…
Gofter : Ah, euh, excuse me, sir ! Dou you know how to travel to the frontier of the Pakistan ?
Un touriste : Get out of my way, ya basta’ !
Nico : Il a dit quoi ?
Sophyr : Rien, rien.
Gofter : Pff, c’est foutu. Personne ne voudra jamais nous accompagner jusqu’à la zone tribale…
Neko : Le réchauffement s’accentue déjà à vue d’œil… J’ai l’impression d’être dans une fic de Vipreur, c’est vraiment désagréable. On a relevé des températures de 50°C non loin d’ici…
Nico : Vous voulez un œuf, les gars ? Fraîchement cuit sur le goudron de la chaussée !
Sophyr : A moins que…
Sophyr fixa un hélicoptère blanc, fièrement posé sur le toit d’un hangar sordide.
Sophyr : Suivez-moi !
Arrivés aux abords du hangar, les ados se planquèrent derrière une benne à ordures.
Sophyr : Il y a des inscriptions sur l’hélicoptère… J’arrive pas à voir. Nico, passe-moi tes lentilles !
Schkrikkkk !
Nico : Aïe ! Ma cornée !
Sophyr : J’en ai besoin.
Nico : Mais sans mes lentilles, je ne vois rien ! Je suis aussi faible qu’un chaton !
Gofter : C’est vrai, ça ?
Gofter tira fortement la joue de Nico.
Nico : A… Aaahête ha !
Gofter : Hurk hurk !
Nico : AAAAHÊTE !
Gofter : Hurk hurk !
Sophyr envoya une solide torgnole dans la tempe de Gofter.
Sophyr : HAHAHA ! C’est bien ce que je pensais ! C’est l’hélicoptère de la Carte Aux Trésors !
Au même moment, un candidat hystérique et essoufflé de l’émission, vêtu d’un t-shirt bleu, vint interpeller Sophyr.
Le candidat bleu : EXCUSEZ-MOI, MONSIEUR, VOUS N’AURIEZ PAS VU LE PONT DES MYSTERES ?
Sophyr : La ferme, vous allez nous faire repérer !
Le candidat bleu : C’EST UN INDICE ? VOUS POUVEZ REPET…
TART !
Le candidat bleu gisait, assommé, sur le sol.
Sophyr : Donc, je disais que…
Le caméraman bleu : EXCUSEZ-MOI, MONSIEUR, VOUS N’AURIEZ PAS VU MON CANDIDAT, JE…
TART ! BEGN ! PAF !
Neko : Tu crois qu’un être humain est capable de digérer une caméra de télévision ?
Gofter : Heu…
…
Sophyr : Enfin, bref. D’habitude, la Carte Aux Trésors est un jeu télévisé qui se déroule dans les régions les plus reculées de France…
Neko : D’ailleurs, la dernière fois, ils l’ont fait dans les environs de Marseille, le trésor était situé dans le salon de la résidence de Mickaël Pagis…
Gofter : Brrrrrrr…
Sophyr : Mais exceptionnellement, à l’occasion des vacances d’été, et probablement pour relancer l’audience, ils ont décidé de voyager dans des pays étrangers.
Nico : Excellent…
Sophyr : On va passer par l’escalier de secours. Il y a toujours un escalier de secours.
Neko : Toujours ?
Sophyr : Assurément.
Gofter : Arrête de dire n’importe quoi !
Sophyr piqua un sprint autour du hangar, suivi par la troupe haletante.
Sophyr : Là, vous voyez !
En effet, il trônait fièrement un escalier décrépi, rouillé, mais présent.
Nico : Enfin un peu de chance ! On monte !
Neko : Mais qu’est-ce que tous ces types en costard font là ?
Un homme, visiblement de haute fonction, la poitrine recouverte de médailles et de galons, coupa avec des ciseaux d’or un long ruban rouge qui faisait face à l’escalier.
L’homme politique : C’est avec une fierté indicible et une émotion sans retenue que je déclare cet escalier de secours officiellement détruit !
Sous le crépitement de milliers de flashs et sous les objectifs des caméras de CNN, Fox News, Al-Jazeera, Euronews, France 24 et de la BBC, l’homme actionna un levier sous l’hymne national de l’Inde.
BAAAAOOOOOUUUUMMMM !
La foule : OOOOUUUUUAAAAAIIIIS !
Sophyr : Mais POURQUOOOOOIIII ?!
L’homme politique : Ecoutez, jeune homme inconnu, nous avons du mal à concilier les communautés indienne et pakistanaise de ce pays. Autant commencer par le plus facile. Je pense que personne ne rechignera par rapport à la destruction de cet escalier que personne ne connaît.
Il tourna les talons, suivi par toute la foule, remplie de musulmans et d’hindous qui s’envoyaient de grandes claques amicales dans le dos. Sophyr, hors de lui, grimpa à toute vitesse sur le mur du hangar, y plantant hargneusement ses ongles. Enfin sur le toit, il se rua sur l’hélicoptère.
Gofter : Ben voilà…
Neko : Tu y arrives ?
Sophyr décolla sans peine et atterrit aussitôt à côté de la bande.
Sophyr : C’est l’hélicoptère de l’animateur. Il avait laissé la portière ouverte.
Nico : Brave blaireau.
Sophyr : Allez, grimpez, on a peu de temps.
« Hey, vous là-bas ! Mon hélicoptère ! »
Gofter : Démarre, démarre !
Sophyr : Ca prend énormément de temps pour que les pales tournent à une vitesse permettant de décoller !
Le bruit des pales commença à se faire entendre : Fui… Fui… Fui…
Sophyr : Punaaaiiiise… Plus vite…
Neko : T’en fais pas, c’est France 3, ils n’ont jamais eu aucune influence sur quoi que ce soit.
Fui, fui, fui, fui, fui, fui…
« Je vous demande de vous arrêter ! »
FUI-FUI-FUI-FUI-FUI-FUI…
« Permettez-moi de ne plus vous compter parmi nos téléspectateurs ! »
FUIFUIFUIFUIFUIFUI !
Sophyr : C’est bon, on décolle !
Nico : Yeeha !
Sophyr : Direction la zone tribale !
Neko : Sophyr, tu as fait preuve d’une vivacité d’esprit et d’une intelligence tactique assez inhabituelle depuis environ dix minutes. Tu es sûr que ça va ?
Gofter agitait une éprouvette au fond de l’hélicoptère.
Gofter : Son urine est rose fluo.
L’aube pointait à l’horizon lorsque les jeunes aperçurent une ligne de fils barbelés par la fenêtre de l’hélicoptère.
Sophyr : Voilà, les gens, zone tribale du Pakistan ! Ses dunes, ses mitraillettes, ses terroristes ! La température au sol est de 40 °C, le ciel dégagé et l’atmosphère irrespirable…
Nico : Ta gueule.
PEEEOOW ! PIOW ! PIOW ! PIOW !
Gofter : ON NOUS TIRE DESSUS !
Neko : Ca explique l’odeur de brûlé persistante…
L’appareil perdit dangereusement de l’altitude.
Nico : REDRESSE !
Sophyr : JE PEUX PAS !
Neko : Excellent système de défense aérienne.
Nico : ATTERRIS SUR LE VENTRE ! LE VENTRE !
Tous : AAAAAAAAAAAAAAAAAH !
…