Bien qu´il fasse usage d´un lyrisme parfois un peu trop appuyé, je ne vois vraiment pas en quoi le test d´Aiste s´avèrerait difficile de compréhension ou sortirait complètement du cadre de la critique pour gamers. Ce dernier pose clairement l´ambiance du soft et l´expérience vécue, faisant fi d´approfondissements techniques lourdingues. Pour certains jeux, et plus particulièrement pour les JdR, c´est l´immersion et la cohérence de l´univers qui comptent avant tout. Aussi, à moins qu´il y ait de réels problèmes inhérents à la maniabilité, il semble donc relativement superflu de s´y attarder, les points principaux développés suffisant amplement. Par ailleurs, à l´instar de celle d´un jeu d´aventure, la critique d´un JdR ne peut être traitée de la même façon que celle d´un jeu de basket, d´un jeu course, d´un jeu de stomb ou même du dernier sudoku game en date. Ici, l´essence même de ce type de test est de laisser une grande place à la subjectivité (le développement de l´histoire, l´esthetisme, l´ambiance sonore, ...). Bien sûr les diverses permutations de la garde robe du héros moustachu aurait pu par exemple être détaillées, mais et vous fait le cadeau de la découverte d´une bonne partie du gameplay. Donc, plus que la seule jubilitation de voir un beau jeu tourner sur sa machine à trouze mille roros (... et quelques cm plus longue que les autres), il ne semble pas interdit de rêver à une aventure qui laisse la part belle au mystère et à la découverte. Dépasser la simple description technique pour un jeu tel que celui-ci, c´est un rapprochement vers la critique de film, hors à un jeu de rôle c´est bien ce que l´on demande : un ressenti proche du cinéma interactif.