Bruce : Maxi n´est pas l´un de mes persos préférés. Je sais même pas si je vais faire d´autres fics sur un autre personnage après celle-là...
Mais bon, avouez que vous aimez quand je suis imprévisible ^^
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Chapitre 15
Victime et Pantin
Ça faisait maintenant deux ans qu’il s’était engagé dans l’infanterie de Munich et qu’il se dévouait a la protection de la ville. Même si pendant le jour il faisait le bien, certaines nuits, il le savait, Soul Edge s’emparait de lui et allait commettre de nombreux meurtres. Pourquoi? Siegfried avait sa petite idée… Soul Edge, désormais très affaiblis par son dernier combat avec Soul Calibur, dévorait le plus d’âmes possibles afin de retrouver son énergie et sa puissance passée. Cela il le savait, même si son armure et l’épée elle-même semblaient ne jamais avoir bougées du coffre, il savait que certaines nuits, il revêtait l’armure et s’emparait de l’arme maléfique pour commettre d’immondes crimes. Et pendant tout ce temps, il avait caché son secret à Catherine, cette gentille femme qui l’avait sauvé et dont il était tombé amoureux il y a longtemps maintenant. Ça le rendait malade.
- À toi Siegfried.
- Je mises tout.
Il plaça son argent durement gagné au travail au centre de la pièce : environ 500 marks.
- T’es sûr de vouloir faire ça?
- Parfaitement.
D’autres misèrent de plus gros lots, étant plus riche. Lorsque ce fut le moment pour tout le monde de montrer leurs cartes, Siegfried empocha l’argent au grand complet à cause d’une flush royal. Les autres restèrent ébahis devant cette combinaison assez rare.
- T’es chanceux ce soir…
- On dirait bien dit Siegfried en souriant. Toutefois, je vais m’arrêter là, c’est mon tour de garde.
Siegfried se leva de sa chaise, prit Requiem et partit à l’extérieur. C’était la nuit et le ciel était dégagé. Il savait que dès qu’il rentrerait chez lui, ce ciel serait envahis de noire fumée, résultat de ses propres atrocités.
- La malchance s’est abattu sur moi depuis le jour où j’ai décidé de me joindre à la Schwarzwind. Si au moins j’aurais pu écouter ma raison et faire comme mon père me l’avait dit, rien de tout ce ne serait arrivé…
Il continua longuement à se morfondre sur lui-même jusqu’à ce qu’un de ses amis vienne prendre la relève. Siegfried rentra donc chez lui, se sentant plus angoissé à chaque pas. Les rues étaient sombres malgré la lumière que diffusait la lune, ce qui le stressait en plus de l’angoissé. Il avait hâte d’être rentré… ou pas.
Lorsqu’il arriva chez lui, il vit les lumières allumées, fait inhabituel puisqu’à cette heure Catherine dormait. Pressant le pas, Siegfried atteignit sa demeure et enfonça presque la porte pour voir…
- Je suis enceinte!!
Siegfried stoppa nette sa course et abaissa Requiem. Il regarda longuement Catherine afin de voir si ce n’était pas un produit de son imagination. Mais il se rendit bien compte que c’était la vrai.
- Quoi? Dit-il.
- Je suis enceinte! Dit Catherine en se frottant le ventre. Viens ici.
Siegfried laissa tomber Requiem et se pencha vers le ventre qui commençait à devenir lentement à devenir rond. On visage, emplis d’angoisse, se transforma et refléta une joie immense. Enfin quelque chose qui allait lui faire oublier complètement ses anciens crimes. Il rayonnait de bonheur.
- C’est formidable! J’ai enfin une descendance!
- Notre enfant à nous rajouta Catherine. J’espères que nous ne tomberons pas sous les coups de ce Fléau avant sa naissance.
Siegfried ravala sa peine. Il ne voulait pas gâché ce si grand moment.
- Mais au fait, pourquoi es-tu debout à cette heure? Tu devrais être couchée…
- Je ne pouvais pas attendre à demain pour te le dire dit Catherine. C’est trop excitant. Va te changer et viens me rejoindre dans le salon. Je crois que je ne serai pas capable de dormir de la nuit.
S’exécutant, Siegfried reprit Requiem et se dirigea vers leur chambre. Là, alors qu’il déposa son épée dans un coin, une voix retentit dans sa tête.
<< Tu as un enfant… En aucun cas mon hôte ne doit avoir de descendance! >>
Siegfried fut surprit : c’était la première fois que l’épée lui parlait depuis longtemps. Mais il se reprit vite.
- Tu ne m’empêchera pas d’avoir une vie normale dit Siegfried en regardant le coffre.
<< Ils ont tous dit ça, jusqu’à ce que la vérité leur saute au visage. >>
- Je te défends de les toucher!
<< Merci de me donner l’idée… Mon pantin. >>
Siegfried se sentit irrémédiablement attiré vers la prison de l’épée. Ouvrant le meuble, il s’empara avec vitesse de la lame maléfique. Aussitôt, son armure vira au noir d’ébène et ses yeux, ainsi que ses cheveux, tournèrent au rouge. Personne n’aurait pu le reconnaître. Et pour la première fois, depuis longtemps, Siegfried se retrouva de nouveau enfermé en lui-même. Il criait de rage et de désespoir, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Nightmare sortit de la pièce se dirigea vers le salon. Là, il trouva sa femme étendue sur le canapé entrain de se parler à elle-même. Elle entendit le chevalier d’azur entrer, mais ne leva pas les yeux, croyant avoir affaire à son amant.
- Quel nom tu lui donnerais toi? demanda Catherine.
- Peu m’importe. Tu vas mourir ce soir et lui avec.
Catherine fronça les sourcils et leva la tête… Pour voir son pire cauchemar. Elle n’eut pas le temps de crier que le démon l’empoigna par la gorge et la souleva dans les airs, l’accolant au mur. Elle tentait de faire un son avec sa gorge, mais rien ne sortait, pas même un simple râle.
- Ce soir, tu apprendras qui je suis vraiment…
Nightmare fut prit d’un rire dément et empala Catherine, dans le ventre, sur le mur. Lâchant l’épée, Nightmare redevint Siegfried. Et c’est là que Catherine vit… Le choc de cette révélation la tua sur le coup.
- NON!!!
Siegfried se mit à pleurer, à crier, à frapper tout ce qu’il avait à portée de main. Il bouillait de rage, mais pataugeait aussi dans la tristesse la plus totale. Après avoir saccagé une partie du mobilier, il revint auprès de son amante décédée et approcha son visage du sien. Jamais il n’avait pu lui dire la vérité, et c’était, il trouvait, sa plus grande faute. Jamais il ne se le pardonnerait.
<< Que te reste t’il maintenant? Rien. Prend moi et marchons sur le monde une fois de plus!! >>
- Je vais te prendre, mais uniquement pour trouver un moyen de te détruire… ou de mettre un terme, d’une façon ou d’une autre, à ta quête de destruction.
<< Et bien prend moi!! Mais sache ceci : ton cœur est gorgé de haine, plus encore que lorsque tu as tué ton propre père. Au fil de ta quête pour me trouver, cette haine s’était atténuée. Mais cette fois, elle est récente et dix fois plus puissante. Prend moi, et je deviendrai invincible. >>
Quel choix restait-il à Siegfried? Sachant qu’il devrait vivre en sédentaire le plus souvent possible, il deviendrait fou avec le temps, ne pouvant parler à personne d’autre que l’épée. Mais s’il ne faisait rien, l’épée allait trouver un nouvel hôte et reprendre sa quête de chaos. Non… Même si cela le répugnait, il devait l’empêcher. Il mit donc sa main sur la poigne de Soul Edge et son esprit fut, une fois encore, repoussée jusqu’au plus profond de lui-même.
- Mais avant de partir dit Nightmare, il faut que je fasses deux choses…
Il brûla le corps de Catherine comme si ce n’était que du bois pour un feu. La maison suivit rapidement, provoquant un incendie majeur.
- Et maintenant…
Il prit la direction du coffre ou l’épée avait été rangée durant tous ces mois. Au fond de ce dernier se trouvaient plusieurs fragments de Soul Edge, de quoi lui redonner une grande puissance en peu de temps. Il empocha les fragments et sortit prestement de la maison. Là, cinq gardes l’attendait.
- Reste là vil monstre!!!
Nightmare ne les écouta pas et s’élança parmi les rues et les ruelles de la ville. Une fois à l’extérieur, Soul Edge s’exclama haut et fort.
- Que la quête de mes fragments commencent!!
***
Le lendemain, après l’incendie, la seule chose que les soldats retrouvèrent furent Requiem, abandonnée là comme si Siegfried s’était ainsi sauvé. Mais, sachant que le jeune homme n’aurait jamais fait ça, ils décidèrent alors que Siegfried avait du être tué lâchement par Nightmare. Mais où était son corps, personne ne le savait.