Euh... :gné:
Vous avez vu, le smiley volontairement raté.
ouais, pasque ce smiley est le plus laid ^^
Excellent test, ça donne envie d´acheter le jeu donc j´en déduis que le test est réussi^^
CQFD ![]()
Tu vois, en se forçant un peu. ![]()
TEST : LES SIMPSON : LE JEU, WII
Quand je suis sorti de la salle de cinéma, j’ai ramassé péniblement mes côtes. Je me suis massé longuement les zygomatiques. Mes yeux ont eu du mal à se réadapter à cette pâle lumière naturelle, et ces humains à cinq doigts et à la peau rose que je voyais sortir du bâtiment, même s’ils étaient pliés de rire, paraissaient fort ennuyeux. Je venais de voir une œuvre fantastiquement tordante, un film à la puissance comique dévastatrice, une armoire à pharmacie pleine de Xanax qui n’avait laissé absolument personne indemne : LES SIMPSON, Le Film.
Quatre mois plus tard, alors que je me remets à peine de l’ouragan cinématographique qui m’est passé dessus en juillet, je ne peux m’empêcher de faire l’acquisition des Simpson : Le Jeu. La plate-forme choisie est la Wii, car il faut bien que je lui donne quelque chose à manger et parce que la version PS3 n’est pas encore sortie. L’idée de contrebalancer la niaiserie intrinsèque de la console de Nintendo en jouant au jeu vidéo tiré d’un des représentants suprêmes de l’humour était une idée qui me trottait dans la tête. Mais, moi qui m’attendais à un brave petit jeu de l’acabit de Hit and Run, j’ai été littéralement sonné par le contenu de cette galette jaunâtre qui ne payait pas de mine a priori…
On va être très clairs tout de suite : je défie quiconque de jouer à ce truc à trois heures du matin sans bouffer sa Wiimote en se donnant de petits coups dans le ventre pour s’empêcher d’exploser de rire. Je défie quiconque de jouer à ce jeu cinq minutes et de le ranger ensuite immédiatement, tel un saladier de chips à l’ancienne dont on n’aurait grignoté que la première pièce. Je défie quiconque d’abandonner le jeu sans en connaître le dénouement. Vous ne pouvez pas. C’est établi, et je ne répondrai à aucune contestation à ce sujet.
Ca commence n’importe comment, comme un bon épisode d’anthologie. Après un didacticiel hilarant se déroulant dans les songes d’Homer, au merveilleux Pays du Chocolat, qui a fait le bonheur des fans de la saison 3, changement de décor, les rues de Springfield. Le mystérieux manuel d’un certain jeu vidéo des Simpson tombe aux pieds de Bart. Interloqué au départ, il ne tarde pas à se servir du précieux fascicule pour se découvrir des pouvoirs de série B. Puis, tout se précipite, Kang et Kodos, les extraterrestres toujours dans les sales coups, sortent de nulle part et décident de mettre la ville à feu et à sang. Les Simpson, en quête de solutions face à cette désastreuse invasion, ne vont pas tarder à découvrir qu’ils ne sont que de vulgaires personnages de jeu vidéo. L’intrigue va alors consister en la recherche d’une autorité omnipotente, garante d’un pouvoir potentiellement supérieur du type concepteur de jeu vidéo (ou mieux…) pour éradiquer cette menace alien. De ce scénario tordu vont jaillir les meilleures vannes, les meilleurs dialogues, le meilleur délire ludonumérique que l’on puisse imaginer.
Mais je vais tenter de réprimer à grand-peine ces rires nerveux pour passer à un point de vue objectif, à un test des qualités techniques du soft. Bon, alors, vous n’êtes pas sans savoir que techniquement, la Wii est sérieusement à la bourre sur ses concurrentes, elle affiche parfois des graphismes dignes d’une sous-PS2. Mais bon, la Wii, c’est un peu comme une boîte de cookies qu’on vient de laisser près du radiateur toute la nuit : ceux du dessus sont un peu mous, mais si l’on prend la peine de soulever le papier, ceux du dessous sont tout à fait mangeables, et parfois même délicieusement chocolatés et fondants… Mmmhrraaarh, cookies… Et là, c’est plutôt le cas, avec ce Cel Shading 2.0 chiadé qui laisse peu de place au hasard technique, bien que j’ai dû faire face à une chute vertigineuse à travers le décor lors d’une première partie maudite. Pas de ralentissements, un aliasing pas tellement dérangeant et des effets de lumière agréables. Décor parfois simpliste mais jamais famélique. L’univers chatoyant de la série est fidèlement retranscrit, bien qu’on regrette amèrement de ne pas pouvoir se balader librement dans Springfield, ce qui faisait la force de Hit and Run. Les cinématiques sont très belles, avec une animation extrêmement proche de celle des « vrais » épisodes : c’est du dessin animé. Mais nous aborderons ce point ultérieurement.
Quid du gameplay ? Ecoutez, pour l’avoir testé sur Wii, j’ai eu un petit temps d’adaptation d’une demi-heure, due à un joystick trop rigide et à une gestion des sauts pas franchement irréprochable. L’appréciation des distances n’est pas toujours évidente et les vols planés de Bartman sont parfois bien crispants. On se vénère un peu, mais il semble que ce problème est inhérent à tous les jeux Wii. On a beau parler d’une jouabilité révolutionnaire sur cette console, mais la Wiimote fonctionne moins bien avec des marques de dents et de la salive dans les circuits. C’est relativement dommage que la prise en main ne soit pas immédiate, car ceci mis à part, les aptitudes et mouvements spéciaux sont bien funogènes. Bart balance allègrement des chauves-souris à la face de ses adversaires, Lisa leur envoie une note bien ignoble de saxophone dans la tronche, Marge use de son puissant mégaphone et Homer, toujours très distingué, éructe bruyamment. Le père de famille jouit d’une palette de mouvements plus étoffée, il pourra se transformer en une magnifique boule humaine ravageant tout sur son passage ou ruiner tranquillement la gueule des ennemis à coups de bonbons mortels. A noter que la boule humaine donne une pure sensation de puissance, il est tout simplement jouissif de virer les glandus vous bouchant le passage d’un revers de Wiimote désabusé. TIENS, BOUFFE ! Mouahahaha ! Grandiose. Lisa pourra déblayer des passages de par la Main de Bouddha, et Marge utilisera sa grande force de persuasion pour assujettir des foules malléables, et même envoyer Maggie au casse-pipe s’infiltrer dans les conduits. Bien, bien, tout ça.
Mais tout ceci ne serait rien si ce n’était pas desservi par une splendide variété des situations. Pas à une seule seconde on ne ressent l’ennui, étant donné que le scénario en lui-même façonne un jeu polymorphe, un délire multicolore absolument débile où jamais la même chose ne se répète. Vous mettrez une sévère raclée aux racailles de l’école, vous combattrez une armée de dauphins sanguinaires, et surtout, vous vous numériserez dans différents jeux vidéo parodiques à hurler. Dans Grand Theft Scratchy, les prostituchats et les gangs mettent la ville sens dessus dessous ; dans Neverquest, le repoussant dragon à deux têtes Patti/Selma terrorise les villageois ; dans Medal of Homer, vous devrez sauver le paisible village français de Saint-Capitulons pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est préférable de mettre son patriotisme de côté juste avant de débuter ce niveau ! Des cas de figure encore plus déjantés sont à prévoir, mais je préfère ne pas les révéler pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte trippante. Il arrive parfois qu’on mette la partie en pause pour se frotter les yeux face à la teneur désaxée de l’intrigue et des niveaux que celle-ci propose. Il faut s’attendre à un pur n’importe quoi. Les développeurs se sont vidés de leurs délires, c’est du très grand art. Quand je vous dis que ce jeu fait penser au film !
La bande-son ? Avec 40 minutes de cinématiques doublées par les grands Philippe Peythieu, Véronique Augereau, Joëlle Guigui, Aurélia Bruno, Régine Teyssot, Gilbert Lévy, ce n’est plus de la bande-son. C’est du nirvana sonorisé. Mais mon Dieu, je suis désolé, mais la version française des Simpson assure un max, c’est confirmé. Le doublage est toujours très pro et tordant, quel plaisir. Les voix de certains mystérieux personnages sont prodigieusement adaptées, du brave type suprême à l’intello bien nerd. Quant aux musiques, elles se révèlent assez anecdotiques, mais elles sont tout de même honnêtes. On regrette un peu les réalisations entêtantes de Hit and Run, dont la musique du dernier niveau qui relevait vraiment de la composition orchestrale.
Mais qu’est-ce qui fournit à ce jeu trois à quatre points de plus ? C’est pas bien dur. L’art brut des Simpson, la représentation permanente, l’obsession maladive du gag, la collecte méticuleuse des éclats de rire d’où les scénaristes tirent leur énergie, leur fontaine de jouvence. L’HUMOUR, les gens ! Et c’est deux ans d’espérance de vie gagnés d’un coup avec ce jeu. Le scénario relève d’une remise en cause perpétuelle du jeu vidéo et de son univers. Les Simpson sont extrêmement lucides sur leur condition de vulgaires pixels en Haute Définition. L’escapade dans le moteur du jeu est un très grand moment de marrade, le plaisir de relever que l’équipe de Matt Groening n’est pas un tas de newbies aussi. Les dialogues des ennemis du type Mario sont intenses : « Yé souis lé meilleur ! Enfin, y’étais lé meilleur ». Sauter dans les tubes verts de Super Mario pour changer de secteur est génial. Le directeur d’EA est présent en requin véreux qui offre pot-de-vin sur pot-de-vin au maire Quimby, et Will Wright, le créateur des Sims, complètement démoniaque, déchaîne sa rage en détruisant des vieilles cartouches de jeu vidéo désuets. La rencontre entre les Simpson actuels et les vieux Simpson pixellisés d’un jeu précédent est mythique.
Les grands procédés humoristiques des épisodes sont là, comme le troisième personnage hors-sujet :
« Lisa : Sauvez-nous !
Bart : Si on meurt, on ne pourra jamais s’échapper de Krusty Island ! A l’aide !
Marge : Je suis Marge ! »
Mais les centaines de références à l’univers des jeux vidéo ne laissent pas une seconde de répit : Zelda, Fight Night, Sonic, Yu-Gi-Oh, Street Fighter, Mortal Kombat, Dance Dance Revolution, World Of Warcraft, Oblivion, et bien plus encore ! Impossible de faire plus !
La grande trouvaille, c’est aussi le système des clichés, stéréotypes du jeu vidéo à collectionner tout au long du jeu. Au premier double-saut, la tronche blasée du vendeur de BD s’affiche et on peut lire « Cliché débloqué ! Oh, un double-saut, comme c’est original ! ». Une trentaine d’autres poncifs sont à déverrouiller comme la boîte de munitions au bon endroit, le point faible du boss, les personnages contrôlés par l’ordinateur fonçant dans les murs, le portail spatio-temporel, les interrupteurs, les murs invisibles, ou encore les portes frustrantes qui ne s’ouvrent jamais. EX-CEL-LENT !
Les cinématiques sont « hilarantes et référentielles » comme le dit si bien Lisa au milieu de l’aventure, la réflexion sur l’absurdité des jeux vidéo est fantastique, l’autodérision est reine. Les vannes défilent à une vitesse ahurissante. A l’instar du film, un seul des gags suffirait à établir un trip de plusieurs heures entre potes. Alors quand ces gags tripogènes se comptent par douzaines dans une seule cinématique, on est presque frustré de ne pas pouvoir consigner tous ces délires bien profond dans son crâne. L’humour vous « enchaîne », c’est vraiment le mot approprié, pas de répit. Gag sur gag, clin d’œil sur clin d’œil, situation sur situation. Indéfinissable.
Difficile de décrire la fin du jeu sans livrer un énorme spoiler, je me contenterai donc simplement de dire que je manque réellement de qualificatifs pour décrire le potentiel comique des deux derniers niveaux, complètements psychédéliques et encore plus sciants que le reste du soft.
Bref, on est plus que servi, on est gavé, sans aucune satiété. Ce jeu déclenche une inquiétante boulimie du rire qui donne une importante exigence de qualité humoristique envers les autres jeux vidéo.
Oui, Les Simpson, le jeu le plus drôle de tous les temps. Et pour longtemps.
L’inconvénient, c’est qu’on est extrêmement pressé de finir le jeu. L’enthousiasme est vorace. La dizaine d’heures passe comme une lettre à la poste, bien qu’on bute parfois quelques minutes sur des puzzles pourtant très simples. Mais chaque niveau comprenant une demi-douzaine d’objectifs, on les refait avec plaisir, dans la curiosité de découvrir une autre monstruosité comique une fois les 100 % atteints. Alors, oui, il y a à boire et à manger dans ce jeu, et le fan acharné pourra peaufiner son pourcentage en débusquant les nombreux objets bien camouflés.
Bilan de tout ça ? Je n’aime pas tellement me répéter, mais il y a vraiment une emphase importante à mettre sur la qualité évènementielle de ce soft. C’est un grand n’importe quoi qui part dans tous les sens, un one-game-show unique en son genre qui marque les muscles faciaux et le diaphragme d’un gamer. Pour cette prouesse, le tout teinté d’une subjectivité bien légitime, 17/20. Encore merci les gars.
Daxtex
La note est tout de même à prendre avec des pincettes de fan (si vous n´êtes pas fan du tout de la série, enlevez-lui deux points).
Deux points non développés: la possibilité sympa de jouer en coopération plutôt que de se taper le boulot des deux persos tout seul, et les mini-jeux spécial Wii amusants mais vraiment sous-exploités.
A noter qu´on se retrouvera très bientôt pour le test d´un jeu représentant la véritable nouvelle référence du jeu de plate-formes : Ratchet et Clank, Opération Destruction.
Je n´ai qu´une chose à dire: ton test donne vraiment envie de l´acheter.
Et j´ai décelé le petit clin d´oeil à samirnasri^^
Bon, j´ai pas vu le clin d´oeil moi. Mais bon, comme je vais presque certainement avoir la wii, tu n´as fait que me conforter dans mon idée. Très bon test, ça donne vraiment vraiment envie, je me demande même si je ne vais pas le demander à Noel tiens. Merci beaucoup !
Ce jeu fournit presque tout ce dont rêvaient les fans.
Si je devais pas acheter 4 Living colors j´aurais pris Wii+ Simpson....
Infiltration
Metal Gear Solid: Snake Eater (PS2), par Heinrich
Splinter Cell (PS2), par Daxter3000
Plate-forme /Aventure
Crash Bandicoot 2: Cortex Strikes Back (PSOne), par --[Nic0]--
Crash Twinsanity (PS2), par Daxtex
La trilogie Jak and Daxter (PS2), par GoldenCladMast
Ratchet et Clank (PS2), par Daxtex
Ratchet et Clank 3 (PS2) par Daxter3000, --[Nic0]-- et --Linkinito--
Sly Racoon (PS2), par Daxter3000 et --Linkinito--
Rayman 3 : Hoodlum Havoc (PS2), par --Linkinito-- et Jak78
Crash Bandicoot 3 : Warped (PSOne), par Daxtex
Spyro 2 : Gateway to Glimmer (PSOne), par --Linkinito--
Ratchet et Clank 2, par un type pas important et aussi par --Linkinito--
Crash Bandicoot (PSOne), par Daxtex
Prince of Persia 2 : L’Âme Du Guerrier (PS2), par Gofterdom
Sly 3 : Honor Among Thieves (PS2), par Daxter1321
Ratchet Gladiator (PS2), par --Linkinito--
Daxter (PSP), par Daxter1321 et Daxtex
Les Simpson : Le Jeu (Wii), par Daxtex
Combat
Dragon Ball Z Budokai (PS2), par Supervegeta2
Dragon Ball Z Budokai 3 (PS2), par Supervegeta2
First Person Shooter (Doom-like)
Time Splitters: Future Perfect (PS2), par Sayajin_Broly et Daxter3000
XIII (PS2), par Daxter3000
Doom 3 (XBox), par Daxter3000
Killzone (PS2), par --Linkinito--
Beat´them all
Devil May Cry 3 (PS2), par Kilik_2049
God Of War (PS2), par Kilik_2049
RPG (jeu de rôle)
Final Fantasy IX (PSOne), par Supervegeta2
Kingdom Hearts (PS2), par GoldenCladMast
Dark Chronicle (PS2), par Bojack_ssj4
Thread Of Fates (PSOne), par Pikamiaou
Sport
Tony Hawk’s Underground 2 (PS2), par Daxterminator28
Courses (simulation, arcade, karting, etc...)
Crash Team Racing (PSOne), par Daxtex
Gran Turismo 4 (PS2), par --Linkinito--
Crash Tag Team Racing (PS2), par Daxtex
Burnout Revenge (PS2), par --Linkinito--
Need For Speed : Most Wanted (PC), par --Linkinito--
Action/Aventure
GTA: San Andreas (PS2), par kilik_2049
The Simpsons : Hit & Run (PS2), par Daxtex
GTA: Liberty City Stories (PSP), par Daxtex
Okami (PS2), par Gofterdom
Canis Canem Edit (PS2), par Daxtex
Inclassables
Les Sims 2 (PC), par Daxter_Female
Amplitude (PS2), par Pikamiaou
Buzz ! The Music Quizz (PS2), par Daxtex
Sim City 4 Deluxe Edition (PC), par --Linkinito--
J´avais pas fait KH2 ? oO
Il me semble pourtant..
Nan, Gofter ! ![]()
Bon ![]()
En possession du TELT IV depuis ce soir, je démarre la rédaction du test de Ratchet PS3 ! Ca va y aller !
Et encore, l’arsenal de destruction massive de Ratchet calme aussi. Les grands classiques comme la grenade (fusio-bombe) ou le lance-flammes (incinérator) sont toujours présents ; mais ce nouvel opus présente de nouvelles inventions complètement déjantées, comme le lance-tornade susmentionné, le magnéto-filet (étonnamment efficace), ou encore le canon alpha (la mort en une salve laser)… Un arsenal épuré, retenant le meilleur de l’apocalypse in your pocket, que demander de plus. Les armes défensives inintéressantes du type lance-holoboucliers que personne n’utilisait spontanément et pour lesquelles la quête de l’évolution au niveau supérieur était un calvaire ont purement et simplement disparu. Les ennemis doivent bouffer, ils boufferont. Et comme dans tout Ratchet qui se respecte, l’arme suprême est de retour : le T’Eclater La Tronche 4 ! Un lance-missiles encore plus démoniaque que les précédents. Un mythe brumeux est réalisé autour de cet engin de mort et de désolation tout au long de l’aventure. Il faudra dégoter les nombreux morceaux d’holoplan disséminés aux quatre coins de la galaxie pour entrer en possession du Graal. Et là, le monde sera à vous ! Hahahaha… Des armes évoluant vite (dix niveaux en tout, même pour le TELT), upgradables avec du Raritanium, toujours plus novatrices, rien à dire. D’autant plus qu’une deuxième catégorie voit le jour : les dispositifs !
Ah, les dispositifs, du fun en barre. Ces sous-armes s’avèrent bien pratiques pour venir à bout des légions vous tombant sans cesse sur le coin de la tronche. L’arme de transformation y figure : la transmosphère, qui change temporairement les ennemis en pingouins. Passons sur le robot amical M. Zurkon, ou la bombe sangsue aspirant le nanotech des ennemis, la plus hilarante des armes de toute la saga Ratchet et Clank est là : le Groovitron.
Le Groovitron, ou comment un délire de développeurs s’est retrouvé numérisé pour notre plus grand plaisir. Cette boule à facettes disco, une fois lancée, déclenche une musique et des éclairages très seventies qui forcent TOUS les ennemis du jeu à danser sans exception : de la tourelle jusqu’au boss final, aucun adversaire ne résiste à la Saturday Night Fever. Encore un travail de malade, là aussi : le fou rire passé, on s’aperçoit que les ennemis ont tous leur propre chorégraphie. Du régal pour les yeux et pour les zygomatiques. Les quelques musiques du Groovitron restent en tête longtemps après la partie : vous savez, les musiques disco de brave type qui font sourire systématiquement ! Ben voilà ! D’autant plus que lors du mode Défi, on pourra s’offrir, pour la bagatelle de deux millions de Raritanium, le Groovitron en Or, aux munitions infinies.
La voilà, ma transition en béton sur le caractère comique du jeu. Vous savez à quel point je vénère les jeux marrants. Là, j’ai kiffé. Non seulement le méchant est toujours aussi mégalomane et hargneux, tout en étant ignoble « Qwark ! C’est l’heure de percer mes furoncles ! », Qwark toujours aussi lavette, et Clank toujours aussi nerd, comme le lâche Ratchet au milieu d’un niveau, mais en plus, la rigolade vous poursuit jusque dans les niveaux avec les annonces données par une voix féminine blasée ou les allocutions inutiles de Tachyon. Mais les meilleurs, ce sont les pirates ! Ces fameux pirates robotiques de l’espace tiennent à peu de choses près le rôle des Thugs-4-Less de Ratchet et Clank 2. Ce sont des sacs à vin péquenots sans foi ni loi, qui chantent des chansons à boire quand ils sont livrés à eux-mêmes, mais qui dansent comme des dieux. Lors de l’infiltration dans les différentes bases pirates, équipé de votre fourbe déguisement, vous ne serez pas forcé d’argumenter ou de raser les murs ; vous devrez simplement… Danser la gigue. « Hardi, mon p’tit gars ! Danse la gigue et fais honneur à… Euh… Aux pirates ! », « A droite ! En haut ! A gauche ! Bouge ton corps ! »… Ces phases de jeu sont d’une facilité extrême, mais d’un n’importe quoi absolument tordant ! Hormis ça, ça y va du clin d’œil à tous les niveaux, avec la musique volontairement chourée à Pirates des Caraïbes, Happy Feet ou encore les nombreuses références aux épisodes précédents et à leurs méchants victimisés ! Comme d’habitude, les développeurs font le jeu en se marrant en même temps, et le résultat est magnifique.
Cette ambiance de feu est servie par une bande-son toujours nickel. Les musiques sont… Ratchetiennes, quoi, toujours merveilleusement adaptées et dynamiques. Un tonnerre de violons, de batteries et de synthé disco nous baigne joyeusement durant toute l’aventure. Les bruitages évoquent le répertoire varié du ruinage de tronche inéluctable, et les doublages sont toujours très professionnels. Seule ombre au tableau, Marc Saez ne fera plus la voix de Ratchet… Il a été remplacé par un doubleur à la voix relativement connue aussi, vaguement proche mais moins brut de décoffrage. Il n’empêche que ce dernier fait très bien son boulot, et on l’accepte volontiers dans la grande famille de la saga.
Quelques phases de shoot en vaisseau agrémenteront les passages entre planètes, toutes suivies d’un boss à dégommer de suite. Les combats en arène sont de retour, avec le très distingué Capitanie Qwark en commentateur vedette. On utilisera à trois reprises le giro-cycle, moyen de transport supersonique simple et efficace. Le gelanator permettra de former de frêles échafaudages gluants faisant office de trampolines stratosphériques et l’inénarrable swingueur sera de retour. Il faudra s’attendre à se mouiller la truffe dans des lacs minés ou encore à contrôler Clank dans des niveaux assez relevés. Ce dernier sera épaulé par de nouveaux robots que lui seul peut voir : les Zonis. Ces mystérieux malabars de poche donneront de nombreux pouvoirs à Clank et lui feront voir le futur à travers des visions métaphysiques. Faudra les surveiller, eux.
Ben, tout ça nous donne une durée de vie encore plus importante que du côté des Ratchet made in PS2 : une bonne quinzaine d’heures pour finir une première fois le jeu est nécessaire, mais le fameux mode Défi avec ses boulons en or, ses holoplans, sa foultitude de points de compétence toujours plus débiles, ses armes à faire évoluer, sa barre de vie nanotech à faire grimper jusqu’à 999 et ses secrets cachés en a pas mal sous la pédale. La magie de Ratchet : chaque nouvelle partie est légitimement récompensée par une quelconque friandise.
Parfait, maintenant que vous avez profité de l’aventure et que vous maîtrisez ce Ratchet PS3 en long et en large, il vous reste à mettre une joyeuse pâtée à vos ennemis dans le mode multij… Heum… Quoi ? Il n’y a pas de mode multi ? Non… NOOOOON !
Et ben si, vous auriez dû vous en douter en voyant le menu principal, le mode multijoueur tellement apprécié depuis Ratchet et Clank 3 a été purement et simplement supprimé dans ce Ratchet et Clank : Opération Destruction. Alors qu’on s’imaginait passer des nuits blanches avec des potes ou en online à faire du hachis de pixels en Haute Définition, l’atroce vérité se fait jour : QUE DALLE ! Grosse, grosse, grosse déception, vraiment. Jusqu’ici, on a exulté, on a vibré, on a encore plus enjoyé que tous les Ratchet précédents, et on apprend ça. La claque. Sérieusement, je ne félicite pas Insomniac : c’est le gros point noir du jeu qui lui coûte son 19/20. On a un online PS3 abouti, plug and play, à disposition, et on ne peut même pas l’exploiter. On peut connecter jusqu’à huit manettes sur une seule console, et on nous fait ça. C’est sûr que les pleurs et lamentations d’un Max-et-cie anéanti vont me manquer jusqu’en 2009, date de la sortie de la suite du messie… Snif…
Ce Ratchet rate donc de peu la perfection ludonumérique de par cette mauvaise surprise et devra se « contenter » de la note de 18/20, ce qui est tout de même ma meilleure note depuis le début, ex-aequo avec CTR, Crash Bandicoot 3 et Ratchet et Clank premier du nom.
Impossible de nier la supériorité impériale de ce jeu à tous les niveaux : le rouleau compresseur attendu est bel et bien là, foncez dessus et savourez, et allez en paix, amen.
Oui, la plate-forme 3D a trouvé son nouveau maître, mais il n’a pas la gueule d’un prolo moustachu à la voix de tapette qui se propulse dans une « Galaxy » miteuse, mais celle d’un Lombax fier et d’une boîte de conserve stoïcienne écrasant tout sur leur passage. Respect et allégeance au maître. Je ne répondrai à aucune contestation sur ce sujet.
Daxtex
Bravo Daxtex
Quel bon test
ton test est tout simplement représentatif de ce qu´est Tools Of Destruction ![]()
Merci Dax! C´est tout simplement un jeu qui te marave en se marrant. ![]()
Plus ou moins drôle que les simpsons ? ![]()