Pour ce qui s´est passé avant, je pense que si vous relisez la suite page 124, vous vous souviendrez. En tout cas le miracle n´est pas fini... J´ai la suite!! Pas très longue et plutôt transitionnelle (on passe de Mars à Mai), mais faut que je reprenne la main...
Chapitre 29 : L’enterrement de Luna
Le lendemain matin, Harry se réveilla de mauvaise humeur, car il savait que ce jour allait être particulièrement triste pour lui. Il ne réalisait toujours pas réellement ce qui s’était passé, mais il savait que la bizarrerie, la singularité et l’étrangeté qui avaient toujours fait la force de Luna allait profondément lui manquer. Sans savoir pourquoi, il ressentait un réel sentiment de culpabilité, comme si c’était par sa faute qu’elle avait été tuée. Après tout, peut-être son annonce, trop soudaine, avait-elle provoqué chez Luna une panique qu’elle n’avait pas pu contenir… Ou l’exemple de son propre courage lui avait donné la force de sauver Mme McGonagall en se sacrifiant…
« Mais non, tu n’y es pour rien et tu as fait de ton mieux pour nous prévenir, lui assura Hermione quand celui-ci lui expliqua ses angoisses.
- J’aurais dû l’éviter… J’aurais dû trouver un moyen…
- Ecoute Harry, dit Ron, les morts sont malheureusement le lot de toutes les guerres, et il faudra à présent s’y habituer… Plus vite on vaincra Voldemort, et moins nombreux seront ces morts. C’est la seule chose à faire...
- Exactement ! Ca ne sert à rien de se lamenter. Il faut regarder vers l’avant et se dire que ces gens ne sont pas morts en vain.
- Vous avez raison, dit Harry en séchant ses larmes. »
Après un petit-déjeuner frugal, car ces pensées noires lui avaient coupé l’appétit, il se rendit avec tous les élèves devant le château, à l’endroit même où, 9 mois plus tôt, Dumbledore avait était enterré. Il y trouva, sur une estrade, un homme plutôt petit, au crâne à moitié dégarni, au petites lunettes carrées qui devançaient de petits yeux renfoncées dans leurs orbites. Sa ressemblance avec la défunte était du reste frappante. C’était à coup sûr son père, le rédacteur du Chicaneur. Lorsque tout le monde se fut assis, il se mit à parler d’une petite voix entrecoupée de sanglots, qui bien qu’amplifiée magiquement avait du mal à être entendue des derniers rangs. De surcroît, les ricanements peu discrets de Pansy Parkinson et ses amies, qui profitaient de son enterrement pour se moquer à nouveau d’elle, altéraient encore le discours du père de Luna, qui parvenait très difficilement aux oreilles de Harry. C’était une honte que ces filles osent parler ainsi d’une morte pendant son enterrement, et il brûlait de planter son poing dans la figure de face de bouledogue. Lorsque le discours fut terminé, Harry se leva en applaudissant, et essuya une larme. Puis il alla déposer, à l’instar de quelques personnes dans l’assistance, une gerbe de fleur sur la tombe de Luna.
« Je ne sais pas ce qui me retiens de donner une bonne leçon à face de bouledogue, s’écria-t-il quand il eut rejoint Hermione, Ron et Ginny, partagé entre tristesse et colère.
- C’est vrai, quel comportement scandaleux ! Confirma Hermione.
- Ces filles sont vraiment odieuses ! Renchérit Ginny. »
Puis ils se dépêchèrent de rentrer car une averse printanière se mit à tomber sur le parc. Le lendemain, Harry reprit les cours, et entama la montagne de travail qu’il avait à rattraper. En effet, ils travaillaient comme des forcenés pour préparer les ASPICs, et le manque de temps se ressentait cruellement : on était déjà en Mars. Les jours, les semaines passèrent, et Luna manquait cruellement à Harry. Entre ses pensées sombres qui restaient présentes, le travail énorme qu’il devait fournir, et les cours tout aussi infructueux d’Occlumencie, Harry n’avait presque jamais le temps de penser aux Horcruxes. Il préférait passer le peu de temps libre qu’il ne passait pas à dormir ou à manger avec Ginny. Vers le début du mois d’avril, comme si cela ne suffisait pas, un soir où Harry finissait un devoir, seul dans la salle commune, Dumbledore lui parla :
« Harry, viens par ici. Tu te doutes bien que Voldemort, même si ses troupes ont été quelque peu secouées lors du dernier combat, s’apprête à essayer de nouveau de te tuer, et il est impératif que tu apprennes quelques sorts particulièrement puissants dont j’ai le secret. Je pense qu’il serait donc indispensable qu’on se donne rendez-vous ici une fois par semaine pour que je t’enseigne un peu. Je sais que tu as déjà beaucoup de travail mais tu auras besoin de ça pour faire face à Voldemort. Mon tableau fera une cible d’entraînement parfaite, car il résiste à tous les sorts ou presque. Bien sûr ce sera juste pour se rendre compte de la qualité de ton sort, pas de son effet, puisque la plupart des sorts que je veux t’apprendre ont effet exclusivement sur un être vivant. Te sens-tu prêt à commencer ce soir ?
- Euh… Oui.
- Bien. Alors montre-moi d’abord comment tu te débrouilles pour lancer les sortilèges impardonnables.
- Oui, professeur. Alors… Dit-il en sortant sa baguette. Avada Kedavra ! »
Un jet de lumière verte jaillit et frappa le haut du cadre, le brûlant légèrement.
« Ton sort semble puissant… Et puis si mes souvenirs sont exacts tu as… tué Fenrir Greyback avec…
- Oui, confirma Harry, en se souvenant avec une certaine horreur de cette nuit-là.
- A présent, voyons voir pendant combien de temps tu peux faire durer un Endoloris.
- Endoloris ! »
Cette fois-ci le jet atterrit au centre du tableau, et Harry tint près d’une minute.
« C’est amplement suffisant pour faire souffrir ton ennemi… Mais de toute façon, tu n’auras probablement pas à utiliser ces sorts… Je ne te le souhaite pas. Mais j’espère que tu comprends l’importance de s’assurer que tu pourras tenir la route face aux Mangemorts… »
Harry s’essaya encore à quelques autres sorts ce jour-là, et les semaines suivantes. Grâce à ce cours, il apprit quelques sortilèges de défense supplémentaires assez puissants, il renforça la plupart de ses sorts d’attaque et en apprit quelques nouveaux. Mais à mesure qu’il se préparait, se rapprochait la fin de sa scolarité, et une nouvelle attaque de Voldemort était plus qu’imminente. Les Aurors, plus vigilants que jamais, avaient été placés tout autour de Poudlard, en très grand nombre. Malgré une sécurité maximale, le nombre d’élèves diminuait de jour en jour, à mesure que la liste des morts et blessés s’allongeait dans la Gazette du Sorcier. Malgré le beau temps, l’ambiance des mois d’Avril et Mai était plutôt morose, et la tension, la peur constante, venait s’ajouter à la routine harassante des études. Les ASPICs se faisaient on ne peut plus proches, et Harry et Hermione durent arrêter leurs séances d’Occlumencie, totalement inutiles tant ils étaient fatigués. Les évènements du dernier match et le danger que représentait le terrain de Quidditch avait bien sûr poussé Mme McGonagall à annuler les derniers matchs de Quidditch de l’année, et à décerner la coupe de Quidditch à la maison qui était en tête au moment de cette décision, c’est-à-dire Poufsouffle. Mais plus personne ne s’attardait sur ces détails, quand le pays était ravagé par la guerre contre le mage noir le plus puissant de l’humanité. Harry devait absolument le détruire.
Ca fait bizarre hein? Ca faisait tellement longtemps que j´avais pas demandé ça: des comms
!!!