TCCHHHHIIIIII…
Nico : Mgrmllm !
Sophyr : Aïe… Quoi ?
Nico : MGGGRMBLMMMR !
Sophyr : Nan, mais là, va falloir articuler, je comprends rien.
Nico : MMMGL, BRMMGBM, MBLLLMBGR !
Sophyr : Ouais, je sais…
PAF !
Nico : JE TE DEMANDAIS DE VIRER TON PIED DE MA BOUCHE !
Sophyr : C’est bon, tu peux enlever ton poing de la sienne, maintenant.
Neko : Sophyr, je te félicite de cet atterrissage forcé mais tout à fait réussi.
Sophyr : De rien…
…
Sophyr : Quelqu’un n’aurait pas vu un auriculaire gauche ?
Gofter : Brûlé ?
Sophyr : Probablement. Snif.
La troupe s’extirpa de l’hélicoptère en rampant.
Neko : Mouaif, théoriquement, on ne devrait pas être loin de l’usine, mais je vois rien…
Un grondement sourd retentit. Le sol se mit à s’écarter sous les pieds de Neko, suivant la forme d’un Z. Neko sauta dans le fossé, suivie par Nico, Sophyr et Gofter, après quoi le sol se referma très rapidement.
Nico : Par là !
Zeneso jubilait dans la salle de contrôle de l’usine, devant un radar rudimentaire.
Zeneso : Mouahahaha ! Viens à moi, ma proie !
Un avocat : Heu, excusez-moi monsieur !
Zeneso : Eum, oui ?
L’avocat : Je représente les Studios Pixar, et je vous somme immédiatement d’arrêter cette imitation du méchant Zurg dans la scène d’ouverture du long métrage d’animation Toy Story 2.
Zeneso : Vous avez vu, c’est Zurg qui gagne ensuite.
L’avocat : Ouais, mais Buzz est incompétent, il s’est dirigé vers la mauvaise pile de puissance de Zurg. Il coupait par la droite au premier virage du sous-sol, il le maravait facile.
Zeneso : Ah, vous voyez ça comme ça, vous ?
L’avocat : EUM, BREF ! De plus, enlevez ce masque ridicule, vous me faites de la peine.
Zeneso : Mon masque de Zurg ?
L’avocat : Ce n’est pas un masque de Zurg, mais un masque de Jean-Michel Aulas.
Zeneso : Après, je mettrai l’équipe nationale de football du Pakistan en bourse, je ferai construire un complexe de salons de coiffure et je créerai un parc à thème de la superficie de la Corse !
L’avocat : Il a une très sale influence sur vous, en plus.
Pendant ce temps, dans le sous-sol…
Gofter : Bon, c’est une impasse.
Sophyr : C’est que la neuvième.
Nico : Doit y avoir une échappatoire.
Gofter : NON ! Y’A PAS D’ECHAPPATOIRE ! ON A PALPE TOUS LES MURS ! RENIFLE TOUS LES SOLS ! CE RAT NOUS A FAIT VENIR LA-DEDANS JUSTE POUR NOUS FAIRE MOURIR DE FAIM, DE SOIF !
Nico : Arrête, tu vas décaler la fenêtre du navigateur Internet.
Neko : Finalement, ces abrutis se torturent pour trouver des moyens inventifs d’assassiner les héros à chaque nouveau scénario, et c’est le premier blaireau qui décide de les enfermer dans une espèce de grosse boîte qui arrive à ses fins.
Sophyr : Faut s’y faire, les méchants ne cherchent plus la beauté du geste, mais l’efficace.
Neko : Putain de société.
Nico : Ca m’inspire un texte, tout ça… Filez-moi ma guitare.
Gofter : Beuheuheu…
Prrrrrllllooouuuiiiinnng !
Nico : Ouais, je vais partir sur un Fa Majeur.
Neko : Ouais, reviens pas de préférence.
Nico : Un, deux, trois… Je suis bloqué dans un sous-sol sordide, à l’abri du bide, j’aime les défis, qui jalonnent ma vie, et REGARDE-MOI INSANE ! JE SUIS TOUJOURS LE SAME ! TOUS SORTIS DU MÊME GL…
Sophyr : Syndrome de Francis Lalanne. C’est le stade terminal.
Neko : Pauvre Nico.
Nico : REGARDE-MOI INSAAAAAAAAAAAAAANE !! !
Dans la salle de contrôle, tout remuait dangereusement, les éclairages grésillaient et des verres se brisaient en cascade.
Zeneso : C’est quoi, ce bruit monstrueux !?
L’avocat : Heum, grmbll, brom, bon, pas tout ça, mais j’ai des choses à faire, moi ! Chouette usine ! Au revoir !
Zeneso : Vite, faut que j’appelle les terroristes, ils sont dans la salle Alpha !
…
Zeneso : Oui, allô, vous me recevez !? Qu’est-ce que vous attendez pour neutraliser la source de ce bruit atroce ?!
Le chef terroriste : Niet ! J’ai été embauché pour tirer sur tout ce qui bouge, pas pour envoyer mon système auditif au septième ciel !
Zeneso : Vous refusez de m’obéir ?!
Le chef terroriste : Je vais faire sauter ma ceinture d’explosifs dans un pays plus calme. Cette communication est terminée.
Un terroriste : Chef, c’est quoi cette ficelle ?
Le chef terroriste : RAAAAAAAAAAH !
BOOOOOOOOOOOOMMM !! !
Sophyr : C’était quoi ce bruit ?
Neko : Ben, c’est Nico…
Sophyr : Nan, l’autre bruit ! J’ai entendu une explosion !
Neko : C’est bon, tu peux te taire, Nico ? On essaye de refléchir.
Nico : INSANE ! INSANE ! INSANE ! IN…
PAF !
Gofter : Il y a un mur qui s’est écroulé, là-bas !
L’équipe se précipita vers les lieux de l’explosion.
Gofter : Je lis « Salle Alpha, réseau 12 ».
Sophyr : Y’a un ascenseur ! VITE !
Dans la salle de contrôle…
« Intrusion, salle Alpha ! »
Zeneso : Ca y est, ils arrivent ! Vite, à la capsule de décollage individuelle ! Il ne m’auront pas !
Zeneso grimpa dans une espèce de bulle transparente munie de réacteurs à la Robotnik.
Zeneso : De plus, l’usine ne s’arrêtera de polluer que si ces abrutis composent mon code hyper-méga secret ! MOUAHAHAHA ! Capsule ! Ordonne déclenchement du pilotage automatique !
La capsule décolla dans une pétarade ignoble par la fenêtre et partit s’écraser lamentablement une dizaine de mètres plus loin.
Zeneso : Pilote automatique… Copyright Microsoft Windows Vista 2007. Ah les cons.
La porte de l’ascenseur de la salle de contrôle s’ouvrit brutalement.
Neko : Regardez, par la fenêtre ! Zeneso gît bêtement sur le sol !
La voix de Zeneso se fit entendre de loin.
Zeneso : Kof ! Kof ! Vous n’arriverez pas à désactiver l’activité de l’usine ! Le code est diaboliquement complexe ! Héhéhéhar !
Gofter tapa un vulgaire « 0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0 » sur le clavier de l’ordinateur géant.
TTTTIIIIOOOOOOUUUUJJJJJJ…
« Activité de tous les secteurs interrompue… »
Zeneso : Experts en codage, ces boulets de terroristes…
Neko : Monsieur Zeneso, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, vous êtes en état d’arrestation pour tentative pathétique de crime contre l’humanité. Signez ici. Et là. Ici. Merci, vous avez été très coopératif.
Zeneso : C’est un plaisir…
Gofter : Va falloir faire détruire tout ce bordel. Sophyr, contacte la Goody Corporation et le CNRS.
Nico : J’en connais un qui va être content…
Gofter : Qui ça ?
Nico : Volo.
CNRS de Lyon et Goody Corporation, en communication simultanée avec Sophyr.
Sophyr : Oui, allô, messieurs, il existait donc bien une usine extra-polluante, et Zeneso est véritablement le coupable. Mission accomplie.
Muay : Félicitations, Sophyr !
Sophyr : Oui, mais tout le mérite ne nous revient pas. La bêtise de Zeneso y a contribué beaucoup, et surtout la perspicacité de votre collègue Volo qui a mis la main sur cette usine !
Muay : Mais c’est vrai, ça… Appelez-moi Volo tout de suite ! J’en connais un qui va recevoir la promotion de sa vie !
…
Volo : Allô ?