Il est de notoriété publique que je suis un énormissime fan des Simpson. LA série animée pour moi, qui contient tous les ingrédients de l´oeuvre télévisuelle aboutie, un humour polymorphe jouant sur tous les tableaux, une matrice à délires de cour de récré astronomique, des scénarios inventifs, indépendants, variés, un doublage français délectable, des dialogues hilarants, une ambiance de monde réel et d´actualité captivante et une longévité effarante (non-stop depuis 1989, un film ahurissant à venir et pas de fin en vue!). L´univers de la série est complet, déjanté, cruel, attachant, et la capacité des auteurs à tourner en dérision tout le contenu de notre univers force le respect. Je connais les huit premières saisons sur le bout des doigts et n´hésite jamais à prendre la tête à tous ceux que je connais sur la série. Sérieusement, il est impossible de détester la série, tant elle est polyvalente, chatoyante et euphorisante.
Je pourrais passer des heures à parler de l´oeuvre, mais je préfère passer aux séries à acteurs de chair et de sang.
Ces dernières années ont fleuri sur le paysage télévisuel planétaire trois séries qui, chacune à leur manière, sont l´aboutissement de décennies de tâtonnements et d´évolutions dans le monde du petit écran: 24 Heures Chrono, Desperate Housewives et Prison Break. Quand je pense que des gens se sont tapés des années de Mac Gyver et de Petite Maison Dans La Prairie, j´imagine que ces séries doivent être enfin le Graal attendu et inespéré. Ce n´est pas mon cas, avant ces trois séries, je n´ai jamais été trop fan.
24 Heures Chrono, dont la cinquième saison a déjà démarré en France, est une série complète qui sait tenir en haleine, tant l´intrigue est étudiée et l´action soutenue. Aucun temps mort, une synchronisation des évènements jouissive et des comportements humains crédibles face aux pires situations. Un monde cruel où personne n´est de confiance et où le brave type est soit pourri, soit le héros, soit tué d´une balle dans la gorge.
Desperate Housewives est captivant de par les attitudes amusantes des héroïnes, de la variété des situations et emmerdements dans lesquels ces dernières peuvent se fourrer, un rythme travaillé et un humour glacé totalement jubilatoire. Bree, principal personnage favori du public, a cependant un peu perdu de sa superbe, car animée de comportements pas toujours très crédibles. Mais Lynette, Susan et Gabrielle sont toujours là pour ramener le satisfactomètre à un niveau optimal.
Prison Break... Ah, Prison Break. Le fleuron de la série télé. Le potentiel d´action et d´immersion de cette série est effarant et inquiétant à la fois. Les personnages (Scofield, Burrows, Sucre, T-Bag, Abruzzi...) ont chacun des motivations et des psychologies différentes, et la situation de panique permanente de la série est grisante. Oui, on y est presque, non, le maton arrive, vite, mais assomme-le, passe par l´infirmerie... On ressent réellement les émotions de la série, c´est un boulot formidable. Wentworth Miller mérite une cargaison d´Emmy Awards pour son jeu irréprochable, et le scénario sombre, pessimiste et immersif également. Je trépigne déjà d´impatience quant à la suite de la saison 2, qui promet moult surprises et rebondissements...