Le téléphone sonna chez Nico, qui rentrait d’un voyage en Angleterre mouvementé.
Nico : Oui, allô ?
Heinrich : Allô, ici la Goody Corporation.
Nico : Tiens, vous… Vous avez encore failli à votre mission.
Heinrich : Euh ?
Nico : Bon nombre de clients avaient mis un contrat sur la tête de Marco Materazzi, et rien n’a été encore fait.
Heinrich : Euh… C’est que nous sommes débordés, mais nous avons mis une grosse brute sur l’affaire, un certain Jakorn, il me semble, il ne va pas tarder à lui régler son compte.
Pendant ce temps, en Italie… Jakorn pleurniche au comptoir d’un café avec le footballeur démoniaque.
Jakorn : Allez, dites-le, que vous avez été raciste avec Zidane…
Marco Materazzi : Mmmm… Non.
Jakorn : Je serai votre ami !
Marco Materazzi : Non.
Jakorn : Oh, le méchant !
Retour à la conversation téléphonique.
Heinrich : Nan, sérieusement, je vous appelle à propos du réchauffement climatique soudain. On a identifié la source des problèmes : l’usine extra-polluante de Zeneso au Pakistan et… Heuh… Brom… Au Pakistan, donc, et…
Nico : Qu’est-ce que vous avez, Heinrich ?
Heinrich : ENLEVEZ CE STUPIDE CHAPEAU BRITANNIQUE, IL PARASITE LA CONVERSATION !
Nico : Comment vous savez que j’en porte un ?
Heinrich : Vous êtes sur le coup. Je veux que vous alliez là-bas, que vous me coffriez cette ordure et que vous détruisiez son usine.
Nico : DANS LA ZONE TRIBALE DU PAKISTAN ?
Heinrich : Oui… Il y a un problème avec la localisation ?
Nico : Non, c’est juste une zone de non-droit pleine à ras bord de terroristes fanatiques sanguinaires.
Heinrich : Bon, alors, tout baigne, vous partez demain.
Nico : HEY, MAIS…
Heinrich : C’est ça ! A bientôt !
CLOC ! TUUUUUUUT… TUUUUUUUUT…
Nico : AAAAAAAAAAH !
Gofter : Oh, le beau contre-ut.
Neko : Qu’est-ce qu’il y a, Nico ?
Nico : Moi ? Eum, brom… Rien.
Neko : J’sais pas, t’as la voix de quelqu’un qui vient de foirer une vanne ironique au téléphone et qui vient de foutre l’ensemble de ses potes dans une belle merde qui conduit à son autodestruction pure et simple.
Nico : Non…
Gofter : Mouaim, pourquoi tu fais une crise de tachycardie, alors ?
Nico : C’est… Heum… Je suis tout émoustillé… Euh… De… Sophyr ! Voilà, Sophyr !
Sophyr était en train de se curer le nez dans un coin de la salle. Il sursauta, gêné.
Gofter : Qu’est-ce qu’il a, Sophyr ?
Nico : Eum… Il est… Heu… BEAU. C’est ça, beau. Dans cette chemise, ça lui va très bien au teint.
Nico se réfugia dans le couloir. Sophyr surgit.
Sophyr : Grand fou, va.
Nico : Dégage.
Nico se précipita dans la cuisine et enfila un tablier sur lequel on pouvait lire « Le chef, c’est moi ». Une heure plus tard, il débarqua dans le salon avec un grand plat, caché par une cloche en métal.
Nico : Aujourd’hui est un grand jour ! Je vous ai fait cuire des chips au micro-ondes !
Sophyr : Yabadabadou !
Nico s’approcha du canapé, souleva la cloche et révéla des chips au cumin cramoisies devant l’air désabusé de Gofter et la mine gênée de Neko.
Gofter : C’est fini, cette mascarade, Nico ? Tu sais, quand on a quelque chose de dur à annoncer, en principe, le repas qui l’accompagne est censé être bon…
Nico : J’ai fait ce que j’ai pu.
Neko : Crache le morceau. Je me doutais que t’avais quelque chose depuis le coup de Sophyr qui était beau.
Sophyr : Haha !
Nico : Et bien, voilà…
Sophyr : Mais, Neko, tu viens de m’insulter ?
Nico prit une grande inspiration et s’époumona.
Nico : Le réchauffement climatique accéléré est provoqué par Zeneso, à cause de son usine extra-polluante située dans la zone tribale du Pakistan. On doit la détruire avant qu’il ne soit trop tard d’ici vingt-quatre heures.
…
Gofter : Finalement, je vais bien prendre deux ou trois chips.
Neko : Pareil.
Deux heures plus tard, aéroport d’Orly.
« Prrrllllooouuuuiiiing… Tous les passagers du vol à destination de Bombay sont priés de se présenter à la porte d’embarquement Y… »
Gofter : On est où, là ?
Nico : A la C.
Gofter, Neko, Sophyr et Nico se mirent à courir le long de l’énorme couloir de l’aéroport.
Neko : Une masse de population, devant !
Une foule de centaines de filles en délire fonça sur Sophyr. On pouvait reconnaître Boops dans la foule.
Boops : C’est lui ! C’est le rappeur du 92 !
Toutes : ÎÎÎÎÎÎÎÎÎÎÎÎÎÎÎÎ !
Sophyr : Continuez sans moi !
Gofter : Hors de question !
Gofter empoigna Sophyr et se faufila entre les furies. Ici se place un passage en vue de devant à la Crash Bandicoot où l’on peut parfaitement voir la détresse de la bande. Des plates-formes se dressèrent à l’horizon.
Neko : Des plates-formes dans un couloir d’aéroport ?
Nico : Tais-toi et cours !
La bande slaloma ensuite entre des barrages électriques et des caisses de nitroglycérine.
Sophyr : Cette fic…
Gofter : Ouais, on sait.
Finalement, un mur se ferma derrière eux, dans lequel vinrent s’encastrer quelques filles.
Boops : Bon, on a bien rigolé, mais je vais au kiosque acheter Closer.
Une fille : Pareil.