Oui mais je voulais absolument régler mes problèmes avant d´écrire... Maintenant, c´est bon! Et en plus j´ai fini d´écrire. Suite courte mais dense en révélations (enfin une en particulier). Enjoy!
Chapitre 34 : Sauvé par le lien
Lorsqu’il reçut le sort en plein front, Harry se laissa tomber sur le sol dur et froid. Quelques secondes plus tard, il entendit le cri de victoire de Voldemort. C’était étrange qu’il puisse encore l’entendre… Peut-être qu’il fallait quelques secondes avant de… passer. Mais à y réfléchir, le cri de Voldemort avait quelque chose d’amer… Ce n’était pas le rire sadique et suraigu qui lui était caractéristique. Le temps passait et Harry entendait toujours très clairement le combat qui se déroulait toujours… Ce n’était même pas un écho ; Harry en était sûr : il était toujours vivant. Mais comment était-ce possible ? Comment ?
« Harry ! Cria Hermione. »
Il ouvrit les yeux et se releva, tandis qu’Hermione le prenait dans ses bras. Il était hagard et restait encore bouche bée, sous le choc, dans les bras de sa meilleure amie.
« Tu l’as fait ! Tu l’as encore fait ! Oh Harry ! »
Harry, ne comprenant pas, se retourna vers l’endroit où quelques instants plus tôt, se trouvait Voldemort, au sommet de sa puissance, lui lançant un Avada Kedavra dont il avait cru qu’il ne se remettrait jamais. Et ce qui le vit le stupéfia plus encore qu’il ne l’était déjà, si c’était possible. Là, à quelques mètres de lui, gisait le corps inerte de son pire ennemi.
« Qu’est-ce qui…
- Tu l’as fait à nouveau ! Tu as renvoyé son sort… Comme quand tu étais bébé…
- Mais comment est-ce possible ? Personne du sang de ma mère ne réside plus ici, et d’après Dumbledore…
- Mais tu as été touché à un endroit bien particulier… Regarde. »
Harry se retourna et vit tout proche, une tombe dont il lut l’épitaphe :
James et Lily Potter
1960 – 1981
Que leurs âmes reposent en paix.
Harry eut les larmes aux yeux mais il réfléchit en silence et dit :
« Je ne comprends toujours pas. Le sang de ma mère ne réside plus ici, il n’existe plus, puisqu’elle est morte.
- Mais peut-être que son sang est venu ici… Et que le fait que son corps soit enterré là alors que son sang n’était pas loin a permis la protection, suggéra-t-elle en rougissant.
- Je doute que ma tante soit ici aujourd’hui… Surtout que le Ministère a fait en sorte qu’aucun Moldu ne puisse rester dans la ville pendant le combat.
- Peut-être que ce n’est pas Pétunia… Dit-elle, à présent rouge tomate. »
C’est alors que Harry comprit. Il sourit et enlaça Hermione, en la serrant aussi fort que Mme Weasley le serrait chaque été.
« Mais pourquoi ne me l’as-tu jamais dit ? Oh Hermione !
- Je ne devais pas te le dire avant que tu ne maîtrises l’occlumencie, à cause de Voldemort… Mais maintenant, ce n’est plus nécessaire de garder le secret. Mais ça m’a toujours étonnée que tu ne te sois jamais douté de rien. Tu ne t’es pas demandé pourquoi en première année, c’est vous que j’ai suivi et surveillé, alors que beaucoup d’autres ont enfreint le règlement ? Pourquoi je te maternais autant, et pourquoi j’avais si peur de me faire renvoyer de Poudlard ? Tu n’as jamais compris l’utilité de nos leçons d’occlumencie ! Mais j’ai toujours brûlé de t’en parler… Depuis que je sais ce que signifie le mot frère…
- En tout cas, tu m’as sauvé la vie.
- Pourtant, je ne savais pas. Je ne savais pas que la protection fonctionnerait ici… Malgré le corps de maman… Peut-être est-ce parce que je m’étais toujours dit qu’après Poudlard, je m’installerai ici.
- Mais comment se fait-il que tu ne sois pas… morte, quand il nous a attaqué ?
- Quand papa et maman ont appris que Voldemort les cherchait, ils ont décidé de venir dans ce village de Moldus, et de nous mettre en sécurité chez des Moldus ailleurs… Le temps que tout rentre dans l’ordre. Mais, toi, tu étais si petit et si faible que maman ne voulait pas te quitter. Alors ils m’ont mis chez les Granger, des Moldus londoniens, qui ne m’ont jamais caché ma vraie identité. Depuis Poudlard, Dumbledore m’a toujours demandé de ne rien te dire, pour les raisons que tu sais. Et McGonagall m’a demandé de continuer ce qu’avait commencé Rogue pour pouvoir te mettre au courant. Maintenant, c’est fait. Et tout ça est terminé.
- J’ai bien peur que non, répondit Harry. Il reste encore à Voldemort trois Horcruxes… Et j’ai le pressentiment que nous allons encore devoir nous battre. Mais maintenant, je sais que je ne peux pas me faire tuer ici. Pas tant que tu es là, et que ton envie de vivre ici sera forte. Pas tant que le lien fraternel nous reliera. Mais Voldemort va revenir grâce à ses Horcruxes. Cette fois-ci, on se battra ensemble. Tous ensemble. Pour sauver Ginny. »
Si Harry était aussi certain que Voldemort allait revenir sous peu, c’était parce qu’il avait entendu, pendant qu’Hermione parlait, un serpent lui parler en Fourchelang dans son dos, lui disant que ce n’était pas fini, qu’il reviendrait. Bien que Harry ne se soit pas retourné sur le moment, il aurait mis sa main à couper que c’était Nagini qui se trouvait dans son dos à ce moment-là, et que c’est Voldemort qui le contrôlait à présent. Harry regarda autour de lui : les Forces du Bien célébraient déjà la victoire tandis que les derniers Mangemorts prenaient leurs jambes à leur cou (ou plutôt leur balai), sous la pluie de tirs que les Aurors lançaient. Mais beaucoup examinaient les dégâts, réparaient les tombes cassées à coup de Reparo, déstupéfixaient à coup d’Enervatum les Aurors, professeurs et élèves qui avait reçu un éclair rouge pendant le combat, essayaient de sauver les blessés plus graves. Abelforth Dumbledore était le seul mort à déplorer. En effet, les Mangemorts, qui auraient pu tuer beaucoup plus de monde, ont dû se retenir… Peut-être que Voldemort craignait qu’un Avada Kedavra ne touche Harry par erreur, et leur a donc interdit d’utiliser le sortilège mortel. Tout le monde vint alors le féliciter pour son combat valeureux avec le mage noir le plus puissant de tous les temps. Mais lui trouvait son duel pathétique, et à peine digne d’un sorcier de son niveau. Il avait été loin de ce qu’il savait faire, tant la puissance qui se dégageait de son ennemi était impressionnante. Il n’avait pas su résister, et sans sa sœur, il y serait à coup sûr resté… Mais maintenant, il était là, pour finir d’accomplir sa destinée, pour retrouver les Horcruxes, et les détruire… Il pourrait alors retrouver Ginny et enfin vivre une vie normale, comme tous les sorciers de la planète. Il sentait qu’il n’était pas loin de ce jour heureux.
Et ce jour heureux sera aussi celui de la fin de ma fic
Il approche à grands pas (plus que trois suites) donc profitez-en pour mettre le plus de comms possibles!