CHAPITRE 14
Revenons en Europe à présent, où les plus grands guerriers menaient la quête de leur vie : l’un d’eux convoitait l’épée maudite, pour devenir l’ultime pizzaïolo et créer le gruyère râpé ; un autre s’était mis en quête de trouver la meilleure choucroute du monde (et accessoirement l’épée, s’il tombait dessus…), par exemple. Heureusement, un jeune homme parmi ceux la avait choisi une voie plus sérieuse, plus noble…
Parvenu au sommet d’une colline d’environ 10,50 mètres de haut, il avait reprit son souffle et, le visage offert au vent, avait contemplé le paysage.
_Euh… mais qu’est-ce que tu fais ? avait alors demandé la jeune fille qui l’accompagnait.
_Chut, Xianghua, tais toi et admire…
_Mais admirer quoi ?
Elle était perplexe.
_La vue que nous offre le sommet de cette montagne.
_Mais… Kilik… euh, tu as dit que tu gravirais le plus haut sommet du monde pour me prouver ton amour…
Il avait soupiré, l’air agacé.
_Et alors ? C’est presque pareil, non ?
_Euh… pas tout à fait…
_Ces filles, jamais contentes hein !! avait-il dit, levant les yeux au ciel.
Xianghua s’était assise à même le sol et mise à bouder. Soupirant une nouvelle fois, il s’était agenouillé à son niveau.
_Choupinette, enfin… Ne boude pas…
Mais elle avait croisé les bras sur sa poitrine et tourné le visage sur le coté, pour ne pas le regarder.
Il avait grimacé, puis lui avait donné un petit coup de pied dans les fesses.
_Bon, fais pas ta chiante, c’est bon, dis moi ce que tu veux !
Elle s’était relevée d’un coup, ravie.
_Je veux… euh, pour me prouver ton amour, tu dois… hum… trouver l’épée maudite !!
_Ca va pas, nunuche !!
_Mais tu m’as dit que tu étais le guerrier le plus fort de l’univers et que… !
_Rho, c’est bon, je vais aller te la chercher ta babiole…
Il avait soupiré de nouveau, pris son bâton de combat et, sans plus attendre pour ne pas montrer sa frousse, s’était mis en route…
Depuis ce jour, c´est-à-dire la veille, il était en quête de Soul Edge. Questionnant les villageois qu’il avait croisés, il avait appris qu’un homme étrange se cachait dans une horloge géante, non loin de là.
_Méfiez vous jeune homme, il a un boulon en moins ce monsieur !
Kilik, peureusement, entra dans l’imposante tour. Après avoir monté un escalier en colimaçon, il se retrouva sur une grande plate forme en bois, au cœur du mécanisme de l’horloge. Des rats se promenaient à ses pieds, et il luttait pour ne pas hurler tant cela l’effrayait.
Il perçut soudain un mouvement, au dessus de lui.
_Ho hisse ! Ho hisse ! Pfff !
Il vit alors un grand homme qui essayait, tant bien que mal, de pousser un énorme écrou.
_Euh… vous avez besoin d’aide ?. .. proposa Kilik.
_Arg, détourne toi !! Fais comme si tu n’avais pas entendu !
Kilik, timide, fit ce que lui intimait l’homme. Il se mit à siffler en évitant les rats.
Soudain, l’homme en haut poussa un cri de victoire : l’écrou tomba lourdement sur la plate forme. Kilik fit un pas de coté pour l’éviter.
_Dites, c’est vous Zazamel ?
_Tais toi, jeune impertinent !! Tu veux mourir ? Alors prend ça !
Il lança un nouvel écrou, qui passa à 3 mètres de Kilik. Celui-ci le regarda passer, placidement.
_Euh… je veux juste discuter moi… monsieur Salsamel…
Mais l’homme lui lançait à présent des boulons, des clous et tout ce qui lui passait sous la main, furieux.
Kilik haussa les épaules, et décida d’aller se renseigner ailleurs.
« C’est pas gagné tout ça… »