CHAPITRE 5
Tandis que Nightmare remettait son masque (ouf !) et le reste de son armure, Setsuka avait trouvé à se loger. Elle ne savait pas qu’à quelques mètres de là se trouvait l’homme qu’elle traquait depuis si longtemps…
Mitsurugi était en effet assis au bar du restaurant voisin. Il avait tout du noble samouraï, avec son armure, son sabre et ses cheveux ramenés en queue de cheval. Son visage, dur et impénétrable, semblait pensif.
Il était tout à ses souvenirs… Il repensait à la jeune vendeuse du magasin d’armures, une petite blonde pimpante en tablier, qui avait dit s’appeler Lynette.
« J’aurais bien tirer sur le nœud de son tablier… Elle plus, Lynette ça rime avec… »
Il fut interrompu dans ses pensées par la serveuse.
_Encore un peu de saké, Monsieur ?
Mitsurugi leva les yeux sur elle… et ses yeux s’agrandir comme deux soucoupes. Cette jeune femme avait été particulièrement gâtée par la nature, et ça n’était pas pour lui déplaire.
_Euh… oui, je veux bien du lai… du saké, s’il te plait… c’est quoi ton petit nom ?
_Valéria, et j’apprécierai que vous me regardiez dans les yeux quand vous me parlez ! répondit-elle assez froidement.
Mitsurugi se ressaisit, et fixa sa coupe de saké, pour se maîtriser.
_Vous aviez l’air très pensif lorsque je suis arrivée… se radoucit-elle.
_Oui, répondit-il, je pensais à ma quête.
_Je vous apporte votre saké…
Il la regarda partir, la déshabillant du regard.
« Elle doit être chouette déguisée en lapin… ! »
Valéria revint bientôt avec la bouteille de saké. Elle lui en servit un peu.
Il lui fit ce qu’il pensait être un sourire charmeur, qui collait très mal avec son physique.
_Pourquoi grimacez vous ?! s’exclamat-elle, surprise.
_Arf ! souffla t’il, ça ne marche jamais !
Il fronça les sourcils et but son saké, contrarié.
_Parlez moi de votre quête, monsieur le samouraï… demanda la jeune femme.
Mitsurugi, qui commençait à être un peu ivre, comprit mal.
_Ah ça oui, je veux bien te parler de mon zizi, dit il avec un sourire pervers !
Avant qu’elle n’ait pu réagir il avança ses mains vers sa poitrine en ricanant et en disant « pouet-pouet ».
Valéria le gifla alors, folle de rage.
Peu de temps après, le patron le mit à la porte.
_Et ne t’avises pas de remettre les pieds ici, pervers !! lui cria Valeria.
Mitsurugi, qui tenait à peine debout, se dirigea vers l’auberge ou Setsuka dormait…