Et voila un long chapitre, régalez-vous ^^
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Chapitre 14
Manipulation
Siegfried ne mit pas de temps à se trouver un emploi, surtout avec son statut de noble et son charisme. Bien que plus élevé que la classe ouvrière, il décida de travailler dans un simple magasin. Ce qu’il voulait, s’était oublié son passé, pas faire de l’argent. Au fil des mois, il s’était fait de nouveaux amis et s’était rapproché de Catherine. Il dormait même dans le même lit qu’elle et espérait, dans les plus sombre recoin de son cœur, qu’il pourrait avoir un enfant avec elle. Alors qu’il venait de s’étendre dans le grand lit afin de s’endormir, Siegfried sentit le bras de Catherine se poser sur son torse. Vraiment, il l’aimait.
- Comment c’est passé ta journée? demanda t’elle.
- Très bien. D’après mon patron les ventes augmentent rien que par ma présence, surtout auprès des jeunes femmes…
- Elles ont bien raison de vouloir te voir de près.
Catherine l’embrassa, entraînant Siegfried dans un tourbillon de joie sans fin. Il n’avait jamais sentit ça auparavant. C’était une toute nouvelle expérience pour lui et il ne voulait pas que ça s’arrête. Mais c’était rêvé.
- Allez, bonne nuit dit-elle, se recouchant.
- Bonne nuit dit Siegfried, encore bouleversé par le baiser.
Il resta plusieurs minutes à regarder le plafond, comprenant peu à peu qu’il était submergé par l’amour. Puis, il finit par s’endormir, épuisé par sa dernière journée de travail.
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« Du sang!! Des âmes!! Je veux me nourrir!! Vengeance!! Reviens vers moi petit pantin et exécute ma volonté!! Vengeance pour ma défaite!! »
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Siegfried se réveilla tôt le matin. Il était en sueur, tremblait de froid et surtout, il se sentait épuisé. Croyant avoir fait un cauchemar, il s’épongea le front avec une serviette trempée et retourna se coucher. Mais plus les minutes passaient, plus Siegfried avait peur : il regardait sans cesse le coffre où Soul Edge était enfermée. Il tremblait et entendait son cœur battre de plus en plus fort… Quelque chose lui disait qu’il était arrivé un malheur et ce, grâce à cette maudite lame.
Se levant, Siegfried se rapprocha du coffre, hésitant toujours plus à chaques pas. Lorsqu’enfin il s’agenouilla devant le meuble de bois, il ouvrit lentement le coffre, craignant de trouver ce qu’il redoutait. Mais à son grand soulagement, aucune partie de son armure, et encore moins la lame, n’avaient bougées d’un poil.
- C’était probablement juste un cauchemar…
Alors qu’il refermait le coffre, une dizaine de personnes passèrent devant la fenêtre en courant et en hurlant à l’aide. Même si le soleil commençait à peine à se lever, il régnait une grande, et inquiétante, activité dans les rues. Croyant plus sûr de ne pas réveiller Catherine pour ça, Siegfried s’habilla rapidement et sortit à l’extérieur afin de s’informer des causes de tout ce raffut. Il s’approcha de l’attroupement et parla à un vieil homme.
- Que se passe-t-il?
- Ce fléau est venus ici. Il a massacré trois familles et brûlés leurs demeures.
Les yeux de Siegfried exprimèrent une grande terreur… Il se fraya un chemin jusqu’au centre et de là, il pu admirer le macabre spectacle. Une douzaine de cadavres humains, plus encore d’animaux et de bétail gisaient sur le sol, baignant dans leur propre sang. Les maisons étaient en ruines et noircies, comme si elles avaient étés brûlées. Mais ce qui attirait l’attention, c’était les regards des morts : ils étaient tous figés par la terreur et étaient morts avec cette horrible expression sur le visage.
- Quelqu’un l’a vu? Demanda Siegfried.
- Personne dit une femme d’âge moyenne. Il a été rapide et silencieux.
Siegfried se mordit la lèvre inférieure et s’en retourna à sa demeure. Lorsqu’il entra, il vit Catherine qui l’attendait assise à la table de la cuisine. Elle le regardait d’un air interrogateur et effrayé.
- Il se passe quoi dehors?
- Il… Il est revenu mentis Siegfried.
L’expression de Catherine se changea en une indicible peur. Siegfried venait de lui mentir une fois de plus, car il se doutait bien que l’épée se servait encore de lui pour nourrir ses noirs dessins. Mais il ne pouvait pas non plus lui dire son terrible secret.
- Il est revenus pour toi…
- Il se peut bien, mais je vais me défendre. Je vais aller à la forge et demander au forgeron de me fabriquer une épée sur mesure.
- Je ne veux pas te perdre à cause de lui dit-elle en prenant Siegfried dans ses bras.
- Moi non plus… Et c’est pourquoi je vais aussi changer de travail. Je vais m’enrôler dans l’infanterie de la ville.
- Tu es sûr de ce que tu fais?
- Oui, absolument.
Elle l’embrassa, prenant une fois de plus Siegfried au dépourvu.
- Au fait, tu as déjà une épée non? Pourquoi en prendre une nouvelle?
Siegfried mit quelques secondes à se trouver une excuse.
- Cette lame est rouillée et va tomber en morceaux dans pas très long. C’est plus un souvenir qu’une arme de combat.
Elle fit signe de la tête et partie se recoucher. Quant à Siegfried, il ressortit de la maison et se dirigea vers la forge du coin. Il n’eut pas de mal à la trouver étant donné tout le monde qui réclamait des armes suite au récent événement. Lorsque ce fut le tour de Siegfried à faire sa commande, le forgeron le reconnut.
- Ah Siegfried, soyez le bienvenu. Vos exploits sont venus jusqu’à moi et vous êtes un noble à ce qu’il paraît? Vous n’en avez pas l’air…
- Je suis bel et bien noble et je suis flatté de vos compliments, mais je ne suis pas venu ici pour parler de ma vie. J’aurais besoin d’une arme forgée sur mesure.
- Quel genre?
- Une épée à deux mains de type Zweinhander. Vous pouvez me faire ça rapidement?
- Vous l’aurai dès demain et c’est bien parce que c’est vous.
- Merci dit Siegfried en effectuant une révérence.
Sortant de l’échoppe, le jeune homme demanda son chemin pour se rendre à la caserne la plus proche. Lorsqu’il la trouva, il y entra et se dirigea immédiatement vers le bureau du général pour poster sa candidature. En entrant, le général le reconnut immédiatement et se leva pour lui serrer la main. Siegfried la saisit, comprenant que son nom avait du être prononcé jusqu’à l’autre bout de la ville.
- Que voulez-vous Siegfried? Demanda le général.
- M’engager. Nightmare est de retour et je veux être apte à l’affronter de nouveau.
- Belle motivation. Connaissant vos exploits passés, vous êtes immédiatement engagés.
- Vous avez une arme?
- Demain uniquement mon général.
- Alors tu commenceras après demain.
- Merci mon général dit Siegfried en refaisant une poignée de main.
Sortant de la caserne, il décida de profiter de sa journée de vacance pour aider à la reconstruction des maisons et participer à la préparation des funérailles. Il était responsable de tout ça, il devait donc se racheter en faisant ce qu’il pouvait pour aider les autres autour de lui.
***
Le soir durant l’heure du souper, on frappa à la porte. Siegfried alla ouvrir pour y trouver le forgeron avec une énorme paquet dans les mains.
- Pardonner cette intrusion monseigneur, mais votre lame est prête.
- Déjà? Il me semblait que ce n’était que demain qu’elle serait prête.
- Et bien, disons que je me suis surpassé en vitesse. Tenez.
- Merci dit Siegfried avec gratitude.
Il paya le forgeron avec ce qui lui restait de fortune et déballa le paquet : une grande arme, plus longue encore que Faust. Elle était bien équilibrée et légère qui plus est. Il murmura ces quelques paroles afin que Catherine ne l’entende pas.
- Comme j’ai appelé ma première Faust à cause de ma jeunesse, je te baptise Requiem. Tu me serviras a expier les fautes et les erreurs que j’ai pu commettre durant ces quatre ans de malheurs.