Tadada ! (ste up du fin fond des âges)
Aujourd´hui je vais vous tester OKAMI !
Par contre j´ai un peu la flemme de faire une belle intro et tout, qui ne ferait de toute façon que répéter celle de JV, étonnamment juste sur ce coup la. J´vais direct faire un ptit système de rubrique bien fun sa race, toussa...
~ Graphismes :
La principale originalié du jeu, car celui ci est réalisé en estampes japonaises. Un style un peu particulier que certains pourraient rapprocher au cel-shading utilisé par exemple dans Zelda The Wind Waker (vous savez, un des rares jeux à avoir eu 20/20 sur JV
). On peut adhèrer ou non, certains peuvent trouver cette avalanche de couleurs s´opposant souvent comme du mauvais goût le plus flagrant; ce qui n´est pas mon cas =)
Au contraire, comme si bien dit dans le test de JV, chaque décor semble avoir une âme propre qui évolue dans un espace différent du nôtre. Evoluant de plus au rythme du jour et de la nuit, des contraintes de la météo et de certains aspects du scénario, les décors ne se ressemblent jamais et possèdent à chaque fois un charme indéfinissable. Pour vous prouver ça, j´ai calculé avoir passé 3h20 à me balader pour admirer le paysage, ou même parfois à me poser sur une falaise pour attendre le coucher du soleil à cet endroit xD, dans quand même 40h de jeu. Et cette liberté visuelle est encore plus exacerbée vers la moitiée du jeu, lorsqu´on possède le pouvoir de faire tomber le jour et la nuit à volonté : On peut ainsi se balader sous la lune ou le soleil au zénith ce qui apporte des possiblités de jouissance assez infinies.
Le must est pour moi atteint dans les grandes plaines du Nippon, en fin de soirée. Le ciel et le paysage environnant prennent tous les deux des teintes blanches/orangées se mélangeant dans un maëlstrom de couleurs indescrptibles à pleurer. Une des grandes réussites de ce jeu pour moi, mais encore une fois c´est selon.
~ Jouabilité :
Le jeu est fluide, ayant parfois quelques petits ralentissements (rares) lorsque les animations à l´écran sont trop nombreuses.
Combats
On peut équiper une arme en principal, et une autre en secondaire ce qui aura pour conséquence d´avoir des effets différents selon leur position, mais cet aspect n´est pas particulièrement mis en valeur vu qu´on ne se sert presque jamais de l´arme secondaire, la principale suffisant tout à fait.
En se servant que des armes, les combats sont assez répétitifs mais l´on peut se servir du pinceau, la deuxième originalité d´Okami. Cette fonction permet de "figer" l´action pour dessiner quelque chose sur l´écran. Selon la forme que vous réaliserez, dépendra l´action que cela engendrera. par exemple un simple trait fera un coup d´épée, un 8 un brasier de flammes. Encore faut-il possèdes chacune de ces formes de dessin que l´on recherche tout au long du jeu, et dont certaines peuvent être améliorées plusieurs fois de suite.
Exploration
Les différentes techniques du pinceau libèrent progressivement la place à des lieux auparavant innaccessibles. Par exemple, le pouvoir des nénuphars permet de s´aventurer plus loin sur les étendues d´eau sans mourir noyé. D´autres techniques peuvent aussi être trouvées, comme le double saut, qui immergent le joueur dans l´environnement. Une réussite de ce côté.
~ Bande-Son :
L´univers sonore est tout simplement magnifique. Les musiques changent sans se ressembler, s´étalant en tout et pour tout sur non moins de 4 CD, dont la plupart des titres sont à découvrir après avoir fini le jeu. Bien entendu, à ceux qui n´aiment pas la musique japonaise, passez votre chemin mais certains morceaux valent vraiment le coup et donnent toute leur ampleur à certains évènements clés ou environnements.
La nuit, la musique disparaît au profit des simples bruits nocturnes, donnantune étrange sensation de tranquillité et de quiétude, une très bonne idée.
Le seul bémol pourrait juste être les voix des persos, transformés en borborygmes incompréhensibles, mais mieux vaut encore ça qu´un double à la Naruto pitoyable xD Cela enlève néanmoins un peu de leur charme aux dialogues parfois un peu longuets.
~ Scénario :
Le scénario en lui-même n´a rien d´extraordinaire, plutôt plat même : Un dieu qui sauve le monde d´un méchant dragoooon. La vraie force du synopsys est sans doute d´arriver à nous émouvoir lors de petits moments réguliers, lorsqu´on s´y attend le moins. Je prend par exemple l´exemple d´un bout de parchemin avec qui on cause 2-3 fois et dont la mort nous remue énormément xD (ou alors c´est moi qui suis trop émotif ? C´est fort possible).
L´humour est bien présent ici aussi, puisque rien dans la mythologie japonaise traditionelle n´est pris au sérieux, ce qui peut rebuter au premier abord. Un choix affirmé par les développeurs, il fallait prendre le risque. Le résultat n´est pas si décevant que ça, avec des clins d´oeils humoristiques parfois bien drôles ! (Dans la vie ya ceux qu´ont le pinceau du dessin, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses !)
~ Durée de vie :
La grande grande qualité du jeu. Avouons le, pour des jeux d´actions maintenant, c´est rare de dépasser les 20h de jeu. Or dans Okami, pas moins de 40h de jeu sont nécessaires pour le finir une première fois, et le nombre de quêtes annexes est tout bonnement hallucinant. Trouver toutes les perles errantes, nourrir tous les animaux, "poudred´orer" toutes ses armes, faire fleurir tous les arbres, trouver tous les poisson, les 13 signes du zodiaque... Tous ces éléments, si l´on veut les voir remplis, peuvent facilement monter la durée de vie à une soissantène d´heures. Sans compter les moments à tout simplement se ballader, qui sont bien plus présents que ce que vous pouvez imaginer
Pour conclure, je dirais juste qu´Okami est, à l´instar d´un KH1, un jeu qui m´a profondément marqué (et cela alors que je ne l´ai pas encore fini
) et qui me pousse à jouer tous les jours, ce qu´aucun jeu n´avait réussi depuis bien deux trimestres. Je ne saurai trop vous conseiller de l´acheter, surtout avant que les 10 000 exemplaires disponibles en France soient écoulés. Un jeu promis à de longs jours dans nos playstation et devant nos yeux reconaissants.
Note : 18/20