L’IMPASSE (Carlito’s Way)
1994
Réalisé par : Brian De Palma
Avec :
-Al Pacino (Carlito Brigante)
-Sean Penn (David Kleinfeld)
-Penelope Ann Miller (Gail)
-John Lequizamo (Benny Blanco)
10 ans après Scarface (ou « Bojack’s movie »^^), le duo De Palma-Pacino était enfin reconstitué. Il est assez intéressant de comparer les deux œuvres car on peut y déceler quelques similitudes. Mais tout d’abord, un petit synopsis :
1975. Un ancien grand trafiquant de drogue, Carlito Brigante, sort de prison, après 5 ans de détention au lieu de 30, ceci grâce à l’immense talent de son avocat David Kleinfeld.
A sa sortie, Carlito décide de se ranger et d’arrêter de dealer. Sa seule obsession est de gagner assez d’argent pour partir aux Bahamas avec sa fiancée Gail, strip-teaseuse. Mais comme bien souvent, le destin va en jouer autrement, et certains protagonistes vont faire que Carlito va se retrouver dans l’impasse.
Certaines personnes pourront trouver le début lent, voire très lent. C’est compréhensible, mais le jeu des deux acteurs principaux en vaut la peine. Le début poussif est largement comblé par les trente dernières du film qui sont tout bonnement exceptionnelles.
Parlons d’Al Pacino. Fini la gueule de méchant de Tony Montana, l’accent latino (ici, pas de « conio » ni de « okèye »), Pacino est ici plus calme, s’est acheté des cheveux et une barbe, et au contraire de Montana, est en quête de rédemption plutôt que de devenir baron du crime.
Si Montana était cubain, Brigante est lui porto-ricain. L’action se déroule souvent dans une boite de nuit fin seventies (scarface était début 80’s) et le patron de la boite se nomme… Saso ! (nom du méchant de Scarface : Sosa !) Pas mal de clins d’œil donc, entre Brigante et Montana.
Sean Penn est lui carrément méconnaissable. Au niveau de son look, d’abord, puisqu’il ne ressemble en rien au Sean Penn d’aujourd’hui, mais aussi au niveau de sa performance. On peut penser que c’est Brigante qui va évoluer le plus dans le film, mais le personnage de Kleinfeld vaut vraiment la chandelle.
En tout cas, un film plus carré et moins démentiel que « Scarface » mais qui au même titre que ce dernier est un chef d’œuvre. Une réalisation menée de main en maître, des acteurs à la limite de la perfection, bref, du haut niveau.
LES INFILTRES (The Departed)
2006
Réalisé par Martin Scorsese
Avec :
-Leonardo Di Caprio (Billy Costigan)
-Matt Damon (Colin Sullivan)
-Jack Nicholson (Frank Costello)
-Mark Whalberg (Dignam)
(Avec aussi Martin Sheen et Alec Baldwin, si je veux me la péter en citant des grands noms)
Une dream team d’acteurs dirigée par un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma tchi-tcha, ça faisait déjà rêver d’avance. Il s’agissait donc de ne pas décevoir, dans ce remake d’un film chinois « Infernal Affairs ».
La police de Boston lutte contre la pègre irlandaise et tente d’en éradiquer définitivement son parrain : Frank Costello, interprété par un Nicholson des grands soirs.
Pour mener à bien leur mission, les flics, dirigés par le commissaire Dignam, tentent d’infiltrer un de leurs agents, Billy Costigan, à l’intérieur du groupe de Costello. Mais de l’autre côté, Costello possède également un infiltré, dans l’autre sens, Colin Sullivan, qui bosse à la police, mais demeurant sous la solde de Costello. Un chassé-croisé pas croyable s’organise pour la capture de Costello, Costigan et Sullivan étant forcés de mener chacun une double-vie. Evidemment, les deux camps vont peu à peu s’apercevoir qu’ils détiennent une taupe, ce qui va amplifier la tension et la course contre la montre pour Costigan et Sullivan. Celui qui se fait choper le premier devrait y laisser sa peau !
Pas le temps de s’ennuyer dans ce film. Le début est rapide, dialogues géniaux, action omniprésente, un bon polar à l’ancienne, un thriller avec une recette digne de ce nom.
Le jeu des acteurs est également à tomber par terre.
Oubliez le Di Caprio des « Titanic », « Romeo et Juliette », « La Plage », un peu chiant et tête à claques et essayez plutôt de comprendre pourquoi ce type devient le chouchou de Scorsese (il était déjà dans Gangs Of New York et Aviator). Grande performance pour Di Caprio, il devient génial vers le milieu du film, quand il commence à avoir marre de son rôle d’indic.
Matt Damon et Jack Nicholson sont eux aussi parfaits dans leurs rôles, comme bien souvent d’ailleurs.
Enfin, mention spéciale pour Wahlberg, qu’on ne voit pas tant que ça dans le film mais qui à chacune de ses apparitions est excellent, avec des répliques cultes !
Bref, Les Infiltrés, pour moi, c’est ZE film de 2006.
J’aimerai beaucoup parler de ce film avec d’autres gens qui l’auraient vu, parce que j’aimerai bien parler de la fin que je trouve discutable
.
Ce qu’il faut retenir, c’est l’évolution des personnages et leur jeu, magnifiquement interprété, une bonne histoire, et une fin à rebondissements !