Il y a bien longtemps, enfin, n´exagérons rien, il y a huit ans, j´étais une quiche infâme aux jeux vidéo, un pur beauf de sept ans primesautier et niaisissime dont les connaissances vidéoludiques ne se résumaient qu´à l´univers Nintendoesque de Donkey Kong et deux, trois reportages télé stupides sur la psychose infondée faite autour de l´épilepsie et les jeux vidéo.
J´avais alors trouvé Crash Bandicoot 2 particulièrement bon, au vu de la démo du niveau Bear It reçue avec un obscur magazine de Play´ éphémère. Ma ludothèque Play´ se résumait alors à Croc, le jeu de plate-forme le moins instinctif de tous les temps et à Agent Armstrong, un beat them´ all 2D sans gloire.
Crash Bandicoot 2 alors fièrement acquis au Carrefour du coin, je laissai ma grande soeur démarrer une partie. A cette époque, en effet, ma nullitude totale dans ce domaine me condamnait à être un pitoyable spectateur de parties. Mais j´avoue, je ne m´en lassais jamais. Je découvrais alors devant mes yeux ébahis une référence de la plate-forme...
Quelques semaines plus tard, mon niveau s´était bien amélioré. Avec un pote, je décide alors de recommencer une partie toute fraîche. Geste peu condamnable en soi. Première bourde, je lance le jeu en anglais. N´étant qu´en primaire, et mes connaissances de la langue de Shakespeare se limitant à "Left-Right" et aux prénoms des stupides moniteurs d´anglais des cassettes de découverte de langue qu´on nous présentait au CE2, j´étais déjà sûr de n´entraver que dalle aux cinématiques du soft. Après cinq minutes de jeu, je décide de sauvegarder ma minable partie rendue aux 2 % de progression. Erreur fatale, c´est ma deuxième bourde, j´écrase malencontreusement la partie de ma soeur en bon français, et surtout, rendue vers la fin du deuxième monde!
Et voilà ce qui arrive quand on laisse un cas social jouer avec sa Carte Mémoire. Pendant des mois, je me repasserai la scène finale essayant de décrypter l´accent américain de Coco, ne comprenant qu´une seule phrase "It´s still upthere"... Elle parlait du Cortex Vortex, menace planétaire, qu´il me fallait encore détruire. Il m´aura fallu encore des mois pour me décider à avoir le courage de lancer une partie dans en bon franchouillard...
Il faut dire que j´étais particulièrement naze à l´époque...
Mais bon, Rome ne s´est pas faite en un jour, mouaha!