa la pensine sur le bureau et dit :
« J’ai eu l’idée, pour que tu avances un peu plus en occlumencie, que tu mettrais tes pensées dans la pensine, pour qu’on puisse s’entraîner un peu à la deuxième étape…
- La deuxième étape ?
- Il y a deux étapes dans l’occlumencie : le fait de vider son esprit, et celui de faire croire à celui qui tente de lire dans notre esprit ce que l’on veut lui faire croire, dit-elle en soupirant, Rogue ne t’a donc jamais appris ça ?
- Peut-être, mais je n’ai pas retenu grand chose de ses cours…
- Pourtant, quand c’était le prince, tu retenais…
- S’il-te-plaît, ne remets pas cette histoire sur le tapis. C’est le fait de savoir que c’est Rogue qui fait que j’ai du mal à retenir ce qu’il dit.
- Bon, revenons au cours. Si tu mets tes pensées dans la pensine, tu pourras t’entraîner directement à me faire croire autre chose que la vérité.
- Mais je ne sais pas comment mettre une de mes pensées dans la pensine…
- C’est simple, il suffit de poser ta baguette sur ta tempe et de penser très fort au souvenir que tu veux enlever. »
Harry prit sa baguette, la mit sur sa tempe comme il avait vu plusieurs fois Dumbledore le faire, et pensa très fort à la discussion qu’il venait d’avoir avec ce dernier. Il retira la baguette et mince filet argenté la reliait à sa tête. Il l’enleva et le mit dans la pensine. Puis il enleva successivement le souvenir de la veille, les Horcruxes, Voldemort, le retour de Sirius, la mort de Dumbledore, celle des Sirius, et enfin ceux qu’il avait pu voir, et surtout entendre, de celle de ses parents. Après, il ne restait plus aucune de ces pensées qui en général lui prenaient la tête et l’empêchaient de vider son esprit. Cette fois-ci, il se concentra très peu de temps avant que Hermione ne ressente un blocage.
« C’est bien ! Tu vois, c’est déjà beaucoup plus facile avec toutes ces pensées en moins. Maintenant, essaie d’imaginer quelque chose de faux, ou qui ne pourrait jamais arriver, pour me faire croire que c’est vrai, comme si c’était un de tes souvenirs. »
Harry chercha quelque temps puis imagina que Drago tuait Dumbledore : il avait l’image de Drago, la baguette pointée sur Dumbledore, encore claire dans son esprit. Il suffisait donc de l’imaginer lancer un Avada Kedavra.
« C’est bon, dit-il donc au bout de quelques minutes.
- J’y vais, regarde-moi dans les yeux. »
Harry et Hermione se regardèrent fixement, et au bout de quelques secondes, cette dernière sursauta.
« Qu’est-ce que tu as vu ?
- J’ai vu Drago qui tuait Dumbledore, mais il avait la voix de Rogue quand il a lancé l’Avada Kedavra… Mais c’est quand même un bon début. Bon, il faut arrêter le cours, parce que sinon on aura pas le temps de manger et d’être à l’heure pour la métamorphose cet après-midi… N’oublie pas de reprendre tes souvenirs. Il suffit de prendre la substance grise avec sa baguette, de la reposer sur ses tempes et de repenser à chaque souvenir. »
Harry suivit les instructions de Hermione et remit tous ses souvenirs dans son cerveau. Il était fier d’avoir enfin obtenu des résultats en occlumencie, et était donc très heureux en entrant dans la Grande Salle avec Hermione pour rejoindre Ron et Ginny. Rapidement, la routine des cours reprit, et le stress vint avec, car les ASPICs étaient chaque jour plus proches.
Des comms
, même si elles n´étaient pas aussi palpitante que la précédente^^ (mais il ne peut pas y avoir que de l´action dans une fic
).