Bon, vous avez de la chance, finalement j´ai veillé un petit peu. Et oui, quand j´écris je ne peux plus m´arrêter...
Chapitre 12 : Polynectar et Occlumencie
Le lendemain matin, Harry partit pour les cachots, un maigre petit déjeuner dans le ventre. Il avait passé une nuit agitée à ruminer les paroles de Dumbledore. Mais il espérait faire meilleure impression qu’à ses deux premiers cours, que le « relâchement de la rentrée », d’après Slughorn, ne se fasse plus sentir. Hermione et Ron parlaient derrière lui et lorsqu’ils s’assirent dans la salle de classe, Slughorn n’était pas encore arrivé, bien qu’il soit déjà l’heure. Alors que Harry était en train de serrer la main d’Ernie Macmillan en lui disant bonjour, leur professeur entra et leur fit un chaleureux accueil. Harry trouvait que Slughorn avait encore pris de l’embonpoint pendant l’été, et que les derniers poils de son crâne avaient disparus. Il demanda à ce qu’on lui rende les devoirs puis annonça qu’ils continueraient leur préparation de polynectar. Il ouvrit une armoire spéciale, qui permettait que le contenu d’un chaudron ne soit pas perdu, ni ne repose ou ne fermente comme s’il était à l’air libre pendant plusieurs jours. Harry retrouva donc son ébauche de potion inchangée, et y incorpora la peau de serpent d’arbre du cap qu’il avait trouvée dans les serres, comme en deuxième année, à part que cette fois-ci il avait pu en demander à Mme Chourave, cette préparation étant dans leur programme. Au bout d’une demi-heure, Slughorn leur fournit de la corne de bicorne en poudre, puis annonça :
« Avec les éléments que vous avez utilisé comme base pour votre potion hier, ainsi que ces deux-là, il ne vous reste plus qu’à trouver un objet spécial qui fasse mieux agir la potion, pour la finir. A la fin du cours, je prendrai la meilleure potion, y mettrai un de mes cheveux et la ferai boire à son propriétaire. Le résultat s’annonce surprenant, vous verrez. » Dit-il en arborant un grand sourire.
Ron souffla à Harry : « Moi j’ai pas envie d’agrandir mes vêtements en me transformant, je serai ridicule et ils seraient trop grands, tu as vu le ventre qu’il a ? »
Harry éclata de rire mais se reprit bien vite pour ne pas se faire remarquer. Il chercha dans son esprit un endroit où le prince avait parlé d’un objet permettant d’améliorer une potion de polynectar, mais il ne se souvenait de rien de tel. Il se souvint alors qui était le prince et demanda plutôt à Hermione.
« Si je t’aide, nous aurons la même potion Harry. Ça n’a aucun intérêt. »
Harry se renfrogna et se leva pour fouiller dans l’armoire. Pas les bézoards… Peut-être ces herbes ? Non, pensa Harry, il ne voyait pas quel lien cela pouvait avoir avec le polynectar. Puis il trouva une plume, et la reconnut tout de suite : c’était une plume de phénix. Les phénixs ont trait à la métamorphose, se dit Harry, puisqu’ils se régénèrent. Cela ne coûtait rien d’essayer. Lorsqu’il revint à sa place et jeta la plume dans le chaudron, une grande vapeur orangée apparut d’un coup, après un petit bruit de combustion.
« Qu’est-ce que c’est ? Qu’avez vous mis, Harry ?
- Une plume de phénix, professeur.
- Ah, pas mauvaise idée. Mais cela ne suffira peut-être pas pour battre Miss Granger, Harry. Dit-il d’une voix mélodieuse. »
Harry se releva et retourna chercher, se disant que cette fois-ci, il prendrait plusieurs ingrédients à la fois. Mais il ne trouva rien d’autre d’intéressant, si ce n’est une petite poudre fine qui se révéla inutile. 5 minutes avant la fin du cours, Slughorn annonça :
« Votre temps est… écoulé ! Veuillez arrêter toutes vos activités. Euh… passable, Crabbe. Goyle et toi avez la même potion… Ernie ? Fais moi voir ça… Mouais, pas mal. Ron… Bien ! Vous progressez.
- Merci, Hermione, chuchota Ron.
- Quoi, tu l’as aidé et pas moi ?
- Euh… Dit Hermione en rougissant.
- Hermione ? Fais moi voir ta potion. Aha ! Elle a l’air très bien, même parfaite. 10 points pour Gryffondor.
- Et toi, Harry ? Eh bien, cela a l’air très bien également, odeur parfaite… Vous n’avez pas perdu votre don à ce que je vois ! J’en doutais après les deux premiers cours, mais vous me rassurez. 10 autre points pour Gryffondor ne serait pas de trop. Mais… j’ai du mal à discerner la meilleure potion. Je propose que vous essayiez chacun à votre tour. »
Puis, il tira quelques cheveux de ceux qui lui restaient, en mit un dans le chaudron de Harry et l’autre dans le chaudron d’Hermione.
« Bien. Prenez en chacun une goutte, mais pas plus, si vous ne voulez pas être encore transformés au début de votre prochain cours. »
Harry et Hermione burent avec hésitation et chacun des deux se transforma en un Slughorn dont le ventre dépassait ridiculement des vêtements de Harry et Hermione. Harry devait crisper au maximum ses orteils (ou plutôt ceux de Slughorn) pour ne pas trouer ses chaussures. Mais le plus ridicule fut la longue mèche que Hermione avait gardé et qui lui donnait un air étrange, avec le crâne chauve de Slughorn. Hermione rougit et, à son grand soulagement, elle se retransforma bien vite, car la quantité de potion utilisée était infime.
« Bien, dit Slughorn en se retenant de rire, vous voyez ici les effets du polynectar. Pris en grande quantité, il durera au maximum une journée complète. Mais je dois vous mettre en garde : le polynectar n’est pas utilisable pour se transformer en animal et de graves effets secondaires peuvent se déclencher si on boit du polynectar contenant le poil d’un animal. »
Harry et Ron regardèrent Hermione d’un regard plein de signification. Mais la fin du cours arriva alors et il durent se rendre en histoire de la magie. La journée continua ainsi, et le soir, Harry et Ron faisaient une partie d’échecs version sorcier dans la salle commune, en attendant qu’Hermione revienne de son cours de runes. Mais lorsque le tableau pivota, une Hermione essoufflée s’engouffra dans la salle commune :
« Hermione, ça va ? C’était bien les runes ?
- Pas le temps, je pose juste mes affaires, McGonagall m’a demandé d’aller dans son bureau. »
Elle repartit donc quelques secondes plus tard. Ron, grognon, se reconcentra sur la partie d’échec. Lorsqu’il prononça : « cavalier en D4 », le portrait pivota à nouveau et un « Ouille ! » se fit entendre.
« Ah ! Bonjour Hagrid !
- Bonjour Harry, je me suis cogné la tête contre ce satané plafond bas… Harry, peux-tu me rejoindre dans mon… bureau ?
- J’arrive tout de suite, Hagrid. »
Hagrid étant devenu directeur de Gryffondor, car il avait été le seul à accepter le poste, l’ancien bureau de McGonagall était devenu son bureau, même s’il n’y allait que très rarement puisqu’il habitait toujours dans sa cabane. Harry se rendit dans le bureau et dit :
« Alors, qu’est-ce que tu veux ?
- Juste te rappeler en tant que directeur de ta maison je te rappelle que tu dois recruter un poursuiveur pour le Quidditch, Katie Bell étant partie. Je compte bien que nous gagnions la coupe, ce serait une fierté, pour une première année en tant que directeur de Gryffondor.
- Ah oui, j’essaierai Hagrid, dit Harry en souriant. »
Il n’avait pas trop pensé au Quidditch ces derniers jours, mais cela faisait plus d’une semaine qu’il n’en avait pas fait, alors que chez les Weasley il en faisait tous les jours. Il ressortit du bureau de Hagrid et parla de Quidditch avec Ron. Lorsque Hermione revint de son entrevue avec le professeur McGonagall, elle paraissait rayonnante. Sans dire un mot à Ron, elle se dirigea directement vers Harry et lui dit :
« Harry, le professeur McGonagall voudrait que je t’enseigne l’occlumencie. »
Harry resta perplexe pendant quelques minutes puis dit :
« Tu veux dire… toi ? Tu connais la légilimencie ?
- Oui, fallait bien que je m’occupe cet été, j’en avais marre de faire du Quidditch tout le temps… On commence ?
- Là ? Maintenant, tout de suite ?
- Bah, oui…
- Euh… d’accord. Mais où ?
- Bon, je retourne dans ma cabane. Hermione, vérifie qu’il n’y a pas trop de chahut ce soir dans les dortoirs, dit Hagrid en sortant du bureau.
- Hagrid, pouvons-nous utiliser ton bureau ?
- Euh… Oui, Hermione. »
Harry et Hermione pénétrèrent dans le bureau de Hagrid tandis que celui-ci ressortait par le portrait de la Grosse Dame en prenant soin de ne pas se cogner la tête. Harry s’assit, et Hermione lui dit :
« Bon, je suppose que ça te changera des cours de Rogue. Alors, essaie de vider ton esprit et regarde-moi dans les yeux. »
Harry se concentra et ne pensa plus à rien. Mais il entendait les paroles que Hermione venait de prononcer : « ça te changera des cours de Rogue ». Alors qu’il était censé vider son esprit, il se mit à penser à Rogue, à Dumbledore, à Sirius. Sachant qu’il n’y arrivait pas, il ferma les yeux et détourna la tête.
« Mais, regarde-moi, je ne sais que faire de la légilimencie par contact visuel pour l’instant.
- J’ai du mal à me concentrer, ce n’est pas la peine que tu vois trop de choses. Je réessaye. »
Au bout d’une heure, Harry n’arrivait toujours pas à se concentrer, mais c’était moins dur de le faire sous le regard tendre d’Hermione que sous celui froid et pernicieux de Rogue. Harry ne savait pas quel était le but de ce cours, mais Hermione semblait particulièrement déterminé. Harry et Hermione trouvèrent Ron concentré dans son devoir de métamorphose, et Harry s’y mit à son tour. Hermione préféra faire de l’arithmancie. Quelques dizaines de minutes plus tard, Harry commençait à avoir les yeux lourds et préféra monter se coucher plutôt que d’écrire des erreurs dans son devoir. La fin de la semaine se passa rapidement, sans aucun événement majeur. Harry resta populaire en potion, mais pas plus qu’Hermione, pour son grand plaisir, et ils continuèrent leurs leçons. Harry voyait de moins en moins Ginny, mais le peu de temps qu’il passait avec elle était magique.
Voilà, je veux des comms 